Les syndicats se disent prêts à collaborer

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

Au terme d’une rencontre avec le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, les chefs syndicaux du Front commun qui représente 430 000 employés de l’État se sont montrés disposés à collaborer avec le gouvernement Couillard pour revoir les façons de faire de l’État.

 

« On est d’accord à ce qu’on réorganise le travail, mais avec la participation des travailleurs et des travailleuses », a résumé le président de la FTQ, Daniel Boyer, au terme d’une rencontre de deux heures qu’il a qualifiée d’exceptionnelle. « Cette rencontre prénégociations, c’est la première fois que je vois ça », a-t-il dit. Le Front commun doit présenter ses demandes d’ici la fin de l’année.

 

Martin Coiteux était accompagné du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc. Le chef de cabinet du premier ministre Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne, était aussi de la partie afin de souligner que la rencontre engageait l’ensemble du gouvernement.

 

Objectifs communs

 

Le président du Conseil du trésor a servi un discours lénifiant aux chefs syndicaux. « On a amorcé un dialogue pour réussir, dans le cadre de cette négociation, à atteindre les objectifs qui nous sont communs, à nous et à nos partenaires syndicaux, qui sont justement de préserver la pérennité des services publics auxquels les Québécois tiennent beaucoup et avec raison », a-t-il affirmé dans un point de presse à l’issue de la rencontre.

 

« On a eu droit à un grand discours sur les finances publiques, un cours d’économie 101 », a indiqué Daniel Boyer. Il juge que le gouvernement a délimité un « carré de sable très étroit » avec un retour à l’équilibre budgétaire « très hâtif »,dès l’an prochain. À l’approche de chaque négociation dans le secteur public, le gouvernement affirme qu’il n’a pas d’argent, que les contribuables n’ont pas les moyens de se payer les services publics et qu’il faut réorganiser le travail, a rappelé le président de la FTQ. « On a déjà joué dans ce film-là. »

 

Si le gel des effectifs fait partie des plans du gouvernement libéral — 15 000 employés par an prendront leur retraite au cours des prochaines années —, il n’est toutefois pas question de geler les salaires des employés de l’État, a précisé Martin Coiteux.