Nordiques : Québec pose des conditions à une participation du gouvernement

Québec — Le premier ministre Philippe Couillard est ouvert à un partenariat financier dans une équipe de hockey professionnel à Québec à la condition que les contribuables en retirent un profit.

M. Couillard a affirmé vendredi que pareil scénario ne pourra cependant pas être envisagé avant l’année du rétablissement de l’équilibre budgétaire, prévu au terme de l’exercice 2015-2016.

Lors d’une visite du chantier de l’amphithéâtre de Québec, un projet auquel l’État québécois a versé une subvention de 200 millions, M. Couillard a répété que le gouvernement laissera l’initiative au secteur privé dans le projet de concession de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Dans un échange avec les journalistes, M. Couillard a exclu toute subvention qui permettrait de ressusciter les Nordiques de Québec, déménagés de la capitale en 1995.

Selon le premier ministre, les contribuables devraient tirer des profits d’une éventuelle participation financière du gouvernement.

Durant sa visite du chantier, M. Couillard était guidé par le maire Régis Labeaume, qui n’a pas voulu se prononcer sur l’opportunité d’un soutien financier supplémentaire de Québec afin d’obtenir une concession de la LNH.

Le ministre du Travail, Sam Hamad, responsable de la région de Québec, a lancé cette semaine l’idée que le gouvernement québécois offre un « prêt garanti » pour faciliter le retour du hockey professionnel.

L’amphithéâtre de Québec doit être inauguré dans un an. Jusqu’ici, le gestionnaire de l’édifice, Québecor, n’a donné aucun signe concret qu’une équipe de la LNH sera présente à ce moment dans la capitale.

La totalité des coûts de construction de l’édifice, soit 400 millions, est partagée entre la Ville de Québec et le gouvernement québécois.

Lors d’un point de presse sur le toit de l’édifice, M. Couillard a posé des conditions à une participation éventuelle du gouvernement dans une concession de la LNH.

« L’équilibre budgétaire, c’est 2015-16, a-t-il dit. Si dans cette année-là, il y a un projet réel avec des partenaires réels qui mettent leur argent, sur la table à eux avant, à ce moment-là on va être intéressés à regarder ça comme transaction d’affaires. »

« Parce que c’est une entreprise, qui est là pour faire des profits. Et pourquoi pas ne pas faire faire des profits aux Québécois. Mais on va être très prudents. Et on va être là bien sûr avec le maire, avec la Ville, pour voir la progression de cette histoire-là. Mais encore une fois l’idée est d’être là au bon moment et de la bonne façon. »

En 2009, M. Labeaume avait lancé l’idée de ramener les Nordiques à Québec. Le gouvernement s’était d’abord engagé à verser 50 millions dans le projet, pour hausser ensuite sa subvention à 200 millions, en 2011.