Avec PKP, le référendum attendrait

La position de Pierre Karl Péladeau à l’égard de la tenue du prochain référendum ressemblerait à celle qu’a développée Nicolas Marceau, il y a deux semaines, dans une lettre envoyée au Devoir.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La position de Pierre Karl Péladeau à l’égard de la tenue du prochain référendum ressemblerait à celle qu’a développée Nicolas Marceau, il y a deux semaines, dans une lettre envoyée au Devoir.

Candidat probable à la chefferie du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau restesilencieux sur son positionnement, du moins publiquement. Or des rumeurs veulent qu’il s’engage, lorsqu’il se présentera, à ne pas tenir de référendum avant que la situation économique et financière du Québec s’assainisse.

Contrairement à l’impression qu’il avait laissée en faisant son entrée en politique quand il a révélé, le poing en l’air, sa volonté « de faire du Québec un pays », Pierre Karl Péladeau ne ferait pas partie des« caribous », ces indépendantistes pressés d’en découdre avec un référendum programmé dans un premier mandat, une position que doit adopter Martine Ouellet en posant sa candidature.

La position de Pierre Karl Péladeau à l’égard de la tenue du prochain référendum ressemblerait à celle qu’a développée Nicolas Marceau, il y a deux semaines, dans une lettre envoyée au Devoir, avance-t-on. Comme l’ancien ministre des Finances et de l’Économie, le député de Saint-Jérôme soulignerait l’importance de prendre le pouvoir pour faire progresser l’option, tout en misant sur « une croissance économique vigoureuse et des finances publiques saines ».

L’ex-magnat médiatique n’abandonnerait pas pour autant sa conviction que l’indépendance permettrait au Québec de devenir plus riche. En août dernier, sur Facebook, Pierre Karl Péladeau répliquait de façon courtoise au gestionnaire de fonds Stephen Jarislowsky qui avait déclaré : « Si le Québec était plus riche, je serais indépendantiste. »

« Le Québec est déjà riche, écrivait le député péquiste. Maintenant, en nous affranchissant du système fédéral, nous avons le potentiel de nous enrichir davantage […]. »

Candidature économique, certes, mais certains s’attendent à ce que Pierre Karl Péladeau veuille soigner sa gauche en promettant de mettre en oeuvre une mesure clairement progressiste. On a évoqué la gratuité scolaire, « de la petite enfance au doctorat », que l’ancien chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, a proposée.

Refaire une santé financière à l’État avant de tenir un référendum, c’est une démarche qui peut toutefois ressembler à ce que proposent François Legault et la Coalition avenir Québec. Le chef caquiste promet de faire le ménage dans les finances publiques ; une fois le ménage fait, tant les souverainistes que les tenants du fédéralisme renouvelé pourraient reprendre le bâton du pèlerin.

Rappelons qu’avec Martine Ouellet, quatre autres députés péquistes ont indiqué qu’ils envisageaient de se présenter : Bernard Drainville, Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée et Nicolas Marceau.

Différentes propositions

Outre sa démarche volontariste à l’égard du référendum, Martine Ouellet, qui, avant de se faire élire, avait siégé au conseil d’administration du SPQ Libre à titre de porte-parole de la coalition Eau Secours, devrait se camper résolument à gauche.

Bernard Drainville propose que le PQ s’engage à ne pas tenir de référendum lors de la prochaine campagne électorale, en 2018. Si le parti prend le pouvoir, le gouvernement préparerait le terrain, avec des fonds publics, pour en tenir un lors d’un deuxième mandat. Il se veut un candidat centriste qui ne répugnerait pas, une fois chef du PQ, à récupérer des votes à la CAQ.

Alexandre Cloutier entend ramener les jeunes au PQ, tout en modernisant le militantisme au parti pour qu’il accueille directement les idées des membres sans s’encombrer des associations de circonscription ou régionales. Le député de Lac-Saint-Jean croit que le PQ doit s’engager à tenir un référendum dans la deuxième moitié de son premier mandat, mais seulement après avoir recueilli, dans un registre ouvert pendant un an, un million designatures, question de« recréer un mouvement citoyen ».

Jean-François Lisée croit que le PQ ne doit décider de tenir ou non un référendum qu’un an avant la prochaine élection. Prendre le pouvoir est l’objectif premier, ne proposer qu’un bon gouvernement une possibilité. Il souhaite que le PQ demeure un parti clairement social-démocrate — la gauche mais efficace, comme il l’a déjà écrit.

Nicolas Marceau se pose en pragmatique. Il insiste sur le fait que « pour faire l’indépendance, le pouvoir est nécessaire ». Le PQ peut « rendre l’indépendance plus facilement réalisable », notamment en réduisant l’endettement de l’État, endettement qui peut être perçu comme un obstacle à l’indépendance.

43 commentaires
  • Cyr Guillaume - Inscrit 27 septembre 2014 00 h 54

    Bonne chance à tous.

    Mais comme plusieurs, j'opte pour M.Péladeau.

    • Gilles Théberge - Abonné 27 septembre 2014 08 h 50

      C'est clair et net pour moi aussi. Sans que ce soit un rejet des autres candidats potentiels qui sont tous et toutes valables. Ce ne sont pas des ennemis ni des adversaires mais il faut être réaliste, le discours souverainiste doit évoluer.

      Et avec un changement important le Québec pourra enfin aller plus loin et cesser de tourner en rond sous le poids accablant des comptables abats-jour que sont tant les lib's de Couillard que les caqueteux de Legault.

    • Danielle E. Cyr - Abonnée 27 septembre 2014 10 h 45

      Remarquez que la Norvège, qui a fait son indépendance à partir de la Suède en 1905 et la Finlande qui a fait la sienne à partir de la Russie en 1917 jouissent toutes les deux d'une grande stabilité économique et sont dans le haut de l'échelle mondiale sur de nombreux critères: longévité, niveau d'éducation, santé, taux d'emploi, lois environnementales, revenus mieux répartis entre les citoyens, etc. Pourquoi nos leaders souverainistes n'offrent-ils pas aux électeurs québécois des tableaux comparatifs de notre profil socio-économique avec celui de ces pays ? Pourquoi ne pas éduquer les électeurs au lieu de les courtiser. Quelqu'un se souvient-il de René Lévesque, armé bien simplement d'un tableau et d'une craie ? Les Québécois sont loin d'être stupides. Ils comprendraient très rapidement si on leur expliquait.

  • Patrice Giroux - Inscrit 27 septembre 2014 06 h 12

    Si le Québec était riche dans le Canada...

    Il y en aurait plus d'un qui prétendrait alors qu'il ne faudrait pas sortir du Canada. Suivant cette logique implacable, plusieurs et probablement les mêmes prétendent également que puisque nous sommes « dans le rouge », il ne faut pas sortir du Canada. Donc, riche ou pauvre, impossible d'être indépendant. Perdant perdant.

    Fichtre !

    Je me demandais, qu'est-ce qui dans la faune peut servir de comparaison au caribou en terme de calculateur peureux ? Ah ! C'est vrai, probablement que l'espèce a disparu...

    • François Ricard - Inscrit 27 septembre 2014 06 h 46

      Le Canada est un régime politique foncièrement antirépublicain. Le Québécois est républicain.
      La seule manière pour les Québécois de consacrer la prédominance du principe de la souveraineté du peuple est de se doter d’une constitution qui leur est propre.Cette constitution, rédigée et adoptée par le peuple, doit affirmer le principe de laicité, définir sa conception de la citoyenneté, définir le système démocratique dans lequel ils évolueront.
      Pourtant tous nos grands partis, PQ, PLQ, CAQ, QS, préfèrent ignorer ce besoin fondamental de notre peuple, préférant leur survie politique à la survivance du peuple québécois francophone.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 27 septembre 2014 07 h 39

      L'économie, l'économie, l'économie...

      Dans une lettre, intitulée Kant et l'Écosse et récemment envoyée au LeDevoir par Alain Gagnon, on trouve ce passage :
      « Le véritable projet de société qu’implique un référendum sur l’indépendance est précisément celui d’amener une société à la responsabilité, à sa majorité, noble mais exigeante. C’est dans un deuxième temps seulement que les citoyens, libres, autonomes, pourront véritablement se donner un projet de société concret, à leur pleine mesure, y employant l’entendement, le jugement et les moyens que procure l’indépendance. Il n’est pas vrai qu’il n’y aura que des gains, sans coût et sans sacrifice, au pire un coût nul, pas plus qu’il n’est vrai que le passage de l’adolescence à l’âge adulte ne s’accompagne que de gains.»

      C'est bien beau l'économie, mais il n'y a pas que l'économie. Il y a tout le reste, ne l'oublions pas.

    • Normand Carrier - Inscrit 27 septembre 2014 07 h 58

      Même si un jour , le Québec devient la plus riche au Canada , disont avec le pétrole , nous aurions une multitude de raisons pour en sortir ... Depuis quant une nation accepte-elle de se faire gouverner par une majorité qui se foutre de nous ?
      Les différences sont tellement nombreuses tels la langue , la culture , le militarisme ambiant du gouvernement fédéral le manque de sensibilation a l'environnement ect, ect, ..... Je pourrais continuer longtemps mais tous les lecteurs ont leurs listes plus ou moins exhaustives de se sortir de ce plussssssss beau pays ....

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 27 septembre 2014 06 h 40

    … ni sans PKP ?

    « Si le Québec était plus riche, je serais indépendantiste. » (Pierre-Karl Péladeau, PQ)

    Bien sûr ! Bien sûr ! « Si le Québec, si Tralala lala ! » … !

    Bien que ce genre de citations soit d’intérêts, il est « heureux » de se rappeler que, récemment, l’Écosse, plus riche que la Grande-Bretagne et, en plus, avec une langue similaire, vient de voter contre sa propre auto-détermination !

    Bien sûr : Si le Québec était « plus » fier de ses origines, de sa culture, de son patriotisme, de son cœur humain, de sa démarche historique, et s’y souvenant, son indépendance adviendra sans peine …

    … ni sans PKP ? - 27 sept 2014 -

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 septembre 2014 10 h 48

      « Si le Québec était plus riche, je serais indépendantiste. » (Pierre-Karl Péladeau, PQ)» - Marcel Blais

      La théorie du PQ et de PKP est falsifiée, M. Blais.

      On ne doit pas devenir riche pour faire l'indépendance, mais pour le devenir d'avantage.

      Et à ce titre, PKP endosse parfaitement l'idéologie des libéraux et des caquistes, qui tentent tous les jours que le bon dieu nous ramène, de nous faire accroire que le Québec serait un pratiquement devenu pays du tiers monde..

      Alors qu'en donnant plus de *10 milliards par année! ...en cadeaux fiscaux et subventions de toutes sortes, aux banques et aux multinationales, il me semble que le Québec est bien, bien loin de la banqueroute..

      * Références :

      Léo-Paul Lauzon : «Beaux gros cadeaux de Noël aux B.S. corporatifs»

      - 30 décembre, 2013

      .

    • François Ricard - Inscrit 27 septembre 2014 19 h 32

      « Si le Québec était plus riche, je serais indépendantiste. » (Pierre-Karl Péladeau, PQ)» -

      Ce n'est pas PKP qui a prononcé ces mots, mais Stephen Jarislowski.
      Et PKP a répliqué.: "Le Québec est déjà riche."

  • François Ricard - Inscrit 27 septembre 2014 06 h 42

    Un bon chef pour un bon gouvernement

    Je connais des membres du PQ, des membres de QS, des membres de l’ON qui souhaitent ardemment cette "re-fondation" du PQ.Un renouveau où la base serait résolument impliquée.
    Un PQ qui, dès élu, procéderait à son LIT : récupérer les LOIS qui régissent sa société ; instituer un IMPÔT unique et gérer les TRAITÉS qui le touchent.
    Un PQ qui, en consultation avec le peuple, élaborerait une constitution républicaine démocratique. Cette constitution serait alors soumise pour approbation par le peuple soit dans une élection référendaire soit par un référendum.
    Les raisons de l'indépendance ne sauraient qu'être économiques et financières. La raison principale réside en notre survie et en notre épanouissement en tant que sosiété culturelle francophone en Amérique, une société aux valeurs républicaines où le peuple est vraiment souverain et démocratique.
    Des gens à la gouvernance souverrainiste, pour soi-disant "remettre le Québec sur pied", manquent d'envergure et se condamnent à n'être que des satrapes provinciaux. Si Péladeau est de cette mouture, il ne réussira certainement pas à unifier les indépendantistes.

    • Danielle Dubuc - Inscrite 27 septembre 2014 10 h 48

      Ma raison principale d'être souverainiste en est une économique. Bien sur que j'ai ma fierté mais je peux l'assumer seule. Je la préférerais collective mais trp de fois les québécois m'ont déçu sur ce point. Rien ne me rendrait plus fière cependant qu'ils votent enfin pour leur maturité en tant que peuple, en tant que "Nous". Pour le moment le "Nous" ne me ressemble pas : Couillard majoritaire et ce après un gouvernement Charest pendant 9 ans! Je n'en reviens toujours pas. Alors je dis que nous manquons la cible, celle qui intéresserait tout le monde, celle qui nous unis dans un même "problème" celui de l'émancipation et du succès du Québac au plan économique. Cela touche tous ceux qui habitent le territoire : anglais, immigrant, religions inclus! Car les politiques fédérales ignorant les intérêts du Québec et celles déastatrices pour lui (Mirabel pour ne siter que ce scandale éhonté) s'impose à travers le territoire et ce territoire au sens politique et électoral est FRANCOPHONE. Alos je dis unissons nous sur une question qui nous touche tous et qui s'élabore à notre perte dans ce système fédéral : optons por la souveraineté pour une question économique qui s'impose à tois à travers notre territoire commun la Québec.

    • Johanne Bédard - Inscrite 27 septembre 2014 12 h 22

      À Monsieur François Ricard,

      Merci beaucoup M. Ricard pour cette analyse si juste et crédible.

      Cette idée que le Québec fasse, enfin, son LIT, est un énoncé digne d'une mention plus qu'honorable. Ce sont des idéateurs comme vous que le Parti Québécois devrait accueillir en ses rangs.

      Continuez de nous alimenter de vos réflexions si pertinentes qui nourrissent positivement notre esprit indépandentiste, qui a tant besoin d'être sauvegardé !

    • Michel Sénécal - Inscrit 27 septembre 2014 22 h 57

      PKP pas PKP, le PQ serait toujours soumis a deux étapes cruciales
      avant la victoire finale, qui est le pays du Québec.

      D'abord une élection qui mettrait le PQ au pouvoir
      a la tete d'un gouvernement majoritaire
      puis un référendum ou le OUI l'emporterait, clairement.

      Depuis la formation du PQ, ces deux étapes ont été indiscociables.
      A moins bien sûr de faire une élection référendaire.

      Le probleme du PQ, c'est de gagner une élection et être élu majoritaire.
      En 2018, ça serait déja un exploit.

      Il ne faudrait surtout pas croire que le 25% que le PQ a récolté aux dernieres élections est simplement dû a Pauline ou a la charte.

      Ce serait la une grosse erreur.

  • Robert Henri - Inscrit 27 septembre 2014 06 h 44

    Péladeau souverainiste ?

    Péladeau souverainiste ? Faux! S'il était souverainiste, il dirait être prêt et disposé à tenir un référendum à tout moment propice. Comme ça, à tout moment il pourrait tenir un référendum légitime. «Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?». Question claire et connue. Mais Péladeau n'est pas souverainiste. Il en donne la preuve par son refus de tenir un référendum dans un premier mandat.

    • Danielle Dubuc - Inscrite 27 septembre 2014 11 h 01

      Vus vous égarez il me semble... PKP n'a donné aucune diection à son éventuel mandat de chef du PQ... il n'a même pas dit vouloir briguer ce poste. Tout ça n'est que rumeur. Monsieur Péladeau est un homme d'affaire à succès. Il n'a nul besoin de s'immiser en politique mais il le fait et ce n'est pas pour un combler un "trip de pouvoir", ce n'est pas sa tasse de thé. C'est un homme simple comme l'était son père mais je dirais qu'il le dépasse en ceci : c'est le premier homme d'affaires québécois à rendre publique ses allégeances politiques pour la séparation du Québec. C'est courageux et il a toute mon admiration pour faire passer ses convictions avant ses affaires ce que les autres de sa race n'osent pas faire. S'Ils le faisaient nous n'en serions pas là.... J'ai été encouragée quand un Péladeau s'est humblement joint à l'équipe... enfin... et j'ai été grandement décue quand un Aussant l'a quitté. Ce sont des hommes comme ça qu'il nous faut, conscients de l'économie, capables et engagés pour l'avenir des leurs. Bien que le PQ aie toujours eu des gens sincères et engagés qui ont fait de la souveraineté le but de leur vie (Lévesque, Marois, Parizeau, Landry et bien d'autres) ce sont des gens comme Parizeau qui sont capable de la faire et plus encore une équipe Péladeau-Aussant car la clairvoyance de gens d'affaires comme PKP unie à celle reconnue d'un économiste comme Aussant c'est fort sur tous les pans. Ce serait mon choix pour finalement y arriver et marcher vers le futur sur la route du succès.

    • Johanne Bédard - Inscrite 27 septembre 2014 13 h 18

      Réponse à : Mme Danielle Dubuc

      Madame, vous avez une vision hors du commun et rarissime qui mérite d'être soulignée.

      Je suis tout à fait en accord avec votre opinion quant au choix de la personne la plus apte, compétente et « incorruptible », à gouverner le Québec.

      L'amalgame Aussant-Péladeau est sans doute la composante la plus efficace, la plus compétente et la sûre à assurer aux Québécois le devenir Souverain.

      Nous avons là deux penseurs comtemporains qui ont, chacun dans leur vie professionnelle, prouvé de quoi ils étaient capables. Un brillant économiste indépendantiste, et un homme d'affaires aussi indépendantiste, dont la réussite est incontestable.

      Mais, la question cruciale est de savoir, S'ILS auraient la capacité de mettre leur « ÉGO » en veilleuse, afin de s'engager à réaliser le mandat clair que les Québécois leur donneraient. Ce n'est pas une mince affaire que de rallier en une même idéologie, deux pensées qui diffèrent probablement en plusieurs points. Quelle ouverture ont-ils l'un envers l'autre ? Accepteraient-ils de donner l'exemple au peuple et s'unir pour notre cause ? Est-ce que l'indépendance du Québec leur tient à ce point à coeur, qu'ils seraient prêts à faire d'immenses concessions pour le bien commun ?

      Il est intéressant de constater que même s'ils possèdent tous les deux le bagage nécessaire pour mener le Québec à sa destination ultime, tout repose sur ce qui est prioritaire pour chacun d'eux. Leur orgeuil ou leur capacité d'humilité et de résilience...

      Il ne peut y avoir qu'un chef ; l'autre serait son égal. Fou, impossible, farfelu, peut-être. Et si on innovait un peu en matière de gouvernance ? Si on changeait la façon de faire et que l'on partageait le pouvoir ? Ça, ce serait du renouvellement, ce fameux renouveau dont on parle tant au PQ présentement.

      Messieurs, l'avenir du Québec est entre vos mains, prenez vos responsabilités !