PQ: l’exécutif est divisé

Les suites de la défaite du Parti québécois provoquent des dissensions au sein du conseil exécutif national. Celui-ci se diviserait aujourd’hui en deux camps, dont la frange la plus critique craint d’être muselée.

 

Selon des informations recueillies par Le Devoir, il est « complètement faux » de penser que l’exécutif national appuie unanimement le directeur général du parti, Sylvain Tanguay. Au contraire. « Au moins la moitié des membres ne veut pas que Tanguay reste,indique une source interne. Mais on est un peu menottés par l’establishment », estime cette personne.

 

Ce clan plus critique de la performance des proches collaborateurs de Pauline Marois a appris mardi que le chef intérimaire, Stéphane Bédard, a lui-même nommé deux membres de son caucus pour siéger à l’exécutif. Son choix s’est porté sur deux députés très proches de Pauline Marois, soient Nicole Léger et Harold LeBel. Un choix perçu par certains comme une forme de « noyautage » pour empêcher que trop de têtes roulent au moment du grand bilan.

 

Les statuts du Parti québécois prévoient que trois membres du caucus siègent au sein du conseil exécutif national, composé de 16 personnes. Des trois qui siégeaient avant l’élection, seul Dave Turcotte a été réélu. Il fallait donc lui trouver deux collègues.

 

Mais le règlement stipule que ces trois députés doivent être nommés par le caucus, ce qui n’a pas été le cas cette fois. Plusieurs députés auraient fait part de leur mécontentement devant la nomination de Mme Léger et de M. LeBel, indiquent des sources.

 

Au PQ, on expliquait mardi que M. Bédard a voulu pourvoir immédiatement aux postes vacants pour que l’exécutif soit complet avant l’importante réunion de samedi, à Laval. Quelque 150 militants, membres de l’exécutif national et représentants des circonscriptions dresseront alors un premier bilan de la campagne. Le caucus choisira plus tard ses représentants officiels auprès de l’exécutif.

 

Pour le moment, les stratèges montrés du doigt pour la dégelée du PQ se refusent à tout commentaire. Ils rompront le silence derrière les portes closes d’une salle de l’hôtel Sheraton de Laval.

 

En l’absence de Nicole Stafford (ex-chef de cabinet) et de Dominique Lebel (ex-directeur adjoint du cabinet), l’ancien directeur des communications au cabinet de la première ministre, Julien Lampron, fera assurément face à un barrage de questions sur les causes de la défaite électorale. « La campagne a été dirigée par l’entourage de la chef : à eux de répondre aux questions », dit un péquiste qui sera présent.

 

Pour sa part, la chef démissionnaire Pauline Marois s’adressera aux militants péquistes seulement dans quelques semaines, lors de la Conférence nationale des présidentes et des présidents (CNPP).

 

Rôle important

 

Les nouveaux membres du conseil exécutif pourraient jouer un rôle important dans les décisions qui seront prises au sujet de la course au leadership. Normalement, l’exécutif national proposera les règles de la course à l’occasion d’une CNPP prévue au retour des vacances estivales. L’état-major du PQ envisage de donner le coup d’envoi de la course à la chefferie en 2015 ou au début de 2016.

 

Chose certaine, le programme du PQ ne sera pas adopté avant la désignation d’un nouveau chef, et le congrès d’orientation ne se tiendra « pas avant 2016 », a indiqué le président du PQ, Raymond Archambault.

 

Les militants sont partagés sur les modalités du bras de fer à venir au sein de la famille souverainiste, tout particulièrement sur le moment de son déclenchement et sur sa durée.

 

Même l’étendue du droit de vote ne fait pas l’unanimité au sein des rangs. Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, est favorable à l’idée d’inviter « le plus de gens possible » — à condition qu’ils appuient les valeurs progressistes et souverainistes du PQ — à choisir le prochain chef, mais également à contribuer au « renouveau du parti », a-t-il indiqué mardi au Soleil.

 

Le caucus des 30 députés sera consulté prochainement sur toutes ces questions, assure-t-on.

59 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 30 avril 2014 03 h 53

    Voilà pourquoi...

    "Mais on est un peu menottés par l’establishment", lâche le militant du PQ.
    Voilà la raison pour laquelle depuis des années, au delà de nos avis qui peuvent parfois variés, ce qui n'est que normal en démocratie, j'incite au ralliement général en signant mes textes par "Vive le Québec libre !"
    Seul cri universel qui vaille selon moi, puisque l'unique objectif individuel qui doit être acceptable de tous c'est la pleine et exclusive souveraineté de notre peuple sur son territoire. Le reste, les petites frustrations, les insatisfactions, les échecs personnels, les coups de fatigues, les découragents remplis de rage, ne sont que de la bouilli pour les chats. Et les échecs collectifs ne sont que des occasions d'apprendre de nos erreurs...
    Les mois qui viennent seront ceux de l'abnégation pour nous tous. De l'abnégation ou de la disparition. C'est donc le temps déterminant du courage véritable qui commence pour nous tous.
    Ce qui a précédé depuis les années 60 n'aura véritablement été qu'un entraînement à nous dépasser...
    L'épreuve déterminante, définitive et donc historique pour la République du Québec commence maintenant. Et seuls l'aveuglement, l'étourderie et l'ambition personnelle en empêchera certains de le prendre en compte"
    J'en ai l'intime conviction.
    Merci de m'avoir lu.
    Et bien entendu, VLQL !, Vive le Québec libre !

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 avril 2014 07 h 54

      Je respecte votre cri du coeur, M. Côté...

      Mais comment expliquer le dernier sondage CROP-Le Soleil-La presse: vote populaire après répartition des indécis: 20% pour le PQ...7 points de plus si Duceppe devient chef...2% si PKP...1% si Dranville...0% si Lisée...

      Il semble que le PQ soit en chute libre...Je vous accorde cependant qu'il peut y avoir une discrépance avec l'option souverainiste elle-même..
      Messieurs Drainville-Lisée et PKP n'ont pas gagné avec leur stratégie..

    • Pierre Labelle - Inscrit 30 avril 2014 08 h 00

      Votre deuxième paragraphe décrit très bien cette situation qui perdure au PQ. Je ne suis plus membre de ce parti depuis 1981, je suis indépendantiste depuis 1966 et le demeure encore aujourd'hui. Ces deux années sont mentionnées non sans raison, en 66 je faisais parti du RIN, en 81 les hautes instances du PQ ont décidé d'écarter ma candidature au poste d'aspirant député afin de favoriser celle de quelqu'un d'autre, qui n'avait joint les rangs du parti que seulement depuis un peu avant le référendum du 20 mai 80. Cela se passait dans la région de Québec. On m'avait convoqué au cabinet du PM, Michel Carpentier adjoint à J.R. Boivin chef du cabinet de Lévesque était celui que je devais rencontré ce soir là. Très simplement on m'a offert un poste d'attaché politique dans un futur cabinet, en retour je ne me présentais pas à la convention. Ma réponse a été ; va ch....., bien sur elle fut un peu plus longue et plus épicée, mais ces deux mots la résume assez bien. Pourquoi vous racontez tout ça, c'est simple pourtant à comprendre, j'aurais pus faire de moi un martyr, une victime, déchirer ma chemise sur la place publique et tout ce que vous pouvez imaginer. Cela aurait-il fait avancer la cause que j'ai épousé en 66, poser la question c'est y répondre. Tu épouse une cause, pas un parti, car ce dernier étant composé d'êtres humains...., la cause elle n'a pas de défauts, sauf ceux que nous essayons de lui attribuer. Alors cessons ces divisions fratricides, nous sommes indépendantistes, ou nous ne le sommes pas, pas de place pour les carriéristes, que ces derniers se cherche un poste au PLQ, avec un petit acte de contrition, Couillard va les acceuillir avec joie. Pour moi ce qui prime dabord et avant tout; l'indépendance du Québec. Pour le reste je me permet une phrase d'un certain De Gaulle: "tout ce qui grouille, scribouille et grenouille".....

    • Pierre Schneider - Abonné 30 avril 2014 10 h 16

      À votre "Vive le Québec libre" des années soixante, je préfère- et de loin- le "Vive la République du Québec". Qu'on en finisse enfin avec les institutions coloniales britanniques, sa Reine, ses roitelets et gouverneurs divers.

      Comme l'exprimait si bien dans ce même journal feu André Laurendeau il y a plus de 60 ans, on peut être souverainistes à divers degrés. Tandis qu'on est républicains ou monarchistes.

      Ce qui a le mérite d'être très clair. Pour en finir avec la confusion des genres.

    • Pierre Samuel - Inscrit 30 avril 2014 10 h 33

      @ M. Yves Côté:

      Et toujours dans ce même sondage dont fait état Mme Wandelmaier, l'appui à l'indépendance du Québec est pratiquement équivalant à la cote de popularité actuelle du PQ, que Duceppe en soit son "meilleur atout"ou non, (61:non, 29%:oui et 10% d'indécis.)

      Même en y ajoutant la totalité de ces indécis, ce qui est fort improbable, les nostalgiques de De Gaulle, qui d'ailleurs n'avait rien à y voir, ne sont pas "sortis du bois", nonobstant la variabilité des sondages...

    • Christian Fleitz - Inscrit 30 avril 2014 10 h 35

      Votre conviction est tout à fait légitime : un Québec ''libre'' ? Pourquoi pas ? Mais ne croyez-vous pas que cet objectif sera difficilement obtenu par un parti qui, désormais, parait de plus en plus piloté par des ''apparatchiks'', accrochés à leurs privilèges, de moins en moins attentifs aux aspirations de la masse des québécois, de moins en moins capables de susciter, voire d'accompagner les nécessaires évolutions du concept de ''liberté''. Ne parlons pas d'un charisme souvent défaillant, d'une absence de cohérence de l'argumentation, d'un manque de clairvoyance face aux contestations, d'une absence de ripostes efficaces aux critiques, tant dans la rapidité que dans la pertinence.
      D'autre part, toute liberté ouvre des possibilités, mais aussi implique des contraintes qui ne semblent pas toujours identifiées par tout le monde.
      Ne faudrait-il pas d'abord réussir à ''faire un pays'' pour mieux approcher cette aspiration à la liberté. ''Faire un pays'' pourrait être faire une différence avec l'environnement géographique et politique du Québec. Ce concept ne devrait-il pas prioriser une société plus solidaire, plus juste, plus civique, mieux instruite, plus cultivée, plus capable d'assurer sa prospérité, plus responsable de son environnement, plus démocratique ?
      Alors, ce résultat obtenu, la personnalité québécoise, appuyée sur une langue et une culture qu'il ne faut pas ''protéger'', mais enfin réellement valoriser, se postera face à son voisinage et, alors, liberté, voire indépendance, pourra naturellement s'imposer. La route est encore longue....

    • Bernard Plante - Abonné 30 avril 2014 11 h 02

      Vision très lucide de la situation M. Côté. Je partage votre point de vue.

      Heureux également de comprendre pourquoi vous signez systématiquement VLQL.

    • Yves Côté - Abonné 1 mai 2014 03 h 11

      D'abord, merci à vous tous de m'avoir lu.
      A Monsieur Schneider, dans les fait, je partage tant votre désir de république, pour nous quil m'arrive très souvent d'user d'une formule comme celle que vous proposz. Ceci-dit, si vous avez lu mon commentaire, vous devez comprendre que pour moi tout comme pour d'autres, le cri de "Vive le Québec libre !" n'est tellement pas passé date, qu'il est sans aucune confusion possible, inhérent à notre lutte pour le république. Maintenant, si vous voulez parler de mode, c'est tout à fait vrai que je ne suis pas le bon interlocuteur pour apprécier ce qui est ou n'est pas au goût du jour. Pour dire vrai, je m'en moque aussi éperduementque je crois que "tant que l'indépendance n'est pas faite, elle restera à faire"...
      L'amour de la liberté et sa quête n'est pas une mode, c'est un mode. Un mode individuel d'existence...
      Madame Wandelmaïer et Monsieur Samuel, cela vous surprendra peut-être mais l'image de "ne pas être sortis du bois" me plaît bien...
      En effet, parce que pour mettre les sondages à leur juste place, je pense justement que du bois, non-seulement il ne faut pas en sortir trop tôt, mais il faut même y passer un bon moment pour retrouver définitivement le nord... De manière à ce que sortis de celui-ci, on voit d'autant plus clair que la laborieuse marche pour le pays n'appartient à aucune organisation politique en prore mais que cela est tout entier l'affaire de tous les Québécois. Ce que le PQ, si vous avez bien lu mon texte, a selon moi eu un trop fort penchant à oublier depuis, disons, environ vingt-cinq ans...
      A Monsieur Fleitz, la route la plus longue ne commence-t-elle pas par un pas ? Et ne se poursuit-elle pas par une répétition obtue de celui-ci jusqu'à arriver à destination ?
      Et finalement, Messieurs Labelle et Plante, sans m'étendre sur la chose, je vous dirai simplement qu'à l'exemple de quelques autres hier, ce que je n'ai pas pu écrire en raison de la "fermeture", vos répliques me touchent très sincèrement

  • Pierre Schneider - Abonné 30 avril 2014 06 h 09

    Establishment et coulisses

    Tant que le parti demeurera le fief de son establishment et ne s'en remettra pas à la volonté de la majorité de ses militants pour la suite des choses, il tournera en rond et semblera perpétuer une tradition de politique politicienne dans son sens le plus méprisable.

    On s'attend à un grand bouleversement, pas une une opération cosmétique. Les vieilles recettes n'ont rien donné. Arrivons au XXIe siècle et faisons palace à une relève non orthodoxe.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 30 avril 2014 10 h 36

      À Mme Wandelmaier Messieurs Drainville-Lisée et PKP n'ont pas gagné avec leur stratégie..

      Premièrement, Drainvillle n'avait pas de stratégie, la meilleure preuve c'est qu'il s'est débinné lorsqu'une université l'a invité pour défendre la charte en question. Deuxièmement Péladeau n'avait pas de stratégie non plus, il est arrivé pour ainsi dire à le dernière minute si on considère les mois consacrés à la charte, le seul véritable enjeu de cette élection en fait, avec tout ce que ça incluait, y compris une pseudo égalité homme femme déjà là. Le reste était à brouchte brouche comme on disait. Il a cru que c'était en tant qu'indépendantiste qu'on l'avait harponné et nous a ouvert son coeur, mal lui en pris. MAIS.... dans son cas je dirais qu'il a gagné puisque arrivé la veille il a conquis son comté haut la main. Et juste cela en dit beaucoup, comprenne qui peut.

    • Bernard Plante - Abonné 30 avril 2014 11 h 03

      Je partage également votre point de vue M. Schneider.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Inscrite 30 avril 2014 11 h 40

      C'est en effet ce que cela prendrait à ce parti pour sa survie. Bien parlé!

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 avril 2014 17 h 09

      Je suis d'accord..M.Lisée n'a pas contribué à l'éllaboration de la stratégie de la Charte mais il en a fait la promotion, au moment oû les sondages étaient très positifs pour la Charte..Au lendemain des élections, il s'est verbalement distancé de la Charte en disant qu'il n'avait jamais été d'accord avec les signes ostentatoires...Mais je ne prends pas ses mots pour parole d'évangile..Je pense qu'il chercait à se positionner en vue de la future campagne à la chefferie du PQ..

      Quant à PKP, si le PQ veut enfoncer les derniers clous dans son cercueil, il n'a qu'à choisir PKP...

  • Pierre Latraverse - Inscrit 30 avril 2014 06 h 32

    Les EXTRÉMISTES divisent les Québécois

    Les EXTRÉMISTES divisent les Québécois

    Ceux qui divisent les Québécois, se sont les EXTREMIS de gauche qui vote pour Québec solidaire. Les EXTREMIS de droite qui votent pour les Libéraux et la CAQ. Se sont aussi les Péquiste qui souffre d'un trouble psychiatrique d'orientation politique et culturelle . Qui ne savent pas réunir tout les Québécois derrière une projets d'un Québec un payes. Se sont les Québécois eux-même qui ne comprend pas que des problèmes économique d’emploi de santé d’argent et autre. Il vas toujours en avoir. Et que ce n'est pas en laissent une autre culture comme celle des Canadienne et Montréalaise anglais s'introduire dans le solutionne-ment politique et municipale de nos problèmes qui vas aider le peuple Québécois a évoluer. Les efforts des Canadienne et Montréalaise anglais pour régler des problèmes Québécois se fais toujours a leur avantage. Et l'avantage du Canadienne et Montréalaise anglais c'est de faire disparaitre le peuple Québecois Français. Le peuple Québécois dois comprendre que ce n'est pas la solution a un problème qui compte vraiment. C'est l'effort constantes d'un peuple Québécois de régler eux mêmes leur propre dans leur propre pays le Québec.

    • Michel Pasquier - Abonné 30 avril 2014 08 h 37

      Monsieur Latraverse,
      je vous suspecte d'être un extrémiste vous-même. un extrémiste de la langue française. Vingt fautes en quatorze lignes, ça prend de la bonne volonté ! Et c'est sans compter les élucubrations et une prose alanbiquée.

    • Michel Pasquier - Abonné 30 avril 2014 08 h 39

      Oup !
      Alambiquée et non alanbiquée

    • Yves Côté - Abonné 30 avril 2014 09 h 04

      Monsieur Pasquier, moi la seule chose que je soupçonne et qui m'interpelle, c'est que Monsieur Latraverse a tout simplement ici laissé parler son coeur.
      Pour le reste, ayant moi-même à me battre au quotidien avec l'orthographe, je n'ai certainement pas de leçon à donner à personne.
      Sans rancune je l'espère.

    • Michel Richard - Inscrit 30 avril 2014 09 h 37

      En tous cas, M Latraverse, j'espère que c'est pas pour défendre le français tel que vous l'écrivez que vous voulez faire l'indépendance.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 avril 2014 10 h 21

      Monsieur Richard : elle est bonne, avouons-le !

    • Anne Arseneau - Abonné 30 avril 2014 11 h 32

      @ M. Latraverse,

      L'extrémisme que vous évoquez est l'expression de la polarisation des débats. Et ce qui est triste là-dedans, c'est que les conciliants et ouverts aux compromis passent pour des mous, des girouettes ou des gens sans convictions.

      C'est pathétique.

      PS Ne faites pas attention à ceux qui s'attardent aux fautes d'orthographe, ces forums sont des lieux de débats, pas des examens de français. L'important est que vous vous exprimiez.

      Bonne journée à vous et au plaisir de vous relire dans ces pages.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 avril 2014 12 h 05

      M. Pasquier..J'en ai relevé 17...Vous me battez probablement!

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 30 avril 2014 12 h 12

      Si je vous comprends bien, M. Latraverse, si on ne vote pas PQ on est extrémiste. Vous poussez la doctrine Bush (either you're with us or you're with the terrorists) à de nouveaux niveaux.

    • Jeannelle La Casse - Inscrit 30 avril 2014 14 h 55

      Merci pour avoir dit tout haut ce que plusieurs pensent...

      Quelle mesquinerie de ceux qui ne critiquent que la forme et non le fond sincère de vos propos !

      Unissons-nous au lieu de nous diviser ... Regardons le Parti Libéral ...Il ne se divise pas ... il ne réfléchit pas ...il fait taire ceux et celles qui ne gardent pas la ligne du parti ... 18 mois plus tard et il revient nous hanter pour 4 ans ...

      Business as usual comme disent les Libéraux ...

  • Martin Pelletier - Inscrit 30 avril 2014 06 h 54

    La faute à Pauline

    Dans La Presse ce matin, les mâchoires se délient: "Ses conseillers avaient cru que le «livre blanc sur l'avenir du Québec» écarterait l'embarrassant débat référendaire: on parlerait de ça plus tard. «Elle avait sa cassette à réciter et elle n'est jamais restée dessus... Que peut-on faire?», de lancer un proche conseiller.

    Lors d'un point de presse en apparence anodin, sur le tourisme, une question surgit avant qu'on range l'équipement: «Et le tourisme dans un Québec souverain?» Et voilà Pauline qui ouvre la discussion sur les frontières du Québec!"

    La campagne s'est perdu la journée ou elle s'est mise à parler des frontières, du passeport et de la Banque du Canada. On ne peut pas sortir pareille artillerie lorsqu'on en a pas parlé pendant 19 ans!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 30 avril 2014 08 h 48

      "La campagne s'est perdu la journée ou elle s'est mise à parler des frontières, du passeport et de la Banque du Canada."

      Ben voyons don! Que cela ait contribué, je veux bien, mais on ne peut pas faire abstraction des mois passés à s'entredéchirer sur la charte, de la sortie de Couillard sur le mot à ne pas prononcer RÉFÉRENDUM; quant à la façon maladroite d'y réagir de Marois, vous vous y référez vous même, et même Marois a dit regretter d'y avoir répondu. Et cette contribution inclut bien sûr d'avoir laissé Péladeau se lancer dans la campagne sans avoir été briefé, avec une vibrante profession de foi indépendantiste, le poing levé.

      C'est tout ça sans oublier un certain virage à droite de longue date, qui a divisé et redivisé le vote des Québécois dans leur ensemble. Que la première ministre en soit fondamentalement responsable est un fait, et le silence des députés sur la dite charte de nos valeurs une preuve imparable. C'était une nouvelle version du P. q., faisoant suite à l'affaire Péladeau/Labaume de... 2011 je crois, qui a bien démontré un petit côté dictatorial chez Marois, qui n'a fait que s'amplifier. "J'ai raison et qui me conteste a tort".

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 avril 2014 12 h 12

      M. Pelletier..Je suis tout à fait d'accord avec vous...Le virage vers le bas a débuté dès que madame Marois a commencé à parler des détails et des enjeux d'un nouveau pays!

      Mais là est le problème: combien de temps pensez-vous pouvoir cacher les détails et les enjeux d'un nouveau pays à vos voteurs potentiels?...

      C'est là oû le bas blesse! Et c'est le grand reproche que la population fait au PQ: le manque de transparence...Le chèque en blanc qu'on lui demande de signer!

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 avril 2014 12 h 21

      @Madame Massicotte..Je trouve injuste de faire porter toute la responsabilité de l'échec à madame Marois...Oui! Elle n'a pas fait une bonne campagne et n'a pas été bien conseillée...

      MAIS..Personne ne parle de l'évolution des idées d'un peuple, d'une société qui ne vit plus avec les névroses du passé et d'une nouvelle génération totalement déconnectée des vieux pilliers du PQ, de leurs slogans usés et d'un projet qu'ils ne peuvent pas promouvoir correctement sans effrayer la population...

  • Serge Grenier - Inscrit 30 avril 2014 07 h 09

    Les éminences grises

    Ce qui est surprenant, ce n'est pas que les militants ne se soient pas encore débarrassés des hautes instances du parti, mais que celles-ci ne se soient pas déjà elles-mêmes foutu à la porte.

    • François Dugal - Inscrit 30 avril 2014 08 h 13

      Vous avez parfaitement raison, monsieur Grenier. Ces "hautes instances" se prennent-elles pour des sous-ministres?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 30 avril 2014 09 h 02

      Les instances à mon avis étaient baillonnées par Marois. Il ne faut surtout pas oublier comment elle a agit en 2011, je crois, avec cet appui forcé qu'elle a exigé de tous ses députés, et qui a entrainé le départ de trois députés, et non les moindres, et la formation d'Option nationale, sans compter le départ d'organisteurs chevronnés.

      Je ne crois pas non plus que par la suite, elle ait demandé ou... juste écouté l'opinion de ses proches pour porter le carré rouge: le p. q. pour un mandat majoritaire avait besoin de conserver son électorat de longue date, fidèle, mais elle a préféré solliciter les jeunes déjà acquis à O. n. et Q s, perdant ainsi de nombreux péquistes d'un certain âge, généralement plus frileux sur les questions dites de sécurité, et le PLQ est passé à deux doigts d'être réélu: 3 députés en moins non?

      Dommage qur cette fois ci elle ait perdu jusqu'à son comté, mais... comme on le disait avant, elle paie pour ses péchés.