Des pharmacies en grève symbolique

Les employés d’une centaine de pharmacies dénoncent les effets de la loi 28.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Les employés d’une centaine de pharmacies dénoncent les effets de la loi 28.

Une grève symbolique doit avoir lieu dans de nombreuses pharmacies du Québec ce lundi en réaction aux compressions prévues par la loi 28 adoptée sous bâillon par le gouvernement Couillard en avril dernier.

Ce sont les pharmaciens salariés et les assistants techniques d’une centaine d’établissements — dans la région de Joliette, mais aussi à Québec, à Sherbrooke et à Montréal, entre autres — qui sortiront lundi matin, entre 10 h et 11 h, devant leur lieu de travail pour distribuer des tracts afin de sensibiliser la population aux répercussions qu’aura la nouvelle loi.

« Les gens sont très mal informés et pensent souvent que ce sont les salaires des pharmaciens propriétaires qui seront affectés par la loi, explique l’une des instigatrices du mouvement, Julie-Anne Filthaut, pharmacienne salariée au Familiprix Houle, Lachapelle et Laporte situé à Saint-Charles-Borromée, près de Joliette. Pourtant, les compressions annoncées auront un impact réel sur le public. »

Réductions du personnel et des heures d’ouverture et facturation de plus de services sont quelques-unes des conséquences soulignées par l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP). Plus encore, les différentes mesures incluses dans la loi pourraient réduire l’accessibilité aux pharmaciens, selon l’AQPP.

Faibles moyens de pression

Mis en branle au lendemain de l’adoption du controversé projet de loi qui supprime le remboursement de certains actes, ce mouvement de contestation se veut une manière de renforcer les moyens de pression limités des pharmaciens propriétaires. « Les pharmacies sont des entreprises privées, précise Mme Filthaut. [Par conséquent], les propriétaires peuvent être poursuivis au criminel pour collusion s’ils se concertent pour faire pression sur le gouvernement. »

Les différentes pharmacies touchées par le mouvement de débrayage symbolique demeureront cependant ouvertes, mais avec un effectif réduit, ce qui devrait ralentir les services offerts.

2 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 25 mai 2015 08 h 00

    Realpolitik 101

    Les pharmaciens n'ont pas engagé de lobbyiste, ils n'ont, par conséquent, aucune influence sur les politiques gouvernementales.

  • Francois Cossette - Inscrit 25 mai 2015 11 h 19

    Des miettes pour les autres... Nous tous en faite !!!!

    Au quebec .. apres les medecins.... le désert. Ces dernieres années les medecins ont vidé la caisse alors il ne reste que des miettes pour les autres. Avec un gouvernement de medecin il y a peu d'espoir que ca change. On le sait la police et les medecins, les 2 corps ou le corporatisme et le nombrilisme est le plus fort.