Philippe Couillard met le PQ K.-O.

Pauline Marois annonçant son départ aux militants du Parti québécois lundi soir en présence de son mari, Claude Blanchet, et de Pierre Karl Péladeau.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois annonçant son départ aux militants du Parti québécois lundi soir en présence de son mari, Claude Blanchet, et de Pierre Karl Péladeau.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a infligé une défaite historique au Parti québécois (PQ) et à sa chef, Pauline Marois, en remportant une confortable majorité des sièges à l’Assemblée nationale, grâce à des gains dans presque toutes les régions du Québec.

 

Mme Marois a annoncé sa démission après avoir remporté à peine 30 sièges et 25,4 % des voix, une défaite de l’ampleur des premières campagnes du PQ, en 1970 et en 1973. La chef péquiste a même perdu son siège par 882 voix dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré aux mains de la libérale Caroline Simard.

 

Le chef libéral, Philippe Couillard, a terrassé son adversaire souverainiste en remportant la victoire la plus décisive depuis le triomphe de Jean Charest en 2008, avec 70 sièges et 41,5 % des voix. Les électeurs ont envoyé un message sans équivoque au PQ, qui paraissait pourtant persuadé de remporter la majorité des sièges après 19 mois de gouvernement minoritaire, il y a 34 jours.

 

Cette victoire nette du PLQ redéfinit le débat politique et risque de plonger le mouvement souverainiste dans une profonde remise en question. Les électeurs ont dit un non retentissant à la possibilité, même ténue, d’un troisième référendum sur l’indépendance du Québec. Ils ont aussi rejeté la charte de la laïcité, projet phare du gouvernement Marois.

 

« L’ère de la réconciliation est arrivée », a lancé Philippe Couillard devant ses partisans réunis dans la circonscription de Roberval, au Lac-Saint-Jean, où il a été facilement élu devant le vétéran péquiste Denis Trottier.

 

Le scrutin avait pris une tournure quasi référendaire avec le poing levé du candidat péquiste Pierre Karl Péladeau en faveur du « pays », dans les premiers jours de la campagne. Élu dans la circonscription de Saint-Jérôme, l’actionnaire de contrôle de l’empire Québecor siégera dans l’opposition, mais plusieurs piliers du Parti québécois ont mordu la poussière. Les ministres Pierre Duchesne, Réjean Hébert, Diane De Courcy, Yves-François Blanchet, Bertrand Saint-Arnaud et Élizabeth Larouche ont subi la défaite, de même que leurs collègues péquistes Léo Bureau-Blouin, Martine Desjardins, Lorraine Pintal, Djemila Benhabib, Dominique Payette et Alexis Deschênes.

 

Le PQ a aussi perdu une de ses forteresses de Montréal aux mains de Québec solidaire (QS) : Manon Massé a devancé l’ex-ministre Daniel Breton par 91 voix dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, au centre-ville. La troisième députée solidaire ira rejoindre Françoise David et Amir Khadir, qui ont remporté de nouveau leur siège sur les banquettes de l’Assemblée nationale.

 

De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault a remporté 23 % des voix, nettement plus que prévu il y a un mois, grâce à une fin de campagne endiablée, ce qui lui accorde 22 députés à l’Assemblée nationale. M. Legault a été élu dans sa circonscription de L’Assomption, en banlieue de Montréal, mais devra se démener pour faire entendre sa voix face à un gouvernement libéral majoritaire.

 

« C’est clair, on a semé pour l’avenir », a lancé François Legault à ses partisans réunis à Repentigny, en banlieue de Montréal. Il s’est engagé à rester chef de la CAQ durant les quatre prochaines années.

 

Victoire sans équivoque

 

Le grand gagnant de la soirée électorale est sans contredit Philippe Couillard, qui a remporté sur toute la ligne son pari audacieux. Il a d’abord gagné son siège dans le bastion péquiste de Roberval, en défaisant le vétéran Denis Trottier par une confortable majorité.

 

À son premier test électoral, le chef libéral a fait des gains dans presque toutes les régions du Québec. Il a peint en rouge toute la ville de Laval et a arraché deux circonscriptions au PQ sur l’île de Montréal, en plus de remporter des sièges dans le Centre-du-Québec et dans la région de Québec, notamment. Le Dr Gaétan Barrette, candidat vedette parachuté contre l’indépendante Fatima Houda-Pepin, a facilement remporté la circonscription de La Pinière, sur la Rive-Sud.

 

Les vétérans Jean-Marc Fournier (Saint-Laurent), Jacques Chagnon (Westmount–Saint-Louis) et Pierre Paradis (Brome-Missisquoi) ont tous été réélus, et ils seront appuyés par les recrues Hélène David (Outremont), Carlos Leitao (Robert-Baldwin), Martin Coiteux (Nelligan) et Jacques Daoust (Verdun). M. Daoust, l’un des membres du « trio économique » de Philippe Couillard, l’a emporté sur l’une des nombreuses candidates vedettes du Parti québécois, Lorraine Pintal, directrice générale et artistique du Théâtre du Nouveau Monde.

 


Avec La Presse canadienne

209 commentaires
  • Alexandre Mathieu - Inscrit 8 avril 2014 02 h 35

    Réconciliation...

    et aussi retour à l'ère de l'exode. C'est juste 100 000$ pour immigrer aux States. Un christi de bon investissement. Sacrer le camp du bon coté de la frontière avant que cet Orangiste signe la constitution en cachette: voilà mon nouvel objectif principal.

    • Jean-Yves Marcil - Inscrit 8 avril 2014 07 h 40

      Tout un raisonnement ça !!!

    • Pierre M de Ruelle - Inscrit 8 avril 2014 08 h 03

      Votre attitude est assez drastique, peut etre que votre deception est normale... Maintenant considerez peut etre aussi qu'un changement d'attitude plus positif genre Rassembleur tel que prone par Madame Yvon dans son parcour politique, heureusement une figure montante de votre parti pourrait plus rassembler que diviser comme les pretendants Drainville et Compagnie assez divisifs...
      Les plus jeunes de notre generation etant a des annees lumieres de l article 1... Alors je vous souhaite une bonne reflexion et de meilleurs lendemains denues d'agressivite mal canalise..

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 08 h 14

      Sérieusement j'y pense moi aussi, pas besoin d'aller bien loin, le Vermont me plais, et puis il ne m'ont jamais traité, de "french pea soup" ou "french frog", les Américains jusqu’à hier trouvaient les Québécois noble de défendre notre identité, notre langue. Mais tout a changer, j'ai honte, la petite province qui fait de la petite politique, n'est qu'une petite société. Je suis avec vous tant que je vais demeurer sur cette terre qui n'est pas la mienne, je n'ai pas de pays, ce semblant de parti, qui prend possession de "the little province of Qubec", sauve qui peut, je ne veux pas devenir, complice de la corruption, magouille, tricherie et malversation le 40% de vote au parti libéral-scandale cautionne le tout. Et je ne m'excuse plus pour mon orthographe, le français n'est pas une priorité pour les nouveaux occupant "illégitime" de la petite province de Qubec.

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 08 h 39

      Ceux qui sont tentez, de faire la morale oublié ça, le parti libérale-scandale demeure le parti de la corruption, dont maintenant je doute fort que charbonneau complète et remet un rapport et si c'est le cas sera remisé sur la tablette "p" poubelle. L'humilité consiste à transiger avec le mensonge. Miguel de Unamuno

    • Yves Gingras - Inscrit 8 avril 2014 08 h 57

      C'est plutôt sous un gouvernement péquiste que nous avions envie de s'exiler (charte, fardeau fiscal, démagagie, etc...).

    • Francois Gougeon - Inscrit 8 avril 2014 09 h 24

      Un peu bizarre de vouloir immigrer au Etats-Unis apres une victoire des Liberaux. Les Liberaux du Quebec seraient consideres comme l'extreme gauche la-bas. Le gaz de schiste a fond la caisse, systeme de sante prive, les plus grosses depenses militaires du monde, la droite religieuse et un niveau d'inegalite socio-economique des plus eleves d'entre les pays developpes, ca vous dit?
      Desole pour le manque d'accent.

    • Richard Lapierre - Inscrit 8 avril 2014 09 h 25

      Attendez la suite de la Commission Charbonneau avant de parler de parti corrompu. Le ''deal'' de Blanchet d'une part, le cas Guy Chevrette d'autre part, les révélations de financement illégal du PQ dans la dernière semaine avec encore une fois Blanchet dans le collimateur et peut-être d'autres surprises à venir. Comme on l'a vu hier, jouer aux vierges offensées n'a pas aidé Marois et son parti n'a sûrement pas fini de couler.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 8 avril 2014 09 h 35

      GÉNIAL !
      Si de pouvoir continuer à défendre la langue de Molière, que vous soyez un francophone d'une autre province canadienne, que vous soyez Acadien ou Québécois, vous décidez d'aller vivre aux USA, le "melting pot" linguiste intransigeant (pensez à la louisianisation...), bonne chance ! ainsi, laissez nous continuer à mieux promouvoir intelligeamment le français au Canada.

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 10 h 29

      Je suis tordu, je m'attendais à ce genre de réplique, puisque nous sommes ou étions "nation" et voulions aller une étape plus loin, un pays qui s'occupe de ses affaires. Moi si je dit le respect est au sud et je ne suis plus chez-nous, vous faite des grimaces mais tout les quatre ans, bon nombres d'anglophones et allophones avec évidemment un sondage à l'appuie, veulent quitter le "the little province of Qubec", si le PQ est élu, cette menace vous la considérée comme déplorable, what a shame comme disent mes ex-fellow Canadians. Aujourd'hui je me sens plus proche de mes frères Américains que l'envahisseur anglo-canadian.

    • Jason Cawley - Inscrit 8 avril 2014 12 h 07

      Il semble qu'un grand nombre de commentateurs sont grossièrement mal informés sur les valeurs communes de la société civile des États-Unis. Par exemple:

      Le projet de loi 101 = illégale et inconstitutionnelle aux États-Unis. Américains n'accepteraient jamais la dictée de l'Etat à des entreprises privées quelle langue ils doivent mener leurs affaires, servir le public ou leur faire connaître leurs produits.

      Charte des valeurs = illégales et inconstitutionnelles aux États-Unis. Les Américains croient en la séparation de l'Église et de l'État, mais croient aussi l'état ne peut pas interdire le libre exercice des croyances religieuses. Par exemple, les sikhs, les musulmans et les juifs sont autorisés à porter le turban, le foulards de tête, la kippa et d'autres tenues religieuses avec leurs uniformes de l'armée américaine, l' armée la plus puissante du monde.

      Et parce que les Américains croient à la primauté des droits individuels, il n'y a pas de clause nonobstant dans la constitution des États-Unis d'excuser tentatives flagrants de violer des droits fondamentaux de la personne.

      Je souhaite à tous les commentateurs qui cherchent refuge dans le États-Unis un voyage en toute sécurité et nous espérons qu'ils vais ramener quelques valeurs américaines avec eux lors de leur retour au Québec.

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2014 13 h 07

      J'ai honte de me dire francophone ce matin.

    • Gaetane Derome - Abonnée 8 avril 2014 13 h 27

      J'ai assez honte des quebecois,moi aussi,en ce jour..Et pensez-vous vraiment que le PLQ a a coeur la langue francaise?Vous n'avez pas vu les affiches en anglais du PLQ au rassemblement a Montreal;"Together".
      Quelle honte!

    • Jacques Beaudry - Inscrit 8 avril 2014 14 h 56

      Un peu de sérieux. Respirez et mettez un peu de sérénité dans votre perception de ce monde. Quatre ans de règne libéral, ce n'est pas la fin du monde ni des projets de pays. La commission charbonneau en prenant congé nous a privé de la connaissance des faits entourant la corruption des partis politiques mais dans les semaines et mois qui viennent nous serons plus en mesure de faire le vrai proçès de ceux qui par la collusion ont perverti notre système démocratique. En ce qui concerne la CAQ, on aurait dû dire au chef de couper son ritalin dès le début de la campagne. Mais là ils vont savoir quoi faire pour partir à temps à la prochaine campagne s'il est toujours en poste ???? Les rouges ont quatre ans pour démontrer à leurs électeurs qu'ils ont été dupes de voter pour eux en 2014. Nous ne manquerons pas d'assister à bien des événements loufoques durant cette période. On va bien rigoler. Le PQ doit se donner une ligne politique (tourne à droite, droite-centre,centre,centre-gauche et tourne à gauche, swing la compagnie ) et s'y tenir. Quand j'ai fait mon rapport d'impôt 2013 en pleine campagne électorale et que je me suis rendu compte que pour moi l'assurance santé s'élevait à trois cents dollards alors que Marois avait promis de l'abolir, j'ai su que je devais changer mon vote. Je ne fais pas confiance aux gens qui ne respectent leurs engagements. Je ne cautionne jamais la malhonnêteté et l'abus de confiance. Nous vivons dans un drôle de monde mais c'est le seul que nous pouvons bâtir. L'été à nos portes nous apportera l'énergie pour continuer. Souriez...ça compte.

    • Claude Champagne - Inscrit 9 avril 2014 06 h 20

      Après deux jours de réflexion, si les Qubécois une majorité auraient voté pour la CAQ, je pense le dégout me serais moi présent. Finalement j'aurais pensé bien ils veulent essayer quelque chose d'autre, changer de garde robe. Mais non ils reviennent 40% et quelques poussières avec les mêmes, qui nous ont poussé la dette pour exploser et pousser le monde dans la rue tous les soirs 200,000, pendant des mois et autres cochonneries. C'est de cela qui me dégoute, c'est s'auto torturée, puis peut-être Legault a raison, pas de discussion de souveraineté pour dix ans, privatisé le Qubec, faire le ménage il y a beaucoup de gras à Québec la fonction publique, commission scolaire, MTQ tout doit y passer, faut que cela fasse mal avant que ça fasse du bien.

  • Marc-André Laramée - Abonné 8 avril 2014 02 h 36

    Ouf...

    Au début, j'étais frustré, et puis je me suis dit ; si les québécois sont majoritairement prêts à cautionner un parti corrompu jusqu'à la moelle dirigé par un opportuniste qui tient un discours vide de sens... qu'ils en subissent les conséquences. Un vote pour le PQ, objectivement, n'aurait pas été beaucoup mieux, mais aurait au moins témoigné du fait que les gens vivent dans un "monde politique réel" (pour reprendre la formule d'un *authentique* libéral...) qui sanctionne l'incompétence, le mensonge systématique et le mépris des électeurs. Encore une fois, donc, une belle occasion manquée de reprendre en main notre destin, que ce soit par l'avenue souverainiste ou, mieux encore, l'avenue humaniste. Le Québec a choisi de se complaire dans l'immobilisme destructeur des "vraies affaires" mesurées en $$$ (et non en richesse, qui sont deux choses bien différentes). ; lorsqu'au terme de ce mandat on regardera dernière nous pour constater que les choses n'ont fait qu'empirer, que les inégalités n'ont fait que croitre, que la santé n'a fait que se dégrader, que le cynisme politique s'est accru, que l'éducation a régressée, que le taux de suicide n'a fait qu'augmenter, nous n'aurons que nous à blâmer. Allez! Pour le cinq prochaines années, je mets mon fleurdelisé en berne et me résigne à accepter que, comme québécois et (malheureusement) comme canadien, je suis le rejeton d'un peuple qui accepte béatement de faire parti des problèmes de ce début de 21e siècle, plutôt que de ses espoirs.

    • Damien Tremblay - Inscrit 8 avril 2014 09 h 10

      100% d'accord avec vous Monsieur Laramée.

    • Rafik Sabbahg, Danse Imédia - Quartiers Danses - Abonné 8 avril 2014 10 h 34

      Bien d'accord ! Au lieu de l'exaltation et du courage d'exister politiquement, on va retomber dans la mièvrerie et l'immobilisme. Décidemment,au Québec, la peur du changement dominera toujours et la ruine de tous les espoirs, on se contentera toujours d'une petite vie bien bourgeoise. Pas d'idéalisme politique.

    • Danielle Caron - Inscrite 8 avril 2014 13 h 20

      "si les québécois sont majoritairement prêts à cautionner un parti corrompu jusqu'à la moelle dirigé par un opportuniste qui tient un discours vide de sens... qu'ils en subissent les conséquences."
      Tout à fait d'accord, sauf que je nous allons nous aussi en subir les conséquences.
      Depuis hier, je n'entends que des gens qui disent avoir honte et vouloir quitter le Québec...
      Il ne reste plus qu'à souhaiter que toute la lumière se fasse sur la corruption au sein de ce parti de sans scrupules assoiffés de pouvoir (en espérant que leur chef ne trouve pas une autre magouille pour tout cammoufler sous le tapis; je l'en crois bien capable).

    • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 8 avril 2014 14 h 54

      Le résultat de cette élection dit que le Québec réduit de nos jours la question nationale à peu de choses. les 23% accordés à la CAQ sont davantage reliés à une droite accentuée qu'à l'avenir politique québécois comme les 8% de QS sont ancrés essentiellement à gauche. Le vote libéral on n'en parlera pas bien sûr sur ce plan. L'impression pour l'électeur péquiste consiste à rêver d'une immigration en France, aux É.U même dans un endroit creux comme Las Vegas plutôt que de terminer sa vie au sein d'une nation qui se nie. J'aimerais bien passer tout au moins un 6 mois à Paris pour me vider l'esprit de cette campagne électorale lamentable quant au suivi de l'actualité d'ici j'ai l'intention de l'ignorer passablement pendant plusieurs mois.

    • Nicole Bernier - Inscrite 8 avril 2014 16 h 05

      Les voilà les dogmatiques du nationalismes, s'ils ne sont pas capables de chasser ceux qu'ils ne veulent pas avoir comme voisins, maintenant, c'est eux qui menacent de quitter le Québec....

    • Jocelyn Cloutier - Inscrit 8 avril 2014 19 h 11

      Corrompus jusqu'à la moelle n'est certainement pas réservé à Couillard et son groupe. Le Québec prisonnier de sa corruption a simplement choisi le parti qu'il croit être le moins pire.
      L'image que vous faites du Québec dans 5 ans est cependant fort réaliste à moins qu'entre-temps, des groupes tels que les étudiants qui refusent l'héritage que leur ont préparés les Marois, Couillard, Charest, Landry, Pariseau, Bourassa...fassent sauter cette fausse septique sociale pleine à ras bord.

  • Yves Côté - Abonné 8 avril 2014 03 h 09

    Diviser n'est pas rassembler...

    Ce n'est pas Philippe Couillard qui a mis le KO au PQ.
    C'est simplement, malheureusement et de manière très décevante, le PQ de Pauline Marois qui s'est trompé d'adversaires...
    Leurs adversaires véritables, ce ne sont pas les Québécois qui ne sont pas obéissants, ainsi qu'ils nous ont montré l'avoir cru pendant toute la campagne électorale (et avant...).
    Ce sont les dépendantistes et les fédéraillistes...
    Ce sont celles et ceux qui continuent de croire que le Québec a le besoin maladif du bâton du Canada pour exister et croître. Et ce sont celles et ceux qui sont toujours heureux de participer à la sortie de rails de la lutte pour le pays québécois.
    Les Québécois n'ont jamais été aussi divisés que depuis que Madame Marois a pris les commandes du Québec. Ca doit bien vouloir dire quelque chose comme "ce n'est pas la bonne direction vers le pays" ?
    Non ?
    Diviser au quotidien les uns les autres dans leurs convictions profondes, peut-être pour convaincre qu'on a raison ?, n'est jamais selon moi une bonne manière d'avancer ensemble. Diviser n'est pas rassembler, il sert de le rappeler.
    Alors maintenant, péquistes amers et autres indépendantistes, arrêtons de regarder notre petit nombril; aussi exceptionnel puisse-t-il nous apparaître, il pourra attendre jusqu'au jour de la proclamation de notre République pour qu'on le dorlotte et qu'on se pâme devant lui. Arrêtons aussi de nous plaindre, nous n'avons pas de temps à perdre à regarder nos petits et gros bobos.
    Faudra-t-il retomber dans la déprime post-référendaire en faisant plaisir à nos adversaires avant de reprendre le collier ?
    Bien sûr que non.
    Alors debout toutes et tous. Pas de complainte sur la banquise...
    Premier objectif commun : empêcher par tous les moyens possibles que le gouvernement de Monsieur Couillard ne dégage la Commission Charbonneau.
    Réussir cela serait déjà une grande victoire à mettre au crédit d'un projet sérieux de pays.
    Vive le Québec libre et combatif !

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 08 h 22

      Peu-être que l'épuisement fait son œuvre, ils ont l'argent, le pouvoir d'influence des médias, la propagande, la peur et la division. Petite province, provinciale petit peuple dépendantiste, petite avenir enchâssé dans la constitution de PetTrudeau, sans qu'ont le soit consulté. La démocratie est malade, la société est confus et le parti libérale-scandale profite de la faiblesse du désir de porter autre chose que des culottes courte, quémandeur, quêteur de petit peuple.

    • Damien Tremblay - Inscrit 8 avril 2014 09 h 11

      100% d'accord avec vous Monsieur Côté.

    • Yves Côté - Abonné 8 avril 2014 09 h 58

      "ils ont l'argent, le pouvoir d'influence des médias, la propagande, la peur et la division", dites-vous Monsieur Champagne ?
      Et vous avez tout à fait raison.
      Sauf qu'ils n'ont pas soif d'un pays plus juste...
      Et nous, vous et moi, nous deux et beaucoup d'autres, nous lutterons jusqu'à trouver celui qui se cache encore.
      Qui se cache sous un fatras qui inclus la corruption d'une honteuse partie des nôtres...
      Vive le Québec libre, Monsieur !

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 10 h 44

      M. Côté, votre sagesse vous honore, le temps commence sérieusement à manquer. Toute les raclés ont se ramasse et on se dit, continuons le combat sol sol solidarité. Pour qu'un parti libérale-scandale souillé dans la corruption, soit élu ce n'est pas de la démocratie, cela ressemble à quelque chose comme une dictature, à la fin du mandat il auront gouverné 13 ans sur une possibilité de 15 ans et pourquoi pas après un autre quatre ans. Ils ont placé à tout les postes clés leurs mondes. La commission un libéral nommé par Charest à la tête, le DGDE le président nommée par Charest, médias du Qubec et du caanada et l'influence. La commission je ne le crois plus, il on siégé en secret et va terminé en secret, à qui cela profite vous pensez, le parti qui en a le plus à cacher, dont le présent gouvernement.

    • Yves Côté - Abonné 8 avril 2014 11 h 31

      Monsieur Champagne, merci de votre soutien.
      Tant que la vie nous porte, nous pouvons combattre. Donc, nous pouvons vaincre...
      C'est mon père, compagnon d'armes de Paul Sauvé et de Dollard Ménard, qui par sa vie, m'en a donné l'exemple définitif.
      Vive le Québec libre, Monsieur !

    • Gaetane Derome - Abonnée 8 avril 2014 13 h 32

      La division malheureusement se fait a travers les tiers partis comme la CAQ,QS et ON.
      Tandis que les anglophones et allophones se rassemblent derriere le PLQ.

    • Claude Champagne - Inscrit 8 avril 2014 14 h 47

      M. Côté, message reçu et remiser dans mes favoris, merci.

  • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 8 avril 2014 03 h 24

    Un éditorial?

    L'article est du type descriptif mais n'emprunte pas moins une tonalité presque lyrique afin de faire tableau de la défaite péquiste comme quoi que M.Fortier s'en réjouit avec fort bonheur. Au niveau du rendu de l'information, on cherche à ne pas choquer sinon le moins possible tous les lecteurs qui ont appuyés le parti qui a été abattu dans une élection. Les électeurs qui rejettent un parti au pouvoir en votant ne vont pas rédiger un questionnaire pour expliquer quels sont les points précis de leurs décisions. Certains sondages le font à partir d'un échantillonnage pas pour 6 millions d'électeurs. Cet article n'est pas un éditorial.

  • Denise Lauzon - Inscrite 8 avril 2014 04 h 09

    Une majorité de québécois(es) ont voté contre le PLQ

    Presque 60% des québécois(es) ont voté contre les Libéraux mais le PLQ va pourtant former un gouvernement majoritaire.

    On en parle souvent - surtout après un scrutin - que des élections proportionnelles serviraient mieux la démocratie. Pourquoi est-ce si difficile de changer les règles?

    • Pierre M de Ruelle - Inscrit 8 avril 2014 07 h 52

      oui mais un parlement a l italienne, a l'israelienne, vous conviendrait!!!! Des pays ingouvernables...
      ou peut celui qui se tient en Nouvelle Zelande..qui semble plus equilibre.
      Aussi reduire le nombre de deputes et accorder plus de comtes dans les zones urbaines, c est inconcevable d'avoir autant de deputes hors grand centre...et couteux pour rien.

    • Hugo First - Inscrit 8 avril 2014 08 h 31

      OK Denise. Les Pequistes ont récolté 25% des voix, et ils ont pris 30 sieges sur 125. Alors adjustons le resultat pour reflechir la voix populaire proportionelle, et voila! Maintenant le PQ aura 25% des sieges, pour un grand total de 31. Un de plus! Ca vous convient maintenant?

    • Peter Kavanagh - Inscrit 8 avril 2014 08 h 51

      Pret de 75% des Quebecois ont voté contre le PQ.

    • Jean Lengellé - Inscrit 8 avril 2014 08 h 57

      Peut-être, même si ça frôle les maths néo-non euclidienne à la Nostradamus, mais une majorité encore plus écrasante (75%) a voté contre le PQ...
      Ce genre de réconfort est illusoire.

    • François Ricard - Inscrit 8 avril 2014 09 h 14

      Le parlementarisme à la britannique s'accommode fort mal de gouvernements minoritaires.
      Et la proportionnelle ne ferait que confirmer le PLQ comme parti dirigeant éternellement.

      Une forme de scrutin alternatif permettrait une bien meilleure représentation.

    • Mario Gauthier - Inscrit 8 avril 2014 09 h 17

      Je suis désolé monsieur De Ruelle, mais je crois que madame Lauzon cerne très précisément le problème et que votre argumentaire manque d'objectivité. Et en sus, des qualificatifs tels "à l'israélienne" ou "à l'italienne" sont subjectif, voire, ont des forts relent de racisme "civilisés" ((si on peu dire!).

      Selon moi, un comté ou le candidat remporte un sièges par 500 votes (par exemple) simplement parce que la carte des comtés plus ou moins aléatoirement divisée (on est pas en Suisse ou cette notion est ancré dans l'histoire) n'est absolument pas représentatif de "la démocratie". La démocratie, c'est l'opinion de la majorité. Ce qui, dans cette élection (comme dans quelques autres d'ailleurs) n'est pas le cas.

      Par contre, votre modèle comparatif, la Nouvelle-Zélande, est intéressant.

      Et parlant de pays incontrolable, on verra bien ce qu'une élection qui, au fond, de par sa modalité de découpage électoral, ne respecte pas vraiment le désir de la majorité (60%, c'est pas 51%!) donnera.

      Je prédis la remontée, dans le 'top ten" d'une certaine chanson de Loco Locass.






      Poser las

    • Damien Tremblay - Inscrit 8 avril 2014 09 h 23

      C’est là où la démocratie subit une entorse avec notre mode de scrutin. L’absence de tout votre proportionnel et préférentiel ne permet pas de pondérer les résultats en donnant un nombre de sièges à la partie adverse pour temporiser ce lapsus démocratique.

      Ce n’est surtout un Parti Libéral qui va instaurer ce genre de scrutin. Avec eux, le mot « Démocratie » résonne plutôt à mon oreille comme « PloutoCRASSIE ».

    • Michel Bédard - Inscrit 8 avril 2014 14 h 14

      @ Damien. "Ce n’est surtout un Parti Libéral qui va instaurer ce genre de scrutin"... Le PQ 5 fois au pouvoir ne l'a pas fait, et c'était inscrit dans son programme...

    • Jacques Moreau - Inscrit 8 avril 2014 21 h 35

      À tout ces promoteurs du "vote proportionnel"; avez-vous fait les calculs qui s'imposent, pour savoir comment ça affecterait la représentation au gouvernement fédéral? Si c'est bon pour une province, ça devrait l'être pour toutes les provinces, et pourquoi pas aussi le fédéral? Nous élisons des représentant à ce gouvernement là aussi!