Le MIDI ferme ses bureaux régionaux

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) éliminera ses sept bureaux régionaux, dans lesquels 124 personnes sont à pied d’oeuvre à l’heure actuelle.

Le MIDI fusionnera les bureaux de Montréal, de la Montérégie et de Laval d’ici la fin de l’année, après quoi il orchestrera la fermeture des directions régionales de Québec, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières. Ceux-ci seront fermés au plus tard le 31 mars 2015, a confirmé le porte-parole du MIDI, Jonathan Lavallée, jeudi au Devoir.

« Aucun employé permanent de la fonction publique ne se retrouvera sans emploi. Dans tous les cas, les employés permanents sont éventuellement affectés, soit à un nouveau lieu de travail ou à un nouvel emploi dans la fonction publique », a-t-il précisé. Cependant, deux employés, toujours en période de probation, verront leur nom apparaître sur une liste de rappel, tandis que cinq employés occasionnels verront leur contrat non renouvelé à leur échéance ou interrompu en date du 31 mars 2015.

4,6 millions d’économies

La réorganisation administrative permettra de dégager des économies annuelles récurrentes de 4,6 millions de dollars à compter de l’exercice 2016-2017, soit un an après le retour prévu à l’équilibre budgétaire.

Les effets sur les services aux nouveaux arrivants seront nuls, soutient le MIDI, rappelant qu’il s’appuie sur un réseau de quelque 250 partenaires — organismes communautaires, commissions scolaires, cégeps, universités — dans toutes les régions du Québec. « Les services d’accueil et d’intégration qui sont offerts par nos partenaires et mandataires demeurent donc toujours en place et vont continuer de s’améliorer », a souligné M. Lavallée.

6 commentaires
  • Camil Bouchard - Abonné 24 octobre 2014 09 h 18

    Mépris

    On ferme des bureaux régionaux où travaillent 124 personne et on affirme que "les effets sur les services aux nouveaux arrivants seront nuls". Autant dire que ces 124 personnes ne servaient à rien... C'est d'un tel mépris envers ces personnes que l'on peut penser que M. Lavallé n'a pas vraiment pensé à ce qu'il disait.

  • Bernard Dupuis - Abonné 24 octobre 2014 09 h 31

    Et les emplois non permanents? Peu importe?

    Le plus étonnant avec ce gouvernement est l’ampleur des contradictions qui caractérisent ses paroles et ses gestes. Alors que celui-ci se targue de travailler «d’arrache-pied» au développement économique et à la création d’emplois, il s’applique au contraire à supprimer des emplois et à se soucier comme l’an quarante des conséquences économiques pour les familles du Québec. Si les pertes d’emplois se multiplient, ce sont les industries manufacturières qui devront ralentir leurs activités faute de débouchés suffisants pour leurs produits. En conséquence, c’est la voie royale vers une dégradation économique importante.

    L’économie du Québec est déjà très mal en point faute d’investissements économiques de la part du gouvernement fédéral. Il y a bien le pont Champlain, mais les Québécois devront payer sa reconstruction sous forme de péage. Les gestes de désinvestissement économique et d’élimination d’emplois de la part du gouvernement Couillard ne font que contribuer à la dégradation de la situation économique de la province de Québec. Celle-ci demeure l’une des provinces les plus pauvres et les plus défavorisées du Canada.

    Le gouvernement Couillard représente ce petit gouvernement de petits Canadiens-franglais dépendant du Canada anglais contribuant à maintenir le Québec dans un état d'infériorité économique et culturelle.

    Bernard Dupuis, 24/10/2014

  • Nicole Moreau - Inscrite 24 octobre 2014 10 h 24

    on sous-traite au communautaire la politique de régionalisation de l'établissement des immigrants?

    s'il n'y a pas d'effet sur les services aux nouveaux arrivants, c'est parce qu'on anticipe que le communautaire continuera à travailler avec eux et pour eux.

    mais si je me souviens bien, le communautaire, au sens large, sur qui le secteur public s'appuie de plus en plus avait demandé un ajustement des subventions allouées et qui s'est heurté à une fin de non-recevoir dans cette ère d'austérité tous azimut, va-t-il vraiment être en mesure de poursuivre son travail?

    le secteur public va-t-il pouvoir s'assurer pleinement des orientations sur le terrain, ce qui devrait garantir qu'on va vraiment dans le sens de l'application des politiques publiques?

    est-ce vraiment le rôle du communautaire d'appliquer des politiques publiques?

    • Hélène Paulette - Abonnée 24 octobre 2014 11 h 10

      Oui mais on coupe aussi dans le communautaire...

  • Gilles Théberge - Abonné 24 octobre 2014 10 h 34

    La,peur Gauloise était fondée

    ils avaient peur que le ciel,leur tombe sur la tête. C'est fait. Mais il est tombé sur celle de ce gouvernement et de cette ministre dont déjà la nomination était suspecte et ça se confirme aujourd'hui.

    En effet sa conception de l'intégration des immigrants se confirme. Tout le monde à Môrial, et pourquoi pas de préférence à NDG, haut lieu de francisation des immigrants comme tout le monde le sait.

    Infect ce gouvernement. Chaque jour un peu plus. Chaque décision le confirme,m'ont cette dernière, insensée.

  • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 24 octobre 2014 23 h 14

    Chanceux?

    Madame Weil a déjà travaillé pour Alliance Qouébec...et contre la loi 101...et elle continue son "magnifique" travail.

    Avec le 7 avril 2014...nous avons ce que nous méritons.

    ...et ça ne fait que commencer...