L’Ordre des ingénieurs veut agir

L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a l’intention d’agir à la suite du témoignage de Karen Duhamel… 11 ans après les faits. L’Ordre a salué mercredi « le courage » de Mme Duhamel. En 2003, l’ingénieure junior a dénoncé le comportement de deux de ses pairs, Guy Hamel et Noubar Semerjian, pour leur implication dans le gonflement artificiel du coût des matériaux dans le chantier de la 40. Son témoignage à la commission Charbonneau a été corroboré par un ingénieur de Tecsult, Yanick Gourde. Mme Duhamel a déclaré qu’elle s’était sentie abandonnée par l’OIQ. Sa plainte a été rejetée sur réception. L’Ordre assure maintenant que son témoignage « ne restera pas lettre morte ». Le Bureau du syndic suit attentivement tous les témoignages entendus à la commission Charbonneau, précise l’organisme par voie de communiqué. À ce jour, plus de 180 enquêtes en lien direct avec la commission ont été ouvertes. En matière de faute disciplinaire, il n’y a pas de délai de prescription. En 2003, tout le Québec manquait de moyens pour enquêter sur la corruption, la collusion et le financement illégal des partis politiques, se défend l’OIQ. « L’Ordre n’y faisait malheureusement pas exception et le gel de la cotisation de ses membres à 180 $ pendant une période de 15 ans (1990-1991 à 2004-2005) n’est pas étranger à ce manque de ressources pour faire face à la situation », affirme l’organisme.