«De l’espoir au cœur, j’en ai pour le pays»

Pauline Marois s’est adressée mercredi aux médias pour la première fois depuis la cuisante défaite du Parti québécois le 7 avril dernier. Elle a livré un discours d’adieu empreint d’émotion.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Pauline Marois s’est adressée mercredi aux médias pour la première fois depuis la cuisante défaite du Parti québécois le 7 avril dernier. Elle a livré un discours d’adieu empreint d’émotion.

La première ministre sortante, Pauline Marois, prie les Québécois de ne pas renoncer à la « possibilité » de faire un pays. N’en déplaise au Parti libéral du Québec, au pouvoir au cours des quatre prochaines années, il s’agit toujours d’un projet « important » et « nécessaire », selon elle.

 

« Je vous enjoins à continuer de vous tenir debout, la tête haute, pour protéger ce qui vous tient à coeur. De continuer à chérir le précieux trésor que nous avons reçu de nos mères et de nos pères, et qui fait de nous un peuple différent. De ne jamais tourner le dos à la possibilité que nous nous donnions un jour un pays à nous. Un pays pour décider pour nous-mêmes, par nous-mêmes », a-t-elle déclaré mercredi après-midi à l’occasion de sa première sortie médiatique depuis le scrutin.

 

La dégelée électorale du Parti québécois ne signifie pas à ses yeux la mort du projet du « pays du Québec ». « Je ne sais pas quand. Je ne sais pas comment [le Québec pourrait devenir un État indépendant]. Mais, une chose que je sais, nous serions dans une meilleure situation si nous étions indépendants. Je suis sûre et certaine de cela », a-t-elle dit, se refusant à analyser publiquement les raisons de la chute du PQ, qui a récolté à peine 25 % du vote populaire le 7 avril. Malgré tout, l’« avenir appartient » à la population québécoise.

 

Pauline Marois mettra fin mercredi prochain à plus de 30 ans de vie politique — qui « n’ont pas toujours été de tout repos » — avec le « sentiment du devoir accompli ».« Je suis encore émue que les citoyens du Québec m’aient permis d’être leur première ministre », a-t-elle affirmé, la voix étranglée par l’émotion. La défaite électorale a fait mal. « Ça fait vingt fois que je le lis [le discours], je ne réussis pas encore à passer au travers », a-t-elle soufflé derrière un lutrin installé dans le hall de l’édifice Honoré-Mercier dans lequel se trouvent les bureaux du premier ministre. Elle a repris son souffle. « Il y aura donc bientôt sept ans, je suis sortie de mon jardin après une courte retraite parce que j’avais encore envie de servir le Québec. Depuis, il s’en est passé, des choses », a-t-elle poursuivi, observée par des dizaines de journalistes et de collaborateurs.

 

Après 18 mois à la tête de l’État, Mme Marois cédera le pouvoir dans six jours, mais non sans inquiétude à l’égard de l’avenir de la langue française. « Nous sommes suffisamment forts comme peuple pour vivre, nous développer en Amérique, et le faire en français. Mais nous avons besoin de protection. Il n’y a aucun gouvernement qui a échappé à cette obligation », a-t-elle affirmé à la presse.

 

« À titre de première ministre sortante et de citoyenne du Québec », Mme Marois en a d’ailleurs glissé un mot à son successeur, Philippe Couillard, lors d’un bref entretien en matinée. Elle lui a également exprimé ses « souhaits » de voir le projet de loi sur les soins de fin de vie être adopté, et la stratégie d’électrification des transports déployée. « C’est l’avenir du Québec. »

 

La chef du Parti québécois démissionnaire dit léguer une « maison en ordre » à l’équipe libérale. Avec la loi 1 sur l’intégrité en matière de contrats publics, la loi 10 permettant de relever provisoirement de ses fonctions un élu faisant face à des accusations criminelles, mais aussi en donnant les coudées franches aux forces policières et à la commission Charbonneau et en assurant un financement essentiellement public des partis politiques québécois, le gouvernement péquiste a fait avancer l’intégrité et fait reculer la corruption, selon elle.

 

En 18 mois, son équipe a pu « redonner aux Québécois le contrôle de leurs institutions », dont la « crédibilité » était sérieusement écorchée après neuf ans et demi de règne libéral. « Nos institutions politiques sont aussi vitales pour l’avenir du peuple québécois que notre langue, notre culture et notre identité. Elles sont le reflet de notre volonté collective », a-t-elle insisté mercredi.

 

« Changer le monde »

 

La femme âgée de 65 ans quittera la scène politique québécoise « très fière d’avoir enfin complété le réseau de services de garde ». « Jeune femme, je rêvais de changer le monde. Aujourd’hui, je me permets humblement, bien humblement de penser que j’y ai contribué, grâce à vous. Merci. »

 

Mme Marois demeurera chef du Parti québécois jusqu’au 7 juin, date butoir à laquelle la formation politique doit tenir une conférence nationale des présidents d’association de circonscription. D’ici là, elle espère que la poussière tombe, afin qu’elle puisse « paisiblement » dire « au revoir » aux militants avant de s’effacer de la politique québécoise. Après sept années à la tête du PQ — et quelques coups de gueule de dissidents —, Mme Marois s’astreindra à un strict devoir de réserve. « Ils pourront compter sur moi comme militante, mais je n’ai pas l’intention de m’ingérer dans quelque processus que ce soit », a-t-elle indiqué. Elle léguera un parti politique « en très bonne santé démocratique », « financière », « organisationnelle » dans lequel elle fonde encore de grands espoirs. « De l’espoir au coeur, j’en ai pour le pays. »

75 commentaires
  • Mario Leroux - Inscrit 17 avril 2014 01 h 15

    Le pays

    Mme Marois,d°abord merci pour votre contribution à la vie politique québecoise.Maintenant,vous devriez avoir tiré une leçon à partir des résultats du dernier scrutin.La majorité des Québecois n°en veulent pas d°un nouveau pays.Les jeunes sont complètement désintéressés par ce projet et ils voient l°avenir bien différemment de nous quand nous avions 20 ans dans les années 70!Désolé,mais c°est ainsi et on y peut rien changer!

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 17 avril 2014 06 h 10

      Nouveau pays ? Lequel ?

      Si aucune objection, serait-il, possiblement, plus sage de débuter un tout petit premier .... pays ? - 17 avril 2014 -

    • Gilles Théberge - Abonné 17 avril 2014 07 h 45

      Il semble bientôt difficile à certains de mettre leur épée dans son fourreau ne fut-ce que le temps d'un instant.

      Jusqu'à la fin, cette femme d'envergure aura été malmenée par le sort. Le soir de sa victoire elle fut la cible d'un attentat politique à caractère haineux, et le jour où elle quitte, son départ estlacé sous l'ombre des scandales libéraux. C'est une injustice.

      Quant son désir que le Québec pays se matérialise, monsieur Leroux à raison de signaler que selon les informations dont on dispose une majorité n'en souhaite pas la réalisation.

      Mais il faut se demande qui ne veut pas. À l'aune des résultats du dernier scrutin nous savons que dans le Montréal anglo et multi ethnique, l'opposition atteint des scores à la soviétique. Et la question est entendue, c'est final, global, définitif et absolu.

      Dans le Québec francophone c'est une autre paire de manches. Ne vaudrait-il pas la peine de s'interroger.

      Pourquoi l'idée de la souveraineté du Québec français est-elle rejetée d'une façon absolue par les anglophones et ceux qui leur sont alliés voire associés?

      Et pourquoi l'idée est-elle partagée par une masse critique des Québécois de souche?

      Il doit bien y avoir des raisons...

      Alors reprocher à madame Marois d'exprimer ses opinions au moment ou avec dignité elle prend congé après 30 ans de service public, je trouve que c'est un manque de classe et de générosité.

    • Sylvie Paré - Abonnée 17 avril 2014 08 h 25

      Peut-être que les jeunes n'en veulent pas d'un pays mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas nécéssaire. Tout ça n'est pas que question de mode. Les jeunes s'en foutent parce qu'ils sont peut-être plus acculturés et il n'a rien de réjouissant là dedans.
      La résignation et la minorisation n'a rien de bon. Par ailleurs, n'oubliez pas monsieur que les québécois n'en veulent pas du Statu Quo non plus.

    • Guy Desjardins - Inscrit 17 avril 2014 08 h 44

      Voua savez il y en a beaucoup pour qui une défaite, c'est la fin du monde. Il est évident que Mme Marois a fait du bien au Québec et nous la félicitons. Mme Marois a beau vouloir un Pays mais il faudrait que les Québécois(es) le veulent ce Pays. Le vouloir trop vite c'est se jeter dans la gueule du loup. Les dettes et déficits accumulés font que le projet d'un Pays est à toute fini et caduc. C'est en bonne partie dû au PQ et les Libéraux. Les Québécois(es) rejettent à plus de 78% la séparation et tous les gens sérieux le concèdent. Il va falloir vous faire à l'idée qu'il y a un autre Parti qui existe et vous donnera un Québec fort sans collution et corruption, ce que veulent un grand nombre de Québécois(es). M. Couillard a une chance en or de ne pas faire ce que son vieux Parti a fait lorsqu'il a pris le pouvoir pour 8 ans à nous criblez de dettes et entretenir ce que l'on est entrain de découvrir petit àpetit, de l'UPAC et Commission Charbonneau. Nous nous en doutions mais nous avions pas la vérité de nos informations, ce qui est très grave dans un Province démocratique de ne pas avoir été renseigner adéquatement avant le vote. G.D. L'avenir le dira si notre vote a été judicieux.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 17 avril 2014 09 h 10

      @ M. Théberge - Pourquoi rejeter l'idée d'un pays pour le Québec ?
      Parce que, comme pour l'U.E., le Québec s'en tirera toujours mieux économiquement avec de vrais partenaires historiques, soient les autres provinces et territoires canadiens. Aussi, pour l'unicité de la langue française en Amérique, il faudra toujours mener un combat, mais quoi de mieux que de le mener avec des partenaires comme les acadiens et les autres francophones et francophiles du Canada, le tout en s'appuyant sur nos acquis, comme le loi sur les langues officielles, etc.

    • Charles Gagnon - Inscrit 17 avril 2014 09 h 33

      « Les jeunes sont complètement désintéressés par ce projet et ils voient l°avenir bien différemment de nous quand nous avions 20 ans dans les années 70! », écrit Monsieur Leroux.

      D’abord, Monsieur Leroux, dites-nous pourquoi les jeunes sont désintéressés de ce projet. Dites-nous quel est maintenant le projet des jeunes, leur projet d’avenir? La répétition du passé?

      Ceux qui avaient 20 ans en 70, Monsieur Leroux, n’étaient pas gavés par la consommation pour répondre non à leur liberté et à leur responsabilité; les jeunes d’aujourd’hui sont souvent gavés par leurs aînés au point de ne voir l’avenir qu’en regardant en arrière… Quand j’entends dire que le Parti Québécois est un vieux parti…! Et le Parti Libéral, lui? Liberté et responsabilité vieillissent-elles? Vieilles valeurs?

      Gilles Vigneault a bien raison de penser que l’avoir l’emporte maintenant sur l’être? Est-ce cela voir l’avenir différemment? Si oui, ce n’est qu’une répétition du passé et c’est voir comme les peuples barbares (mondialisation sous un autre nom et indifférence) : pouvoir, conquérir, accumuler le butin, consommer… Justin Trudeau (son inconscient parlait certainement alors) ne croyait pas si bien dire en affirmant que le Québec avait voté pour la stabilité (de l’avoir) en non pour l’identité (de l’être). Quelle vision d’avenir!

    • Bernard Plante - Abonné 17 avril 2014 09 h 46

      M. Leroux,

      Les Québécois ont rejeté l'approche du PQ. Point.

      Les dépendantistes comme vous aiment bien se contenter de vivoter au sein d'un pays qui se balance d'eux mais je demeure persuadé que la majorité des gens préfère vivre la tête haute.

      Par ailleurs, lorsque les jeunes entendent parler du projet de pays pour la première fois (parce que cela fait 20 ans que le PQ n'en parle plus), je peux vous garantir qu'une flamme s'allume dans leurs yeux. Que ça vous plaise ou non, la liberté et la fierté finiront toujours par l'emporter sur le défaitisme et l'aplaventrisme.

    • Mario Leroux - Inscrit 17 avril 2014 12 h 38

      Le problème avec la souveraineté,c°est selon moi,la division des forces.Si un nouveau parti naissait avec un programme clair et unificateur,les chances de voir un jour un nouveau pays serait augmentée.

    • Louka Paradis - Inscrit 17 avril 2014 16 h 03

      Mme Marois, merci pour tout ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec vos proches. Certains journalistes devraient lire attentivement votre message d'adieu et faire place à la générosité au lieu de continuer à cultiver le désenchantement. Mme Marois, sobrement comme les circonstances le commandaient, a réaffirmé sa volonté que le Québec devienne souverain. L'heure est maintenant à la noblesse de coeur : il faut savoir reconnaître les bons coups de ceux qui ne partagent pas notre vision des choses. Le coeur est un jardin qu'il faut constamment arroser d'humanisme pour éviter qu'il ne soit desséché par le cynisme.

    • Victoria - Inscrite 17 avril 2014 16 h 17

      M. Leroux, le nouveau parti est né, c’est QS. Il avance à petits pas, lentement mais qui sait ? Un député, puis deux, puis trois en 2014. Quel sera le nombre à la prochaine élection ?

      C’est nous, gens de l’âge d’argent et d’or, pas tous heureusement, qui ont de la difficulté à leur faire de la place. Après tout, demain, c’est eux qui vont le vivre.

    • Jean-Guy Henley - Inscrit 18 avril 2014 00 h 59

      Mais quel défaitisme! Si tout le monde pensait comme ça, on se ferait encore dire que "le ciel est bleu et l'enfer est rouge"... et on le croirait encore!

      Une chose à propos des jeunes. Ce n'est pas tant le projet souverainiste qui ne les intéressent pas, c'est surtout la politique en soi. Et ce n'est pas surprenant étant donné que la politique ne s'est pas intéressé à eux depuis longtemps.



      @Marc G. Tremblay
      Il n'y a pas de raison qu'un Québec indépendant ne pourrait pas continuer de faire affaire avec les partenaires historiques dont vous parlez. Tous les pays font du commerce entre eux. En passant, l'U.E. est constituée de pays indépendants qui font des échanges commerciaux.



      @Mario Leroux
      Pour ce qui est d'un programme clair, celui d'ON est le plus clair que j'ai vu. Et ce parti a donné le goût à une bonne quantité de jeunes de s'occuper de politique, ce qui est une bonne chose.

    • Lise Berniquez - Inscrite 18 avril 2014 01 h 13

      Merci énormément Mme Marois pour votre courage, votre dévouement,mvotre détermination ainsi que votre servitude auprès de la population du Québec et pour le bien du Québec.

      Il est clair maintenant pour ne parler que de ceci, qu'à l'aube des grands changement qu'imposent la mondialisation et la concentration des marchés, que le projet de pays s'impose plus que jamais. Cette dernière élection en est la preuve avec les sires qui guettent nos plus grands joyaux et qui font notre fierté.

      L'avoir et l'être. Ce thème est revenu souvent et il est bien inspiré, et il mesure l'ampleur de la problématique qui déchire notre peuple.

      Quelle leçon à apprendre encore pour les québécois!

      Les québécois, vont-ils un jour comprendre que l'avoir ne mène nul part si l'être n'est pas une partie composante et pour le bien commun de la population?

      Je dois avouer que votre foi est plus grande que la mienne.

      De plus, les médias qui se sont mît de la partie se liant contre le PQ.
      Quelle monumentale farce!
      Un vrai cirque cette campagne électorale.

      Vous aviez tout à fait raison, il fallait assainir les finances avant de passer à autre chose, ce pays. Les finances du Québec ayant été mît à feu et à sang par ce parti de la honte.

      Car oui bien sûr, nous sommes en dette.

      La société québécoise à une plus grande dette et c'est celle qui fait partie d'elle-même et de se respecter dans les choix qu'elle doit prendre.

      Encore faut-il que la population soit consciente de ses choix pour sa survivance.

      C'est á mon avis où se situe le travail à faire.

      Continuons tous notre action dans nos communautés et pour le bien de tous. Et un jour peut-être que l'éveil se fera.

      C'est mon plus grand souhait.

  • Cyr Guillaume - Inscrit 17 avril 2014 02 h 03

    Bravo Madame Marois!

    Bravo à cette grande dâme, qui à risqué sa vie, lors d'un attentat contre elle le 4 Septembre 2012, pour le Québec, et qui s'y est dédié contre vents et marrés depuis plus de 33 ans! Peu, peuvent en dire autant!

  • Catherine-Andrée Bouchard - Inscrite 17 avril 2014 03 h 48

    Le chat sort du sac!!!

    Si elle enjoint encore les québécois à continuer d'alimenter des rêves de souveraineté juste après sa cuisante mornifle du 7 avril, imaginez comme elle aurait passé toutes les énergies de son mandat majoritaire à préparer les québécois à être prêts pour un éventuel référendum si elle avait été élue.

    Je ne suis pas si sûre que monsieur Couillard nous menait une campagne de peur, il ne disait que les faits.

    " ce ne sont pas des élections qui porte sur un référendum, c'est une élection qui porte sur un gouvernement qui sera bon pour l'économie des québécois... nous ne tiendrons aucun référendum tant que les québécois ne seront pas prêts; je répète ma cassette : ce ne sont pas des élections qui portent sur un référendum, ce sont...bla bla"

    • Pierre Labelle - Inscrit 17 avril 2014 05 h 56

      Je trouve votre commentaire mesquin et déplacé dans les circonstances. À moins d'avoir accomplis la demie de ce que cette femme a accomplie, si j'étais à votre place, je m'abstiendrais.

    • Danielle Houle - Inscrite 17 avril 2014 07 h 13

      Avec un tel négativisme de votre part, je suis content de ne pas créér un pays avec vous. Quand Couillard aura fait le dixième de ce que Marois a fait de bien dans sa carrière politique, vous reviendrez me voir.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 17 avril 2014 07 h 18

      Quand les Américains votent, ils ont souvent à s'exprimer sur diverses questions par référendum. La même chose pour les Suisses.

      Pour vous, il semble que s'exprimer sur une question aussi fondamentale que notre avenir collectif soit quelque chose de négatif.

      Il faut croire que la campagne de peur menée par le PLQ et la CAQ a vraiment bien fonctionné.

      Et il semble aussi que les observations fort pertinentes de Camil Bouchard hier dans sa lettre aux courrier des lecteurs, intitulée «Tout cela», correspondent, malheureusement pour moi, à la réalité.

      Alors, regardons plutôt les télé-séries, les télé-romans, les éliminatoires du hockey et les émissions culinaires et sourions béatement entre chacune de nos visites au Walmart et au Costco.

      Procédons au plus vite à une reddition à la loi du plus fort.

    • Anne-Marie Allaire - Abonnée 17 avril 2014 07 h 41

      Mme Bouchard vient d'apprendre de Pauline est indépendantiste. C'est une bonne indication sur la valeur de son analyse politique...

    • Catherine-Andrée Bouchard - Inscrite 17 avril 2014 09 h 08

      Je vois que mon commentaire anime les passions. Mais madame Allaire, le titre de mon commentaire était sardonique si cela peut vous rassurer sur ma réflexion peut-être un peu trop pointue pour ne pas choquer. Ainsi je voue mes excuses à tous les cœurs souverainistes, Madame Marois est fort probablement comme vous en êtes tous si persuadés un foudre de bon jugement et surtout plus digne et humble que moi qui ne vaut certainement pas pipette car je ne suis pas un personnage public. Les admirateurs de MadameMarois sont tout particulièrement chatouilleux lorsqu'il s'agit de critiquer leur modèle. S'y identifient-ils tant que ça??? Dommage pour vous cependant car vox populi reste vox déi!!!

    • Bernard Plante - Abonné 17 avril 2014 09 h 31

      Mme Bouchard,

      Danser sur la tombe d'un cadavre encore chaud n'a jamais rehausser la valeur de qui que ce soit. Cela démontre plutôt mesquinerie et petitesse d'esprit.

      Prenez garde, les souverainistes sur lesquels vous crachez reviendront bientôt vous hanter.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Inscrite 17 avril 2014 13 h 15

      Ce qui me rend si polissonne est que j'ai lu ses paroles sans voir son discours. Maintenant que je l'ai vu sous son jour plus humble et humain je me trouve moi-même mesquine. Cependant je ne l'ai jamais perçu comme étant un cadavre. Pour moi elle est une retraitée bien nantie et en santé et c'est le rêve de bien des gens aussi nobles qu'elle quoique méconnus.

    • Yami Lopez - Inscrite 17 avril 2014 13 h 20

      Mme Bouchard,

      C'est plutôt vos passions qui semblent s'être animées avec le résultat du 7 avril. Un peu comme si ce dernier venait assoupir vos peurs, peurs qui fort probablement vous ont tourmenté tout au long de la campagne. Ce que j'en conclus, à mon humble avis, est que cet espace vous permet de relâcher ces tensions.

      Un souverainiste est d'ores et déjà habitué à des propos comme les votres et ils sont une des raisons pour lesquelles ce mouvement n'est pas près de s'éteindre.

      Bref, c'est puéril comme propos étant donné le "timing" .

    • Jeannelle La Casse - Inscrit 17 avril 2014 13 h 30

      Et votre cassette !

  • Pierre Labelle - Inscrit 17 avril 2014 06 h 08

    Merci Madame!

    Merci madame Marois pour toutes ces années consacrées au mieux-être de vos concitoyens. J'ai eu le plaisir de mieux vous connaître lors de la campagne référendaire 1980, je conserve de ces moments, le souvenir d'une femme non seulement déterminée mais également d'une personne dotée d'une capacité d'écoute comme j'ai rarement vus. Vous avez durement gagner le droit à une retraite, qu'elle soit la plus paisible et heureuse que vous souhaitez, à vous et à votre famille.

  • Josée Duplessis - Abonnée 17 avril 2014 06 h 37

    bravo Mme Marois

    Je tiens à vous dire combien vous avez été et êtes encore une dame noble même dans la défaite. Oui nous tenons encore et toujours à ce projet de pays.
    Le projet de pays n'est pas une idée folkorique et pittoresque que bien des gens ont banalisée. C'est un pas que nos ancêtres ont posé pour des raisons économiques,culturelles et identitaires.Pourquoi quand c'est pour nous , nous en sommes gênés? Ailleurs l'idée de se gouverner soi-même est valorisée.
    Merci pour les gestes posés pour nous. Prenez soin de vous.