Long débat sur la prostitution au congrès de Québec solidaire

Quelque 450 participants étaient présents au congrès de Québec solidaire.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Quelque 450 participants étaient présents au congrès de Québec solidaire.

La question de la prostitution a monopolisé un large pan du dixième congrès de Québec solidaire qui s’est déroulé à Montréal au cours de la fin de semaine.

Selon la porte-parole parlementaire du parti, Françoise David, les discussions à propos de ce sujet épineux ont duré pratiquement quatre heures.

La députée de Gouin n’était pas tellement surprise de voir les discussions s’éterniser.

Elle a soutenu que les divers groupes de femmes parlent de ce sujet depuis une quinzaine d’années et se demandent bien ce qu’il faut faire.

Mme David s’est réjouie de constater que les militants solidaires sont, quant à eux, parvenus à dégager une position « claire appuyée par au moins 80 % » de l’assistance.

Elle l’a résumée en recourant à une courte formule : les militants ont dit non à l’exploitation et à la violence sexuelles, et ils ont dit oui au respect des droits et de la dignité des personnes qui sont impliquées dans la prostitution.

Contre la criminalisation

D’après Mme David, les quelque 450 participants au congrès ont reconnu que la protection de ces principes ne devrait, cependant, pas passer par « la criminalisation des gens qui exercent cette occupation et de ceux qui contribuent à assurer leur sécurité ».

Elle a, par ailleurs, indiqué qu’ils sont également arrivés à s’entendre sur le fait qu’il est primordial de « prévenir l’entrée dans l’industrie du sexe par des mesures comme la lutte à la pauvreté […] et le soutien aux familles en difficulté ».

Maintenant que son camp s’est doté d’une ligne de conduite par rapport à ce dossier controversé, Françoise David voudrait qu’une autre étape puisse éventuellement être franchie.

« Il est temps pour les partis politiques présents à l’Assemblée nationale d’avoir une conversation franche sur cet enjeu », a-t-elle conclu.

6 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 31 mai 2015 17 h 47

    QS vient de faire une découverte?

    Selon la teneur de l'article c'est quasiment ça... Non madame David on sait ça depuis belle lurette que l'exploitation des femmes c'est dégeulasse. Pas besoin d'en discuter pendant quatre heures.

    • Mario Jodoin - Abonné 31 mai 2015 23 h 27

      Si c'est si simple qu'on n'a pas besoin d'en discuter longtemps quelle est votre solution?

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 juin 2015 06 h 19

      À Gilles Théberge,


      Il y a une sacrée différence entre connaitre une situation et la faire adopter par le Congrès d'un parti politique.

      D'autant plus qu'il y existe un large débat, à savoir, s'il vaut mieux interdire ou encadrer la prostitiution.

      Votre critique procède d'une simplification outrancière. Et à mon avis, c'est vous, qui ne connaissez visiblement pas le sujet.

      Christian Montmarquette

  • Jacques Boulanger - Inscrit 31 mai 2015 21 h 05

    Le fond du baril

    « La question de la prostitution a monopolisé un large pan du dixième congrès de Québec solidaire »

    Mais non, mais je rêve-là ? Voilà l'enjeu du dixième congrès ? Les sans-logis, les mal-logés, la perte du pouvoir d'achat chez les moins nantis, le régime de maigreur imposé par le gouvernment Couillard et ... Québec solidaire passe son congrès sur la prostitution ??? Je comprends dès lors que l'avenir politique du Québec, c'est le moindre de ses soucis.

    Que l'on se comprenne bien. La prostitution, d'accord. Mais un enjeu de congrès ? Mais c'est quoi ça ?

    Québec solidaire se révèle dans toute son insignifiance. Voyez ce qu'en disait Falardeau : https://www.youtube.com/watch?v=i3DW1IZXVQY

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 juin 2015 09 h 21

      «Le fond du baril « Les sans-logis, les mal-logés, la perte du pouvoir d'achat chez les moins nantis, le régime de maigreur imposé par le gouvernment Couillard » - Jacques Boulanger

      Inutile de semer la panique M. Boulanger.

      1) Toutes les thématiques dont vous parlez ont déjà été débattues et font l'objet de propositions élaborées dans le programme de Québec Solidaire.

      2) Le fond du baril se situerait à mon avis plutôt du coté de la famille péquiste, dont l'aile fédérale à été décimé en 2011, et du Parti québécois qui a mangé sa pire dégelé depuis 1970.

      Quant à la question nationale, les péquistes n'ont pas de quoi pavoiser, puisque Péladeau a conservé le même flou artistique sur la question référendaire que les leaders péquistes précédents.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 juin 2015 09 h 58

      À noter que M. Boulanger diffuse une vidéo d'Option citoyenne qui remonte à 12 ans, sous la signature trafiquée de Québec Solidaire.

      La moindre des choses aurait été de situer le public au lieu d'essayer de lui faire avaler des couleuvres.

      Les positions d'Option citoyenne et de Québec Solidaire, ne sont pas d'avantage les mêmes que celles du PQ et d'Option nationale. Au contraire, leurs positions respectives en ont justement fait deux partis différents.

      - Cm