Retraite: les syndicats se heurtent à un mur

Les syndicats peinent à marquer des points à la commission parlementaire sur les régimes de retraite municipaux. Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau est non seulement opposé à leurs positions, mais il leur reproche de ne pas lui proposer d’autres options.

 

« Je n’ai pas eu de réponse, a résumé le ministre en après-midi. Si je ne fais pas assumer par l’indexation une portion du déficit attribuable aux retraités, je vise qui ? […] Il me reste deux possibilités. C’est soit les contribuables en général, dont les deux tiers n’ont pas de fonds de pension, soit les cotisants actifs qui sont de jeunes travailleurs. Et là, il y a un problème d’équité intergénérationnelle. »

 

Le premier ministre Philippe Couillard s’est, lui aussi, montré peu ébranlé dans ses convictions. Il s’est dit « toujours à la recherche d’arguments de fond » de la part des syndicats d’employés municipaux. « Je n’entends pas parler des contribuables. Je n’entends pas parler de la définition d’un régime de retraite en santé. […] J’attends toujours », a-t-il déclaré.

 

Le blocage découle du refus des syndicats de toucher à l’indexation automatique de certains retraités. Une mesure qui permettrait d’aller chercher des centaines de millions, mais qui, selon eux, nie des promesses faites aux travailleurs.

 

Actuellement, le déficit passé est assumé à 100 % par les villes, mais, à l’image du maire Régis Labeaume, le ministre parle plutôt d’un déficit assumé par les contribuables. Il demande dès lors aux syndicats de lui proposer un compromis entre 0 et 100 %. Sans succès.

 

Plusieurs lui ont rétorqué qu’un tel partage pourrait être établi dans le cadre de négociations. Les syndicats ont changé d’attitude, selon François Vaudreuil de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui représente des plus petites municipalités.

 

« Les ententes qui ont été prises dans plusieurs secteurs constituent des reculs qui, il y a à peine une décennie, auraient constitué des conflits épiques, a-t-il dit. Mais, en raison de la situation de capitalisation des régimes de retraite, ils ont fait des réflexions, ils ont négocié avec les villes et ils ont avancé. […] Alors, faisons-leur confiance, et puis ils vont être capables de le faire. »

 

Le président du syndicat des cols blancs de la ville de Québec, Jean Gagnon, abondait dans le même sens, mais sans être plus précis. « Ça va s’améliorer, a-t-il dit à propos du déficit accumulé. Est-ce que ça va se résorber ? Je ne le sais pas. »

  

Les syndicats isolés

 

La semaine prochaine, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) compte d’ailleurs présenter aux élus une dizaine d’ententes récentes où les syndicats ont fait des concessions importantes concernant les régimes de retraite et les déficits passés.

 

« Dans toutes nos ententes, on a réduit les coûts pour les contribuables, on a mis de l’argent pour nos régimes de retraite, on a fait la job, puis on va continuer », a dit Marc Ranger, porte-parole du SCFP lors d’un point de presse de la coalition syndicale contre le projet de loi. Il compte notamment présenter le cas de la municipalité de Pointe-Claire, où les cols bleus ont renoncé à 1,5 % de salaire pour renflouer le régime de retraite.

 

Or, jusqu’à présent, ces arguments n’ont pas convaincu le ministre, qui réclame une « obligation de résultat » et plaide l’urgence d’en finir rapidement avec les déficits qui totalisent 3,9 milliards. « Dans les trois dernières années, c’est infinitésimal, le nombre de situations où on a éliminé le déficit passé. »

 

Les syndicats semblent en outre isolés dans ce débat. Leurs représentants martèlent que certains élus sont de leur côté sur la question des déficits passés, mais ces derniers ne se manifestent pas.

 

Jeudi, M. Ranger a reconnu qu’il n’avait pas reçu de réponse à l’appel lancé aux municipalités mercredi. À un journaliste qui lui demandait d’expliquer ce silence, il a rétorqué que c’était une « bonne question ».

 

Mercredi, les élus de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) avaient affiché un consensus assez flou sur cette question.

 

Une position « un peu décevante » aux yeux du député caquiste Mario Laframboise, qui aurait souhaité se faire présenter davantage de points de vue. Du côté du Parti québécois, on répète depuis le début que les deux principales faiblesses du projet de loi sont son « caractère mur-à-mur » et l’imposition de mesures rétroactives, a rappelé le porte-parole Alain Therrien. À la question de savoir si on pouvait « faire confiance » aux négociations pour endiguer les déficits, il s’est toutefois montré prudent. « On a remarqué depuis deux ans que les syndicats sont beaucoup plus ouverts », a-t-il dit avant d’ajouter qu’il ne pouvait pas dire ce que l’avenir nous « réservait ».


Avec Marco Bélair-Cirino

64 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 22 août 2014 04 h 02

    Machiavel Couillard

    Le gouvernement québécois pousse de manière délibérée à verser dans les débordements. J'en ai la conviction.
    Il tente d'arriver à une version "nouvelle et améliorée" de la stratégie qui a si bien fonctionnée avec les étudiants.
    Les Libéraux ont besoin d'une nouvelle occasion pour montrer que nous ne serons toujours définitivement que des demis-civilisés.
    Si les chefs syndicaux ne trouvent pas une autre avenue de pression que la brutalité, ils feront simplement le bonheur de qui veulent affaiblir le Québec en détruisant les assises sociales que nous nous sommes données de manière autonome, depuis l'après-guerre. Piégés, ils ont donc entre leurs mains une responsabilité qui dépasse, et de loin, les seuls conditions de travail de leurs membres.
    Qu'ils ne fassent pas le jeu de ceux qui cherchent à détruire les acquis et les particularismes collectifs du Québec. Je les en conjure personnellement. Et peut-être d'autres ici avec moi ?
    La créativité des manifestants et l'innovation dans les protestations seront les seules avenues possibles pour les manifestations inévitables du mécontentement syndical et social qui ne peut qu'arriver. Qui ne peut qu'arriver, par la démarche volontaire et planifiée d'un gouvernement Couillard qui ressemble de plus en plus à un clône machiavélique de l'ex-gouvernement Charest.
    Le rejet de la violence d'expression, surtout par les policiers, forcera à la solidairité de tous.
    Le Premier Ministre Couillard reprend dorénavant les choses exactement là où les a laissé le gouvernement Charest.
    Et pendant ce temps, en face de celui-ci, les autres se tiraillent pour savoir qui sera le chef. Mais le chef de quoi, donc ?
    Celui d'une opposition incapable de mobiliser la population ?
    Ceux de deux partis indépendantistes qui jouent aux divas politiques ?
    Le projet, voilà la seule et unique chose qui compte. Seule obsession qui vaille: le pays à construire.
    Notre seul chef véritable sera celui ou celle qui unira nos efforts.
    VLQL !

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 22 août 2014 08 h 32

      "La créativité des manifestants et l'innovation dans les protestations seront les seules avenues possibles pour les manifestations inévitables du mécontentement syndical et social qui ne peut qu'arriver." Pour que ça arrive... il faudrait de bonnes idées et un large appui.

      Le mécontentement social dans le cas présent, n'existe pas, la population à l'aise ou démunie n'y voit aucun intérêt collectif ou individuel. Alors je ne sais à quoi rime votre "qui ne peut qu'arriver" si non à un optimisme déphasé basé sur le néant. D'autre part, si ces syndiqués de longue date et eux bien nantis avaient de vrais arguments et quelques onces d'empathie on aurait entendu ou vu cela sur la place publique, mais ils n'en ont rien, juste de gros apétis, du mépris ou de l'indifférence, que ce soit pour les bien nantis comme eux, ou des crèves la fin qui bossent au salaire minimum ou en tant que saisonnier.

      Vous parlez des assises sociales que nous nous sommes données de manière autonome depuis l'après-guerre... D'après vous rien ne peut ou ne doit, changer? - vu qu'en fait rien ne change dans votre esprit, et que partant de là on doit poursuivre dans l'immobilisme. Ben coudon! toute une vision sociale et on va aller loin avec ça: vers le fond du baril?

      En tous cas, laissez-moi vous dire, le syndicalisme que vous évoquez me semble ne pas avoir grand chose à voir avec un certain Michel Chartrand...

    • Yves Côté - Abonné 22 août 2014 09 h 51

      Madame Massicotte, merci de m'avoir lu.
      Tout d'abord, de bonnes idées, les Québécois n'en ont jamais manqué. Même si parfois, la "publicité" pour elles manquent largement... ce qui explique que les larges appuis sont difficiles à obtenir.
      Ensuite, sur ce "qui ne peut qu'arriver", dans les mêmes conditions générales, les mêmes causes donnent toujours les mêmes conséquences. Et je ne crois pas que le situation générale du Québec ait bien changée depuis que le gouvernement Chatrest nous a traficotté un belle petite crise étudiante...
      Maintenant, à propos des assises sociales, non je ne crois pas qu'il soit bon de déshabiller Pierre dans l'espoir purement théorique des promesses politiques d'habiller Paul. Moi, je pense que tout le monde mérite d'être bien habillé lorsqu'il a le courage de travailler.
      Et finalement, il me semble avoir dèjà entendu Michel Chartrand dire que le patronat excelle à retourner les syndiqués les uns contre les autres et qu'il fallait d'abord commencer par résister à cela ?
      De mémoire, je pense que c'était à propos des déclarations du père Péladeau, lors d'une grève au Journal de Montréal et il faisait référence à la grève chez Murray Hill où une partie des salariés faisaient plus confiance aux boss qu'aux chefs syndicaux...
      Ceci dit, sous toute réserve d'événement.
      Au plaisir, Madame.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 22 août 2014 09 h 53

      Quel chef, au Québec ou au Canada, a déjà mobilisé la population? Aucun à mon avis, puisque nous ne vivons pas dans une dictature, et que y a juste là où tout le monde est sensé pensé pareil, où bien là ou le peuple n'est pas uni fondamentalement sur cette option, comme ce fut le cas en Algérie, un oui à 90% et quelque...

      D'autre part, c'est sûr qu'un véritable chef, surtout fondamentalement indépendantiste et n'ayant pas peur des mots, surtout pas dans une question référendaire, pourrait mener un parti vers un mandat majoritaire, mais où est-il ce chef? certain diraient Beaulieu, mais pas de chance il est à Ottawa. D'autres qui ont accepté sans broncher la dictature imposée du dernier gouvernement dont ils faisaient parti, je pense surtout à Drainville, mais aussi à Lysée? Ouais... un pensez y bien...

      Je pense aussi à Péladeau, mais peut-être ne se sent-il pas bienvenu dans un parti où une bonne partie des ex et peut-être mème des nouveaux lui mettent la défaite sur le dos, puisque la gang de trouillards que nous serions aurions eu peur à en mourir... d'un référendum qui ne faisait même pas parti du programme ou même du discours (pendant des mois on en avait que pour la charte), mis à par lui-même, bien sûr.

      Ce parti cherche un chef, mais sans remise en question il commence à me faire pensé à une vieille picouille: presque cinquante ans de tataouinage, chefs inclus... au premier chef!

      Céline A. Massicotte indépendantiste de la première heure et électron libre...

  • Pierre Germain - Inscrit 22 août 2014 04 h 12

    M. Moreau,

    Proportionnellement à la population, il y a deux fois plus de députés provinciaux au Québec qu'en Ontario. Diminuer de 50 % rétroactivement et unilatéralement le salaire des anciens députés du Quebec, par une loi, permettrait d'alléger les finances publiques du Québec.

    • François Dugal - Inscrit 22 août 2014 08 h 22

      Bonne idée, monsieur Germain.

    • Louis Palardy - Inscrit 22 août 2014 09 h 41

      Et diminuer le nombre de députés par le même fait...
      75 députés fédéraux du québec ===> 125 Députés provinciaux...
      que l'on ramèene ça à 75 Députés provinciaux, comme en ontario!!!!

      Même chose à Montréal où il y a tellement d'élus de maires d'arrondissements et de sous...hotels de ville.
      Un peu de ménage sauverait des couts!!!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 22 août 2014 12 h 59

      Réponse à M. Côté
      "je ne crois pas que le situation générale du Québec ait bien changée depuis que le gouvernement Chatrest nous a traficotté un belle petite crise étudiante..."

      Prenons ça dans l'autre sens: d'une part, cette crise a permis l'élection du Parti québécois en 2012, et au sein de celui ci l'arrivée de Bureau Blouin, le seul dans ce parti... mené à la trique politique à ce moment-là (et lors de l'affaire Péladeau Labaume, en... 2011?), le seul à avoir affirmé son désacord avec la ligne de parti la loi du silence déguisées en unanimité, auxquelles lui-même s'était prêté de mauvaise grâce, jusqu'à la défaite du de Marois. Couillard n'est pas un dictateur: n'a-t-il pas repris deux projets péquistes, ce qui ne se voit pas si souvent, et là, je crois bien qu'il aura de forts appuis à l'Assemblée, à moins que la partisanerie domine ou que le PLC perde trop de députés à l'Assemblée grâce à la juge Charbonneau.

      "...tout le monde mérite d'être bien habillé lorsqu'il a le courage de travailler. Pour vous, deux tiers des Québécois sont des paresseux, des crasseux dont j'aurais moi même fait partie quelques fois? La situation du Québec, du quel vous désirez l'indépendance, serait donc pire qu'en Afghanistan et ailleurs, sur le plan du travail? Et parlant travail, votre comparaison sur Chartrant ne tient pas la route: qui parle ici de diviser entre eux les syndicats, sinon les Chefs syndicaux pour se faire une belle jambe? Il s'agit d'équité au sein de la population du Québec. À 68 ans, detraitée, je n'ai jamais été syndiquée.

      Quelque chose cloche dans votre raisonnement, il vous appartient de le trouver. Mais on dirait que pour vous les syndicats, leurs chefs, tout aussi corrompus parfois, ou impuissants qu'ils puissent être tant à améliorer le taux de syndicalisation que le sort des femmes dans le domaine de la construction, ne peuvent qu'avoir raison, même sans aucun arguement

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 août 2014 13 h 47

      Fantastique. On pourrait en profiter pour payer les députés provinciaux au même salaire que les fédéraux.
      125 x 88 000 = 11 millions
      75 x 160 000 = 12 millions

      Ou bien comme les députés ontariens, à 116 000 $.

    • Yves Côté - Abonné 22 août 2014 15 h 30

      Madame Marcotte, je crois que vous glisser un peu trop de subjectivité dans ce que je pense...
      "Pour vous, deux tiers des Québécois sont des paresseux, des crasseux dont j'aurais moi même fait partie quelques fois?" demandez-vous ?
      D'où vient donc cette idée ?
      "La situation du Québec, du quel vous désirez l'indépendance, serait donc pire qu'en Afghanistan et ailleurs, sur le plan du travail?"
      Je dois dire des choses sans le savoir ???
      "votre comparaison sur Chartrant ne tient pas la route", vous avez peut-être raison, je n'ai peut-être pas usé de la bonne image pour faire comprendre mon argument. Alors donc, je dirai mieux en plus court : diviser pour régher, c'était la solution de César...
      Pour de ce qui cloche dans mon argument, ce que vous me sommez de la charge ingrate de trouver, cela est possible d'existence. Mais à mon sens, "on dirait que" n'est pas une argumentation très forte pour condamner mes propos. Ni non-plus ceux de quiconque. Surtout quand une personne prend le temps de tenter de se faire comprendre, que le succès de l'entreprise y soit ou pas.
      Merci de cet échange, Madame.

  • Raymond Chalifoux - Abonné 22 août 2014 06 h 16

    Une... « obligation de résultat »

    Le Ministre veut un résultat à tout prix?

    J'ai eu l'opportunité d'écouter de grands bouts, à la télé, hier et avant hier: fort intéressant!

    Mon avis? À mieux comprendre de quoi il s'agit vraiment, ici, j'ai trouvé, moi qui ne suis pas vraiment "flicophile" (si vous saviez...) que les intervenants du bord des policiers et pompiers étaient fichtrement polis!

    OUi, car perso, il y a un moment que je l'aurais envoyé paître, le Ministre, avec son dumping de faux problème dans la cour des bien nantis "pensionnairement parlant"...

    Les villes se voient forcées d'assumer de plus en plus mais sans avoir les revenus correspondants à la taille de la charge, voilà le problème!

    Moreau veut du fric et à tout prix? All right, qu'on décrète une taxe spéciale de l'équivalent de un dixième de 1% du revenu brut réalisé par les banques, les institutions financières et les pétrolières sur les territoires de la CUM, de la ville de Québec ainsi que de celle de Laval: Bingo! Eux vont le trouver le moyen de compenser, pas inquiet là-dessus pas une miette...

    Faut plutôt penser "oustside of the box... " Monsieur le Ministre"!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 22 août 2014 07 h 45

      «Les villes se voient forcées d'assumer de plus en plus mais sans avoir les revenus correspondants à la taille de la charge, voilà le problème!»

      Une fiction les déficites des caisses de retraite?

      Pour exemple, la caise de retraite des policiers de Montréal, que l'on dit "en santé", en 2007 les avantages sociaux d'un policier coutait en moyenne 6,588$, en 2012 ces même avantages sociaux commandaient 40,539$.

      Vous faite quoi avec une telle situation?

      Là c'est la population qui paye.

    • Louis Palardy - Inscrit 22 août 2014 09 h 46

      Et qui va la payer cette taxe spéciale sur les banques?
      Les usagers des banques....

      Ce ne sont pas des oeuvres de charité....

      Juste à regarder les Commissions scolaires, qui font le ménage dans leur finance, en refilant la facture à ? Aux payeurs de taxe scolaire....
      Le PQ à refiler 200millions les payeurs de taxes ont reçu une augmentation de 180 millions ou plus....

      Quand est-ce que l'on s'arrête?

    • Maxime Mainville - Abonné 22 août 2014 10 h 41

      À jean-Yves
      D'où te viennent ces chiffres? Je ne crois pas que le salaire des policiers est été multiplié x 6 depuis 2007 de même que les avantages sociaux qui suivre normalement la même courbe? Peux tu m'expliquer
      La seul chose qui aurais pu faire grimper le coût au montant mantionné c'est la dette accumulé qui n'a pas été résorbé volontairement au fur et à mesure, pour éviter ainsi l'explosion des coûts.
      Quand tu parles de la populations qui paye s'est vrai, mais s'est pour tout.
      Ex: quand le salaire des employés de la construction monte, les coûts des travaux montent aussi, et qui paye? Eux aussi ont un très bon fond de pension.

      Quand le salaire d'un camionneur augmente, les frais de transport augmente ainsi de suite. Même chose pour l'usine de papier cul.

      Quand un ministre des finances fait pression sur le PDG de la caisse de dépôt pour avoir de meilleur rendement et que cela l'oblige à prendre plus de risque, cela donne des perte de 40 milliards et qui paie pour cela?
      Quand une ville fait affaire avec une compagnie ou une firme d'ingénierie qui donnent à la caisse électorale et veulent le retour du balancier qui paie pour cela?

      Le petit peuple, la population comme tu dit

    • André Le Belge - Inscrit 22 août 2014 11 h 01

      Monsieur Palardy, les commissions scolaires ne font pas le ménage dans leurs finances. Elles coupent dans les services aux étudiants, débauchent des secrétaires mais pas touche à la multitude des cadres..

    • Jean-Yves Arès - Abonné 22 août 2014 12 h 53

      @ Denis Mainville, des budgets annuels publiés par la ville.

      Ici dans le carré à gauche vous avez les archives jusqu'à 2001.
      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=43,55517618&_dad=portal&_schema=PORTAL

      Et pour vous aider à vous y retrouver plus vite voici les pages spécifiques au format PDF à consulter pour chaque année.
      2007- page 150 et la suivante
      2008 - page 122
      2009 - page 133
      2010 - page 137
      2011 - page 200
      2012 - page 149
      2013 – page 142

      L’ensemble des chiffres des avantages marginaux pour un même nombre d’employés donne ceci :
      2007 : 29.8 million$

      2008 : 26.2 millions$

      2009 : 46.0 millions$

      2010 : 67.4 millions$

      2011 : 149.1 millions$

      2012 : 173.9 millions$

      2013 : 166.2 millions$

      Sur une base de par employé on a des avantages marginaux au coût de 6588$ en 2007.

      En 2012 ce même coût moyen est à 40,539$ … ! !

      Et dire que les médias nous donnent ce régime comme exemple d’un régime bien capitalisé.

      Pour vos exemples de la construction ou du transport, vrai pour la construction ou les syndicats ont une mainmise qui a tout a voir avec un monopole, mais j’ai toujours le choix d’acheter leurs services. Et les travailleurs de la construction n’ont pas de régime a prestations déterminées, tout comme ils subissent les ralentissements économiques.
      Dans le transport la compétition est au rendez-vous et personne n’y a des conditions dignes d’une caste, et payés par la population.

      Au municipale la population n’a aucun choix, elle se fait présenté la facture et doit payé, ou se faire saisir rapidement.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 22 août 2014 13 h 08

      Voici un lien plus fonctionnel pour les budgets de la ville de Mtl.

      http://tinyurl.com/kem7fws

  • gilles lalancette - Inscrit 22 août 2014 07 h 00

    En avant toute.

    J'espère que le ministre ne reculera-pas.

    • Claude Perreault - Abonné 22 août 2014 08 h 34

      Je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, mais vous pourriez très bien être le prochain sur la liste de ce bon gouvernement qui ne respecte pas les contrats.

    • Serge Lemay - Inscrit 22 août 2014 09 h 04

      Un fonds de retraite, selon vous ça ne devrait pas exister, on devrait travailler jusqu'à la mort 60 heures par semaine pour 8 $ de l'heurre et interdire le droit à un syndicat...

    • Louis Palardy - Inscrit 22 août 2014 09 h 53

      @Claude Perrault,
      Les entreprises privées respencent encore mois les individus! Ils pressent le citron, siphone et s'en vont ailleurs dès que les avantages disparaissent.

      @Serge Lemay
      "Un fond de retraite, .. ne devrait pas exister"
      Qui à dit ca?
      l'enjeu ici n'est pas d'éliminer le fond de retraite, mais d'assumer SON dond de retraite. Ce n'est pas à la population du Québec de payer tout, et tout le temps à tout le monde syndiqué de la fonction publique.
      Les non syndiqués doivent cotiser dans leur REER, avec leur propre deniers sans quoi ils n'auront rien.
      Pourquoi cela devrait-être différent pour les employés de l'état?
      Mes poches sont vide, je ne peux plus payer mes REER, je fais quoi? Je paye les Pensions des Autres....

    • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 22 août 2014 10 h 55

      Je suis d'accord avec vous M. lalancette.

      Qu'on m'explique pourquoi les régimes de retraite ne devrait pas être affectés dans ce monde de coupure budgétaire québécois? (ne me parlez pas de droit acquis, quand l'argent plante, l'argent plante, il n'y a pas de droit acquis sur de l'argent). Ce n'est pas juste au génération FUTUR de payer LA dette. Les Libéraux font ce qu'ils peuvent pour alléger le fardeau que les jeunes auront à supporter toute leur vie, c'est très bien. Pendant que certains recevront pour 30 ans de chèques après leur retraite, plein de jeunes (familles, étudiants, travailleurs autonomes, ouvriers) ont de la difficulté à vivre sans s'endetter (je le sais que tout le monde s'endette tôt ou tard, mais les proportions ne sont tout simplement pas les mêmes aujourd'hui qu'il y a 30/40/50 ans).

      Toutes proportions gardées, il est normal que tout le monde paye pour équilibrer l'économie de cette province.

    • André Le Belge - Inscrit 22 août 2014 11 h 33

      Monsieur Palardy, on peut concevoir que la société puisse être régie selon le concept de l'idéologie néo-libérale, idéologie pour qui l'État ne peut s'occuper du bien-être des citoyens et les corporations payer le moins d'impôt possible.
      Le problème mondial des déficits budgétaires des Etats provient de qu'ils ne taxent plus à juste titre les coprporations et qu'il doivent emprunter non plus à leur propre banque nationale mais aux banques privées et ainsi subir la pression du "marché".
      Cela fait 30 ans que les socio-démocrates disent qu'il faut revaloriser le régime des rentes du Québec afin que tout un chacun puisse profiter d'un vrai fonds de pension, cela fait 30 ans que certains ont prédit le défaut de paiement des fonds de pensions privées et publics dû à leur mauvaise gestion et au défaut de cotisation de certaines villes et aussi au fait que le gouvernement puise allègrement dans la réserve de ces fonds publics afin d'équilibrer son budget.
      Certains gestionnaires se sont imaginé qu'on pouvait spéculer, jouer au casino avec ces fonds et bingo, une perte de 40 milliards de notre bas de laine. Cette conception de la société où il n'y aurait plus de communauté d'intérêt nous a conduits dans le mur mais on refuse de changer et on refusera de changer tant que le message de nos élites politiques restera le même; «On ne doit plus payer pour ces profiteurs qui ont un fonds de pension à prestations déterminées». De plus on doit changer pour un fonds de pension à cotisations déterminées car ce type de fonds de pensions permettra de jouer encore plus facilement au casino de la finance régi par notre saint-père le MARCHÉ!
      Maintenant vous pouvez toujours crier de ne plus vouloir payer la pension des autres, ce bon gouvernement "médical"vous écoutera car son optique est celle de l'édéologie néo-libérale...

  • michel lebel - Inscrit 22 août 2014 07 h 07

    De la politique...

    La politique ne se limite pas à avoir raison! C'est plus subtil et complexe que cela. Le gouvernement libéral semble vouloir en faire fi. Danger à l'horizon!


    Michel Lebel

    • François Dugal - Inscrit 22 août 2014 08 h 30

      Le parti libéral provincial est un parti fédéraliste; il adhère donc à l'implacable logique canadienne. Les actions du gouvernement Couillard sont normales et prévisible.
      "Four more years", disait avec justesse le président Obama.

    • Louis Palardy - Inscrit 22 août 2014 09 h 58

      @Francois Dugal
      Qu'est-ce que le Fédéralisme vient faire là dedans?

      Le PQ a régler la crise étudiante en leur donnant tout et plus, résultat on a un déficit du double que celui qui était prédit!

      On dépense l'argent avant de le recevoir, au gouvernement. Le PQ et les Libéraux (Souverainistes & Fédéralistes) ont fait pareil.

      Soyons honnêtes, des mauvais gouvernements ne sont ni fédéralistes ou souverainistes, ils sont mauvais point!

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 août 2014 13 h 09

      @ M. Palardy

      « Le PQ a régler la crise étudiante en leur donnant tout et plus [...] »?

      M. Palardy, le PQ ne leur a pas « tout » donné puisqu'il a indexé les frais de scolarité universitaires.

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 août 2014 14 h 25

      Si je vous suis, monsieur Lebel,
      la contribution si minime demandée aux étudiants aurait fait doubler le déficit, et ce, même après que le ministre des Finances eut pris en compte la décision de ne pas doubler ces frais?