«La Presse» se défend de harceler PKP

La direction de La Presse repousse du revers de la main les accusations du candidat à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau. Ses journalistes ne « harcèlent » et n’« intimident » pas, comme le prétend PKP.

« Ça me fait sourire. M. Péladeau semble nous reprocher de faire notre travail correctement. On trouve ça particulier pour un chef d’entreprise médiatique », a déclaré le vice-président à l’information et éditeur adjoint à La Presse, Éric Trottier.

Un journaliste a entrepris d’appeler les personnalités dont le nom apparaît sur la liste des donateurs à la campagne de PKP 2015 — Daniel Lamarre, Louis Garneau, Jean Gattuso, et cie — afin de mesurer l’appui de la communauté des affaires à la candidature de l’actionnaire de contrôle de Québecor. M. Péladeau y a vu du « harcèlement ». Il songeait toujours jeudi soir à porter plainte.

M. Péladeau a jeté le doute à plusieurs reprises sur l’indépendance d’esprit des journalistes de La Presse, une propriété de Power Corporation. M. Trottier rappelle la publication dans les pages de La Presse de textes où étaient relatés des dons de membres du clan Desmarais à la caisse électorale de Jean Charest et de Philippe Couillard. « On ne s’empêche pas d’écrire cela. » « Monsieur Péladeau fait de la politique. Nous, on fait du journalisme. On va continuer », a conclu M. Trottier.

13 commentaires
  • Gaston Bourdages - Inscrit 6 mars 2015 05 h 37

    N'a-t-on pas et ne vivons-nous pas...

    ...dans les camps que nous choisissons ? Superbe exemple du cadeau qui nous est fait que celui de la liberté. Les gens du «Le Devoir» sont libres d'expression, ceux de «Québécor» aussi, ceux de «La Presse», de «l'Actualités»...à moins que je fasse ici preuve de...naif angélisme. Monsieur Péladeau...«tout le monde» ne peut vous aimer...je pense à votre paternel et m'imagine le voir sourire. Bonjour monsieur Pierre!
    Gaston Bourdages,
    Auteur.

  • Gilles Théberge - Abonné 6 mars 2015 08 h 19

    Ça me rappelle quelque chose

    Je me souviens de l'époque oû La Presse avait décidé que la taille de la résidence de Pauline Marois était une question d'une importance politique Capitale.

    Selon une compétence dont dispose La Presse particulièrement quand il importe de scruter ce qui se passe dans le camp qui leur est opposé, il est en effet très important de savoir si c'est bien vrai que des hommes et femmes d'affaires puissent appuyer PKP. Peut-être veulent-ils mesurer si le geste de ces gens découle d'une "croyance sincère".

    Nous ne serons jamais assez reconnaissant à La Presse de s'inquiéter pour nous et mettre subtilement en garde les gens d'affaire qui seraient tentés de verser une obole à PKP.

  • Loraine King - Abonnée 6 mars 2015 08 h 48

    Réveillez-vous!

    Le DGEQ a jugé qu'il n'y avait pas d'entorse à la loi dans la publication sur un site web d'une liste des donnateurs au Parti libéral du Québec auxquels on avait envoyé une lettre. On retrouve encore aujourd'hui les noms et les adresses personnelles de ceux qui ont reçu la lettre, et copie de la lettre qu'avaient reçu les donateurs au PLQ:

    http://donsliberaux.resistancequebecoise.org/

    La lettre était imprimé sur un papier portant le filigrane du Patriote utilisé par le FLQ, un groupe responsable de plusieurs crimes violents, et avertissait qu'en devenant un généreux donateur du PLQ, "vous êtes devenu une cible pour tous les citoyens désireux que le gouvernement Charest respecte enfin la démocratie en instituant une commission d’enquête ou en déclenchant une campagne électorale."

    Si pareil comportement n'enfreint pas la loi et n'est pas jugé comme étant du harcèlement, je ne vois pas pourquoi M. Péladeau porterait plainte.

    Je fais des dons aux partis politiques et je suis bien consciente que l'information est publique. Qu'un journal s'en serve de manière responsable est tout à fait raisonnable. Mais je ne comprends toujours pas qu'on puisse, selon la loi, publier sur un site web les adresses personnelles des donateurs. M. Péladeau aurait plutôt intérêt à promettre d'amender la loi pour interdire les pratiques utilisées par Le Québécois s'il croit que les donateurs aux partis ne devraient pas faire l'objet d'intimidation.

    • Gilles Théberge - Abonné 6 mars 2015 11 h 44

      Ce n'est pas de la publication des noms des donateurs dont il est question ici madame King. Les noms sont publics.

      Ce dont il est question ici, c'est du fait que des gens ont été appelés au téléphone (interpellés?) par un ou des journalistes de la Presse. Pour s'expliquer? Parce qu'ils ont versé une contribution financière à la campagne de PKP?

      Mais je comprends votre inquiétude. Qui ne m'étonne pas. Et dont je ne pourrais pas affirmer que cela me déplaît.

    • Normand Carrier - Inscrit 6 mars 2015 11 h 44

      Madame King , vous semblez confondre dons a un parti politique et dons a un prétendant a un parti politique .... Je ne me souvient pas que La Presse avait fait la chasse aux sorcières aux donateurs a la course au PLQ , donateurs pour messieurs Couillard , Moreau et Bachand .....

    • Loraine King - Abonnée 6 mars 2015 14 h 25

      Je ne confonds rien du tout, messieurs. Les dons à un parti politique, à un candidat à la chefferie d'un parti, à un candidat à une élection dans un comté (même un candidat indépendant) sont tous compilés dans la même base de données, et une partie de cette information est disponible sur le site web du DGEQ. Les noms et les montants, de même que le code postal, la municipalité, sont du domaine public dans le registre du DGEQ.

      http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci

      Mais les adresses des donateurs ne sont pas publiées dans ce registre. Dans le cas des lettres sur filigrane du FLQ envoyées à la résidence personnelle des donateurs du PLQ, il aura fallut que Le Québécois obtienne de l'information de la part d'un parti politique.

      M. Péladeau n'est pas un prétendant à un parti. Il est un député siégeant à l'Assemblée nationale du Québec et les dons qu'il reçoit, en tant que député et aussi en tant que candidat à la chefferie sont compilés dans la même base de donnée que les dons au parti. Les montants sont comptabilisés séparément, mais ils sont tout autant assujettis à la loi électorale.

      Vous préférer minimiser le geste posé par Le Québécois à l'égard des donateurs au PLQ. Pas moi. Ces deux situations, de même que celle des appels robotisés, sont inquiétantes. Le droit à la vie privée des donateurs doit être mieux protégé. Il est temps que des législateurs se penchent là-dessus.

    • Loraine King - Abonnée 6 mars 2015 14 h 43

      M. Carrier, dois-je penser que vous trouveriez tout à fait acceptable que des syndicalistes qui n'appuient pas M. Péladeau enverraient aux donateurs de ce dernier une lettre à leur domicile privé, sur papier avec filigrane du FLQ, les informant qu'ils sont devenus une cible pour tous les syndiqués désireux que Québécor respecte la démocratie syndicale?

      Eh bien tant mieux pour vous. Je préfèrerais recevoir un appel d'un journaliste.

  • Loraine King - Abonnée 6 mars 2015 08 h 52

    Pierre-Karl Péladeau, simple député

    En passant, M. Péladeau est député. Il a le pouvoir de déposer des projets de loi et devrait le faire s'il croit que la loi électorale doit être renforcée s'il y a des failles concernant la protection de la vie privée des donateurs aux partis - et pas seulement la protection de la vie privée de ses partisans et donateurs.

  • Michel Bernier - Inscrit 6 mars 2015 09 h 15

    Mauvaise foi déguisé en Travail journalistique

    Hypocrisie dans les paroles, dans les propos