Le budget Leitao sème inquiétude et mécontentement

Le ministre des Finances, Carlos Leitao
Photo: La Presse canadienne (photo) Mathieu Bélanger Le ministre des Finances, Carlos Leitao

Le budget Leitao fait fi du « consensus » né des braises du conflit étudiant du printemps 2012, déplore la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

 

Il ne remet pas en question la hausse des droits de scolarité, ainsi que la bonification du programme de prêts et bourses fixées au terme Sommet de l’enseignement supérieur. Cependant, le gouvernement libéral passe à la moulinette tout le reste, dénonce le président de la FEUQ, Jonathan Bouchard. Il pointe notamment la « disparition » de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI). Quelque 1500 bourses de recherche et 1200 stages de recherche en milieu professionnel sont suspendus, a-t-il décrié après avoir pris connaissance de la pile de documents dévoilés mercredi par le ministère des Finances et le Conseil du trésor. « [Les libéraux] mettent cela sur la glace. On trouve ça un peu drôle que le gouvernement décide de sabrer là-dedans quand il cherche à augmenter ses revenus », a-t-il déclaré.

 

Le gouvernement a imposé un cran d’arrêt aux dépenses en éducation. Les dépenses du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport augmentent de 2 % en 2014-2015 (202,9 millions), en incluant un montant de 75,8 millions transféré en cours d’année par le ministère de l’Immigration.

 

Le ministre Yves Bolduc a aussi court-circuité les acteurs du chantier sur le financement des universités en établissant des « contraintes budgétaires aux universités avant même d’avoir [obtenu leurs conclusions]. » Plusieurs consultations mises en branle au lendemain du Sommet de l’enseignement supérieur se termineront en queue de poisson, selon lui. « [Les libéraux] mettent à la poubelle le consensus autour d’un réinvestissement dans les universités. Ils ne respectent pas le travail fait au fil des derniers mois par la communauté universitaire et scientifique », a conclu M. Bouchard.

 

Services aux élèves compromis

 

Le Budget Leitao a aussi semé l’inquiétude dans les écoles primaires et secondaires. Les compressions de plus de 150 millions de dollars annoncées mercredi auront immanquablement un impact sur les services aux élèves, a fait valoir la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard.

 

Elle voit également d’un mauvais oeil la volonté du gouvernement libéral de déposer un projet de loi consistant à encadrer le gel global des effectifs — y compris dans les commissions scolaires — et à donner au ministre Bolduc la possibilité d’imposer des plans d’effectifs.

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2 commentaires
  • Franck Perrault - Inscrit 5 juin 2014 07 h 55

    La Recherche Publique? Pour quoi faire?

    Bah oui, pourquoi financer une recherche publique quand des grands groupes privés totalement désintéressés peuvent le faire?!!!
    Bah oui, Monsanto en plus de donner son nom à un beau pavillon tout neuf sur le campus, vous promet des bourses de recherche sur "comment lutter contre la faim dans le monde grâce aux OGM", Coca-Cola se penchera sur l'importance des boissons sucrés pour notre santé..... on peut en imaginer plein des bourses privées.

    Une recherche publique veille à l'Education collective et à une Recherche indépendante des lobbies pour le bien collectif..... très loin des conflits d'intérêts de certaines recherches privées ou publique-privées!

    Vous avez compris quelle sorte d'idéologie se cache derrière ces coupes? On privatise tout, nous sommes des cons-ommateurs avant tout!

    En avant les Dividendes, les profits, qui s'accumuleront avant tout dans les mêmes poches qui les placeront à l'abri dans quelques îles, et nous tous on bouchera les trous.....services publics coupés, dette publique à combler!

    Un Monde rêvé, n'est-ce pas Mrs Couillard et Leitao?!

  • Carol Cote - Inscrit 5 juin 2014 11 h 04

    Madame.Bouchard

    C'est tout ce qu'a dire la présidente des commission scolaire ,argumentation tres peu élaborée devant l'urgence de reagir alors qu'elle déchirait sa chemise devant les médias lors des coupures du gouvernement Marois.Est ce que son jupon électoraliste dépasse.