Aucun syndiqué ne fera les frais de l’abolition

Québec — Aucun fonctionnaire syndiqué ne perdra son gagne-pain lors de l’abolition des directions régionales du ministère de l’Éducation prévue en septembre, selon l’entourage du ministre Yves Bolduc.

 

Malgré la volonté de réduire les effectifs au sein de l’État, M. Bolduc s’engage à redéployer les 116 fonctionnaires à pied d’oeuvre dans l’une des 11 directions régionales, et ce, ailleurs dans le ministère, dans d’autres ministères ou même dans des commissions scolaires. « On ne peut pas juste dire à des gens : “ Ça y est, c’est fini, merci, bonsoir, vous partez  », a expliqué l’attachée de presse de M. Bolduc, Yasmine Abdelfadel.

 

Les commissions scolaires pourraient être appelées à accueillir dans leurs rangs un certain nombre de personnes poussées vers la sortie par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) ignorait toutefois l’existence de ce « scénario » avant d’être interrogée à son sujet par Le Devoir. Vérifications faites, « [le ministère a] mentionné qu’il voulait mettre les commissions scolaires à contribution », a indiqué l’attachée de presse de la FCSQ, Caroline Lemieux. « La réflexion commence ».

 

La FCSQ aura l’heure juste sur les efforts budgétaires demandés au MELS — et à ses membres — en prenant connaissance du budget Leitao au début juin.

 

Chose certaine, les commissions scolaires devront également rapatrier leurs employés travaillant à l’heure actuelle dans les bureaux des directions régionales du MELS. « S’il y a [des personnes] qui étaient en “ prêt de services ” évidemment les commissions scolaires vont être en mesure de les intégrer », a indiqué Mme Lemieux, ignorant toutefois le nombre exact d’employés de commissions scolaires dans cette situation.

 

M. Bolduc a donné le feu vert au démantèlement des 11 directions régionales du MELS dispersées sur le territoire du Québec, ce qui devrait générer des économies récurrentes de 15 millions de dollars annuellement. Les fonctionnaires — 116 équivalents temps complet (ETC) — devront mettre la clé sous la porte dès le mois de septembre, soit après avoir achevé les préparatifs de la rentrée scolaire. « Il peut y avoir à un certain décalage entre le moment de l’abolition et le moment où la personne va pouvoir prendre place dans un autre ministère. Ça ne peut pas se faire instantanément », a averti Mme Abdelfadel.

 

En campagne, le Parti libéral du Québec faisait miroiter des économies annuelles et récurrentes de 52,5 millions en « rédui[sant] la bureaucratie » au sein du MELS. « Ces économies dans la bureaucratie seront investies dans les services aux élèves et dans la réussite scolaire », promettait-il. Pour y arriver, il promettait de mettre la clé sous la porte des directions régionales (15 millions par année) et de remercier 500 fonctionnaires sur cinq ans — réduction des effectifs administratifs de 40 % — (37,5 millions). « On a rempli notre engagement [d’abolir] les directions régionales. On va prendre le temps nécessaire pour remplir l’autre engagement de réduction des effectifs », a souligné Mme Abdelfadel.

3 commentaires
  • Josée Roy - Abonné 14 mai 2014 09 h 32

    Et qui fera désormais le travail que faisaient les directions régionales?

    • Jacques Gagnon - Abonné 14 mai 2014 11 h 33

      Mais voyons madame Roy, ces gens étaient inutiles. Comment se fait-il que nous n'y ayons pas pens avant ? De plus, ces coupures se font dans les régions et soyez assurée que d'autres fonctionnaires devront effectuer les tâches, mais à Québec.

      L'argent ne sera jamais remis aux élèves, voyons donc. Pourquoi couper alors ? Les fonds doivcent être gérés, dans des projets, avec du personnel. Le ministre ira lui-même distribuer les dollars dans les entrées des écoles, je suppose.

      Infini ridicule des politiciens apprentis-sorciers.

    • Gilles Roy - Inscrit 14 mai 2014 14 h 09

      @ Gagnon
      Je vous cite : «...ces gens étaient inutiles.» Euh. Qu'en savez-vous? Et pourquoi devrait-on remettre de l'argent aux élèves?