Sondage: la CAQ remonte, luttes à trois à prévoir

La Coalition avenir Québec de François Legault a effectué une remontée dans les intentions de vote, arrivant désormais troisième avec 23 %.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La Coalition avenir Québec de François Legault a effectué une remontée dans les intentions de vote, arrivant désormais troisième avec 23 %.
La soirée de lundi s'annonce plus excitante que prévu. Un sondage Léger/Le Journal de Montréal diffusé samedi confirme le retour des luttes à trois, grâce à une remontée importante de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans les intentions de vote.

Le coup de sonde réalisé les 2 et 3 avril place le PLQ en tête (38 %) devant le Parti québécois, à 29 %. La CAQ de François Legault arrive troisième, à 23 %, alors que Québec solidaire aurait obtenu 9 % des voix si les élections avaient eu lieu mercredi ou jeudi. 

Le dernier sondage Léger (25 mars) plaçait les libéraux à 40 %, le PQ à 33 %, la CAQ à 15 % et Québec solidaire à 9 %. 

Chez les francophones — la donnée la plus importante, vu le nombre de circonscriptions majoritairement francophone au Québec —, le PQ obtient 35 %, devant les libéraux à 29 % et la CAQ, 27 %. Ces derniers effectuent l'essentiel de leurs nouveaux gains aux dépens du Parti libéral, un jeu de vase communicant qui ne se dément pas depuis le début de la campagne. Québec solidaire aurait eu 9 %. 

Conclusion de ces données? Bien des luttes à trois sont à prévoir lundi. Et il apparaît bien incertain que les libéraux puissent obtenir un gouvernement majoritaire. 

La remontée de la CAQ se mesure aussi dans la région de Québec, où le parti de François Legault est à égalité avec les libéraux (36 %-35 %), devant le PQ (20 %). 

Le sondage indique que le choix de 75 % des électeurs est définitif: il en reste ainsi 25 % à convaincre d'ici lundi pour les quatre partis engagés dans le sprint final.

Selon les répondants, les trois principaux chefs se valent: 27 % estiment que Philippe Couillard ferait le meilleur premier ministre, devant François Legault (24 %) et Pauline Marois (23 %). Françoise David suit avec un lointain 6 %. 

L'enquête a été effectuée auprès de 1220 internautes. La marge d'erreur d'un échantillon semblable mené par téléphone aurait été de 3,2 %, dans 19 cas sur 20.
28 commentaires
  • Alain Carré - Inscrit 5 avril 2014 09 h 00

    Jamais se fier à un sondage

    La dernière ligne le dit très bien, le sondage semblable mené au téléphone aurait été de 3,2%.

    Donc, comme tous les autres sondages, ce n'est pas la réalité, loin de là.

    Je ne veux pas dénigrer Léger, loin de mon intention. En réalité, c'est la firme de sondage qui est la plus professionnelle. Par contre, c'est de plus en plus difficile de faire un sondage car leur base de donnée est d'environ 185 000 peronnes (panel web).

    Plusieurs ne sont pas intéressés à participer à des sondages, n'ont pas internet, etc.

    En plus, en effectuant un sondage d'une seule journée, encore plus difficile d'être précis. Prenons juste le sondage de Léger de la semaine dernière sur 3 jours (12%, 7% et 3%). S'il avait fait le sondage seulement sur 1 jour, grosse nouvelle écart de 12% ou bien 3%. C'est pas mal différent. Et on ne parle pas des personnes qui vont voter PQ à la dernière minute pour le PLQ. Je crois qu'il y des chances que le PLQ soient minoritaire.

    On pourrait faire 5 sondages dans la même journée et on aurait des écarts troublants.

    Sur le terrain, l'écart est moindre que le 9%. L'important, c'est d'aller voter. Plus les gens votent, plus le PQ a des chances.

  • Murray Henley - Inscrit 5 avril 2014 09 h 02

    Minoritaire

    Puisque le vote libéral comporte de fortes majorités dans les comtés dominés par les anglophones et allophones, on peut inférer de ces résultats de sondage que le prochain gouvernement sera libéral, mais minoritaire.

    Pauline Marois aura perdu son pari. Elle va quitter la direction du PQ. Qui est de taille à prendre la direction du parti?

  • Jean Lapointe - Abonné 5 avril 2014 09 h 12

    Excitant ? Non pas dutout.

    Personnelllement je ne trouve pas ça dutout excitant.

    Je trouve plutôt la situation triste à mourir. Nous ne sommes pas devant un spectacle.

    J'espère plutôt que les gens qui pensent voter pour la CAQ réalisent qu'en votant pour François Legault ils font en sorte que c'est Philippe Couillard qui va l'emporter.

    Et je les incite donc à se renseigner davantage sur Philippe Couillard.

    On n'est pas dans un super-marché quand même. Il ne s'agit pas de choisir le plus beau ou le plus fin ou celui qui fait les plus belles promessses.

    Il s'agit de se demander qui a le plus de chances de faire avancer le Québec et les Québécois.

    Il me semble qu'il faut voir plus loin que le bout de son nez.

    • Guy Desjardins - Inscrit 6 avril 2014 02 h 12

      M. Lapointe. Je vote pour la Coalition Avenir Québec. Contrairement à vous. C'est votre droit le plus strique et je le respecte et je m'attend de votre part de respecter ceux qui ne sont de votre allégeance politique. Je ne trouve pas triste que voter pour la CAQ tout le contraire car je sens que M. Legault est sincère lorsqu'il dit qu'il veut travailler pour nous tous. Par contre je trouve triste les personnes qui ont et vont voter pour les Libéraux. Après ce que nous avons su et vu de l'UPAC et Commission Charbonneau des Libéraux et ce n'est pas fini, car le 8 avril et les semaines qui suivront, il va y avoir beaucoup de personnes qui vont ruminer leur petit (x). Vous avez raison, il faut voir plus loin que son nez. Si je vote pour la CAQ et non pour le PQ, il y a plusieurs raisons parmi tant d'autres. À part les promesses non tenues. Le PQ a déjà été au pouvoir, il a agi comme un vieux parti comme les Libéraux. Il nous a endetté sans regard pour la classe moyenne et la capacité de payer. Dans 18 mois de pouvoir, ils ont trouvés le moyen de nous endetter de plus de $ 2 milliards et le Ministre, avoue qu'il c'est trompé. Alors, ma confiance et mon vote se dirige pour l'avancement du Québec et non pour le faire reculer d'avantage. Un avion ne recule pas et va vers l'avant. Reculer n'est pas mon fort. Sans rancune M. Lapointe.

  • André Michaud - Inscrit 5 avril 2014 09 h 44

    Gouvernement minoritaire ?

    Est-ce que tous ceux qui disent vouloir voter pour les Libéraux sortiront voter ? C'est le grand défi des libéraux!

    Il est à prévoir que la remontée de la CAQ pourrait amener un gouvernement minoritaire libéral..

    La CAQ se doit de bien performer, et profiter de nombreuses gaffes de Mme Marois qui semblait aller vers la victoire facile..

  • Bernard Dupuis - Abonné 5 avril 2014 10 h 25

    Les femmes et les employés de «bureaux»

    Pour se faire élire, François Legault s’en prend particulièrement à ceux et surtout celles qui travaillent dans les «bureaux». Il mise sur le préjugé populaire que ceux et celles qui y travaillent sont payés à ne rien faire. Or la grande partie des personnes de bureaux sont des femmes. Avec les mesures de la CAQ, ces femmes, secrétaires, techniciennes, conseillères, etc., vont venir augmenter le contingent féminin au chômage ou dans des emplois féminins traditionnels moins bien payés.

    De plus, par qui ce travail effectué actuellement par ces femmes sera-t-il fait? Par les «bureaux» des directions, les infirmières, les professeurs? Il y a trop de préjugés populistes derrière cette mesure caquiste consistant à «faire le ménage dans les bureaux». En l’occurence, les employés de bureau sont payés à ne rien faire et par le fait même le travail fait par des femmes peut facilement être éliminé.

    Bernard Dupuis, 05|04|2014.

    • Murray Henley - Inscrit 5 avril 2014 11 h 11

      J'irais même plus loin: M. Legault continue à véhiculer le mythe que l'ensemble des employés de la fonction publique ne font pas grand chose, et que l'on peut réduire leur nombre sans conséquences sur les services publics.

      Dans la mesure où, au fil des décennies, les gouvernements successifs ont multiplié les interventions de l'État dans presque tous les secteurs d'activité, ça prend du personnel pour faire fonctionner l'énorme machine administrative qui résulte de ces interventions.

      C'est de la pensée magique que de croire que l'effectif de la fonction publique et des réseaux peut être réduit significativement sans impact sur les services. La recette a été essayée et atteint vite ses limites.

      Pour réduire l'effectif, il faut que le gouvernement se retire de certains secteurs où son intervention n'est pas prioritaire.

    • Bernard Dupuis - Abonné 6 avril 2014 09 h 54

      En effet M. Henley. Toutefois, ce qui est le plus étonnant, c’est que ni le PQ ni QS n’osent dénoncer cette annonce de la CAQ.

      Mme David, qui est prête à aller jusqu’en Cour suprême pour défendre une femme qui porte un voile dans la fonction publique, reste silencieuse devant cette mesure qui touchera des milliers de femmes.

      Même Mme Marois ne semble pas se préoccuper du tout de cette promesse caquiste. M. Couillard l’a dénoncé, mais sans faire remarquer qu’elle affectera surtout les femmes.

      Bernard Dupuis, 06|04|2014