Couillard n'écarte pas la privatisation partielle

Le premier ministre Philippe Couillard a dit vouloir examiner toutes les propositions pour assainir les finances publiques
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le premier ministre Philippe Couillard a dit vouloir examiner toutes les propositions pour assainir les finances publiques
Clermont — Philippe Couillard n'écarte pas l'éventualité de privatiser en partie Hydro-Québec et la Société des alcools (SAQ) pour sortir l'État du bourbier budgétaire.

En conférence de presse mardi à Clermont dans Charlevoix, le premier ministre a dit vouloir examiner toutes les propositions pour assainir les finances publiques, y compris les recommandations du rapport d'expert rendu public vendredi dernier.

Ce rapport, signé par le fiscaliste Luc Godbout et l'économiste Claude Montmarquette, préconise un remède de cheval pour éviter au gouvernement de subir les conséquences financières d'une décote des grandes agences de notation de crédit. Il suggère en outre d'évaluer la possibilité de céder 10 % du capital d'Hydro-Québec et de la SAQ et de verser la totalité des sommes perçues au Fonds des générations en vue de réduire la dette.

«C'est le genre de questions qu'on va soumettre à nos commissions, celle sur la fiscalité et celle sur la révision des programmes, et qu'on va certainement, si c'est le cas, soumettre également au débat public», a déclaré M. Couillard.

Le premier ministre s'est toutefois empressé d'ajouter que la privatisation partielle des deux sociétés d'État ne figurait pas «dans les cartons» de la prochaine année financière.

Pour le prochain budget, en juin, le gouvernement va plutôt viser «les façons plus traditionnelles» de redresser les finances publiques, c'est-à-dire par le biais de compressions, du contrôle des dépenses et de mesures de relance de l'économie.

Retourner toutes les pierres

Avec un gouffre de 3,7 milliards à combler pour atteindre la cible de 1,75 milliard de déficit au terme de l'année en cours et pour revenir à l'équilibre budgétaire l'an prochain, le gouvernement devra retourner toutes les pierres, a fait comprendre le premier ministre.

«On doit défaire le Québec de ses chaînes, notamment celles de l'endettement et du taux élevé de dépenses publiques par rapport à nos niveaux de revenus. Il faut revenir à un périmètre qu'on est capable vraiment de soutenir», a-t-il dit.

Le discours d'austérité du chef du gouvernement libéral irrite les grands syndicats. À moins d'un an de l'échéance des conventions collectives des quelque 430 000 employés de l'État (31 mars 2015), le front commun syndical prépare la riposte.

Le front commun, qui regroupe la FTQ, la CSN, la CSQ, le Syndicat de la fonction publique (SFPQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), espère un rattrapage de quelques milliards de dollars dans la rémunération de ses membres pour combler l'écart avec les salariés du secteur privé, du fédéral et des municipalités.

M. Couillard n'a pas voulu parler d'un «bras de fer» à l'horizon mais a indiqué qu'il rencontrera les leaders syndicaux «au cours des prochains jours» dans un «esprit de communication ouverte».

Chose certaine, selon le premier ministre, les syndiqués du secteur public devront aussi participer à l'effort collectif d'assainissement des finances de l'État.

«Il faut s'assurer que les demandes et les engagements soient compatibles avec la capacité de payer des contribuables. On voit quel est l'état des finances publiques, on a un resserrement important à faire, il faut que chacun y participe, c'est clair», a-t-il prévenu.

Pour sa toute première annonce en région depuis le scrutin du 7 avril, le premier ministre a choisi de se rendre dans Charlevoix, la circonscription qui a chassé Pauline Marois au profit de la libérale Caroline Simard.

Il a confirmé l'injection de 225 millions pour des travaux sylvicoles, soit 42 millions de plus que l'enveloppe précédente.

Les fonds serviront à financer des travaux de dégagement forestier, de reboisement, d'entretien des chemins, d'aménagement et de récupération de bois.

Aux côtés de Mme Simard et du ministre des Forêts, Laurent Lessard, le premier ministre a dit vouloir démontrer que même en période d'austérité, il est possible d'adopter des mesures de création d'emplois.

Après des années de vaches maigres, l'industrie forestière reprend de la vigueur, s'est aussi réjoui M. Couillard.

«C'est un secteur majeur de notre économie qui a connu de grandes difficultés avec la crise forestière, le taux de change, la modernisation de l'industrie, mais là, on a tourné le coin, on s'en va vers un avenir très intéressant pour notre forêt», a-t-il lancé.

Par Martin Ouellet

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126 commentaires
  • Djosef Bouteu - Inscrit 29 avril 2014 17 h 09

    Sabotage à grande échelle.

    C'est tout simplement du sabotage au plus haut point, que de vendre nos sources de revenus fiables pour faire bien paraître un budget une année.

    Quel sorte de dangereux incompétent envisage sérieusement de miner chacun des budgets annuels pour des décennies en revenus perdus?

    Des néo-libéraux prêts à tout pour faire des cadeaux de plusieurs milliards à leurs ti-namis du privé.

    • Louka Paradis - Inscrit 29 avril 2014 22 h 42

      Une telle déclaration, c'est un aveu de l'incompétence de son trio économique. Quel défaitisme ! À moins que ce ne soit déjà planifié... On verra et la population réagira en conséquence.

    • Monique Garand - Inscrite 30 avril 2014 06 h 51

      Quel saccage auront-ils fait en 4 ans de pouvoir absolu? Hydro-Québec, c'est ce qui nous a permis d'être "maîtres chez-nous"! Et va-t-on aussi raser ce qui nous reste de forêt? La population, madame Paradis, pourra gronder un peu, mais ils sont là pour 4 ans et ont le temps de défaire tout ce qui a été fait depuis la révolution tranquille.
      Monique Garand, Val-Morin

    • Nicole Moreau - Inscrite 30 avril 2014 07 h 25

      je partage votre indignation, vendre Hydro-Québec, ça n'a aucun bon sens.

      on veut nous dépouiller de nos moyens pour être sûrs qu'on redevienne le peuple docile que l'on était avant les années de la révolution tranquille.

      c'est très loin du discours que l'on a entendu pendant la campagne électorale, c'est ça être un disciple d'Héraclite, le changement permanent?

      rien n'autorise à prendre une telle décision, être élu n'autorise pas à prendre toutes les décisions, peu importe les impacts sur l'avenir du Québec

    • gilles levert - Inscrit 30 avril 2014 10 h 20

      Dilapider notre patrimoine à perte !

      Au mieux la vente de 10% de la valeur nette d'Hydro Québec pourrait rapporter 3 milliards de $.
      Par contre on perdrait 10% du dividende annuel de 200 millions $ que l'Hydro verse à l'État, soit 20 millions. Donc une perte d'entrée de fonds de 6.7% puisque ce montant irait au nouveaux actionnaires.

      
Et à quoi servirait ce 3 milliards $ ? À rembourser de la dette qui nous coûte sur obligation 3.5%, soit une économie d'intérêt de 10.5 millions $ qu'on cesse de payer.
      Il faut pas être un grand financier pour comprendre l'absurdité de cette opération. On se prive de 6.7% de rendement pour n'en gagner que 3.5%. On perdrait annuellement 10.5 millions $ dans cette vente Et ce sans compter les dérives découlant de l'introduction d'intérêts extérieurs dans ce lucratif marché. Des loups dans la bergerie! Impensables.

    • Ginette Joannette - Inscrite 30 avril 2014 16 h 17

      Ce régime ressemble davantage à un régime conservateur.

  • Françoise Breault - Abonnée 29 avril 2014 17 h 10

    La vente du Québec commence déjà...

    Les libéraux viennent à peine d'arriver au pouvoir et ils commencent déjà à préparer les mentalités pour vendre le Québec... Couillard sait très bien que privatiser l'Hydro est le meilleur moyen d'affaiblir le Québec et de l'empêcher d'accéder à l'indépendance.

    Partiellement qu'ils disent... Quand le pied est mis dans la porte, tout le monde sait très bien ce qui arrive ensuite...

    Selon les recommandations des experts... Tout le monde sait qu'il y a des experts plus à droite que d'autres...et les politiciens de droite savent qui demander pour avoir des conclusions à leur goût...

    • Yves Perron - Inscrit 30 avril 2014 06 h 53

      Vous avez parfaitement raison. On est dans l'étapisme Libéral, on commence par franchir le premier barreau , on attends que la mémoire collective oublie puis on passe au vrai plan: Déshabiller le Québec et le livrer aux tits n'amis pour pas trop cher. Quand je pense qu'on a dû payer tout ça seuls et que ces sociétées profitent au Québec à long terme et qu'on puisse même envisager de redonner nos richesses à Desmarais et cie.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 avril 2014 07 h 19

      La vente d'Hydro-Québec n'a rien à voir avec la sortie de Québec de la fédération canadienne, puisque rien ne prouve qu'un Québec indépendant serait nécessairement plus à gauche qu'en étant un province; surtout pas avec un PQ aussi néolibéral qu'il l'est devenu et avec Jean-François Lisée qui prônait lui-même la privation d'Hydro-Québec dans son livre «Pour une gauche efficace».

      Par contre, la privatisation d'Hydro a beaucoup à voir avec la véritable indépendance économique du Québec. Ce qui pousse à se demander est-ce qu'il serait préférable d'avoir un une province à gauche propriétaire de ses ressources ou un Québec indépendant à droite ou la majorité des ressources seraient privatisée et ou plus rien ne lui appartiendrait?

    • Victoria - Inscrite 30 avril 2014 08 h 51

      Je vous dirais que la vente du QC a commencé bien avant. Des parcelles ici et là, à gauche et à droite. Souvent sous nos yeux sans que l’on en prenne conscience. Habiles les marchands de sable.
      Le gouvernement a déjà été taxé de « protectionniste » par nos voisins. Longue bataille judiciaire… gagnée, en appel, gagnée, en appel… On ne sait plus ce qui en est réellement concernant la foresterie.

      La SAQ est-ce un bien essentiel faisant parti des biens de l’État? Si la marijuana médical peut être vendue au privé (sous surveillance), alors pourquoi pas l’alcool ?

      Par contre, l’électricité est devenue un service indispensable pour la majorité de la population au Québec. L’État se devrait de garder un contrôle absolu pour le bien-être (dans ts les sens du mot) son peuple. Il me semble que le choix n’est pas si difficile à faire.

      Si le gouvernement voulait vraiment assainir les finances publiques, il n’a qu’à faire comme nous lorsque l’on fait notre ménage du printemps.
      À moins qu’il nous manque une information capitale…
      Et, pour les experts, vous avez raison Mme Breault. Parfois c'est inquiétant!
      -----------
      En passant, très intéressante la signification et définition de totalitariste et totalitariste inversé. Un petit mélange des deux depuis la fin de la guerre froide, peut-être ?

    • Victoria - Inscrite 30 avril 2014 09 h 29

      À bien y penser! On s’excite les cellules du cerveau inutilement.
      Depuis quand un médecin croit les inquiétudes que son patient lui révèle ? Même si les prétentions ont un fond de vérité vérifiable…

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 avril 2014 11 h 37

      « La SAQ est-ce un bien essentiel faisant parti des biens de l’État?»-Doris Lefebvre

      - Expliquez-nous donc quel intérêt pourrait bien avoir le Québec à vendre ce qui rapporte et à ne conserver que les sociétés déficitaires comme la Santé et l'Éducation?

      Vous embarquez tête baissée dans la logique néolibérale de la privatisation des profits et la socialisations de coûts.

      Et après ça, certains se demandent encore pourquoi l'État fait des déficits et doit serrer la visse au citoyens ordinaires!

  • Pierre M de Ruelle - Inscrit 29 avril 2014 17 h 11

    oui mais.....

    Oui a une inclusion du prive dans le capital actions a condition que le capital vendu soit exclusivement aux mains de Canadiens, et cela jusqu'a hauteur de 49% seulement...
    Maintenant en autant qu'un coup de barre soit pris dans la gestion des affaires publiques en analysant les couts et benefices de chaque programme ou subvention...
    L'important etant de ne pas retomber dans le meme etat lamentable d'ici quelques annees, alors que nous ne pourrions meme plus vendre quoi que ce soit!
    Vivre avec nos moyens serait il possible et surtout creer de la richesse en arretant de recevoir du BS ( perequation) des autres provinces. Voila un beau projet pour ma generation...

    • Jean-Pierre Cormier - Inscrit 29 avril 2014 21 h 28

      Il n'appartient pas aux canadiens mais aux québécois.
      C'est notre bien et non, en aucun cas nous devons le vendre au privé, ce serait un cas de Haute-Trahison.

    • Murray Henley - Inscrit 29 avril 2014 21 h 56

      La présence de l'État dans la vente de boissons alcooliques est un reliquat de l'époque ou la société jugeait approprié de contrôler ainsi ce "vice".

      La SAQ pourrait être privatisée à 100%, sans priver l'État de revenus, tout en augmentant les choix pour le consommateur. Il faudrait assurer une compétition suffisante en vendant la SAQ à plusieurs entités privées: pas de monopole, ni d'oligopole.

      Quant à Hydro Québec, c'est une autre histoire, particulièrement dans la mesure où le gouvernement utilise de plus en plus cette société comme source de taxation déguisée en majorant les tarifs plus qu'il n'est nécessaire.

      Il serait impensable de faire participer le privé à un tel pactole.

    • Robert Henri - Inscrit 30 avril 2014 06 h 37

      C'est ça monsieur Pierre M de Ruelle , payons notre dette en se privant de nos sources de revenu. C'est comme vendre un bloc appartement pour s'en aller locataire pour payer sa dette à l'épicerie. Un gun et une belle pour se tirer dans le pied avec ça ? Au contraire, il faut nationaliser toutes nos sources d'énergie. Le crime organisé, la collusion, la corription arrivent avec les privatisations. Couillard n'écarte pas mais nous, nous devrions commencer à chercher un moyen d'écarter Couillard.

    • Yves Perron - Inscrit 30 avril 2014 06 h 58

      Quand on a créé Hydro Québec , le Canada comme les banques Canadiennes ne voulaient pas mettre un sou dans ça , nous avons du emprunter aux USA et là on voudrait brader une société qui vaut alentour de 200 milliards? Dites moi que c'est un cauchemar.

    • Jean Richard - Abonné 30 avril 2014 08 h 33

      @M. Henley – J'ignore d'où vous sortez cette idée que la privatisation de la SAQ va apporter un meilleur choix au consommateur. C'est plutôt le contraire qu'il faut craindre.

      Quant aux monopoles, il faut prendre gare aux pièges. C'est là où les monopoles disparaissent qu'apparaît la collusion. Or, un monopole rigoureusement encadré est plus facile à contrôler que la jungle de la collusion.

    • Jean Richard - Abonné 30 avril 2014 08 h 33

      @M. Henley – J'ignore d'où vous sortez cette idée que la privatisation de la SAQ va apporter un meilleur choix au consommateur. C'est plutôt le contraire qu'il faut craindre.

      Quant aux monopoles, il faut prendre gare aux pièges. C'est là où les monopoles disparaissent qu'apparaît la collusion. Or, un monopole rigoureusement encadré est plus facile à contrôler que la jungle de la collusion.

    • Pierre M de Ruelle - Inscrit 30 avril 2014 08 h 59

      @Mr Jean Richard
      Non seulement Mr Henley a raison , en effet l'etat ( donc nous) ne perdrait rien dans la privatisation , etant donne que les taxes seraient aussi percues... Le prive emmenerait aussi plus de choix et surtout je crois une baisse des prix aux consommateurs, le reseau d'epiceries est en mesure de multiplier le nombre de points de vente, service non negligeable aussi a considerer, etant donne le peu de temps qu'on a faire du shopping, et courir a doite et a gauche..... un point de vente qui reunit tous les services est un pas dans la bonne direction qui nous evite tant de pas inutiles...Donc vive la privatisation ( Partielle) nous sommes au 21 ieme siecle!
      Pierre m de Ruelle

    • Sylvain Auclair - Abonné 30 avril 2014 10 h 30

      Monsieur Perron,
      Je ne crois pas que M. Godbout soit allé emprunter aux États-Unis pour créer Hydro-Québec en 1944...

    • Michel Vallée - Inscrit 30 avril 2014 12 h 32

      @ Pierre M de Ruelle

      Dans les provinces canadiennes où des commerces privés gèrent la vente de l’alcool, celui-ci est nettement plus cher qu’au Québec, il y a moins de choix de produits, les commis sont à statut précaire, ils sont rémunérés au salaire minimum et ils n’y connaissent rien.

    • Ginette Joannette - Inscrite 30 avril 2014 16 h 25

      la péréquation n'a rien a voir avec le bien-être social. Depuis longtemps le Québec n'a pas juste part du fédéraliste. Ex. subvention exorbitante pour l'industrie de l'automobile de l'Ontario. Décision de faire du pont Champlain un pont payant malgré toutes les protestations. La fédération canadienne sous-développe le Québec et nous rends plus pauvre.

    • Jean-Guy Henley - Inscrit 30 avril 2014 16 h 31

      @Pierre M de Ruelle
      "Oui a une inclusion du prive dans le capital actions a condition que le capital vendu soit exclusivement aux mains de Canadiens, et cela jusqu'a hauteur de 49% seulement."

      Parce que vous croyez vraiment que :
      1) ça resterait aux mains de québécois (et non de canadiens, Hydro-Québec est exclusivement québécois)? Qui pourrait empêcher la revente à des intérêts étrangers par la suite? Soyons sérieux!
      2) ça s'arrêterait à 49%? Le secteur privé, qui est en passant très près du gouvernement, surtout de CE gouvernement, n'aurait pas de problème à gruger (plus ou moins) lentement ce qui en reste. Une fois qu'on se met la main dans le tordeur, on ne s'en sort plus. Au risque de me répéter, soyons sérieux!



      "Le prive emmenerait aussi plus de choix et surtout je crois une baisse des prix aux consommateurs"

      Une baisse de prix comme pour l'essence peut-être? Surtout pour un service essentiel comme l'électricité? On en a besoin donc les entreprises n'auraient pas de problème à imposer le prix qu'elles voudraient.

    • Benjamin Lamoureux - Inscrit 30 avril 2014 18 h 24

      @Pierre M de Ruelle
      @M. Henley
      La privatisation en alberta a apporter une hausse de prix et des revenue plus faible pour l'état, donc pas l'idée du siècle. Seul point positif il y a plus de choix, mais dites vous que cette multiplicité de choix est présente seulement dans les grands marchés.

  • Gilles Théberge - Abonné 29 avril 2014 17 h 29

    Oh là là

    Les tinamis salivent déjà. Depuis le temps qu'ils (les Lib's) veulent brader notre patrimoine, le bon peuple vient de leur donner les clés du pot de bonbon...

    Qui pense sérieusement qu'ils vont se priver de l'utiliser? D'autant que la seule menace qui pesait sur eux, la CEIC, est en train d'agoniser pitoyablement.

    Quelle misère!

  • François Dugal - Inscrit 29 avril 2014 17 h 33

    Ensemble

    "Ensemble, on s'occupe des vraies affaires".
    C'est parti!

    • Breton Jeannot - Inscrit 29 avril 2014 21 h 11

      Le vrai problème, c'est que Couillard a omis d'en parler.....avant d'être élu.
      Pourquoi ne pas vendre le Québec au ROC qu'en à y être?

    • François Dugal - Inscrit 30 avril 2014 07 h 49

      Monsieur Breton, pendant toute la campagne électorale, le candidat Couillard n'a eu de cesse de parler d'économie et "s'occuper des vraies affaires".
      Nous y sommes.
      Vous vous sentez floué? Fallait y penser avant.

    • Breton Jeannot - Inscrit 30 avril 2014 09 h 43

      Monsieur Dugal;
      Je me sentirai floué si Couillard décide de vendre cette société qui rapporte à l'État plus d'un millard/année.
      Quand je dis qu'il n'a pas parlé des "vraies affaires", je fais référence à cette vente d'actifs d'Hydro qu'il n'a jamais mentionné "avant" l'élection comme de parler de la vente de la SAQ également.
      Un ouvrier doit-il vendre ses outils s'il espère vivre convenablement?
      Personne au Québec ne croit que notre État bien qu'en difficultés, soit assez démuni pour vendre une main qui le nourrit bien.
      Clairement, Couillard n'a jamais avant le jour du vote fait mention de la vente d'Hydro, ce qui aurait été "une mauvaise affaire" et pour son élection et pour le Québec.
      Quant à me sentir floué, sachez que je n'en suis pas là. On verra bien cependant avec le temps et la gestion de nos nouveaux penseurs dont les manières de faire sont bien connues de tous, surtout des libéraux.