Gérald Godin, 20 ans déjà

Gérald Godin, au centre, photographié en 1985 en compagnie de de son collègue Jean Garon, à gauche.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Archives Gérald Godin, au centre, photographié en 1985 en compagnie de de son collègue Jean Garon, à gauche.

Plusieurs personnalités du monde politique salueront dimanche l’héritage culturel et politique du poète et ancien député de Mercier, Gérald Godin, à l’occasion du 20e anniversaire de son décès.

L’événement se déroulera à l’invitation de quatre successeurs de M. Godin à l’Assemblée nationale: Robert Perreault (PQ), Daniel Turp (PQ), Nathalie Rochefort (PLQ) et Amir Khadir (Québec solidaire).

Le spectacle prévoit la lecture de quelques poèmes et l’interprétation de chansons en présence des anciens premiers ministres péquistes Bernard Landry et Jacques Parizeau.

La comédienne Tania Kontoyanni assurera l’animation du spectacle d’une trentaine de minutes.

L’artiste Luc Dupont récitera des poèmes et Madeleine Royer va interpréter des pièces de Pauline Julien, la conjointe de Gérald Godin.

Communautés culturelles

Cet hommage regroupe diverses communautés culturelles de Mercier participeront à l’événement. Un choeur de deux écoles grecques va réciter le poème «T’en souviens-tu» en langue grecque. Des Chiliens viendront y présenter une danse traditionnelle.

Gérald Godin est décédé d’un cancer du cerveau le 12 octobre 1994, une maladie qu’il combattait depuis 10 ans.

Durant ses 18 années en politique provinciale, il a occupé plusieurs fonctions dont celle de ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration. Son entrée en politique a été fracassante puisque, contre toute attente, il avait remporté la circonscription de Mercier en délogeant le premier ministre sortant Robert Bourassa lors des élections du 15 novembre 1976.

Il a commencé sa carrière à titre de journaliste au quotidien Le Nouvelliste à Trois-Rivières avant d’entrer à Radio-Canada. Il a aussi été directeur de l’information au défunt Québec-Presse, un hebdomadaire de gauche.

Par la suite, il a entamé une carrière d’enseignement dans diverses universités de la province.

Comme plus de 400 personnes, il a été emprisonné lors de la Crise d’octobre en 1970 en raison de ses idées et sa position en faveur de l’indépendance du Québec.

1 commentaire
  • Pierre Labelle - Inscrit 15 décembre 2014 12 h 39

    Un grand rassembleur!

    En plus d'avoir été un fier indépendantiste, un poète, une personne humble et dotée d'une grande culture, il fut un rassembleur. Je me souviens de ce Gérald qui dansait avec les Grecs de son compté, les danses de leur pays. Ses électeurs, toutes nationalités confondues, lui auront été fidèle jusqu'à la fin. Ils aimaient l'homme qu'était monsieur Godin et lui démontraient à chaque élection.