Une aide pour atténuer les impacts des hausses de taxe foncière

Dans les secteurs de villégiature comme les Laurentides, l’évaluation de certaines résidences a littéralement explosé.
Photo: Olivier Zuida Dans les secteurs de villégiature comme les Laurentides, l’évaluation de certaines résidences a littéralement explosé.

Les personnes âgées les plus touchées par les hausses marquées des taxes foncières vont recevoir une nouvelle aide du gouvernement.

Cet enjeu a souvent fait les manchettes ces dernières années. Dans les secteurs de villégiature comme les Laurentides, l’évaluation de certaines résidences a littéralement explosé. Ainsi, des personnes âgées avec des revenus limités qui avaient fini de payer leur maison depuis longtemps se sont retrouvées avec des avis d’imposition d’une ampleur imprévue.

Les critères du nouveau programme sont toutefois serrés. Pour y être admissibles, il faut avoir 65 ans et plus, vivre dans sa maison depuis au moins 15 ans et que le ménage ait des revenus annuels inférieurs à 50 000 $. De plus, l’aide n’est disponible qu’à partir du moment où la hausse est d’au moins 7,5 % supérieure à la moyenne de la municipalité.

Prenons l’exemple d’une propriété dont l’évaluation est passée de 175 000 $ à 215 600 $. La hausse est de 23,2 % alors que la moyenne de la ville est de 3 %. La personne fait face à une augmentation de 360 $ dont le gouvernement rembourserait 200 $.

Étant donné l’impact durable de ces hausses, les compensations seront maintenues dans les années subséquentes. Le gouvernement a réservé dans le budget 2 millions pour financer cette aide qui entrera en vigueur en janvier.

Le budget fait toutefois disparaître une autre mesure de soutien aux 65 ans et plus : le crédit d’impôt qui leur était octroyé en fonction de l’âge depuis 1972. Le gouvernement estime qu’avec le vieillissement de la population, le temps était venu de n’accorder ce crédit qu’à partir de 70 ans (5 ans de moins que ce que suggérait le rapport Godbout).

Cette mesure lui permet d’aller chercher 77 millions qui seront tous alloués au crédit d’impôt destiné aux aînés qui retournent sur le marché du travail. Désormais, ces derniers pourront le toucher à partir de 63 ans.

4,5 M$
Montant de l'enveloppe offerte aux résidences pour personnes âgées qui doivent se doter de gicleurs
2 commentaires
  • Raymond Chalifoux - Inscrit 27 mars 2015 09 h 55

    De la chnoute, en veux-tu, en voilà!

    N'importe quoi!, y compris de répugnantes circonvolutions légales, comptables et administratives – et les coûts de gestion qu’elles entraîneront, ces magouilles, soit dit en passant – tout ça parce que ces « pas de couilles » (tel qu’on le perçoit, en tout cas, au niveau de la rue… et que ce soit avec ou SANS.. carré rouge!) qui gouvernent « à drette », tant à Québec qu’à Ottawa, persistent et signent leur absence du moindre courage d’aller chercher l’argent là où il se trouve, soit dans les paradis fiscaux et le rosaire de mesures fiscales « pro entreprise » (peu importe la taille en autant qu’elle soit ÉNORME) et s’acharnent à plutôt « domper » encore et encore leurs problèmes de budget dans la cour du municipal.

    Court présentement le bruit qu’un film « LES BOUGONS » serait en préparation, dans le scénario duquel Rémi Girard, le pater familias du clan Bougons créerait un nouveau Parti politique nommés « LES ÉCOEURÉS »…

    Ben vous savez quoi, ce parti, il aurait nos deux votes, nous qui allons tous les deux « théoriquement » atteindre la retraite d’ici moins de deux ans! Théoriquement parce qu’il nous faudra peut-être aller placer des boîtes de vis chez Rona trois jours par semaine pour être en mesure de payer nos taxes municipales « nouvelle version »!

    Ils se cassent le c.. pour venir chercher somme toute « des grenailles », mais qui chez les vieux sont ÉNORMES, par manque de courage d’aller chercher des millions chez ceux pour qui ce serait des « peanuts »! Allo?
    Non mais qu’on me le dise, de grâce, on a fait quoi, pour mériter et depuis des années pareille calamité? Le problème n’en n’est pas un de dépenses mais plutôt de revenus; et la solution « clignote en DEL multicolores » partout sur les murs! C’est quel paragraphe qu’ils refusent de comprendre, les « Élus »?

    Et Fournier, avec une arrogance sans nom, « mallerAIT des chèques » à Laval et à Longueuil? Au secours!

  • Simon Vallée - Inscrit 27 mars 2015 14 h 59

    Je ne vais pas être populaire...

    Premièrement, il est rare qu'une résidence voit sa valeur augmenter significativement sans rénovation alors que les autres résidences de la même ville voient leur valeur stagner. En général, les villes prises avec des explosions de valeur foncière diminuent leurs taux de taxe (c'est le cas à Vancouver notamment).

    Deuxièmement, si des aînés possèdent des maisons dont la valeur explose, je ne vois pas en quoi ils sont à plaindre! Ils sont assis sur une mine d'or. Pendant ce temps, la génération Y peine à se payer des condos à 1 ou 2 chambres en ville. Cette mesure semble donc avantager financièrement des personnes déjà avantagées, ceux qui possèdent déjà leur maison. Il y a toujours les programmes de revenu résidentiel, qui permet aux aînés d'emprunter contre la valeur de leur maison pour avoir des revenus dans leur vieil âge.

    C'est sûr que ce sont leurs héritiers qui mangent la claque à la fin, mais encore une fois, je crois que ceux qui possèdent des maisons et ont remboursé leur hypothèque forment une classe fortunée. Les subventionner me semble une mauvaise utilisation des fonds publics.