Carbone et hydroélectricité au menu de Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard désire parler d’énergie, et plus particulièrement remettre de l’avant le concept de bourse du carbone durant la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada.

 

Le système de bourse de carbone peut être avantageux pour le Québec, indique son porte-parole Harold Fortin. « Nous avons développé une expertise en hydroélectricité, qui est une énergie propre et renouvelable. » Ce système, qui introduit au sein des entreprises une notion de coût pour les émissions de carbone, permettrait selon lui au Québec de vendre ses surplus de droits d’émissions aux États qui en manquent.


« Mais pour qu’on le fasse, il faut qu’on crée des alliances », poursuit M. Fortin. Le gouvernement du Québec a conclu une entente de la sorte avec la Californie, il y a quelques semaines, débloquant deux millions de dollars pour la société Western Climate Initiative, a révélé Le Soleil. Le premier ministre pourrait profiter de ses rencontres au New Hampshire, pour trouver d’autres alliés potentiels.

 

La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec pressait pourtant le Québec de sortir de la structure de bourse du carbone, estimant que c’est une fausse bonne idée dans le contexte actuel.

 

Hydroélectricité au menu

 

M. Couillard mettra aussi l’accent sur le potentiel d’exportation d’Hydro-Québec, dont le président Thierry Vandal participe aussi à la Conférence. Ce projet d’exportation dépend toutefois de la construction de nouvelles lignes de transports.

 

« Une nouvelle ligne de transmission est incontournable, a-t-il dit. Où elle se fera, dans quelles conditions, combien [de kilomètres] seront enfouis, combien ne seront pas enfouis, c’est un débat interne aux États de la Nouvelle-Angleterre. »

 

Toutefois, au New Hampshire, la gouverneure Maggie Hassan, qui reçoit les conférenciers à Bretton Woods, a pris position contre l’un des trois projets de lignes de transport dans sa forme actuelle.

 

M. Couillard a expliqué qu’il rencontrera Mme Hassan, mais il ne s’est pas inquiété de ses réticences. « Je ne crois pas qu’elle entrave le développement de l’hydroélectricité ici au New Hampshire, ou même l’exportation de l’électricité québécoise, a-t-il dit. La discussion du New Hampshire, c’est à propos [du choix] du site. » Quelques militants opposés au projet manifestaient, dimanche, sur le chemin qui mène à l’hôtel.


Avec La Presse canadienne

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1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 14 juillet 2014 19 h 59

    La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

    La bourse du carbone n'est pas l'idées du siècle. Il faut arrêter les phases 3 et 4 de la Romaine. Évaluer à 6.5 milliards selon Claude Garcia le coût augmentera de 26 % selon l'historique de Hydro-Québec.

    Il est inutile de construire une ligne vers les USA de 1.4 milliards. L'arrêt de la Romaine fera économiser 2 milliards.

    Il faut dès aujourd'hui investir dans le monorail et la production de l'Hydrogène po ur vraiement réduire les GES.