ON pourrait appuyer un candidat

Sol Zanetti
Photo: Archives Le Devoir Sol Zanetti

Sans députés, Option nationale pourrait militer pour un candidat de la course à la chefferie du Parti québécois. Une démarche inhabituelle qui viserait à encourager les aspirants chefs du PQ à promouvoir plus activement l’indépendance du Québec.

Dans un avis envoyé vendredi aux membres du parti, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, annonce que le congrès prévu les 22 et 23 novembre prochains verra la tenue d’un référendum… sur le PQ.

Dans l’éventualité où un candidat à la direction du PQ promet une « démarche d’accession à l’indépendance » qui se rapproche « suffisamment » des idées d’Option nationale, une « conférence nationale » pourrait décider si la formation lui donne son appui, précise-t-on.

« Notre but est d’influencer les candidats qui songent à se lancer afin qu’ils appuient une approche franche vers la souveraineté », explique M. Zanetti en entrevue au Devoir.

Que signifie « suffisamment » ? « Ça reste à définir. Ce sera à la conférence nationale de le préciser », explique le chef d’ON.

Premier mandat

Un candidat qui proposera d’attendre à un second mandat pour tenir un référendum sur l’indépendance du Québec n’obtiendrait « certainement pas » les appuis d’ON, précise M. Zanetti.

Martine Ouellet est actuellement la seule candidate déclarée dans la course à la chefferie à la direction du PQ. Membre du clan des « pressés » du PQ, elle s’est déjà engagée à tenir un troisième référendum sur la souveraineté dès le retour au pouvoir du Parti québécois. La députée de Vachon fixe l’horizon référendaire au premier mandat d’un gouvernement du Parti québécois revenu au pouvoir en 2018. Elle se démarque ainsi de deux de ses adversaires éventuels, Jean-François Lisée et Bernard Drainville, qui suggèrent de repousser l’échéance référendaire à un deuxième mandat de gouvernement.

Cette sortie de la direction d’Option nationale survient alors que le fondateur du parti, l’ex-député péquiste Jean-Martin Aussant, renonçait il y a quelques semaines à briguer la chefferie du Parti québécois, malgré les résultats d’un sondage Léger Marketing-Le Devoir qui le plaçait second dans les intentions de vote, derrière Pierre Karl Péladeau. « Je n’ai pas de rôle à jouer dans cette campagne. Je ne serai pas candidat. J’ai fait une pause [de la politique] pour m’occuper de mes enfants, et cela n’a pas changé », avait-il déclaré au Devoir.

Dans une lettre parue dans nos pages à la mi-septembre M. Aussant plaidait quant à lui pour un « congrès de refondation », rassemblant tous les souverainistes, « pas un congrès du PQ ouvert à tous, mais bien un congrès de refondation duquel naîtrait un nouveau grand parti ». Affirmant avoir eu des pourparlers avec différents candidats, il maintient être prêt à se rallier à tout parti qui saura rassembler l’ensemble des forces indépendantistes.

1 commentaire
  • Carroll Roy - Inscrit 20 octobre 2014 19 h 57

    Ce parti devrait, ni plus ni moins...

    se brancher....