Le ministre veut forcer les épiciers à jeter la viande après trois jours

<em>«On ne peut prendre aucune chance avec la santé humaine</em>, a déclaré Pierre Paradis.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «On ne peut prendre aucune chance avec la santé humaine, a déclaré Pierre Paradis.

Le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, veut interdire le remballage des viandes offertes au détail dans les épiceries. Troublé par les pratiques de certains commerçants peu scrupuleux, M. Paradis a affiché jeudi sa ferme intention de corriger les failles dans la réglementation ou dans la loi le cas échéant.

Selon la recommandation du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), les viandes emballées en magasin doivent être consommées dans un délai de deux à trois jours après la date d’emballage. Or, Radio-Canada rapportait mercredi que plusieurs commerçants apposent une date plus récente sur l’étiquette des produits arrivés à échéance.

En point de presse, M. Paradis a reconnu que la pratique a pris des proportions « alarmantes » et à ce point inquiétantes que des mesures s’imposent pour mettre au pas « les tricheurs ».

« Tricheurs »

Même si la santé des consommateurs ne semble pas jusqu’ici avoir été compromise, le ministre estime nécessaire de « passer à l’action non seulement devant les tribunaux, mais également dans les pratiques », en interdisant purement et simplement le remballage.

L’inspection des aliments est une responsabilité partagée entre Québec et Ottawa. M. Paradis s’entretiendra vendredi avec son homologue fédéral, Gerry Ritz, pour arrimer les lois ou resserrer la réglementation.

« On ne peut prendre aucune risque avec la santé humaine, a déclaré le ministre québécois. Les producteurs québécois produisent des produits de qualité, les consommateurs achètent des produits de qualité [et] sont en droit de s’attendre à ce qu’il n’y ait pas de tricheurs entre les deux. »