L'Enseignement supérieur disparaît au grand dam des étudiants et des professeurs

Yves Bolduc est nommé ministre de l'Éducation du Québec au sein du gouvernement libéral dirigé par le premier ministre Philippe Couillard.
Photo: - Archives Le Devoir Yves Bolduc est nommé ministre de l'Éducation du Québec au sein du gouvernement libéral dirigé par le premier ministre Philippe Couillard.
La disparition du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) fait rager les acteurs du milieu de l'éducation postsecondaire.

En annonçant la composition de son conseil des ministres, mercredi, le premier ministre Philippe Couillard a confirmé ce que redoutaient les deux fédérations étudiantes collégiale et universitaire ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Ces derniers avaient interpellé les libéraux au lendemain des élections afin de plaider en faveur du maintien de ce ministère, que la CSN considérait comme un « puissant levier de développement ».

Mais comme l'a confirmé Philippe Couillard au Salon rouge de l'Assemblée nationale, l'ancien ministre de la Santé sous Jean Charest, Yves Bolduc, hérite d'un ministère de l'Éducation qui englobe le dossier de l'Enseignement supérieur.

Le MESRST aura donc officiellement existé pendant à peine trois mois.

Le projet de loi 45 visant la création juridique du ministère avait fait l'objet d'interminables débats en commission parlementaire avant d'être finalement adopté, le 5 décembre 2013.

Les péquistes avaient accusé les députés du Parti libéral du Québec (PLQ) de faire de l'obstruction. Son ancien titulaire Pierre Duchesne, candidat défait dans la circonscription de Borduas, l'avait dénoncé à maintes reprises.

Le MESRST avait été créé dans la foulée de la crise étudiante. Il a été à l'origine du Sommet sur l'enseignement supérieur de février 2013, lequel a mené à la création de cinq chantiers dont le sort demeure à déterminer.

Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), anciennement connu sous le nom de la CREPUQ, n'a pas souhaité réagir au retour du ministère de l'Enseignement supérieur dans le giron de celui de l'Éducation.

« Le Bureau de coopération interuniversitaire n'a plus le mandat d'intervenir publiquement sur de tels enjeux », a écrit dans un courriel Danielle Briand, secrétaire du regroupement.

« Notre service des communications a été aboli l'an dernier à la suite de la restructuration de notre entreprise », a-t-elle ensuite précisé.

Quant à l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui avait boycotté le Sommet de l'éducation, elle n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

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