Des écarts fréquents et parfois étonnants, note le vérificateur général
Des centres hospitaliers du Québec paient beaucoup plus cher que d’autres pour les mêmes médicaments, et les écarts peuvent s’avérer astronomiques. C’est ce qu’a constaté le...
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Le manque de collaboration d’HQ est dénoncé
Québec — Le vérificateur général par intérim, Michel Samson, reproche à Hydro-Québec son manque de collaboration.Hydro-Québec (HQ) a refusé de lui fournir certains documents de gestion interne, ce qui a fortement déplu au vérificateur.
M. Samson estime que la position défendue par la direction d’HQ est carrément incompatible avec la recherche d’une plus grande transparence de la société d’État et nuit à sa mission de vérifier les pratiques de gestion des fonds publics.
Il explique qu’HQ justifie son refus, en faisant valoir que la société d’État interprète de façon « restrictive » l’étendue des pouvoirs conférés au vérificateur.
La Loi sur le vérificateur général a été modifiée en 2013 de manière à étendre son champ d’application à l’ensemble des organismes gouvernementaux, incluant les sociétés d’État.
Malgré cela, HQ estime qu’elle n’est pas tenue de fournir des documents antérieurs à l’adoption de la loi, soit juin 2013, et elle demande au vérificateur de justifier ses demandes de documents.
Or, cette position « menace l’indépendance nécessaire à la réalisation de ma mission », selon lui.
Québec — Le vérificateur général (VG) par intérim, Michel Samson, réplique à l’opposition péquiste en réaffirmant sa totale impartialité. Il convient toutefois qu’il serait préférable qu’une personne dans sa position ait les coudées franches avec un poste en bonne et due forme, et non sur une base intérimaire, comme il le fait depuis deux ans et demi.
L’impartialité de M. Samson avait été remise en cause la semaine dernière par le chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, qui laissait entendre que le VG avait exécuté une commande politique en rédigeant son rapport sur l’état des finances publiques.
M. Bédard jugeait qu’il avait accompli « la job commandée par les libéraux », en critiquant le fait qu’il n’avait pas obtenu du Conseil du trésor tous les chiffres nécessaires pour tracer un portrait juste de la situation. La Coalition avenir Québec a tenté sans succès d’obtenir l’appui de l’opposition péquiste pour réitérer la confiance de la Chambre envers le VG, grâce à une motion.