Un grand dérapage électoral?

À défaut d’avoir été palpitante, la campagne est venue rebrasser les cartes, en forçant les partis à afficher leurs couleurs.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À défaut d’avoir été palpitante, la campagne est venue rebrasser les cartes, en forçant les partis à afficher leurs couleurs.
Le marathon tire à sa fin. Les traits tirés, la voix usée, les chefs achèvent une campagne électorale dure, marquée par des accusations contre l’intégrité de leurs opposants, qui a laissé sur leur faim des électeurs désabusés.

Elle a été bizarre et a déjoué tous les pronostics, cette campagne électorale. La chef péquiste, Pauline Marois, a déclenché la bataille avec une confiance affichée de remporter la majorité des sièges, mais se retrouve 32 jours plus tard au bord du gouffre, dans une lutte serrée contre le coriace Philippe Couillard, du Parti libéral du Québec (PLQ).

Ajoutant au suspense, François Legault (Coalition avenir Québec) et Françoise David (Québec solidaire) finissent la course à plein régime — contre toute attente — en offrant un refuge aux électeurs déçus des « vieux partis ». Ils semblent nombreux, ces électeurs « orphelins ». Le regain d’énergie des petits partis augmente la probabilité d’un autre gouvernement minoritaire, 19 mois après le scrutin de septembre 2012.

Afficher ses couleurs

À défaut d’avoir été palpitante, la campagne est venue rebrasser les cartes, en forçant les partis à afficher leurs couleurs. Le Parti québécois (PQ) s’est fait prendre à son propre jeu avec l’arrivée-surprise de Pierre Karl Péladeau, le poing levé, dans la bataille pour « faire du Québec un pays ». L’entrée en scène de cette grosse pointure du monde des affaires a transformé la campagne en élection quasi référendaire : les électeurs fédéralistes, majoritaires, se sont rués vers les libéraux par crainte d’un référendum. Le PQ et la CAQ de François Legault ont subi une saignée.

Pauline Marois a eu beau répéter qu’il « n’y aurait pas de référendum tant que les Québécois n’en voudront pas », le mal était fait. Le Parti québécois a passé les trois dernières semaines de la campagne à tenter de recentrer le message. Mme Marois a parlé d’économie, d’intégrité et de défense de l’identité québécoise. Dans un geste apparemment désespéré, la chef péquiste a même promis des baisses d’impôt en cas de retour des surplus budgétaires, à quatre jours du vote, après avoir martelé durant des semaines que les finances du Québec sont en équilibre précaire.

«Lançage de bouette»

Plus important encore, Pauline Marois a attaqué sans relâche le bilan des neuf années de gouvernement libéral sous Jean Charest : « Voulez-vous vraiment revenir à ça ? » À partir du premier débat télévisé, à la mi-campagne, le ton a changé et le « lançage de bouette », pour reprendre l’expression consacrée, a dominé les échanges. Tous les chefs l’ont fait, à des degrés divers.

« Ce qui est nouveau avec cette élection, c’est que les chefs ont remis en cause l’intégrité personnelle de leurs opposants — à tort et à travers, certainement », dit Denis Saint-Martin, professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal.

« C’est la moins québécoise des élections que nous avons eues depuis longtemps. On assiste à l’américanisation de la politique. Une politique du scandale », estime-t-il.

Tout est devenu bon pour salir l’adversaire, selon M. Saint-Martin : les placements de Philippe Couillard à l’île de Jersey, les filiales de Québecor au Delaware, les techniques de financement électoral de Claude Blanchet, mari de Pauline Marois, les arrestations à venir par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), les enquêtes du Directeur général des élections (DGE) sur le financement des partis…

« Les partis politiques utilisent les institutions censées être garantes de l’intégrité comme des armes de combat partisan », affirme Denis Saint-Martin. Plusieurs attaques lancées contre l’éthique des candidats étaient d’intérêt public, mais les insinuations et allégations gratuites éclaboussent l’ensemble de la démocratie. Et on n’a encore rien vu : le temps n’est pas loin où un candidat aux élections sera embarrassé par une histoire d’adultère, sujet tabou jusqu’à maintenant au Québec, mais qui fait les manchettes aux États-Unis et en France, notamment, rappelle le professeur.

« Avec les standards d’intégrité imbéciles qui prennent place, je ne suis pas sûr que René Lévesque pourrait être premier ministre de nos jours. Il a été un chef exceptionnel, mais il jouait au poker avec des gens louches ! » dit-il.

Pourquoi voter?

Oui, la campagne a été sale, mais la politique a toujours été un milieu dur, nuance de son côté Éric Montigny, professeur au Département de science politique de l’Université Laval. « Quand j’entends que c’est une des campagnes les plus dures de l’histoire du Québec, il faut mettre les choses en perspective. René Lévesque faisait campagne avec un lutteur [Johnny Rougeau] à ses côtés à cause de la violence dans les bureaux de scrutin », dit-il.

Le revers de la médaille, c’est que la campagne négative risque d’augmenter le désabusement des électeurs. Et de diminuer l’envie de voter. Le taux de participation anémique aux élections de 2008 — 57,43 %, le plus bas en 70 ans — a laissé croire aux analystes que les Québécois se désintéressaient de la démocratie.

En 2012, les trois quarts des électeurs (74,6 %) s’étaient rendus aux urnes, mais le printemps érable avait agi comme un puissant motivateur, tant pour les adversaires que pour les partisans du gouvernement Charest. Cette fois, on cherche encore la fameuse « ballot question », l’enjeu principal de la campagne, qui donnerait envie aux gens d’aller mettre un X sur leur bulletin de vote.

Pour certains, c’est le référendum sur la souveraineté du Québec. Pour d’autres, la charte de la laïcité. D’autres évoquent l’intégrité, l’économie, la justice sociale. Chose certaine, la tentation sera grande, pour une partie des 5 991 361 électeurs, d’envoyer un message en restant chez eux le jour du scrutin. Ça risque de réjouir Philippe Couillard : l’histoire récente démontre que plus le taux de participation est faible, plus le Parti libéral a de chances de gagner.
66 commentaires
  • Carole Jean - Inscrite 5 avril 2014 00 h 45

    Une élection québécoise détournée et sur des à-côtés.


    - Une élection détournée par des opérateurs qui ont voulu faire peur au monde en brandissant le spectre d’un futur référendum.
    - Détournée car on a à peine effleuré les vrais enjeux, soit le besoin criant de mettre fin au système de corruption que les libéraux au pouvoir ont institué et maintenu pendant presque 10 ans.
    - Détournée parce que plusieurs se ferment encore les yeux devant le danger réel de la montée de l’islamisation et de l’intégrisme religieux au Québec. Quand ceux-ci se réveilleront, il sera sans doute trop tard.
    - Détournée parce que le Québec risque d’avoir le moins bien préparé et le plus extrémiste des politiciens comme premier ministre en la personne d’un Philippe Couillard au passé trouble.
    - Détournée parce que les journalistes et les médias ont failli cruellement à la tâche en n’informant pas la population sur ce qui est Philippe Couillard. Aucun journaliste n’a relevé l’article radical que Philippe Couillard a signé dans le Devoir du 5 déc. 2012 dans lequel il exprimait tout son mépris pour la Révolution tranquille dont nous sommes redevables, en grande partie, pour les progrès que le Québec a accomplis.

    Dans cette campagne électorale, on a eu l’impression d’observer une meute bien organisée de loups politiques poursuivant un troupeau de moutons courant dans toutes les directions, en désordre. Les loups ont des chances de gagner et les moutons de perdre.

    Le résultat viendrait du fait que la minorité anglophone et allophone au Québec concentre presque tous ses appuis sur le seul parti qui défend ses intérêts, le PLQ de Philippe Couillard. À l’opposé, on observe une majorité francophone dispersant ses votes parmi au moins quatre partis politiques. Il est donc possible que la minorité soit au pouvoir le 8 avril.

    Honte à celles et ceux qui auront affaibli le Québec francophone de la sorte, à commencer par Françoise David qui dit préférer un gouvernement du PLQ à un gouvernement du Parti Québécois.

    • Danielle Caron - Inscrite 5 avril 2014 09 h 17

      Pour ce qui est de la montée de l'islamisation et de l'intégrisme religieux: bon sang que nous aimons avoir peur et nous faire peur.
      Pour ce qui est de "honte à Françoise David", après avoir regardé les débats des chefs à la télé, que l'on pourrait aisément comparer à trois poules sans têtes qui courraient dans tous les sens, la seule personne rationnelle qui y participait et qui avait encore une tête sur les épaules, c'était, sans le moindre doute, Françoise David.

    • Gérald Caouette - Abonné 5 avril 2014 09 h 36

      Mme Jean, vous dites: ''à commencer par Françoise David qui dit préférer un gouvernement du PLQ ''.
      Où avez-vous lu ou entendu ça ?
      J'ai écouté et lu plusieurs entrevues de Mme David et jamais elle n'a indiqué qu'elle préférait le PLQ au PQ. Je l'ai entendu dire que sa préférence etait Qs.
      C'est la mienne aussi.

    • Lise Berniquez - Inscrite 5 avril 2014 09 h 52

      Honte aux journalistes qui ont joué la carte de la vente de leurs papiers de... Et ont joué le jeu de la désinformation selon l'allégeance de l'employeur et propriétaire affilié au parti libéral. Suivez l'argent. Richard Le Hir à tout fait pour que son livre, Henri Paul Rousseau, le siphonneur de la caisse de dépôt sorte et il a été retardé maintes fois à cause des poursuites. Les faits recueillis en disent longs sur les tentacules de ses fossoyeurs de fonds publics qui jouent avec notre argent comme des joueurs de Poker et en plus empochent et s'en vont se réfugier chez Power Corporation. À quand l'enquête sur la disparition de 40 milliards de la caisse de dépôt? À quand l'enquête sur les détournements du fond des travailleurs en des fonds spéculatifs? Et vous croyez qu'on vit en démocratie? Je suis tout à fait d'accord avec vos propos. Et j'ajouterais nous assistons lentement et sûrement à la dépossession du Québec avec ses spires. Le prochain enjeu, la vente d'Hydro Québec au marché boursier en faisant croire que nous allons effacer la dette de 60 milliards accumulé par ses mêmes siphonneurs associés aux fédéralistes qui à leurs tours nous dépossèdent. Comment voulez-vous que l'on avance quand ses mêmes personnes qui se présentent comme défenseurs du Québec ont des agendas cachés. On doit ce réjouir à Ottawa car la carte émotionnelle de la peur a fonctionné encore. Cette population qui se laisse manipulé au gré des papiers journalistiques à gros titre. Où sont nos journalistes? La population est encore plus divisée ne sachant où donne de la tête. Bravo, le stratagème de la création du chaos fonctionne très bien.

    • Denise Ouellet - Abonnée 5 avril 2014 10 h 01

      Est-ce que je dois rire ou pleurer de votre commentaire Mme Jean? Ne prenez-vous pas conscience que par vos paroles vous contribuez largement à la campagne de peur du PLQ? Ce n'est pas les tiers partis qui divise le vote Mme, c'est notre système électoral lui-même. Le PQ a eu mille fois la chance d'y apporter les correctifs mais ne l'a jamais fait parce que ça le servait. Le virage à droite du PQ y est aussi pour beaucoup, l'arrivée de PKP a fini de planter le clou dans le cercueil du PQ. Les stratèges du PQ ont failli à leur tâche. Donc le PQ ne doit soit prendre qu'à lui-même et cessez d'accuser les tiers partis de l'affaiblir, il a tout fait tout seul, comme un grand!

    • Danielle Dubuc - Inscrite 5 avril 2014 10 h 03

      Quel beau résumé, juste et documenté. C'est l'exporé le plus précis et concis que j'ai vu depuis longtemps! Merci madame Jean.

    • Jean Lapierre - Inscrit 5 avril 2014 10 h 41

      Excellent article Mme jean. J'ajouterais que les médias en général y sont pour beaucoup dans la confusion générale engendrée par les mensonges de celui qui a déclaré ressentir de la haine pour le PQ, le parti dont l'objectif premier, la souveraineté, recueille au moins 60% d'appuis chez les Québécois francophones. Le traitement général de la campagne par la plupart des journalistes a été nettement biaisé en défaveur de Pauline Marois. Le détournement de sens de l'expression "élection référendaire" est impardonnable de leur part, eux qui savent fort bien qu'une élection référendaire comporte nécessairement une question référendaire. Ils reprochent à Mme Marois de ne pas avoir été claire là-dessus. Quand on dit qu'il n'y aura pas de référendum, ça veut dire qu'il n'y en aura pas. Les journalistes ont reproché aux stratèges péquistes de ne pas avoir prévu l'effet PKP. Facile à dire a posteriori. Pierre Péladeau était un nationaliste convaincu et ne se cachait pas pour le dire. Pierre Karl est fidèle, il s'affiche, contrairement aux Démarais qui n'osent pas se mouiller; ça, aucun journaliste ne l'a souligné. On a préféré spéculer sur les votes perdus par le PQ. Et ainsi de suite tout au Long de la campagne.
      Une remarque à vous personnellement Mme Jean. Lorsque vous parlez du PLQ comme étant le seul parti qui représente les intérêts des anglos et des allos, est-ce un lapsus? Le PQ défend les intérêts de tous les Québécois, de toutes origines et de toutes religions. C'est exactement la raison pour laquelle il y a un projet de loi sur la charte des valeurs communes à tous les Québécois.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 5 avril 2014 11 h 08

      Madame Jean

      mon propos ne vous plaira pas. C'est votre dernière phrase qui me l'a inspiré. Je n'appellerai pas à mon tour la HONTE sur le PQ, mais il faut quand même dire que

      1- ce n'est pas d'abord parce qu'ils en ont peur que bien des québécois ne veulent pas de référendum, mais parce qu'ils... n'en veulent pas. On peut ne pas être d'accord avec leurs motifs, mais ne présumon pas qu'ils n'en ont pas d'aussi respectables que ceux des pressés.

      2- l'enjeu de la corruption a occupé TOUTE la place, sous l'impulsion du «cynisme» de la population qui ne s'intéressait à rien d'autre. Le PQ n'a manifestement pas réussi à convaincre la population que Couillard était plus corrompu que lui.

      3- Campagne de peur pour campagne de peur, celle à l'islamiste, qui devait rassembler le peuple autour de la Charte sous la protection du crucifix de l'AN, ça n'a pas marché non plus.

      4- Couillard... intégriste ou extrémiste, avez-vous dit? On dirait que les gens font autrement que vous la part des choses. Par bêtise ou aveuglement?

      5- L'affaire du compte off-shore, ce ne sont pas les journalistes d'Enquête qui l'ont mise dans la mêlée, peut-être? Se sont-ils tant privés de relever sa vision dangereusement fantaisiste de l'état de notre langue? Et ses reculs successifs sur le terrain consitutionnel? Et ses démêlés assez inélégants avec Fatima?

      6- Il serait bien embêtant d'apprendre que les péquistes n'aient jamais considéré les « intérêts » des anglophones et allophones comme les siens. À moins que vous n'admettiez par là que le PQ est par nature le parti des de souche, seulement, auquel les autres peuvent s'inviter à la condition de s'essuyer les pieds et le couvre-chef en entrant?

      Quant à l'image de la meute de loups, je ne la trouverais pas si fâcheuse si elle n'était associée à celle du troupeau de moutons à laquelle le péquiste ravale son peuple chaque fois qu'il ne se laisse pas porter avec ensemble par la Cause. On ne convainc pas ceux qu'on méprise.

      Gare

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 5 avril 2014 11 h 12

      Gare... au ressentiment, qui corrode le chagrin jusqu'au coeur de l'espoir. Et bon courage pour la suite.

    • Carole Dionne - Inscrite 5 avril 2014 11 h 43

      Malheureusement

      Parfois on est l'artisan de son propre malheur. Est-la faute du PLQ si le PQ a si mal géré son élection?. Qui plus est, depuis le temps que l'on en parle, on aurait pu essayé un gouvernement de coalition avec la CAQ. Mais non, madame voulait avoir raison et passer toutes ses idées et celles de son partis sans modifications par l'opposition. Elle aurait pu faire un grand bout et montrer aux québécois qu'il n'y avait pas raison d'avoir peur. Hélas, c'est elle la première qui a péché: elle a brisé sa propre loi "une élection à tous les 4 ans"

      Moi aussi je suis désolée que les québécois fassent confiance au PLQ majoritaire par surcroit mais seule madame Marois a décidé de la date des élections.

    • Carole Jean - Inscrite 5 avril 2014 12 h 06


      Tout n’est pas joué. Il y a au moins 15 comtés où voter avec sa tête plutôt qu’avec ses tripes permettrait d’éviter un gouvernement libéral avec Philippe Couillard à sa tête.

      L’élection de lundi sera beaucoup plus serrée que ce que les sondages annoncent.

      En effet, il suffirait que les électeurs qui s’apprêtent à voter pour la CAQ ou pour QS transfèrent leur vote au candidat du Parti Québécois pour que ce dernier batte le candidat de Philippe Couillard.

      Ces quinze comtés charnière sont :
      1- Argenteuil
      2- Crémazie
      2- Groulx
      4- Laval-des-Rapides
      5- Abitibi-Est
      6- La Prairie
      7- Nicolet-Bécancour
      8- Richmond
      9- Saint-Maurice
      10- Montarville
      11- Sainte-Rose
      12- Taschereau
      13- Roberval
      14- Drummond-Bois-Francs
      15- La Pinière (Mme Houda-Pepin)

      Il s’agit d’une information importante pour celles et ceux qui veulent voter avec leur tête et non pas seulement avec leurs tripes.

      Ces électrices et ces électeurs ont en quelque sorte la balance du pouvoir, et j’ajouterais l’avenir du Québec, dans leurs mains.

    • Lise Berniquez - Inscrite 5 avril 2014 14 h 09

      Vous avez tout à fait raison Mme Jean.

      Tout n'est pas joué!

      J'ai même pu le constater jeudi dernier auprès d'une grande foule (500 personnes) rassemblée, et à la question de l'animateur, ''il y a-t-il encore des indécis parmis vous?'' Le tiers des personnes assemblés ont levé la main.

      Votez avec sa tête dans ses 15 comptés prouveraient que nous les Québécois savont raisonner et au delà de la propagande programmée.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 5 avril 2014 15 h 52

      « voter avec sa tête plutôt qu’avec ses tripes permettrait d’éviter un gouvernement libéral avec Philippe Couillard à sa tête. »

      Ha? Bon... vous pensez convaincre qui avec de tels arguments. Vous devriez savoir que le PQ a déjà fait pas mal le plein des électeurs susceptibles de voter avec leur tête... selon l'idée que vous vous en faites. Quant à convaincre les autres que vous ne prêtez pas grand crédit à leur choix, ne vous fatiguez pas trop, il y a longtemps qu'ils le savent.

    • Lise Berniquez - Inscrite 5 avril 2014 19 h 01

      @ M. Maltais, nous savons bien que les autres et dont il est question, votent avec leurs intérêts personnels, n'est-ce pas?

      Mais je passe, ne sachant où vous voulez en venir avec vos interventions.
      Car il m'apparait que le temps presse et que la balloune est soufflée à bloc et ne peut prendre plus d'air car elle va crever dans la foulée des enjeux mondiaux et dont nous sommes entraînés. Notre politique monétaire camoufle bien l'état de nos finances.

      Une élite qui fait fit des besoins de la nouvelle génération, remplie la population de conte de fée avec son Plan Nord et dans les services de santé privé, en oubliant de mentionner que la grosse part du gâteau ira pour les médecins spécialistes, et quand le besoin criant pour tous est reconnu par 92 % de la population que le besoin est au niveau des médecins de première ligne, accablé pour ces derniers dans les multis tâches à laquelle ils ont l'obligations. 35% seulement se sont inscrits aux facultés, une honte. Aucun soutient comme le devrait ses institutions mais tout pour l'élite, les spécialistes.

      Des cliniques privées que Couillard veut ouvrira?
      Ah bon!
      Vous avez les moyens d'aller à ses cliniques?
      Moi pas.

      Et de plus vous appelez ceci répondre au besoin de la population en créant des CHU, avec des médecin spécialistes?

      Mc Gill, 200 futurs médecins, inscrits venant de l'Arabie Saoudite, on comprend d'où le filon part. Appliquera-t-on la charia sous couvert de dédale administrative?

      Et encore, cette élite qui viderait les coffres des fonds publics avec le radotage du Plan Nord et des emprunts honteux qui augmenteraient notre dette publique et de plus, si on calcul le rapport des investissements et la création d'emploi, ça ne vaut absolument pas son pesant d'or comme il est vendu dans cette stratégie électorale et ne profitant qu'au spire de cette faction avec que des emplois à court terme. Une vision à court terme.

      Une honte, une vraie honte de soutenir la corruption libérale qui vole les f

  • Yves Côté - Abonné 5 avril 2014 03 h 04

    Examen critique ?

    Et maintenant; faiblement gagnante ou bien perdante, Madame Marois fera-t-elle un examen critique de ses propres décisons ?
    En commençant par celle de lancer les Québécois sur le chemin de la division, celui-ci tout tracé d'avance par le PQ et ne pouvant aider que les "dépendantistes" ?
    Ou bien, encore une fois, cela sera-t-il la faute des autres ?
    Je dois l'avouer, à moins d'un sursaut de mobilisation et une parole très forte des militants de base du PQ, je n'ai plus grands espoirs là-dessus...
    Décidément, j'ai de plus en plus la triste impression que nous assistons à un scénario type "Union Nationale", avec ce qui aura été assez longtemps un très grand parti populaire de luttes politiques.
    Plus forts de cette leçon, il ne nous restera plus à nous, Québécois, à nous en redonner un nouveau. Encore plus efficace et englobant que celui-là...
    Vive le Québec libre !

    • Lise Berniquez - Inscrite 5 avril 2014 11 h 08

      Bravo!

      Et il en rajoute, tapons sur la cheffe.

      Un vrai indépendantiste lobbyiste à la sauce fédéraliste, diviser pour mieux régner.

      Une démonstration que la désinformation et la création du chaos a bien réussit à détourner des vraies enjeux, vous ne croyez pas M. Côté?

      Il y a des spécialistes du marketing électoral qui se penchent sur les manières de procéder dans une campagne et les cartons sont appris à l'avance. Les libéraux sont passés maître dans ce domaine, propulsés par la gangrène fédéraliste.

      Il est beaucoup plus difficile de faire appel à la raison qu'à l'émotion.
      Et même si, la population se dira, bof...c'est pas moi qui a fait cette magouille, le nouveau qui se présente, ce n'est pas lui, quand on sait très bien que la vieille garde y est toujours avec les libéraux et n'attendent que le signal pour continuer l'endettement.

      Pas grave, c'est de l'argent public.

      Aucune moralité et éthique de cette classe politique et de cet élite déconnectée qui ne regarde que sa poche avec les tisamis.

      Et les journalistes connaissent bien cette manière d'opérer (tabler sur l'émotion), je n'apprend rien à personne j'espère.

    • Louka Paradis - Inscrit 5 avril 2014 11 h 31

      Cessons de nous auto-flageller sur la place publique : les libéraux ne demandent pas mieux ; ils rient dans leur barbe de voir autant de naïveté et de mauvaise conscience entretenue. Le complexe de culpabilité a la vie dure chez les souverainistes, qu'ils soient durs ou mous. Ces scrupules un peu masochistes ne mènent nulle part, sauf vers le retour du PLQ. On en voit les résultats dans les sondages.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 5 avril 2014 14 h 04

      C,est trop facile de rejeter sur les journalistes la faute du manque de succès de la campagne du PQ...qui pourrait cependant revenir au pouvoir minoritaire, à cause des vices de structure de la carte électorale qui le favorise...

      Pourquoi ne pas regarder en face le manque d'enthousiasme vis à vis du projet souverainiste les 60 dernières années? Le PQ n'a pas réussi à démontrer clairement les avantages d'une séparation- sauf en créant des mythes mensongés. Pour une province qui bénéficie d'une autonomie presque maximale, la différence qu'apporterait une séparation serait minime, à un prix très très élevé..

      Le PQ ne peut rêver d'obtenir une majorité à un référendum qu'en créant une vague de colère ou de rage artificiellement, et à un moment très ponctuel...Ce n'est pas une fondaison valable pour un nouveau pays et une majorité de québécois le perçoive intuitivement...

      Malgré qu'elle ait eu le support d'un stratégiste fort habile en la personne de Lisée, madame Marois s'est montrée elle--même un mauvais stratégiste lorsqu'elle a été appellée à réagir rapidement et à improviser..

    • Lise Berniquez - Inscrite 5 avril 2014 15 h 35

      Mme Waldeimer, vous êtes encore sur la vieille cassette de la peur.

      Passons.

      Les élites politiques comme les fédératistes d'aujourd'hui veulent notre bien en nous faisant adopter le crédo dece bon docteur Couillard énonce, quand ce n'est ces dames qui se pâment, ''ah qu'il est beau, il ressemble à Kenny Rodgers''.

      La société libérale qu'il a énoncé en est de l'individualité des leaders dont l'objectif est de monter dans la hiérachie mondiale et faire partie du club restreint de ceux qui « gouvernent » sans tenir compte des humains et du partage des richesses et du pouvoir.

      Hors ce type de leadership, est rejeté par tous maintenant, car la population en devenir et notre jeunesse, avec raison, veut plus d'équité, une place pour l'humain dans la vision d'une société québécoise et renouvelée, qui ne veut pas sacrifier les ressouces des générations futurs au profit d'une oligarchie de plus en plus avide, vorace et tout dédier à ses intérêt presonnels.

      Le PLQ, fédéralistes à l'appuie, sont devenus pour une bonne part prêts à tout pour le pouvoir et les avantages personnels que les amis de la Chambre de commerce et du patronnat en retirent et l'endettement de notre province sur des marchés spéculatifs avec des gros projets basés sur des emprunts et l'endettement et par la suite refilant la facture au payeur de taxe quand tous savent bien que c'est le courage de la population et les PME qui continuent encore de croire à la démocratie et qui font vivre cette province.

      Écoutez-vous, vous gens de l'élite?

      N'avez-vous rien apprit du printemps érable?

      En passant, les manifestations ont recommencé!

      C'est tout dire!

  • Denise Lauzon - Inscrite 5 avril 2014 03 h 19

    L'heure est grave

    Même si un référendum n'était pas dans les cartes du PQ pour cette élection, Philippe Couillard a bien réussi a marteler son message qu'un tel référendum serait possible. Il s'est servi de l'erreur de PKP pour faire peur au monde et il semblerait que ça a marché.

    Je fais partie de ces Québécois(es) qui se sont battu au cours des 40 dernières années pour défendre notre langue et notre culture. Si Philippe Couillard devient PM du Québéc lundi prochain, je vivrai cela comme un triste deuil.

    • Louka Paradis - Inscrit 5 avril 2014 11 h 35

      Mme Lauzon, la campagne touche à sa fin : impossible d’en prédire les résultats d’une façon certaine. Que donnera ce maelstrom d’idées et d’émotions ? Nous verrons bien : je continue à croire qu’une société ne se résume pas à des stimuli-réponses et à des stratégies. Dans tout peuple, il y a une âme qui palpite et qui rêve. Nous verrons où elle en est dans sa trajectoire et nous pourrons continuer à travailler à partir de ce constat. Je ne désespère pas de mon peuple, même si ça m’attriste d’envisager une possible défaite dans l’immédiat.

  • Yves Perron - Inscrit 5 avril 2014 07 h 24

    Allez voter

    ....'' l’histoire récente démontre que plus le taux de participation est faible, plus le Parti libéral a de chances de gagner.''

    Ainsi va la démocratie malade. Ceux qui ne vont pas voter permettent à ceux qui ont des intérêts personels et qui abusent le peuple de prendre le pouvoir, car eux ils y vont voter.

  • Robert Santamaria - Inscrit 5 avril 2014 07 h 27

    Campagne de ragots

    Je me suis senti très mal informé durant la campagne, où étiez-vous les journalistes afin de poser les vraies questions au lieu de rapporter les ragots d'un candidat à l'autre.

    • Mathieu Gosselin - Abonné 5 avril 2014 13 h 30

      Exactement Monsieur!! Les journalistes et les médias sont totalement coupables d'avoir laissé se produire ce qu'ils décrivent comme un dérapage et une campagne décevante. Comme vous le dites: où donc étaient-ils pour poser les vraies questions au lieu de rapporter les ragots et surtout toute la superficialité si je peux me permettre ce mot?

    • Daniel Bérubé - Inscrit 5 avril 2014 19 h 34

      Je crois qu'il faut ici faire attention, et ne pas mettre tous les journalistes et les médias dans le même panier... et il faut aussi considérer quel médias est choisi par nombre de lecteurs pour aller chercher son information...