Le PQ doit «garder les possibles ouverts», insiste Marois

La chef démissionnaire du Parti québécois s'est adressée à des dizaines de militants réunis samedi à Drummondville.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La chef démissionnaire du Parti québécois s'est adressée à des dizaines de militants réunis samedi à Drummondville.

L’ex-première ministre Pauline Marois se dit préoccupée par l'avenir de la démocratie au Québec.

Le Québec n’est pas à l’abri de la montée en puissance de «groupuscules» d’extrême droite, a-t-elle averti à environ 400 militants péquistes réunis samedi à Drummondville.

En Europe, la «liberté collective» de «nations déjà souveraines» a été «limitée» par le poids de la dette, a souligné la chef démissionnaire du PQ deux semaines après les élections européennes. «Les frustrations que cela engendre chez les peuples conduisent à l’émergence de mouvements politiques que nous avons bien des raisons de craindre.»

Mme Marois met en garde le gouvernement libéral contre la tentation de balayer les «grandes mesures» qui ont contribué à «changer le visage du Québec» au nom du redressement des finances publiques québécoises. Le déploiement du réseau de service de garde — ralenti par le gouvernement Couillard — a fait «reculer la pauvreté chez les femmes», a-t-elle illustré.

«Je suis inquiète quand je vois la façon dont gère à très courte vue le gouvernement libéral», a-t-elle déclaré, ne se gênant pas pour égratigner le budget Leitao.

Mme Marois a invité tous les «acteurs politiques responsables et modérés» — au premier chef les militants du PQ — à demeurer à l’écoute des «aspirations légitimes de parties importantes de [la] population», puis à «trouver des solutions».

Le PQ doit «garder les possibles ouverts» à défaut de quoi «de plus en plus de nos concitoyens seront tentés de se réfugier dans les marges». «C’est la préoccupation la plus urgente», a-t-elle insisté à l’occasion de la Conférence nationale des présidents et des présidentes (CNPP). Il en va de la «protection de la démocratie» au Québec.

Mme Marois s’est adressée samedi avant-midi aux militants du PQ une dernière fois avant de quitter officiellement la tête du parti. «Je suis à la retraite à ce moment-ci, mais rien n’empêche un jour de sortir de sa retraite», a-t-elle dit.


D’autres détails suivront.

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