Stornoway symbolise la relance du Plan Nord, dit Couillard

C’est en 2001, après cinq années de recherches, que le potentiel du projet baptisé Renard a été découvert, près des monts Otish.<br />
Photo: Source Stornoway Diamond Corporation C’est en 2001, après cinq années de recherches, que le potentiel du projet baptisé Renard a été découvert, près des monts Otish.

Le premier ministre Philippe Couillard a voulu donner un « signal clair » de la relance du Plan Nord, jeudi, avec le coup d’envoi du projet Renard, la première mine de diamants au Québec. Et c’est son gouvernement qui a donné une « grosse impulsion » au projet, selon ses mots.

La société Stornoway a complété cette semaine le montage financier de 1 milliard pour lancer son projet. Une fois en exploitation en 2016, elle fera du Québec le sixième producteur de diamants au monde.

La mine est située en plein territoire cri, à 350 km au nord de Chibougamau, près des monts Otish. Elle créera près de 500 emplois et rapportera 500 millions en redevances au trésor québécois. L’État québécois est aussi actionnaire à hauteur de 29 % de Stornoway. Au total, le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, évalue à 1 milliard les retombées pour l’État, en impôts, intérêts, etc.

« C’est un signal très clair de la relance du Plan Nord », a déclaré M. Couillard lors de la conférence de presse. L’ambitieux projet de développement nordique lancé par le gouvernement Charest avait été négligé par le gouvernement péquiste qui lui a succédé, selon les libéraux, qui s’étaient engagés à relancer le Plan Nord.

La mine a une durée de vie estimée à 11 ans et devrait fournir en moyenne 1,6 million de carats par an. L’entreprise vise déjà toutefois à prolonger à une vingtaine d’années la durée de la mine.

La mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, a dit être particulièrement fière de l’aboutissement de ce projet, « un projet difficile », selon ses mots. « Un projet de mine, c’est une course de fond avec de nombreux obstacles », a-t-elle déclaré.

C’est en 2001, après cinq années de recherches, que le potentiel du projet baptisé Renard a été découvert, près des monts Otish. La société Stornoway a maintenant complété son montage financier, avec la participation d’Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement, et le projet peut aller de l’avant pour un investissement totalisant 946 millions.

Stornoway, dont le siège social est situé à Longueuil, soutient qu’il s’agit d’un des gisements diamantifères non exploités les plus prometteurs au monde, à une époque où la demande croît sans cesse et que l’offre est de moins en moins abondante.

La production commerciale est prévue pour le deuxième trimestre de 2017, en fonction de la mise en service de la première usine vers la fin de 2016. Le projet Renard combinera l’exploitation d’une mine à ciel ouvert et celle d’une mine souterraine.

Une route a même été construite pour se rendre à la mine, en collaboration avec le gouvernement du Québec. Il s’agit en fait du prolongement de la route 167, un tronçon de 240 kilomètres, en partie en deux voies sur gravier, une autre partie à voie unique. La route a d’ailleurs fait l’objet d’une controverse. Un des premiers gestes du nouveau gouvernement Marois avait été de renégocier l’entente avec Stornoway, pour économiser 125 millions par rapport à la facture estimée initialement à 472 millions.

1 commentaire
  • André Michaud - Inscrit 11 juillet 2014 10 h 29

    Bravo

    Nos richesses naturelles ne doivent pas dormir sous terre si un jour on veut se sortir du pétrin économique qui nous oblige à revoir nos services publiques..

    Les québécois étant actionnaires à 29%, c'est dans notre intérêt que ça fonctionne..

    Plein de gros salaires pour nos travailleurs qui ont les compétences. Je comprend la mairesse de Chibougamau d'être contente, car en region les emplois sont plus rares et moins payants..