Jacques Daoust gardera son poste de ministre

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust 
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust 

Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, n’a pas à craindre de perdre son portefeuille ; aucun élu libéral n’a les compétences pour le supplanter à ce poste, estime le premier ministre Philippe Couillard.

« Avec plus de 68 000 emplois créés en 12 mois, je comprends que j’ai confiance dans notre ministre de l’Économie !, a répondu Philippe Couillard à l’Assemblée nationale. Et j’ai beau chercher du regard, je ne trouve personne qui lui arrive à la cheville en termes d’expérience du milieu des affaires, d’expérience financière de faire avancer les dossiers pour l’intérêt général du Québec. »

Stéphane Bédard, qui est redevenu leader parlementaire alors que Pierre Karl Péladeau prenait place à titre de chef de l’opposition officielle, avait demandé au premier ministre s’il avait encore confiance à son ministre de l’Économie après l’annonce de pertes d’emplois chez Rio Tinto Alcan et Tembec ainsi que la vente à des intérêts étrangers du Cirque du Soleil.

Quelques minutes plus tard, Philippe Couillard a eu une autre occasion de réitérer sa confiance en Jacques Daoust quand le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, lui a demandé si celui-ci sera toujours en poste lors de la rentrée de septembre. « Bien sûr qu’il sera en poste parce qu’il fait un très bon travail », a affirmé le premier ministre.

Philippe Couillard a cité l’exemple de la société québécoise de biotechnologie Medicago, contrôlée par des intérêts japonais, qui a annoncé mardi la construction d’un centre de production de vaccins à Québec, au coût de 245 millions, et la création de 200 emplois. « Ça vient de son travail en grande partie. Il avait rencontré l’entreprise au Congrès BIO quelques mois auparavant. Il les a rencontrés avec moi à Davos où, ensemble, on a rencontré le grand dirigeant de l’entreprise », a-t-il relaté.

Vendredi dernier, Le Soleil a fait état d’une rumeur voulant que le premier ministre confie d’autres responsabilités à Jacques Daoust en raison de ses déclarations maladroites concernant la privatisation des casinos pour financer les réserves autochtones et les « rois de village » en région, mais aussi parce qu’il ne se montrerait pas assez actif en matière de développement économique.

J’ai beau chercher du regard, je ne trouve personne qui lui arrive à la cheville en termes d’expérience du milieu des affaires, d’expérience financière de faire avancer les dossiers pour l’intérêt général du Québec.

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