Couillard et son équipe célèbrent la victoire libérale

Québec — L’ambiance était à la fête, mercredi, dans la famille libérale, qui se réunissait pour la première fois depuis la victoire éclatante du 7 avril.

Les 125 candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) — soit les 70 élus et les 55 qui ont été défaits — s’étaient donné rendez-vous dans un hôtel du centre-ville de Québec pour célébrer l’élection du gouvernement majoritaire de Philippe Couillard, après un an et demi de purgatoire dans l’opposition.

La rencontre, à mi-chemin entre le caucus et la rencontre sociale suivie d’un cocktail, a été tenue au moment où le premier ministre élu prépare son futur conseil des ministres.

Dans les prochains jours, anxieux, les députés libéraux vont donc prendre soin de garder leur cellulaire ouvert et à portée de main, au cas où l’appel tant espéré surviendrait.

Mais tous les députés rencontrés mercredi se gardaient bien de l’avouer, s’affairant à garder un profil bas, tout en vantant les mérites de Philippe Couillard.

À son arrivée à la rencontre, M. Couillard a dit qu’il aurait l’embarras du choix en formant son cabinet, un «heureux problème».

La date de l’assermentation n’a toujours pas été fixée.

L’ex-rival de M. Couillard lors de la course au leadership, député de Châteauguay et jusqu’à récemment leader de l’opposition, Pierre Moreau, s’est dit assuré que M. Couillard allait diriger un gouvernement «à son image», donc «qui ne vise pas les attaques personnelles, qui fait en sorte qu’on aille chercher les meilleures idées là où elles se trouvent, un gouvernement d’ouverture, un gouvernement qui fera en sorte qu’on puisse avoir une meilleure collaboration».

Le député de Fabre, Gilles Ouimet, s’est dit convaincu que Philippe Couillard «sera un très grand premier ministre». Il s’attend par ailleurs à ce que son chef, dans ses nouvelles fonctions, fasse «une large place à la liberté d’expression» de ses députés.

L’ex-ministre des Affaires municipales et député de Lotbinière-Frontenac, Laurent Lessard, a dit que la victoire du 7 avril lui faisait penser à celle de 2003, quand les libéraux de Jean Charest avaient pris le pouvoir après des années dans l’opposition.

«Ça y ressemble beaucoup», selon celui qui estime avoir «un chef qui a de l’ambition pour le Québec».

Pas de spéculation

Les députés libéraux se gardaient bien de faire quelque spéculation que ce soit ou d’indiquer leur préférence quant à un poste autour de la table du conseil des ministres.

Ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa dans les années 80, le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, un proche collaborateur de M. Couillard au cours des derniers mois, a esquivé toutes les questions relatives à un possible retour au conseil des ministres.

Celui qu’on pressent à la tête du ministère de la Santé, le nouveau député de La Pinière, le Dr Gaétan Barrette, qui a battu la candidate indépendante Fatima Houda-Pepin, est passé en coup de vent sans vouloir dire un mot aux reporters.

Plusieurs autres ont fait de même, fuyant caméras et micros, comme la nouvelle députée d’Outremont, Hélène David.

Celui qui dirige l’équipe chargée d’assurer une transition harmonieuse entre le gouvernement Marois et celui de M. Couillard, l’ex-premier ministre Daniel Johnson, a dit que tout allait pour le mieux pour les libéraux. «La transition va très, très bien, comme le reste!», a-t-il dit.

Par Jocelyne Richer
9 commentaires
  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 9 avril 2014 17 h 52

    Le bonheur dans le pré

    Comme c'est excitant !
    On leur souhaite bonne chance !
    Que les meilleurs gagnent !

  • - Inscrit 9 avril 2014 17 h 57

    Le temps


    Je pense que le Parti québécois dispose maintenant de la denrée la plus rare, dans ce monde de l’instantané, le temps. S’il l’utilise intelligemment, il pourra s’en sortir.

    Mais il lui faudra sacrifier beaucoup pour retrouver la faveur de l’électorat !

  • Leclerc Éric - Inscrit 9 avril 2014 20 h 50

    Les libéraux majoritaires mais...

    Les audiences de la commission Charbonneau ont repris (ou reprendront très bientôt), quel parti politique a le plus a perdre face à la juge France Charbonneau? Je crois bien que ce sont les libéraux qui ont été fortement éclaboussés depuis le déclenchement de la commission par Jean Charest.

    Par ailleurs, Pauline Marois a peut-être perdu son comté et sa chance de retourner sur les banquettes de l'opposition officielle, mais avouons qu'elle aurait eu beau jeu face à tout ce qui sera entendu par les témoins convoqués alors que les libéraux (comrompus jusqu'au cou) sont au pouvoir et majoritaires par dessus le marché!

    Philippe Couillard a tout un travail de reconstruction de parti à faire et un travail de moine qui l'attend pour la formation de son Conseil des ministres. Il promet à la population de la TRANSPARANCE sans failles alors que plusieurs des ministres et/ou députés réélus ne sont pas blancs comme neige. Les appelés à devenir ministres devront soigneusement nettoyer leurs chemises blanches...

    • Claude Champagne - Inscrit 10 avril 2014 04 h 40

      Malheureusement, ils s'en sortent toujours, une grosse machine de propagande les preuves sont accablantes. Devant le peuples qui se pendent à leur parole, ils tombent sous l'effet d’hypnotisme, les coups bas se font toujours en cachette, vous le savez. Le parti libéral-sacandale, dit tout.

  • Charles Lebrun - Abonné 9 avril 2014 21 h 04

    Le député de Fabre...

    ...dit qu'il s'attend à ce que M. Couillard, dans ses nouvelles fonctions, fasse "une large place à la liberté d'expression" de ses députés!

    Possible... Mais permettez-moi d'en douter... j'aimerais lui rapeler les événements du CHUM. M. Couillard est celui qui s'est opposé à son premier ministre (il fallait voir le visage de M. Charest lors de l'annonce officielle au 1000 Saint-Denis, on aurait dit qu'il venait de mordre un citron, il a même fallu un 2e rapport Johnson de 20 pages donnant raison à Couillard pour que M. Charest sauve la face), aux ingénieurs Saint-Pierre et Couture, les 124 médecins du CHUM, le recteur Lacroix, La Commission d'analyse Mulrony Johnson (qui a coûté 3M$), les 250 chercheurs et professeurs du CHUM, le GRIS (Groupe de recherche interdisciplinaire de l'Université de Montréal et au Conseil d'administration du CHUM... Tout cela après avoir pris bien soin, au préalable, de démanteler la SICHUM (Société d'implantation du CHUM).

    Alors que le bons sens populaire militait pour le site Outrement, avec un hôpital TOUT neuf au coût de 1,6G$ où nous aurions eu en plus un nouveau campus francophone des Science de la Santé!

    Non, M. Couillard a imposé un site avec de la congestion matinale, la gêne de la circulation durant les travaux, le peu de possibilité d'expansion, la difficulté de maintenir les soins hospitaliers de façon adéquate durant les travaux et pour finir, les b^tisses actuelles sont vétustes.

    Je crains que cet homme ne soit pas un "homme d'équipe" mais un "cheuf" comme il y en avait dans les années '50!

    • Claude Champagne - Inscrit 10 avril 2014 07 h 53

      Exactement, on n'a déjà oublié que celui-là a tassé vulgairement Mme Pépin, une première masse. Une députée de plus de vingt ans de loyaux services aux gens de Lapinière, qui a leurs tours l'ont achevé avec le coup masse fatale-libérale. Libéral=loyal ou libéral=impitoyable.

  • François Dandurand - Inscrit 9 avril 2014 22 h 01

    Une nouvelle ère

    une nouvelle ère semble vouloir s'ouvrir sur les relations entre les parties à l'Assemblée Nationale. Souhaitons que cela soit pour le mieux

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 11 avril 2014 16 h 07

      Je n'y crois pas tellement.
      Il s'agit de propagande libérale.
      « Ensemble, oui, mais avec nous autres aux commandes » ...