Aussant s’imposera un «devoir de réserve»

L'économiste et homme politique de 45 ans quittera Morgan Stanley Capital International, où il travaillait depuis août 2013.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir L'économiste et homme politique de 45 ans quittera Morgan Stanley Capital International, où il travaillait depuis août 2013.

L’étoile montante du mouvement souverainiste Jean-Martin Aussant, qui revient au Québec après un exil de deux ans à Londres, prévoit d’attendre aux prochaines élections provinciales avant de s’engager à nouveau en politique.

Le fondateur du parti Option nationale (ON), considéré comme l’héritier politique de Jacques Parizeau, a trouvé au Québec un emploi dans une organisation publique qui l’obligera à garder un « devoir de réserve », loin de la politique partisane, indiquent nos sources.

L’économiste et ancien député de 45 ans a confirmé jeudi au Devoir ce dont tout le monde se doutait depuis son discours sur la « fin des exils », aux funérailles de M. Parizeau le mois dernier : il s’apprête à revenir au Québec. « Je reviens chez nous, effectivement, et j’en suis très heureux », a-t-il écrit dans un courriel. Jean-Martin Aussant compte annoncer plus tard les raisons de son retour au Québec, près de deux ans après son départ pour un poste chez Morgan Stanley Capital International, à Londres.

L’enfant chéri des souverainistes québécois a confié à des proches qu’il restera « en réserve de la république », loin de l’arène politique, au moins jusqu’aux prochaines élections prévues en 2018. Au Parti québécois, plusieurs l’imaginent à la tête de l’Institut de recherche sur la souveraineté qu’a promis de créer Pierre Karl Péladeau. Mais Aussant occupera plutôt un poste dans une organisation publique, selon nos sources, loin de la politique et de l’industrie bancaire où il a travaillé deux fois, depuis 2013 et de 2003 à 2005, toujours dans la City de Londres.

« Le retour de Jean-Martin est une bonne nouvelle pour les souverainistes québécois », a réagi Alexandre Cloutier, qui a terminé en deuxième place dans la course à la direction du Parti québécois, en mai.

« Je faisais partie de ceux qui espéraient qu’il ne quitte pas le parti et qu’il reste avec nous, en 2011. Je serai encore plus heureux le jour où il reviendra au Parti québécois », a ajouté Alexandre Cloutier. Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, a aussi indiqué au Devoir, par le biais d’un porte-parole, que Jean-Martin Aussant serait le bienvenu au PQ.

Un habitué des grands virages

Le retour d’Aussant a été accueilli avec joie chez les militants de tous les partis souverainistes, tant sur la scène provinciale qu’au Bloc québécois. En privé, on souligne toutefois le caractère bouillant de l’homme politique, qui a pris l’habitude des coups d’éclat et des virages à 180 degrés depuis le début de sa carrière politique, en 2008.

Il a quitté le PQ avec fracas en juin 2011, moins de trois ans après le début de son mandat, en reprochant à la chef de l’époque, Pauline Marois, d’avoir mis la souveraineté en veilleuse.

Il crée le parti Option nationale en septembre 2011 et obtient 1,89 % des voix aux élections générales de 2012. Défait dans sa circonscription de Nicolet-Bécancour, il quitte la vie politique dans les mois suivants, en juin 2013, au grand désespoir des 8000 membres d’ON, qui suivaient religieusement leur chef charismatique.

Musicien accompli, Aussant donne des concerts assortis d’humour et de poésie, cet été-là. « D’abord et avant tout, je suis un artiste », déclare-t-il au Devoir en annonçant sa série de concerts de l’été 2013.

Pour ses partisans, le coup de grâce survient en août 2013, quand Jean-Martin Aussant annonce qu’il quitte le Québec pour retourner travailler dans le secteur bancaire à Londres. Son séjour londonien aura été de courte durée, comme tous ses engagements précédents. Aussant voulait que ses deux garçons, des jumeaux de cinq ans, grandissent au Québec. Et il avait lui-même le mal du pays, indiquent ses proches.

Appel à l’unité

« Il est évidemment le bienvenu au Parti québécois. Les souverainistes refont leur unité », dit la députée péquiste Martine Ouellet.

Le parti fondé par Aussant, Option nationale, l’accueillerait aussi à bras ouverts, mais il n’a donné aucun indice de ses intentions, indique Sol Zanetti, le nouveau chef d’ON. « Son retour est une excellente nouvelle pour le Québec et pour la politique en général », dit-il.

Le discours de Jean-Martin Aussant aux funérailles de Jacques Parizeau, le mois dernier, avait marqué les esprits. « S’il est une chose que son départ devrait amener, c’est la fin des exils, de tous les exils », avait déclaré le fondateur d’Option nationale. « Qu’ils soient géographiques ou intellectuels, il faut que nous fassions tous notre part, chacun à notre façon, à la construction de cette société pour laquelle [Jacques Parizeau] a tant travaillé. »

Je reviens chez nous, effectivement, et j’en suis très heureux


 
42 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 9 juillet 2015 16 h 00

    L'unité des souverainistes passe par le scrutin proportionnel

    «(Jean-Martin Aussant) avait appelé les souverainistes à refaire l'unité de la grande famille indépendantiste, déchirée après une série de revers politiques.»

    Il n'y a qu'un seul véritable moyen de mettre un terme aux divisions et de refaire l'unité des multiples partis souverainistes qui existent au Québec, dans le respect des diverses tendances politiques. Et c'est de revendiquer, comme Québec Solidaire le prône depuis sa fondation, un mode de scrutin proportionnel, qui aurait pour effet d'additionner les votes et les députés souverainistes plutôt que de les soustraire les un des autres comme c'est le cas actuellement.

    Malheureusement, le Parti québécois a retiré en 2011, cette proposition qui était à son programme depuis plus de 40 ans. À croire que c'est le PQ qui cherche la division alors qu'il ne cesse de prétendre le contraire.

    Parce qu'il est hors de question que Québec Solidaire se fasse hara kiri pour le bon plaisir du Parti québécois qui ne le ferait pas davantage. Nous ne répéterons pas l'erreur du RIN. Les spectre politique du mouvement souverainiste est désormais beaucoup trop large pour être en mesure de se reconnaître dans un parti aussi néolibéral et de droite que le Parti québécois l'est devenu.,

    Christian Montmarquette

    Référence :

    « La réforme du mode de scrutin évacuée du programme du PQ »

    - Le Soleil, 20 juin 2011

    • Marc Tremblay - Abonné 10 juillet 2015 00 h 31

      Je ne considère pas que le PQ est devenu néolibéral.

      Si c'était le cas, je ne serais plus membre de ce parti.

      Par ailleurs, Aussant n'a pas quitté le PQ parce qu'il trouvait qu'il était néolibéral, seulement parce qu'il n'était pas assez indépendantiste selon son point de vue.

    • Luc Archambault - Abonné 10 juillet 2015 02 h 42

      Le seul véritable moyen de mettre en place un mode de scrutin proportionnel c'est de faire l'Union des démocrates autour d'un même Programme Commun d'État démocratique républicain afin d'élire un gouvernement de Coalition démocrate multipartite grâce à la proportionnelle pragmatique.
      3 jrs avant le vote par anticipation, la Commission électorale de la Coalition formé d'experts indépendant constate que dans tels comté chaudement disputés, tel parti membre de la Coalition en avance dans les sondages risque d'être battu sur division par un parti adversaire de la Coalition. Des mots d'ordre de ralliement sont lancés pour élire tel candidat,es dans tel comté.
      Si la Coalition avait été formée avant les élections du 4 septembre 2012, JMA aurait été élu dans son comté, un Gouvernement de Coalition multipartite majoritaire présidé par Pauline Marois aurait été élu, des ministres du PQ, de l'ON et de QS auraient fait parti du gouvernement de Libération démocratique nationale.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 juillet 2015 06 h 20

      «Il n'y a qu'un seul véritable moyen de mettre un terme aux divisions et de refaire l'unité des multiples partis souverainistes qui existent au Québec» Et ce moyen est de suivre les règlements de QS.

      Mais quelle ouverture d'esprit unificateur. J'en suis désarçonné.

      «Vive les différences; prière de les laisser à la porte»
      «Tous sont bienvenus... sauf ceux qui ne pensent pas comme moi»

      Bien sur.

      PL

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 juillet 2015 08 h 00

      Alors continuez à voter pour un parti qui est intimement lié au NPD. Soit un parti qui a voté pour l'infâmie de 1982, qui était anti-Meech. Qui, assez récemment, a appuyé le fédéral dans l'appui au projet hydro électrique de Newfoudland à l'encontre de notre Assemblée nationale.

      Sur le plan constitutionnel, QS parle des 2 côtés de la bouche en même temps: les bottines, trop souvent, ne suivent pas les babines!

      Frappier est un ex du NPD. Dans Bonaventure, lors d'une partielle, l'adjointe politique du/de la député(e) fédéral(e) du coin s'est présentée pour QS....

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 09 h 29

      Version corrigée:

      «Je ne considère pas que le PQ est devenu néolibéral. » -Marc Tremblay

      Quand on sait que c'est le PQ qui est a été un des maîtres d'oeuvre du Traité de libre-échange avec Mulroney. Que c'est le PQ qui a été l’instigateur du «déficit zéro» sous Lucien Bouchard; que le PQ a donné des milliards à l'entreprise privée pendant qu'il coupait du même souffle dans l'aide sociale et que c'est le PQ qui a pavé la voix à la privatisation du système de santé par la mise à la retraite de 4000 infirmières, 1500 médecins et 1800 infirmières auxiliaires.

      Tout ceci, alors que le PQ a imposé exactement les mêmes politiques d'austérité pour le peuple et nos services publics et de gavage des entreprises à coups de milliards..

      On se demande ce que ça vous prend pour considérer un parti politique comme néolibéral!!

      Christian Montmarquette

      Référence :

      LE BUDGET MARCEAU : «Austérité préélectorale à Québec» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

    • Gilbert Turp - Abonné 10 juillet 2015 09 h 41

      Monsieur Montmarquette, votre incessant PQ bashing est d'un ennui désespérant. Je vous lâche. Désolé.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 12 h 21


      « Il n'y a qu'un seul véritable moyen de mettre un terme aux divisions et de refaire l'unité des multiples partis souverainistes qui existent au Québec» Et ce moyen est de suivre les règlements de QS.» - PL


      À pierre lefebvre,

      Mais quelle est donc la proposition du PQ pour refaire l'unité des souverainistes autre que de fermer boutique et de rejoindre le PQ??

      C'est le PQ qui refuse de refaire l'union des souverainistes sur le terrain électoral en rejetant le scrutin poportionnel; pas Québec Solidaire.

      Et ce n'est pas Québec Solidaire qui tente de forcer les souverainistes à voter pour un seul parti, c'est le PQ.

      Je vous repose donc la question :

      Alors que QS propose une solution démocratique qui respecte la diversité des multiples tendances souverainistes.. - Quelle est donc la proposition du Parti québécois pour refaire l'unité des souverainiste?

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 12 h 35


      «Je ne considère pas que le PQ est devenu néolibéral. » -Marc Tremblay

      Quand on sait que c'est le PQ qui est a été un des maîtres d'oeuvres du Traité de libre-échange avec Brian Mulroney. Que c'est le PQ qui a été l’instigateur du «déficit zéro» sous Lucien Bouchard; et que c'est le PQ qui a pavé la voix à la privatisation du système de santé par la mise à la retraite de 4000 infirmières, 1500 médecins et 1800 infirmières auxiliaires.

      Tout ceci, alors que le PQ a imposé exactement les mêmes politiques d'austérité pour le peuple et nos services publics et de gavage des entreprises à coups de milliards que le Parti libéral lui-même..

      Si ces faits ne sont pas suffisants.. Mais que vous faut-il donc, pour qu'un parti politique puisse être qualifié de droite et néolilbéral?



      Christian Montmarquette

      LE BUDGET MARCEAU : «Austérité préélectorale à Québec» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

    • Yves Corbeil - Inscrit 10 juillet 2015 15 h 03

      M. Montmarquette, votre QS est un parti de Montréalais qui ne passera jamais la rampe à l'extérieur des cartiers ou il fait campagne depuis des années. Il faudra un jour que vous défendiez l'ensemble du Québec avec votre vote.

      Bonne fin de semaine

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 17 h 15


      « M. Montmarquette, votre QS est un parti de Montréalais qui ne passera jamais la rampe à l'extérieur des cartiers..» - Yves Corbeil

      1) Si c'est la grosseur d'un parti qui compte pour vous.. Pourquoi ne pas voter libéral? C'est le plus gros.

      2) Je vous rappellerai que le NPD est passé de UN à 55 députés en l'espace d'une seule élection.

      3) Même l'ADQ n'avait qu'un seul député durant des années et a fini par devenir l'opposition officielle en 2002.

      Vous devriez vous méfier des prédictions qui ne reposent sur rien d'autre que votre seule opinion.. L'histoire démontre qu'il n'y a rien de plus imprévisible que la politique.

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 18 h 18


      « Monsieur Montmarquette, votre incessant PQ bashing est d'un ennui désespérant. Je vous lâche. Désolé.» - Gilbert Turp

      1) Je n'étais pas au courant que vous ne teniez.

      2) Un des problèmes politiques majeurs au Québec, n'est pas que les libéraux imposent leurs politiques d'austérité en saccageant les services publics. Mais qu'on croit encore que ce serait différent avec le Parti québécois, alors qu'ils viennent de nous prouver exactement le contraire il n'y a de cela qu'un an à peine.

      PS Vous n'avez pas à être «désolé».

      Ce plaisir est partagé.

      - Cm

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 juillet 2015 07 h 30

      Contre vents et marées. Contre toute tempête. Contre tout argument, à propos de tout et de rien, M. Monmarquette, j’admire votre constance : Vous ne changez jamais de cible. Un jour, faudra se poser la question : L'acharnement, est-ce une qualité ou un défaut ?

      Vous écrivez : «Alors que QS propose une solution démocratique qui respecte la diversité des multiples tendances souverainistes.»
      Je dois vous corriger ici car pour faire partie de votre «groupe», il faut être «féministe, écologique et social-démocrate» (selon votre chef, madame David); ce qui m’exclut et quelques autres.

      On ne propose pas une solution «partielle» pour régler un problème «global» et se targuer en même temps d’être «respectueux de la diversité des multiples tendances». Votre «respect» des différences est plutôt étroit.

      Je ne me courberai jamais à votre moule, je suis trop «indépendantiste». Je ne voterai jamais pour un parti qui «m’impose» une façon de penser, d’agir et d’être.

      Ici, ce n’est pas la Russie, monsieur.

      PL

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 juillet 2015 08 h 11

      M. Montmarquette, contrairement au QS qui exige d'être «féministe, écologiste et social-démocrate» pour faire corps avec lui (selon votre chef Mme. David); la seule chose que le Parti québécois «exige» de moi est d'être indépendantiste.

      Le restant de la journée, je peux vaquer à mes occupations qui peuvent ne pas être ni féministe, ni écologique ni non plus social-démocrate.

      Alors... qui me laisse le plus de liberté ?
      Dans quel «pays indépendant» serais-je le plus «libre de penser, d'être et d'agir»; celui de QS ou du PQ ?

      Et vous me relancez avec de la «procédurite aigüe».

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juillet 2015 11 h 59


      « Dans quel «pays indépendant» serais-je le plus «libre de penser, d'être et d'agir»; celui de QS ou du PQ ? » -pierre lefebvre

      J'ai le regret de vous dire que vous interprétez tout de travers. Tant et si bien, que c'est à se demander s'il s'agit d'une erreur ou d'une mauvaise foi partisane et délibérée dans le but de nuire à Québec Solidaire.

      En proposant le scrutin proportionnel, QS reconnait le droit à toutes les tendances souverainistes de recevoir équitablement leurs parts de votes, alors qu'en maintenant le système actuel, le Parti québécois propose de jeter aux poubelles tous les votes souverainistes qui ne réussiront pas à obtenir une majorité dans les circonscriptions.

      D'autre part, QS n'exige rien de l'indépendance pour les autres, en avec sa proposition de création d'une Assemblée constituante citoyenne non partisane.

      QS ne fera que comme tous les autres participer aux débats en proposant sa vision d'un Québec souverain et ce sera au peuple de choisir quelle sera la version d'un Québec souverain qu'il adoptera.

      Et vous n'avez toujours pas répondu à la question :

      - Quelle est donc la proposition du PQ pour refaire l'unité du mouvement souverainiste qui compte désormais plus cinq partis souverainistes, autre que d'exiger de tous ces partis souverainistes qu'ils ferment boutique et de voter PQ ?

      - Cm

      .

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 juillet 2015 16 h 27

      Nuire au parti QS ? Vous n'avez pas besoin de mon aide, vous y réussissez très bien tout seul.

      Si citer Mme David et baser mon argumentaire sur ce «fait» démontre de la mauvaise foi, votre problème est plus grand que je ne l'avais escompté.

      Je n'ai pas à répondre aux questions; je suis devant mon ordi à donner mon opinion, qu'elle fasse votre affaire ou non. Je ne suis même pas péquiste, je n’ai pas à répondre pour eux. Contrairement à vous, je ne porte pas d’étiquette. Mes options demeurent ouvertes. Vous voyez des péquistes partout, une vraie maladie. Qui fait preuve de mauvaise foi partisane et délibérée ici ?

      Jamais le peuple québécois ne votera pour un pays «moins libre» que celui qu'il habite aujourd'hui. Rentrez-vous ça profond dans la tête. Le communisme trotskiste ne pogne pas ici; y a trop d’individualistes comme moi qui trainent encore dans les parages. Insister n’y changera rien d’autre qu’à rendre irascible.

      Bonne journée.

      PL

  • Jacques Morissette - Inscrit 9 juillet 2015 16 h 40

    Bonne nouvelle.

    C'est une bonne nouvelle. Mon p'tit doigt me dit qu'il a du potentiel, pour devenir un véritable homme d'État.

  • Gilbert Talbot - Abonné 9 juillet 2015 16 h 44

    On le voyait revenir!

    Depuis le décès de M. Parizeau, depuis son discours «historique» à ses funérailles, on savait qu'il se mettait sur le chemin du retour, mais pourquoi ? Moi, je crois vraiment qu'il revient pour refaire l'unité des forces souverainistes et probablement appeler à la fusion entre ON et le PQ. N'est-il pas le dauphin de Jacques Parizeau ? ! Et à ce titre, il ne peut envisager autre poste que la chefferie du PQ. Il sera peut-être le second pour un temps, mais pas longtemps. On se rend bien compte, dans l'establishment du PQ, que PKP n'est pas à la hauteur des attentes. Il faut prévoir tout de suite un substitut et Aussant fera fort bien l'affaire.

    • Marc Tremblay - Abonné 10 juillet 2015 00 h 32

      Laissez PKP faire ses classes! Il n'est député que depuis peu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 07 h 13

      «Moi, je crois vraiment qu'il revient pour refaire l'unité des forces souverainistes» - Gilbert Talbot

      On voit clairement que Jean-Martin Aussant est un mercenaire du PQ qui a été mandaté (ou s'est lui-même mandaté) pour nuire à Québec Solidaire, quand on sait qu'Option nationale avait dérobé des pans entiers du programme de Québec Solidaire, en ne cessant de galvauder que QS n'était pas véritablement souverainiste. Il faut être naïf pour ne pas voir ce qui saute aux yeux.

      En plus, avec moins de 1% des votes, fusionner Option nationale avec le PQ équivaut à fusionner avec du vide. Cette fusion ne sera qu'une opération de marketing politique et une autre tentative pour faire apparaître QS comme sectaire. Alors que c'est le PQ qui est sectaire, en ayant évacué le scrutin proportionnel de son programme en 2011, qui aurait additionner les votes souverainistes plutôt que de les soustraire les uns des autres.

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 12 h 43

      «Moi, je crois vraiment qu'il revient pour refaire l'unité des forces souverainistes» - Gilbert Talbot

      Au contraire, je crois personnellement que Jean-Martin Aussant est un mercenaire du PQ qui a été mandaté (ou s'est lui-même mandaté) pour nuire à Québec Solidaire, quand on sait qu'Option nationale s'est approprié des pans entiers du programme de Québec Solidaire, en ne cessant de galvauder que QS n'était pas véritablement souverainiste.

      Et à mon avis, il faut être assez naïf pour ne pas voir ce qui saute aux yeux.

      En plus, avec moins de 1% des votes, fusionner Option nationale avec le PQ, équivaut à fusionner avec du vide.

      Cette fusion ne sera qu'une opération de marketing politique pour tenter de créer artificiellement un effet de ralliement et essayer de faire apparaître QS comme sectaire. Alors que c'est le PQ qui est sectaire, en ayant évacué le scrutin proportionnel de son programme en 2011, qui aurait additionner les votes souverainistes plutôt que de les soustraire les uns des autres.

      Christian Montmarquette

  • Gilles Théberge - Abonné 9 juillet 2015 19 h 08

    Évidemment qu'il est le bienvenu

    C'est un pragmatique, c'est un battant, c'est un gagnant.

    On ne peut pas toujours perdre. Et surtout avec le gouvernement pourri que nous avons présentement la relève est bienvenue. La prochaine étape s'en vient.

    Oui le feu est prêt dans la cheminée

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juillet 2015 13 h 01

      Aussant.. Un gagnant?

      - Il a gagné quoi?

      À ce titre, j'aimerais bien connaitre votre définition du mot «réussir»?

      Puisque Jean-Martin Aussant a mis au monde un parti qui n'a pas réussi à faire «1%» des votes. Et il a lui-même perdu ses dernières élections.

  • Colette Pagé - Inscrite 9 juillet 2015 20 h 06

    Bon etour au pays !

    JMA serait la personne toute désignée pour travailler au Regroupement des forces souverainistes. Pourquoi ne pas le désigner chef du Regroupement des forces souverainistes. Un mandat délicat mais faisable par un homme de grands talents.

    • Marc Tremblay - Abonné 10 juillet 2015 00 h 33

      Ça c'est une bonne idée.