Legault accuse Couillard d’avoir menti

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, attaque de face le gouvernement libéral sur le front de l’emploi.

Le Parti libéral du Québec faillira à coup sûr à réaliser sa promesse électorale de créer 250 000 emplois en cinq ans, pense M. Legault, rappelant que le Québec a subi une perte de 18 000 emplois au cours des neuf derniers mois. « Se faire remplir, on n’aime pas ça », a-t-il lancé lors d’un cocktail réunissant une centaine de militants caquistes lundi soir.

Plus tôt, il avait accusé le PLQ d’avoir été élu le 7 avril dernier grâce à des publicités trompeuses. « C’est plate à dire. C’est un gros mot, mais Philippe Couillard a menti aux Québécois pendant la campagne électorale. Il leur a dit qu’il créerait des emplois… et il en a perdu. Il leur a dit qu’il ne monterait pas les taxes et les tarifs… il les a augmentés », a-t-il déclaré en marge du caucus présessionnel de sa formation politique à Sorel-Tracy.

M. Legault a appelé le chef du gouvernement à « remplacer le discours par l’action » en matière d’économie, en suivant un plan de relance de l’emploi. « Le malheur qu’on a au Québec, c’est qu’on a un premier ministre qui est théorique », a-t-il soutenu. M. Couillard livre de « beaux discours » durant lesquels « il répète toutes les deux phrases toujours les mêmes mots “Stratégie maritime”, “Plan Nord”, “Stratégie maritime”, “Plan Nord”», mais il ne se montre « pas capable » de créer de nouveaux emplois, a-t-il déploré.

250 000 emplois

Le chef de la CAQ presse le gouvernement libéral de tirer profit de la chute du prix du baril de pétrole et du dollar canadien afin de stimuler le secteur manufacturier. « Le secteur manufacturier, qui est important ici à Sorel-Tracy, devrait connaître des mois de relance. » D’ailleurs, il met au défi M. Couillard de réitérer sa promesse de créer 250 000emplois en cinq ans. « [Est-elle] toujours valable ? Sinon, quelle est sa nouvelle cible ? » a-t-il demandé.

La CAQ a placé la création d’emplois « de qualité » au coeur de son programme politique, a insisté M. Legault. Pour sa part, le PLQ « n’a pas de plan pour créer des emplois, puis relancer l’économie du Québec », tandis que le PQ a un « chef potentiel [Pierre Karl Péladeau qui] qui a juste une priorité » : faire le pays du Québec. « Richesse : au PQ, c’est un mot qu’on ne peut pas prononcer », a-t-il déclaré aux militants caquistes, les invitant à se ranger derrière le candidat caquiste, Jean-Bernard Émond, lors de l’élection partielle.

À ses yeux, les Québécois tireraient une grande « fierté » d’être « indépendants économiquement » comme le leur promet la CAQ. « L’espoir, actuellement, ça ne passe pas par une obsession référendaire, ça passe par [l’offre] d’emplois de qualité. » En début de journée, il avait dit : « L’indépendance, ça commence par l’indépendance économique. »

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