​Couillard «à l'aise» avec la prime de Barrette

Philippe Couillard aurait-il aimé apprendre plus tôt que son candidat avait touché 1,2 million de la FMSQ? «Ça n'aurait rien changé dans mon désir de recruter Gaétan Barrette dans mon équipe», a-t-il dit.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Philippe Couillard aurait-il aimé apprendre plus tôt que son candidat avait touché 1,2 million de la FMSQ? «Ça n'aurait rien changé dans mon désir de recruter Gaétan Barrette dans mon équipe», a-t-il dit.
Trois-Rivières — Philippe Couillard se dit «à l'aise» avec la prime de départ de 1,2 million accordée par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) à Gaétan Barrette.

Le chef libéral a fait valoir mercredi matin qu'il s'agit d'une entente privée entre la fédération et son ancien président. Pour lui, il est surtout important «que ce soit connu, ce qui est le cas». M. Couillard a rappelé que «tout ça est imposable», et soutenu que la prime montre que son candidat «a coupé tous les liens avec la FMSQ». 

Le Journal de Montréal révélait mercredi que M. Barrette a reçu 1,2 million après avoir annoncé sa démission de la présidence de la FMSQ. Il occupait ce poste depuis novembre 2006. La prime de départ est conforme aux règles de la FMSQ, et est payée par les cotisations de ses membres.

Philippe Couillard a trouvé «très inélégant» le titre choisi par Le Journal de Montréal («Barrette gras dur»). «Ça se passe de commentaire», a-t-il dit. Présent à ses côtés, Gaétan Barrette a dit qu'il «s'attendait à ce titre, ça s'inscrit dans le ton de la campagne.»

«Ce n'est pas la première fois que je suis l'objet de telles critiques [liées au poids]», a-t-il dit en rappelant que Pauline Marois avait affirmé lors de la campagne 2012 qu'il «n'était pas suffisamment physiquement exemplaire pour être ministre de la Santé». 

M. Barrette a soutenu que l'impôt a été prélevé à la source sur cette somme de 1,2 million. Mais il ne sait pas combien il a touché au final. «Je dois avouer, le montant est déposé dans mon compte de banque, et compte tenu de l'intensité de la campagne, je n'ai pas encore pris le moment d'aller voir mon compte.» Selon lui, l'impôt a dû retenir «à peu près 50 %». 

Philippe Couillard aurait-il aimé apprendre plus tôt que son candidat avait touché un tel pactole? «Ça n'aurait rien changé dans mon désir de recruter Gaétan Barrette dans mon équipe», a-t-il dit. Le chef libéral a appris l'existence de cette prime la semaine dernière, et soutient qu'il avait l'intention de révéler la chose après les élections. 

Périnatalité

Philippe Couillard a par ailleurs annoncé mercredi qu'il s'engage à présenter une nouvelle Stratégie de mise en oeuvre de la Politique de périnatalité pour «augmenter l'accès aux services de sages-femmes et aux maisons de naissance». 

La Politique de périnatalité a été mise en place par les libéraux en 2008, et court jusqu'en 2018. La Stratégie de mise en oeuvre 2009-2012 a été ensuite lancée pour accompagner le projet. C'est cet élément que les libéraux de Philippe Couillard entendent relancer pour «donner un nouveau souffle» à la Politique de périnatalité. 

M. Couillard a promis la création de 125 nouveaux postes de sages-femmes d'ici 5 ans (chacune d'entre elles peut s'occuper de 40 grossesses par année, calcule-t-on), et de 7 nouvelles maisons de naissance pour porter le réseau à une vingtaine d'adresses. À terme, les libéraux calculent que 10 % des bébés pourront naître dans cet environnement. 

Quelque 18,5 millions seront nécessaires pour mettre en oeuvre ces intentions. Les sommes seront financées à même les budgets actuels du ministère, dit-on. 

Le PLQ entend aussi augmenter le nombre de centres de pédiatrie sociale en communauté dans les milieux défavorisés. 

D'autres détails suivront.

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