Les syndicats appellent à la solidarité contre l’austérité

De nombreuses pancartes aux couleurs de la Coalition arboraient le slogan «On n'a rien volé (nous)».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir De nombreuses pancartes aux couleurs de la Coalition arboraient le slogan «On n'a rien volé (nous)».

Une grande manifestation pour dénoncer la réforme des régimes de retraite des employés municipaux et les mesures d’austérité du gouvernement Couillard a regroupé des dizaines des milliers de personnes issues notamment de groupes syndicaux, communautaires et de retraités samedi à Montréal. « Il va falloir que l’on se serre tous les coudes… On a le pouvoir de foutre le bordel s’ils viennent voler nos conditions de travail », a lancé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, qui organisait la marche.

M. Ranger croit que le mouvement d’opposition va rapidement s’élargir lorsque la population constatera l’ampleur des compressions envisagées par le gouvernement. Il signale que la multiplication d’informations voulant, entre autres choses, que l’on songe à sabrer le régime de congés parentaux, à augmenter le coût des services de garde, à abolir les agences de santé et à fermer des conservatoires de musique et d’art dramatique, représentent autant de mesures qui auront des effets néfastes dans l’ensemble de la société.

M. Ranger a notamment reproché au premier ministre et à ses ministres de l’Éducation et de la Santé de faire preuve d’hypocrisie dans ces négociations. « Actuellement, le véritable objectif du gouvernement, c’est de réduire nos conditions de travail négociées depuis 30 ans dans le monde municipal. Au ministre [Pierre] Moreau et aux trois médecins qui sont au gouvernement, et qui se croient tout permis, je veux qu’on envoie un message très clair », a déclaré M. Ranger lors d’un discours devant la foule, entraînant des applaudissements nourris et des cris d’enthousiasme.

« C’est important, ce que nous sommes en train de faire. Aujourd’hui, [le mouvement] s’élargit avec toutes les grandes centrales qui se joignent à nous, parce que ce que le gouvernement est en train de faire, c’est d’abord y aller avec le projet de loi 3, mais aussi de lancer plusieurs ballons d’essai. »

De son côté, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a rappelé que le mouvement visait à obtenir des négociations « sans être encarcané, sortir du carré de sable que le gouvernement veut nous imposer ».

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