L’industrie du taxi doit innover, affirme Poëti

En ouverture de la consultation sur l’industrie du taxi, le ministre des Transports Robert Poëti a indiqué vouloir mettre fin au statu quo pour « transformer la menace [Uber] en opportunité ». Des représentants de la clientèle et de l’industrie se sont réunis à portes closes mercredi afin de trouver des solutions pour améliorer la qualité et l’encadrement du transport de passagers.

« On n’était pas là pour chialer, mais pour se regarder dans le miroir et se demander ce qu’on peut faire maintenant », appuie Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT). Décrivant les échanges comme constructifs, il a notamment insisté sur la nécessité de former davantage les chauffeurs de taxi. L’obligation d’accepter le paiement électronique, l’une des principales récriminations entendues par le CPCDIT, devrait être inscrite au règlement, dit-il.

La possibilité de créer une association professionnelle à l’adhésion obligatoire a également été mise de l’avant par le Regroupement des intermédiaires en taxi de Québec. Une proposition intéressante, selon M. Saliba, à condition de se réserver le droit de sévir contre les mauvais travailleurs : « Même s’ils ne sont qu’une infime minorité, il faut pouvoir contrôler, voire expulser les chauffeurs qui nuisent à l’image de toute l’industrie. »

L’industrie du taxi a rarement fait l’objet d’autant d’attention de la part du gouvernement et du grand public, note le président du CPCDIT. Malgré la volonté de se concentrer sur des propositions, impossible de passer sous silence la concurrence du géant Uber, qui exacerbe l’urgence de moderniser le secteur.

Les chauffeurs UberX devraient recevoir des amendes plus salées, voir leur permis de conduire être suspendu ou leur compagnie d’assurance automobile avisée, demandent plusieurs joueurs. Le ministre Poëti affirme que 250 véhicules personnels, utilisés par des individus qui ne sont pas chauffeurs de taxi (à distinguer d’UberTaxi), ont été saisis dans les derniers mois.

Le service UberX déclenche la grogne ailleurs également. Son équivalent français, UberPOP, a été suspendu par la compagnie elle-même la semaine dernière. La Ville de Toronto passera aussi en revue le transport de passagers avant cet automne.

2 commentaires
  • Pierre M de Ruelle - Inscrit 9 juillet 2015 09 h 08

    Débile!

    Comment accepter que ces concurrents soient soumis a des conditions , lois différentes?
    Dans le cas des Taxis, permis de plus de 200,000.00 dollars, cours, voitures répondant a des critères biens définis,permis, compteurs, taxes tps tvq a remettre, etc.
    Dans le cas d'Uber ? rien de tout cela...
    Conclusion soit qu'on liberalise ce secteur de transport pour tout le monde, entrainant une perte a court terme pour l'industrie du taxi ( proprietaires de permis achetés au prix fort) mais qui leur permettra a moyen et long terme de faire face a ce soi disant co voiturage.. Ou alors le contraire qu'on oblige Uber a accepter les memes criteres de fonctionnement que l'industrie du taxi actuelle..
    Quand a ce Ministre j'ai bien de la misere a le suivre il dit tout et son contraire... En tout cas en France, le gouvernement n'a pas niaisé avec cette concurrence déloyale.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 juillet 2015 06 h 25

      Et en Ontario ils l'ont accepté. (L'Ontario, c'est plus près d'ici) (Et ils ont juridiction sur nos lois)

      PL