Christine St-Pierre ne veut pas accorder le «pouvoir de tuer»

Christine St-Pierre
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir - Archives Christine St-Pierre

Québec — Avec le projet de loi 52, l’Assemblée nationale s’apprête à accorder aux médecins le pouvoir de «tuer» des malades, estime Christine St-Pierre.

 

La ministre des Relations internationales a fait savoir sans détour jeudi qu’elle allait voter contre le projet de loi sur les soins de fin de vie, qui introduit une procédure médicale d’aide à mourir pour les malades qui en expriment le souhait.

 

 

Selon Mme St-Pierre, ce projet de loi avalise la pratique de l’euthanasie au Québec en se drapant derrière de grands principes de compassion envers les malades.

 

À fleur de peau

 

Manifestement à fleur de peau, la ministre a soutenu que ce projet de loi allait à l’encontre de la morale et à l’encontre de la vie.

 

Elle a dit redouter «les dérapages» et les «pressions» qui pourraient être exercées sur une personne malade par des membres de sa famille.

 

Mme St-Pierre et une vingtaine de ses collègues du caucus libéral voteront contre l’adoption du projet de loi, plus tard dans la journée de jeudi.

 

Compte tenu de la haute teneur émotive de ce projet de loi, le gouvernement Couillard a mis de côté la ligne de parti afin de laisser les députés voter selon leur conscience.

 

Lors de l’adoption de principe du projet de loi, en octobre dernier, tous les députés du Parti québécois s’étaient prononcés en faveur alors que 25 députés libéraux et un caquiste s’y étaient opposés.

 

Martin Ouellet, La Presse canadienne