Catastrophe au Parti québécois

Pauline Marois a annoncé lundi soir qu’elle quittait la direction du PQ lors d’une allocution en présence de son conjoint Claude Blanchet, (à gauche).
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois a annoncé lundi soir qu’elle quittait la direction du PQ lors d’une allocution en présence de son conjoint Claude Blanchet, (à gauche).

Dans son dernier discours comme chef du Parti québécois, Pauline Marois a invité la population à ne pas oublier tous les combats menés pour que le peuple québécois continue d’exister en Amérique du Nord.

 

La chef péquiste s’est dite « inquiète » pour la langue française, exprimant le regret de n’avoir pu en renforcer la présence.

 

« Nous ne devons pas oublier d’où nous venons, qui nous sommes, jamais », a-t-elle affirmé avec émotion, assurant que le PQ est un « grand parti » qui va continuer à servir le Québec.

 

La force du vote libéral et le résultat catastrophique du Parti québécois, qui s’est confirmé au fur et à mesure que la soirée avançait, ont semé la consternation à la soirée électorale du Parti québécois à Montréal. Plus qu’une simple défaite électorale, c’est l’avenir même du projet souverainiste qui est remis en question, aux yeux de plusieurs péquistes.

 

Option souverainiste

 

Les libéraux ont réussi à faire de l’élection un référendum sur l’option souverainiste, a confié, dépité, un des responsables de la campagne du PQ. « Je commence à croire qu’on se bat contre plus fort que nous », a affirmé ce stratège chevronné. Et quand ce ne fut pas les libéraux qui sont venus ravir des sièges péquistes jugés sûrs, ce sont les caquistes qui ont fait le travail.

 

Seule l’élection de Pierre Karl Péladeau, dans Saint-Jérôme, même s’il peut être tenu responsable d’avoir fait dérailler la campagne, a jeté un baume sur l’assemblée qui, dans un sursaut s’enthousiasme, a applaudi à sa victoire.

 

Au PQ, on s’était préparé psychologiquement à une défaite, mais l’annonce, très tôt en soirée, du fait que le Parti libéral du Québec allait former un gouvernement majoritaire a jeté une douche froide sur l’assemblée péquiste. Mais, par la suite, les choses n’ont fait qu’empirer alors que la contre-performance historique du PQ se confirmait.

 

Avant même que ne commence le dévoilement des votes dans les circonscriptions, plusieurs membres du personnel péquiste concédaient la victoire au Parti libéral. Un consensus se dégageait : la campagne menée par Pauline Marois avait été désastreuse et on se promettait un bilan aussi exhaustif que sévère. Une majorité d’entre eux espéraient à tout le moins une défaite honorable, mais jamais les stratèges, appuyés par des sondages quotidiens faits selon les règles de l’art, n’avaient prévu pareille dégelée.

 

La soirée électorale du PQ s’est déroulée dans un lieu hautement sécurisé, au 11e étage de l’Hôtel Westin dans le Vieux-Montréal. Militants, personnel politique, techniciens, journalistes, tout le monde devait vider ses poches et passer à travers un détecteur de métal, comme à l’aéroport, et les sacs étaient systématiquement fouillés. Policiers en civil et agents de sécurité pullulaient, du rez-de-chaussée aux étages de l’hôtel. Impossible qu’un attentat se produise. Rien n’avait été laissé au hasard.

 

Avant 20 h 30, les péquistes ont reçu un premier choc quand les réseaux de télévision ont annoncé que le prochain gouvernement serait libéral. Mais le moral tenait tout de même. « Amusez-vous aussi, il faut être fiers de cette campagne », avait lancé au tout début de la soirée, sans trop y croire tout de même, la comédienne Lucie Laurier qui animait la soirée avec l’acteur François L’Écuyer.

 

Le duo revenait de temps en temps annoncer l’élection de quelques candidats péquistes. « On ne se décourage pas et on appuie nos élus », invitait François L’Écuyer. De bonne grâce, les militants obtempéraient. Mais vers 22 h, les comédiens ont cessé d’apparaître sur scène.

 

« On est “flabbergastés”. Mais les libéraux, aussi, doivent être “flabbergastés” », a résumé un conseiller péquiste. Des membres de l’entourage de Pauline Marois, d’habitude diserts, étaient sans mot, à court d’explications.

68 commentaires
  • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 8 avril 2014 03 h 04

    Le PQ voué à l'autonomisme officiel?

    P.Marois a des qualités d'endurance, a pu remettre partiellement le PQ en place a essayé de mettre en route des politiques qui sortent du statu quo malheureusement P.Marois a connu sa pire campagne électorale comme chef sans pouvoir compenser par son charisme inexistant. Les stratèges du PQ ont échoués davantage encore en ne coachant pas un novice en politique comme P.K.P en ne préparant pas l'intervention de J.Bertand sur la charte. En ne sachant comment réagir à la polarisation référendaire des libéraux soutenue par des journalistes programmés pour traquer les chefs de partis au moindre soupçon de dissimulation des politiciens sur leurs intentions. Sans préparation à la souveraineté comme à l'époque de J.Parizeau, jamais le PQ n'aurait du permettre la moindre possibilité d'un référendum pour le mandat de 2014. Quitte à envoyer les souverainistes convaincus à Option Nationale. La charte avait un potentiel de juste neutralité laique mais pas suffisant pour gagner surtout que là encore la diabolisation a opéré parce que l'ère du soupçon réflexe contre l'État et les libertés ne permet plus d'échapper à la pensée unique multiculturaliste et hyper libérale. Comme au nom de la pensée unique, l'État-nation des petites nations deviendrait sacrilège, le nationalisme devrait être liquéfiée éventuellement. P.Marois et son équipe ne sont pas qu'en cause donc, les médias dominants ont joués le va tout de l'ordre établi.
    Évidemment, dans ces réactions à cette défaite de trop. Soit le PQ devient autonomiste et forme un nouveau parti en se fusionnant avec la CAQ. Soit il devient résolument indépendantiste et accepte de devenir un tiers parti capable de se maintenir au fil du temps.

    • Martin Talbot - Abonné 8 avril 2014 10 h 03

      D'accord: le problème du PQ, c'est l'article 1. Il doit l'assumer ou se saborder.

    • Patrick Lépine - Inscrit 8 avril 2014 11 h 21

      Vous faites un amalgame douteux en disant que le PQ s'il devient résolument indépendantiste deviendrait un "tiers parti".

      Les médias qui sont capables de dires des partisans du parti libéral qu'ils sont "libéraux", sont incapable de dire des partisans du parti québécois qu'ils sont "québécois". Et ça personne ne le soulève.

  • Yves Côté - Abonné 8 avril 2014 05 h 18

    Personne n'a le monopole...

    Personne n'a le monopole de la raison. Que celles et ceux qui croient que le PQ détient la vérité retournent aux sources du projet d'indépendance du Québec. Lire ou relire Ferron, Godin, Cliche, Miron, Bourgault, d'Allemagne, Chapuis, Lévesque, etc. pour comprendre ou se souvenir des fondements humanistes de cette aventure n'est inutile à personne. Ensuite, oubier d'avoir peur de se retrousser les manches ne nuira pas pour remettre en question un certain nombre de choses qui font dévier le projet et les intérêts du pays vers l'installation au pouvoir d'une oligarchie politique bien trop auto-centrée.
    Tous doivent pouvoir se trouver inclus dans le projet du pays, cela signifiant que celui-ci trouve en son coeur le peuple tout entier du Québec comme obligation à construire.
    Ainsi, à mon avis, le défi qui est dorénavant clairement lancé aux politiciens indépendantistes par cette élection, est celui de la construction d'un projet de société global et non-partisan si conforme aux attentes de la société québécoise, que l'ensemble de son électorat ne pourra le refuser qu'en refusant du même coup sa propre personalité sociale et les acquis des luttes de ses Anciens. Le projet en question se devant bien sûr de répondre en tout aux exigences de la démocratie représentative et des Droits de l'Homme. Cela, avant d'être présenté aux Québécois qui, par l'intermédiaire des partis politiques représentant leurs tendances, sont de droite ou de gauche. Un pays libre est un pays pluriel politiquement, mais uni sur sa raison d'être.
    Raison pour laquelle le projet de pays ne doit ni être construit, ni être proposé électoralement par un parti politique (ce travers ayant comme conséquence de le rétrécir aux besoins de ses porteurs), mais bien par des partis qui, au-delà leur programme électoral strict, annoncent leur accord préalable au dit-projet de pays. Celui-ci devant être présenté au peuple par le gouvernement élu lorsqu'il déterminera nécessaire de le faire.
    VLQL !

    • - Inscrit 8 avril 2014 09 h 34

      Monsieur, vous parlez le langage de la raison !

      Si je peux me permettre une interprétation personnelle: un projet de pays, ça ne s'improvise pas et ça ne peut être que rassembleur, non pas partisan !

      J'ajoute, il faut réinventer la façon de se donner un pays adapté à la terre d'Amérique et au 21e siècle: où nous réussissons et nous franchissons la limite du temps, ou nous échouons et disparaissons comme les milliers de peuples-cadavres de l'Histoire.

    • Yves Côté - Abonné 8 avril 2014 11 h 09

      Monsieur Hubert, merci de votre appréciation.
      D'évidence, nous partageons la même idée et sans aucun doute, la même détermination.
      Vive la République du Québec à venir !

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 8 avril 2014 12 h 37

      Je vois les girouettes qui comme plusieurs ont changé dans leurs commentaires des mots comme, le mot libre pour le mot à venir, et qui apprécient être flattées par des réactions de Québécois qui semblent,
      je dis bien semblent, oublier que depuis longtemps cette vision/création d'un Québec indépendant est la seule solution à notre survie en tant que peuple-nation. Alors tergiverser sur le sexe des anges comme vous le faites en disant réinventer un pays adopté à la terre d'Amérique...alors là, vous ne réinventer rien car c'est ce qu'on essaie de faire depuis les Patriotes, qu'on a bien failli réussir avec le référendum de 1995...référendum perdu par... encore des magouilles fédéralistes et des peurs bien entretenues par nos propres "affairistes" provinciaux et Cie...

  • Caroline Moreno - Inscrit 8 avril 2014 06 h 28

    Accusations gratuites

    Comment Pierre-Karl Péladeau peut-il être accusé d'avoir provoqué la défaite péquiste? En plus, il a été élu dans sa circonscription. M. Péladeau a tendu une perche. Personne ne l'a saisie.

    • Pierre Labelle - Inscrit 8 avril 2014 08 h 56

      C'est là une grande faiblesse de certain membre du PQ, rejeter la faute sur les autres. Le PQ s'est mis K.O. lui même, et pour ce faire, le passé nous a hélas démontré qu'il en est parfaitement capable. Le lendemain du poing levé de PKP, ce jour ou la campagne de peur et de démagogie de Couillard a débuté, ce jour là le PQ s'est placé en mode défensif. Il me semble que les Canadiens de Montréal (LNH) nous on largement démontré depuis plus de quinze ans que ce n'était pas la voie à suivre. Reprendre l'offensive était pourtant si simple, tellement simple que les supposés grands stratèges péquistes n'y ont pas pensés.

    • charles simon - Inscrit 8 avril 2014 08 h 57

      C'est l'idée de l'indépendance et la raison d'être du PQ qui ont été condamné hier.

      70 % de la population ne veut rien savoir de ce projet.

      le temps va continuer ses ravages...

    • Martin Talbot - Abonné 8 avril 2014 10 h 06

      Réponse: Il a ouvert la boîte de Pandore de l'article 1 et mis à jour la position intenable du PQ. Voilà.

    • André Michaud - Inscrit 8 avril 2014 11 h 27

      En effet, peut-on reprocher à un membre du PQ de vouloir appliquer l'article No.1 du programme...

      Le problème c'est que non seulement les citoyens ne veulent pas de référendum, mais ils ne veulent même pas en entendre parler...tout un défi pour le PQ !

    • Martin Maynard - Inscrit 8 avril 2014 13 h 03

      N'oubliez jamais que PKP ne fait pas l'unanimité et ne le fera jamais. Il s'est fait des ennemis à travers le temps.

      Posez-vous la question suivante: Qu'est-ce que PKP a fait pour la socitété durant sa carrière?
      Selon moi, PKP n'a toujours servi qu'un seul maître: PKP. Je vois mal comment il peut servir tout un peuple.

      Non, ce pas lui qui va ramener les brebis égarées. C'est le contraire.

  • michel lebel - Inscrit 8 avril 2014 06 h 34

    Savoir-faire?

    En attendant l'arrivée de Pauline Marois en fin de soirée, pour reconnaître la défaite, je ne sais qui au PQ a eu la "brillante" idée d'inviter ses trois potentiels successeurs à dire quelques mots. Le tout était particulièrement indécent et inapproprié de commencer une campagne à la chefferie à ce moment-là!! Quelle manque de savoir-faire!


    Michel Lebel

    • Martin Talbot - Abonné 8 avril 2014 10 h 09

      C'était surréaliste. Parmi eux, deux des ingénieurs de la défaite: monsieur Charte et monsieur Référendum. On part de loin.

    • Patrick Lépine - Inscrit 8 avril 2014 11 h 27

      Monsieur Charte aurait dû changer de dossier pour monsieur constitution, et "prendre le temps" à la levure de son dossier de lever il aurait en ce sens reçu plusieurs appuis avec démonstration au fil du temps.

      Monsieur référendum, bien n'a pas parlé de référendum, il a parlé d'indépendance, et d'économie.

      C'est surréaliste de constater que des gens qui nous parlent d'économie à longueur de jours se sont effrayés de constater que ça passait par l'indépendance selon un milliardaire.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 8 avril 2014 12 h 53

      @m. lebel @m. talbot
      Il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités et essayer des les faire avaler à tous et chacun.
      M. Péladeau, Drainville et Lisée n'ont pas à hésiter pour affirmer leur façon de voir l'avenir du PQ...c'est une affirmation de leur volonté de mener à bien une vision partagée par des milliers voire des centaines de milliers de Québécois...En aucun cas, je n'ai senti cette indécence ou ce surréalisme que vous mentionnez ci-haut... commentaires souvent servis ad nauseum par ces "affairiste" provinciaux et Cie, comme je me plais bien de les appeler.

    • François Ricard - Inscrit 8 avril 2014 13 h 34

      Aurait-il fallu que Mme Marois soit entourée de M. Couillard, de M. Legault et de Mme David?
      M. Lisée est l'un de ceux qui a permis à Mme Marois de surmonter la fronde d'il y a quatre ans. M. Drainville a été le ministre le plus en vue ces derniers mois. Elle a elle-même recruté M. Péladeau. Possiblement,est-ce Mme Marois elle-même qui a demandé que ces trois personnes soit à ses côtés en ce moment extrêmement difficile,funèbre même.
      Il me semble qu'il faut avoir l'esprit un peu tordu pour y voir de l'impropriété.

    • Marcelle Hamelin - Inscrit 9 avril 2014 13 h 47

      La manière que la souveraineté est mis de l'avant par le PLQ nous fait pensé que nous n'avons pas le droit d'avoir un pays, que c'est une honte
      d'être souverainiste.......Tant et aussi longtemps que nous ne ferons pas comprendre aux gens, que la souveraineté est une option qui va nous aider et nous faire avancé comme peuple et relevé la fierté d'être Québecois, nous ne l'aurons pas notre pays. Les gens ne sont pas tannés de la souveraineté, ils sont tannés d'en entendre parler comme une tare comme une maladie de vouloir se séparer. Il faut élever la manière d'en parler. car chaque personne a au fond de lui a une pensée de liberté et d'indépendance. Il faut réveillé cette flamme et la porté haut et fort comme René Lévesque l'a fait..Les gens ont besoin d'avoir un idéal. Ce n'est pas l'argent l'idéal de chaque individu, mais c'est un rêve commun qui va ouvrir les coeurs à avoir un pays.

    • Martin Talbot - Abonné 10 avril 2014 08 h 09

      Mme Sévigny,

      Je me serait seulement attendu à un peu de décence à l'endroit de Mme Maroi et d'autocritique devant cette défaite historique. Je ne suis pas seul à avoir relevé ce disgracieux camouflet.

      Le PQ nous a habitué à ce genre de maladresse. Par exemple, je pense à la déclaration post référendaire de M. Parizeau en 1995, ou à son penchant historique pour les déchirages-de-chemise-en-public.

  • Nicole Bernier - Inscrite 8 avril 2014 06 h 44

    Déterminée ou têtue...


    "Les libéraux ont réussi à faire de l’élection un référendum sur l’option souverainiste, a confié, dépité, un des responsables de la campagne du PQ."

    Pas seulement le PLQ qui a forcé les Québécois à faire de cette élection un référendum... en priorisant la stratégie d'organiser la chicane autour de la charte
    1. est de même nature que la défaite de Lise Payette contre les Yvettes... L'intolérance des femmes petites bourgeoises nationalistes du Québec contre les valeurs de la population et celles qu'elles transmettent à leurs enfants a encore fait chuter le PQ
    2. et ils ont perdu l'appui des jeunes avec leur intolérance aux autres cultures et ce manque d'ouverture sur le monde

    C'est malheureux que Jeannette Bertrand finisse sa carrière en subissant un tel affront, mais faut croire que le PQ n'apprend rien des coups qu'il reçoit

    • André Le Belge - Inscrit 8 avril 2014 11 h 33

      «L'intolérance des femmes petites bourgeoises nationalistes du Québec contre les valeurs de la population et celles qu'elles transmettent à leurs enfants a encore fait chuter le PQ» Heureusement que vous n'en faites pas parti et ayez la sagesse du non-vouloir un pays

    • François Ricard - Inscrit 8 avril 2014 13 h 42

      Mme Bernier,
      Comme tous les anti-charte, voux taxez les personnes qui sont pour une franche laicité de l'état de xénophobes et d'intolérants.
      Vous le faites depuis des mois.
      Pourquoi, si vous n'êtes pas d'accord avec cette proposition de laicité, ne faites-vous pas valoir vos raisons sans vous attaquer aux personnes?

    • Nicole Bernier - Inscrite 8 avril 2014 16 h 51

      M. Ricard et M. Le Belge

      Dans ces commentaires, les nationalistes ne se gênent pas de s'attaquer aux personnes qui ne partagent pas leur point de vue, alors encore une fois, vous n'avez même pas la décence de faire mieux que ce que vous critiquez

      Non, je ne fais pas partie de la petite-bourgeoisie et j'en ai aucun des avantages et je rêve toujours de plus de justice sociale et d'une meilleure répartion des ressources entre les peuples de la planète

      Ce n'est pas parce qu'on est capable d'articuler une critique des manigances de la droite ou d'une classe sociale ou des nationalistes que nous faisons partie de la petite-bourgeoisie...