Marguerite Blais financée par Dessau?

Marguerite Blais est députée de la circonscription Saint-Henri– Sainte-Anne, à Montréal.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Marguerite Blais est députée de la circonscription Saint-Henri– Sainte-Anne, à Montréal.

L’ex-ministre libérale Marguerite Blais aurait bénéficié du financement illégal de la firme de génie-conseil Dessau, révèlent de nouveaux documents judiciaires obtenus par un consortium de médias dont fait partie Le Devoir.

 

Mme Blais, réélue en avril dernier, a elle-même confirmé aux enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) que Benoit Savard, un vice-président de Dessau, avait contribué à son financement « pour la récolte de 2008 ». Une deuxième source, Camille Gagnon, a confirmé son propos aux enquêteurs.

 

Les informations sont tirées d’une déclaration assermentée d’un policier, produite en cour pour obtenir les mandats de perquisition à la permanence du Parti libéral du Québec, rue Waverly à Montréal.

 

Financement « sectoriel »

 

Les policiers ont récupéré une dizaine de courriels entre Violette Trépanier, responsable du financement au PLQ, et Benoit Savard, qui était alors vice-président chez Dessau. Le rôle de Dessau et de M. Savard n’est pas précisé dans les documents, qui sont encore caviardés.

 

Benoit Savard, un militant libéral de longue date, fut organisateur en chef du parti jusqu’en 2007. Cette année-là, il s’est joint à Dessau où il a oeuvré comme vice-président principal jusqu’en octobre 2013.

 

Selon la théorie des policiers, une partie importante du financement dit « sectoriel » au PLQ visait les firmes d’ingénierie et les entrepreneurs en construction, ce qui contrevient à la loi électorale.

 

« L’enquête […] vise précisément le financement occulte fait par le PLQ auprès des entreprises via un système de prête-noms », affirme le policier dans sa déclaration.

 

La firme de génie-conseil Roche et Infrabec (l’ancienne entreprise de Lino Zambito) auraient fait partie des donateurs du PLQ, ainsi que d’autres sociétés dont les noms sont caviardés dans les documents.

 

Des infractions criminelles de fraude, abus de confiance et entrepreneur qui souscrit à une caisse électorale auraient pu être commises. Les faits n’ont pas été prouvés en cour, et aucune personne n’a été arrêtée à ce jour dans la vaste enquête de l’UPAC sur le financement illégal du PLQ.

 

Les policiers s’intéressent notamment au rôle joué par Marc Bibeau, grand argentier libéral bénévole et proche de l’ex-premier ministre, Jean Charest, et à celui tenu par Joël Gauthier, ex-directeur général du PLQ et ex-dirigeant de l’Agence métropolitaine de transport (AMT).

9 commentaires
  • Guy Vanier - Inscrit 9 septembre 2014 07 h 09

    On attend quoi pour agir?

    Que les preuvent disparaissent? Nous sommes gouverner pas des gens sans scrupules qui fraude le système.
    Et ce bon gouvernement cours après les pauvres qui reçoivent du BS.
    Cherchez l'erreur......

    • François Dugal - Inscrit 9 septembre 2014 08 h 25

      Il n'y a pas "d'erreur", monsieur Vanier. Les anciens dirigeants de PLQ ne seront jamais inquiétés, et ce, pour deux raisons fort simple:
      - le premier ministre nomme les juges
      - le ministre de la justice nomme le chef de police
      Le pouvoir politique jouit de facto de l'immunité la plus totale; la justice appartient aux riches, ne l'oubliez jamais.

    • Jacques Cameron - Inscrit 9 septembre 2014 09 h 40

      Bien dit. Mais ce n'est pas une erreur, ils savent ce qu'ils font: Dresser les travailleurs à petits revenus contre les B.S considérés paresseux qui gagnent presqu'autant qu'eux. Mario Dumont a fait une campagne sur ce thème et ce fut celle qui l'a mené au portes du pouvoir.

  • Gilles Théberge - Abonné 9 septembre 2014 09 h 42

    Ce parti est vraiment corrompu jusqu'à la Moëlle

    Imaginez, Sainte Marguerite Blais, l'amie des vieux, finalement sous ses airs angéliques elle fait vraiment partie de la gang.

    Emmenez-là devant la Commission Charbonneau, elle jurera qu'elle n'en savait rien. Comme avant elle Violette Trépanier, Line beauchamp, Nathalie Normandeau, et tous les autres qui gardent le silence en priant la bonne sainte Anne que rien ne sorte sur la place publique.

    • Gilbert Garnier - Inscrit 9 septembre 2014 12 h 47

      Oui malheureusement ... tous les partis le sont maintenant.

      Quand pensez-vous que Madame Marois devra se présenter pour nous informer du fameux "deal" de son conjoint?

      Amicalement!

    • Richard Laroche - Inscrit 9 septembre 2014 13 h 49

      C'est la même affaire que le maire Tremblay. Quelqu'un de naïf qui ne se doute de rien et que la grosse machine financière-politique utilise à ses fins.

  • Claude Levac - Inscrit 9 septembre 2014 11 h 59

    Élection.

    Réclamons des élections maintenant.

    • Gilbert Garnier - Inscrit 10 septembre 2014 08 h 09

      Monsieur Levac?

      Vous êtes vraiment drôle et sûrement mauvais perdant. Un gouvernement majoritaire élu démocratiquement est ici pour rester!

      Passez à autre chose ... Aux chicanes internes des membres du PQ peut-être?

      Merci Monsieur pour ce sourire ce matin ... Je me bidonne!!!