Le ministre Marcoux reprendra le travail

Québec — En convalescence depuis trois mois, le ministre des Transports, Yvon Marcoux, reprendra du service le 13 janvier, mettant ainsi fin aux conjectures concernant son avenir politique.

M. Marcoux était au repos depuis le 1er octobre 2003, souffrant de surmenage. Il avait notamment été durement éprouvé par les problèmes de santé vécus par son épouse, victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Depuis son départ, ses responsabilités ont été assumées par intérim par la ministre déléguée Julie Boulet, qui retrouvera ses fonctions initiales la semaine prochaine.

«Il est impatient de revenir. Il sera avec nous le 13 janvier», a lancé, hier, l'attachée de presse de M. Marcoux, Isabelle Merizzi, désireuse de dissiper les rumeurs persistantes, suscitées par son absence prolongée, voulant qu'il quitte la vie politique.

Dès son retour en poste, M. Marcoux s'attellera à l'épineux dossier du «no fault», afin de réaliser l'une des principales promesses électorales et l'une des plus controversées également, du gouvernement de Jean Charest.

Les libéraux se sont en effet engagés à modifier le régime d'indemnisation de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), de façon à ce que les criminels de la route puissent être l'objet de poursuites civiles par leurs victimes. «Le dossier est actuellement en préparation en collaboration avec le ministre de la Justice Marc Bellemare», a confié Mme Merizzi.

Il aura aussi à sa charge les responsabilités du camionnage et du transport en commun pendant que Mme Boulet s'occupera essentiellement de la programmation des travaux routiers et des dossiers de voirie locale.

M. Marcoux n'était pas disponible hier pour commenter son retour, étant en visite chez son fils qui demeure en Colombie, en Amérique du Sud.