Québec mise sur les garderies commerciales

Le gouvernement a décidé de siphonner les surplus des CPE, une somme de 45 millions.
Photo: Ashley Wiley iStock Le gouvernement a décidé de siphonner les surplus des CPE, une somme de 45 millions.

Les garderies commerciales non subventionnées pourront afficher les mêmes tarifs que les services de garde subventionnés dès janvier 2015 alors que la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, prépare la conversion de certaines d’entre elles en garderies subventionnées et bloque la plupart des projets autorisés des centres de la petite enfance (CPE).

Dans un courriel qu’elle a envoyé aux membres de la Coalition des garderies privées non subventionnées, sa présidente, Marie-Claude Collin, candidate libérale défaite dans Blainville aux dernières élections, indique qu’elle a été convoquée le 20 novembre dernier par la ministre qui l’a informée des « grandes orientations » du ministère de la Famille et des « nouvelles normes applicables » à partir de janvier 2015. « Aujourd’hui, vous pouvez confirmer auprès des parents qu’à compter de janvier, le coût d’une garderie privée sera le même qu’une place subventionnée », écrit-elle.

Marie-Claude Collin aborde ensuite la question de la conversion des garderies privées non subventionnées en services de garde subventionnés. « Nous allons vous revenir avec de l’information pour la conversion des garderies. Il y en aura, et pas seulement en partenariat avec les CPE. Nous vous confirmons que les CPE se sentent très menacés par nous, mais le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision car il veut diminuer la construction de nouveaux CPE. Il ne veut plus investir dans le béton, mais plutôt dans les places, nos places », signale-t-elle. Marie-Claude Collin, qui est propriétaire de la garderie privée Aqua Nemo, à Blainville, n’a pas rappelé Le Devoir.

Jeudi, Francine Charbonneau a repris à peu près la même expression que Mme Collin, un leitmotiv qu’elle répète depuis quelques jours. « On ne cherche pas à investir sur la brique ; on cherche à investir sur les places », a-t-elle martelé dans un point de presse.

France Caouette, qui est coordonnatrice de la garderie non subventionnée Le vol du colibri, de Rouyn-Noranda, une garderie qui est aussi une coopérative à but non lucratif, un cas unique, a reçu le courriel de la Coalition et l’a transmis à Québec solidaire. « D’après moi, le gouvernement n’improvise pas. Je pense qu’ils savent très bien où ils s’en vont. La ligne était tracée depuis le gouvernement Charest », estime-t-elle. France Caouette a précisé qu’elle s’exprimait en son nom personnel et non pas au nom du conseil d’administration de la coopérative.

Modulation des frais de garde

Le 20 novembre dernier, le premier ministre Philippe Couillard et Francine Charbonneau, en annonçant la modulation des frais de garde en fonction des revenus des parents, ont également dévoilé des changements visant la création de places par les CPE. Ainsi, le ministère exigera une mise de fonds de 50 % de la part des CPE pour la construction de leurs installations, alors que le Programme de financement des infrastructures des CPE en assumait la totalité. Parallèlement, le gouvernement a décidé de siphonner les surplus des CPE, une somme de 45 millions.

Avant même que ne soit adopté le projet de loi 27, que vient tout juste de présenter la ministre à l’Assemblée nationale, le ministère impose les nouvelles règles qu’il contient aux projets déjà autorisés des CPE, projets qui visent la création de 5400 places cette année, soit 85 % des places autorisées par le précédent gouvernement.

Selon le président de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Louis Sénécal, 95 % des projets sont bloqués. Des CPE qui auraient pu mener à bien leur projet même avec les nouvelles règles ne le peuvent plus après la disparition de leur surplus.

Francine Charbonneau ne veut pas « faire des sections » dans les différents services de garde — CPE, garderies privées subventionnées, garde en milieu familial et garderies privées non subventionnées — « et dire que les CPE sont favorisés ». Le gouvernement veut « amener les CPE à opter pour la location » ou à réaliser des « partenariats » avec des garderies non subventionnées, indique-t-il dans son communiqué du 20 novembre. Le cabinet de la ministre n’a pas répondu aux questions du Devoir jeudi.

20 000 places vacantes

Le « Portrait des garderies non subventionnées du Québec », un document que vient de publier le ministère, montre que ces 751 garderies commerciales sont, pour l’essentiel, établies dans la grande région de Montréal, ce qui rendrait irréaliste leur intégration au réseau subventionné, comme le recommandait la commission Robillard. Elles ne sont guère courues par les parents : 20 000 des 50 000 places qu’elles offrent sont vacantes. Souvent, les parents les abandonnent dès qu’ils ont une place pour leur progéniture dans un CPE ou une garderie subventionnée. Leur qualité est très variable : allant d’une installation rivalisant avec les meilleures garderies privées subventionnées — c’est le cas de la garderie de Mme Collin — au local dans un centre commercial vétuste de type « strip mall ».

Pour Françoise David, de Québec solidaire, il est clair que le gouvernement veut freiner l’expansion des CPE. « Je m’insurge contre cette idée de places à moindre coût, a-t-elle dit. On préfère, et de loin, un modèle de service de garde sans but lucratif, dirigé par les parents, de qualité et qui, finalement, devient une sorte de service essentiel parapublic. »

À l’Assemblée nationale, le chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, a accusé le gouvernement de vouloir « briser » le réseau des CPE « pour revenir au modèle des garderies commerciales ».

36 commentaires
  • Pierre Labelle - Inscrit 28 novembre 2014 05 h 52

    Intentions cachées.

    Il est de plus en plus évident que ce gouvernement à pris la relève de celui de James Charrest; favoriser les garderies à but lucratif et ce au dépend des CPE. Pour être certain d'y arrivé, on syphonne même les surplus de 45 millions que possédait les CPE, pas d'argent, pas de nouvelles constructions. Non, ce gouvernement favorise carrément ces nids de magouillages qu'étaient ces garderies privées; "je te fais obtenir ton permit, tu me donne une petite enveloppe".

    • Julie Blaquière - Inscrite 28 novembre 2014 09 h 08

      Les "magouilles" sont toujours de tous les services, privés ou publiques, cela dépend du gouvernement en place dont la conduite réflète sur tout ce qu'il y a dessous. Pour améliorer les services de garde, c'est comme pour le gouvernement, il faut considérer qui les gèrent "vraiment", qui embauchent qui et qui décident de quoi. Les parents et futurs parents auraient intérêt a nommer des représentants qui parlent en leur nom parce qu'actuellement ils sont les otages de tous ceux qui prennent des décisions sur leur tête. Il faudrait que ça paraisse que ce sont "eux" qui administrent ou administent-ils vraiment?

    • Murray Henley - Inscrit 28 novembre 2014 18 h 01

      Le Québec n'a jamais eu le moyen de se payer un système de garderies d'État. Comme trop d'éléments du "modèle québécois", celles-ci ont été financées par déficits récurrents. En plus, on a créé un nouveau "réseau" syndiqué dans lequel des gardiennes d'enfants sont devenues des "éducatrices" à 45 000$ par année.

    • Philippe Fortin - Inscrit 28 novembre 2014 20 h 09

      M. Murray! Avant de nommer les éducatrices des «gardiennes d'enfants» je vous inviterais à visiter un CPE pendant une semaine, de suivre une Éducatrice pas à pas dans sa planification pédagogique ainsi que dans l'application de celle-ci!!! Vous pourriez être bien surpris. Et en plus, si vous saviez le travaille qui est fait pour l'intégration d'enfants en difficultés afin de les rendre prêts pour l'école in extremis!! Et quand vous dîtes 45000$ par an... donnez moi où postuler car je suis éducateur depuis 15 ans... et mon rapport d'impot ne me donne pas ça :) lol

    • Julie Blaquière - Inscrite 28 novembre 2014 21 h 34

      Les "gardiennes" comme vous dîtes monsieur Henley doivent être accréditées. Ce qui signifie qu'elles doivent suivre un processus et une formation qui devrait normalement faire en sorte qu'elles s'élèvent au-dessu du titre de "gardienne". J'ai pour ma part une formation très étendue et je préfère travailler à la maison comme éducatrice car je trouve que le système est plus ou moins standardisé et offre peu de flexibilité par rapport, par exemple, à l'éducation en multi-âge. La compétition y est souvent féroce entre cpe et bureau coordonnateur pour avoir une clientèle plus "régulière". Enfin malgré les efforts soutenus de bon nombre d'individus dans le système la gestion est malheureusement laissé à des directions plus ou moins compétentes parce que les conseils d'administration formés en majorité de parents ne sont souvent pas reconnus à leur juste valeur et peinent à faire valoir leurs points de vue et leurs droits, remarquez que c'est la même chose au niveau des écoles. C'est ce qu'une expérience de quelques décennies m'a démontré mais malgré que le système soit allé cahin-caha depuis plusieurs années avec les gouvernements successifs qu'on a connus, le système s'est amélioré et gagnerait à l'être plus. Les syndicats arrivent quand la gestion devient ineficiente. Mais ces temps-ci nos gouvernement s'intéressent plus à l'économie et le pétrole qu'à l'éducation de nos enfants.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 28 novembre 2014 05 h 59

    Saussisses

    C'est les vendeurs de saussisses qui vont être contant.

    PL

    • Julie Blaquière - Inscrite 28 novembre 2014 21 h 38

      Pas si les parents s'en mêlent comme ça arrive de plus en plus dans les écoles. Pour le privé, ils devront magasiner.

  • Josée Duplessis - Abonnée 28 novembre 2014 06 h 35

    but visé dévoilé

    C'est de la tricherie sociale et de la malhonnêteté flagrante.
    C'est depuis le début une marche vers les garderies privéees pour enrichir soit leurs ex-députés ou leurs amis et non enrichir la collectivité. En plus ils ont vidé les coffres des CPE avant de trafiquer cette loi et bloquer l'expansion des CPE. Machiavélisme libéral
    Les gens n'ont pas élu ce gouvernement pour que le Québec devienne un entreprise privée.
    C'est une honte.
    Il faut s'exprimer samedi.

    • Danielle - Inscrit 28 novembre 2014 10 h 38

      Il faut s'exprimer samedi.

      OUI et en très très grand nombre!

  • Richard Bérubé - Inscrit 28 novembre 2014 06 h 45

    À défaut de pain on mange de la galette!

    Aussi mieux vaut un tien que deux tu l'auras....je pense que cela a du bon sens, si les services offerts sont équivalent à ceux des CPE...oui je sais les employé(e)s ne seront pas syndiqués, mais c'est correct, les coûts d'exploitation seront juste moins élevés...j'imagine que les gens responsables des garderies privées non subventionnées peuvent être aussi compètents sinon plus que les bebelles de l'état...ça devient aussi la norme pour le gouvernement de ne plus possèder d'immobilier plutôt se tourner vers la location....en fin de compte ce que veulent les parents se sont des places disponibles en garderie, des places subventionnées, car cela revient moins cher au gouvernement en crédit d'impôt, et le gouvernement par la même occasion continue à contrôler l'éducation et le dévellopement des enfants, les parents devront se contenter du rôle de progéniteurs et de ''provider'', car Big Brother a choisit lui d'éduquer vos enfants de la façon qu'il en a décidé dans ses officines...

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 28 novembre 2014 09 h 17

      Bien sûr qu'ils sont compétents pour s'enrichir sur le dos des enfants en payant moins les employés qui sont donc souvent moins qualifiés, en nourissant mal les enfants, en passant outre aux exigences de sécurité (oui, oui, bien des garderies privées chipautent la dessus... pour assurer le maximum de profits à leurs propriétaires ou actionnaires). Vos idées néolibérales, M. Bérubé, on devrait les appliquer aussi au domaine de la santé, de l'éducation, etc. Vous verrez ce sera le paradis, comme aux USA, pays champion mondial des inégalités, des écarts de richesse et de la violence. Mais, j'y pense, rendez-vous service, n'attendez pas que le Québec suive cette voie si royale, allez directement vivre de l'autre côté de la frontière vous vous sauverez ainsi du temps et nous sauverez de la salive à vous expliquer ce qui s'avère pourant évident. Mais, pour dire comme ce gars, "il n'y a pas de pire aveugle que celui que ne veut pas voir" et j'ajouterai "car aveuglé par son sectarisme idéologique".

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 novembre 2014 09 h 56

      Réponse à Monsieur Cotnoir, dans la notion privée, doit absolument venir la corruption, l'incompétance et j'en passe..Ne vous est-il jamais venu à l'esprit Monsieur Cotnoir qu'il y a aussi des gens qualifiés, honnêtes, et bien intentionnés du bord des entrepreneurs...le problème au Québec c'est qu'il y a une bonne partie de la population qui doit être constament être tenue par la main par le gouvernement pour décider, pour agir....l'éducation des enfants est le devoir des parents et non celui du gouvernement....de plus Monsieur Cotnoir je ne vous ferez jamais le plaisir de déménager car si tous les gens qui pensent différemment de vous le faisaient qui vous ferais vivre....mais avant tout je voudrais vous faire part de mon expérience personnel en fait de garderie...moi ma fille a commencé à fréquenter la garderie à l'äge de 4 ans, avant c'est sa mére qui en prenait soin....la garderie privée existe toujours et se nomme ''Les trésors de Marie-Claire (Mme Marie-Claire Martin belle-mére de Mitsou) les enfants y mangent probablement mieux que vous ne le faites vous-même chez vous Monsieur Cotnoir. La garderie est bilingue et les enfants y apprennent le français et l'anglais. elle est très sécuritaire etc. Ma fille a été éduquée selon les valeurs de ses parents, et non parkée en garderie presqu'aussitôt le nobril sèché...naturellement nous avons dû nous serrer la ceinture car contrairement à ce que vous pourriez penser nous ne sommes pas riches, policier et secrètaire. Un seul salaire durant quatre ans....après ces 4 années nous avons payé pour la garderie pré-maternelle , maternelle et l'école privée au primaire (tout cela sans subventions seulement les crédits d'impôt) mais moi Monsieur Cotnoir et Madame Harvey, je n'ai pas besoin du gouvernemnt pour remplir mes obligations...mon rôle de parents, avec le système que j'ai choisit ma fille est très bien adaptée au système en vigueur. Elle ne se fie sur le gouvernement, et comme dans la plupart des pays occidentaux e

    • Marie-Maude Lalande - Inscrite 28 novembre 2014 10 h 41

      Richard Bérubé, sans vouloir vous offenser, je ne pensais pas qu'après toutes ces années à expliquer le sens même des centre de la pettite enfance, il restait des citoyens qui ne l'avait pas encore compris.

      Peut-être est-ce là, la plus grande erreur du PQ? Ne pas avoir suffisament expliqué l'évidence?

    • Patrick Boulanger - Abonné 28 novembre 2014 11 h 00

      « je pense que cela a du bon sens, si les services offerts sont équivalent à ceux des CPE (M. Bérubé) »?

      M. Bérubé, il est écrit dans l'article que la qualité des garderies commerciales non subventionnées « est très variable ». Par conséquent, on peut se demander qu'elles vont être les critères de sélection du gouvernement? En outre, je ne sais pas si vous le savez, mais les parents peuvent s'impliquer au sein de leur CPE. Et c'est une très bonne chose à mon avis.

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 novembre 2014 13 h 11

      Madame Lalande j'ai très bien compris, et j'ai aussi compris que ma fille était beaucoup mieux avec sa mère. Par contre si les parents sont déficients et n'ont pas d'allure alors peut-être...mais j'ai toujours cru que devenir parents apportait aussi son taux de responsabilités..Moi je prèfère choisir encore....mais vous si vous devez avoir un organisme qui décide pour vous allez-y....pour votre info il y a en Suède une tendance à éduquer les enfants en garderie avec la notion du non sexué i.e. pas de fille pas de garçon (TV5) un autre bel exemple des biens pensants....

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 28 novembre 2014 13 h 40

      Hummm... Je ne suis pas certain d'avoir de leçons sur les bienfaits du privé à recevoir d'un policier (donc par définition un fonctionnaire vivant au crochet de l'État). D'ailleurs, à suivre votre propos, ce serait sans doute une bonne idée de privatiser la police: le marché se chargerait ainsi de fournir les "gens qualifiés, honnêtes, et bien intentionnés" qui pourraient remplir ce rôle à moindre coût! Pour ma part, sachez que je suis un entrepreneur depuis plus de 42 ans ayant contribué à créer et développer de nombreuses entreprises. Mais les entreprises que j'ai administré et sur lesquelles je siège toujours sont des coopératives ou des OBNL mettant de l'avant les services aux personnes avant l'enrichissement de quelques-uns. Grosse différence! Il y a 3300 coopératives au Québec dont le chiffre d'affaires global dépasse les 30 milliards $ et dont les actifs avoisinent les 250 milliards $. Si on y ajoute les 4000 corporations à but non lucratif, le milieu de l'économie sociale au Québec compte plus d'adhérents que sa population: à titre d'exemple, rien que dans le milieu coopératif, nous sommes 8,8 millions de membres au Québec. Rien de sorcier là-dedans, car une même personne est souvent membre de plusieurs coopératives. Alors, entre nous, s'il y a quelqu'un qui connaît l'entrepreneuriat, c'est bien moi, j'y oeuvre depuis fort longtemps et préside désormais aux destinées de la Coopérative de développement régional des régions de Montréal et de Laval, assurant la relève coopérative en créant bon an mal an plus d'une trentaine de nouvelles coopératives. Alors vos idées d'un autre âge sur les bienfaits supposés du "marché", vous pouvez toujours y rêver, mais elles demeurent très loin de la réalité. La prévarication des libéraux dans l'octroi de permis de garderies privées est aussi bien documenté et semble vouloir reprendre de plus belle. Or faire de l'argent sur le dos des enfants, c'est du vol, comme en faire sur le dos des malades ou sur celui des indigents. Pou

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 28 novembre 2014 13 h 55

      M. Bérubé, si j'ai pris le temps de vous présenter ainsi ces entreprises vouées au bien commun que sont les coopératives et les OBNL, c'est pour vous faire remarquer que les centres de la petite enfance (ou CPE) sont des institutions consacrées à la garde et à l'éducation de jeunes enfants. Ce sont des personnes morales à but non lucratif ou des coopératives gérées par un conseil d'administration composé d'au moins deux tiers de parents utilisateurs des services de garde (voir l'article 7 de la Loi sur les services de gardes éducatifs à l'enfance, adoptée le 16 décembre 2006). Ce sont donc des entreprises, mais à la différence qu'elles font passer le bien commun avant l'appât du gain.

    • Patrick Boulanger - Abonné 28 novembre 2014 14 h 19

      @ M. Bérubé

      « Moi je prèfère choisir encore....mais vous si vous devez avoir un organisme qui décide pour vous allez-y » M. Bérubé)?

      « [...] Big Brother a choisit lui d'éduquer vos enfants de la façon qu'il en a décidé dans ses officines... » (M. Michaud)?

      M. Bérubé, personne n'oblige qui que ce soit à envoyer ses enfants dans les garderies subventionnées.

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 novembre 2014 16 h 58

      Merci de vos explications Monsieur Cotnoir, premièrement s'il y a des policiers c'est qu'il y a un besoin....j'étais peut-être un fonctionaire,qui travaillait pour son argent..diffèrence...mais cela n'a aucune importance...l'important dans mon approche c'est que les enfants sont parqués comme des poulets dans des garderies et elevés par des étrangers avec les valeurs des étrangers....encore chanceux ces enfants qu'il y est l'assurance-maternité car plusieurs de ces enfants ne bénéficieraient pas longtemps des bras de leur mère. comme des veaux...et j'ai toujours des doutes sur les bonnes intentions du gouvernement...qu'est-ce que ces CPE et/ou garderies peuvent apporter de mieux à l'enfant que des parents normaux ne peuvent pas faire de mieux...libèrer la mère pour qu'elle retourne travailler le plus vite possible...rapporter des impôts...quand un couple décide d'avoir des enfants je le répète il y a des responsabilités qui vient avec et une parmis les plus importante est d'éduquer les enfants..je vois chez de jeunes voisines à la maison dans la première année de vie du poupon aller conduire leur rejeton chaque matin à la garderie alors qu'elle est à la maison...vous trouvez cela normal....et pour finir Monsieur Cotnoir c'est bien beau les organisations à buts non lucratif, mais il n'y a absolument rien de négatif à faire des profits honnêtes pour un travail honnête....peut être avec vous trempé trop longtemps dans le bénévolat...et si vous privatisier la police pour un aussi bon service à moindre coût allez-y Monsieur cela nous couterait moins cher.... et si mon travail à pu vous assurer des jours plus serein j'aurai rempli ma mission...

  • Micheline Harvey - Inscrite 28 novembre 2014 08 h 32

    Le syndicat à le dos large...encore une fois!!!!!

    C'est tellement désolant de lire des commentaires comme celui de M.Bérubé. Toujours mettre sur le dos des syndiqués les coûts des services...c'est désolant, voir révoltant.

    Regarder les pays ou il y a le plus de stabilité et de justice sociale), oui il y a beaucoup de syndicalisation. (pays scandinaves).

    Les pays en révolution permanente et en corruption permanente, la syndicalisation est un rêve.

    Alors M.Bérubé vous aimeriez mieux vivre ou?

    Laissons entre les mains des néolibéralistes et capitaliste sauvage notre destiné et vos petits enfants seront des copies d'esclaves pour les multi milliardaires de ce monde...
    Réfléchir ça coûte rien et agir ça raporte...

    Ghislain Marcil