Stephen Harper maintient que le pétrole ne compromettra pas l’équilibre budgétaire

À Montréal en soirée, entourés de plus de 350 membres de la communauté juive, Stephen Harper et son épouse Laureen ont allumé la première bougie marquant le début de la fête de Hanoukka.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir À Montréal en soirée, entourés de plus de 350 membres de la communauté juive, Stephen Harper et son épouse Laureen ont allumé la première bougie marquant le début de la fête de Hanoukka.

La chute du prix du pétrole restreint la « flexibilité fiscale » du gouvernement fédéral, mais ne compromet en rien l’atteinte de l’équilibre budgétaire durant l’exercice financier de 2015-2016, martèle le premier ministre Stephen Harper.

« Nous aurons un budget équilibré en 2015. C’est certain. Il n’y a pas de doutes », a-t-il répété en marge d’un investissement de 35,7 millions de dollars dans des projets de restauration dans le Vieux-Québec, mardi.

À la mi-novembre, le ministre des Finances, Joe Oliver, anticipait un excédent budgétaire de 1,9 milliard en 2015-2016 et de 4,3 milliards en 2016-2017. Les « effets » de la baisse du prix du pétrole sont non négligeables sur les revenus d’Ottawa, constate un mois plus tard M. Harper. « C’est important. Ça va réduire notre flexibilité, mais ça ne va pas éliminer l’équilibre budgétaire », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Le chef de gouvernement a fait un saut à Québec afin d’annoncer lui-même l’injection de 35,7 millions afin de restaurer les fortifications historiques entourant le Vieux-Québec, la redoute Dauphine (1712) ainsi que la maison Maillou (1737). Quelque 500 emplois seront créés, a-t-il précisé.

Il a aussi appelé le Canadien National (CN) à « prendre ses responsabilités » en finançant en partie des travaux de peinture du pont de Québec, rongé par la rouille. D’ici là, il a invité « tout le monde » à « continuer [à faire] pression » sur la compagnie ferroviaire.

Division du vote

À moins d’un an du prochain scrutin fédéral, le gouvernement conservateur jouit d’un « appui important » dans la région de Québec, a souligné M. Harper. « J’aime toujours visiter Québec. »

Le Parti conservateur du Canada a « quatre, cinq » circonscriptions dans sa mire, a indiqué son adjoint parlementaire, Jacques Gourde.

Les circonscriptions de Louis-Saint-Laurent, Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Portneuf–Jacques-Cartier, emportées par la vague orange le 2 mai 2011, sont « pratiquement toutes prenables », a-t-il fait valoir.

L’équipe Stephen Harper est selon lui en bonne posture pour mettre la main sur « au-delà » de 15 des 75 circonscriptions québécoises, selon lui. C’est trois fois plus qu’au scrutin de 2011. « On est bien confiants », a dit le député de Lotbinière–Chutes-de-la-Chaudière, pointant les circonscriptions tombées dans l’escarcelle de la Coalition avenir Québec en avril dernier. « Ce sont des circonscriptions où les gens travaillent fort. »

Les promesses de « retourner de l’argent » aux familles afin de leur donner une « bouffée d’air frais » inciteront plus d’un Québécois à se rallier au PCC. « Avec les bonnes politiques qu’on a sur le plan de la famille, on risque de faire une bonne surprise en 2015. »

Par ailleurs, les conservateurs misent fort sur la division du vote entre le Parti libéral du Canada, le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois pour se faufiler dans plusieurs circonscriptions. « Une lutte à quatre peut nous avantager beaucoup. […] Donc, des gens peuvent gagner avec aussi peu que 30, 32 % des votes », a affirmé M. Gourde.

Le recrutement de candidats est plus aisé qu’en 2011, a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, la formation politique a toujours bon espoir de repêcher Gérard Deltell — député adéquiste, puis caquiste à l’Assemblée nationale — afin qu’il brigue les suffrages en octobre 2015 sous la bannière du Parti conservateur. « C’est sûr qu’on y fait des clins d’oeil, a lancé Jacques Gourde. La balle est dans son camp. »

1 commentaire
  • Leclerc Éric - Inscrit 17 décembre 2014 08 h 41

    Parle t-il pour son gouvernement où les municipalités?

    Harper affirme que l'équilibre budgétaire ne sera pas affecté par la baisse du prix du brut; personne - sauf peut-être lui-même - connaît le moment à peu près précis où les prix repartirons à la hausse et limitera les dégâts pour les coffres de l'état, tout en donnant beaucoup moins de redevances sur les taxes aux municipalités.