Bureau-Blouin est critiqué

Léo Bureau-Blouin
Photo: Rogerio Barbosa La Presse canadienne Léo Bureau-Blouin

Le président du Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ), Léo Bureau-Blouin, s’attire les reproches de plus de 150 jeunes militants péquistes pour avoir affiché ses couleurs dans la course à la direction du Parti québécois.

L’ancienne figure de proue du printemps érable a donné publiquement son « appui personnel » jeudi à Alexandre Cloutier, causant l’étonnement au sein de l’aile jeunesse du PQ. Plusieurs militants au CNJPQ tenaient à ce qu’il demeure neutre, comme le président du PQ, Raymond Archambault.

M. Bureau-Blouin a rejoint le camp du député de Lac-Saint-Jean, car il estime qu’il est « le meilleur candidat pour relancer le mouvement souverainiste et surtout pour rallier les gens de [sa] génération derrière le Parti québécois ». L’ex-élu emboîte ainsi le pas aux députés Véronique Hivon, François Gendron et Gaétan Lelièvre.

M. Cloutier a vanté le « talent », le « charisme », l’« intelligence » de son nouvel allié de 24 ans, mais également sa « capacité à trouver des consensus, à apaiser les divisions et à réunir les gens derrière [un] objectif commun ».

Léo Bureau-Blouin a été élu dans la circonscription de Laval-des-Rapides dans la foulée du printemps 2012, avant d’être défait par le président du Parti libéral du Québec, Saul Polo, en avril 2014. Il occupe la présidence du CNJPQ depuis juin.

Même si ce dernier n’est plus élu, le candidat à la chefferie récupère ainsi une figure encore dotée d’une forte notoriété auprès des jeunes et mue par la volonté de « se reconnecter [à leurs] préoccupations ». D’ailleurs, Alexandre Cloutier lui a confié le « mandat d’entretenir le dialogue avec les citoyens et les membres du Parti québécois qui veulent prendre part [au] grand mouvement de changement » qu’il propose.

Projet « concret », application virtuelle

Pour y arriver, Léo Bureau-Blouin a présenté une plateforme multimédia accessible sur le site d’Alexandre Cloutier et sur téléphone intelligent, afin de recueillir les questions et les idées des citoyens. Mais l’ancien député cherche surtout à impliquer les gens de sa génération par le biais de cet outil. « Si les jeunes ne sont pas au Parti québécois, ce n’est pas parce qu’ils rejettent l’indépendance, mais c’est parce qu’ils tournent le dos à la politique, qu’ils sont en attente d’un projet politique concret. C’est ce qu’Alexandre [Cloutier] propose », a-t-il expliqué jeudi.

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