«La Presse» se défend de harceler PKP

La direction de La Presse repousse du revers de la main les accusations du candidat à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau. Ses journalistes ne « harcèlent » et n’« intimident » pas, comme le prétend PKP.

« Ça me fait sourire. M. Péladeau semble nous reprocher de faire notre travail correctement. On trouve ça particulier pour un chef d’entreprise médiatique », a déclaré le vice-président à l’information et éditeur adjoint à La Presse, Éric Trottier.

Un journaliste a entrepris d’appeler les personnalités dont le nom apparaît sur la liste des donateurs à la campagne de PKP 2015 — Daniel Lamarre, Louis Garneau, Jean Gattuso, et cie — afin de mesurer l’appui de la communauté des affaires à la candidature de l’actionnaire de contrôle de Québecor. M. Péladeau y a vu du « harcèlement ». Il songeait toujours jeudi soir à porter plainte.

M. Péladeau a jeté le doute à plusieurs reprises sur l’indépendance d’esprit des journalistes de La Presse, une propriété de Power Corporation. M. Trottier rappelle la publication dans les pages de La Presse de textes où étaient relatés des dons de membres du clan Desmarais à la caisse électorale de Jean Charest et de Philippe Couillard. « On ne s’empêche pas d’écrire cela. » « Monsieur Péladeau fait de la politique. Nous, on fait du journalisme. On va continuer », a conclu M. Trottier.

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