QS : l’assurance autonomie dénoncée

Sherbrooke — Québec Solidaire (QS) met en garde les Québécois contre le projet d’assurance autonomie du gouvernement du Parti québécois (PQ). La co-porte-parole de QS Françoise David considère que le projet du Dr. Réjean Hébert ouvre la voie à une plus grande tarification et à la privatisation des soins et des services à domicile.
 
Mme David affirme que le ministre Hébert veut refiler une partie de la facture des services aux aînés qui reçoivent des soins à domicile. «Il veut sortir certains services des CLSC, déjà couverts par l’assurance maladie, pour les faire assumer par les aînés», a-t-elle déploré alors qu’elle était de passage à la coopérative d'habitation La Grande Vie, à Sherbrooke, une résidence de personnes âgées autonomes.
 
Bien que le gouvernement Marois ait injecté 110 millions de plus en 2013 pour le soutien des soins à domicile, QS soutient qu’il faudrait investir davantage pour s’assurer de garder les personnes âgées le plus longtemps à la maison et pour leur assurer un hébergement adéquat en fonction de leurs besoins.
 
QS propose d’investir 500 millions par année, soit 2,5 milliard sur 5 ans, pour répondre à la demande qui ne cesse de s’accroître avec le vieillissement de la population. Au cours des 25 prochaines années, le taux de vieillissement s’élèvera à 2,4 % alors qu’il était de 2,1% ces trois dernières décennies. Malgré cette légère croissance, les solidaires considèrent que les défis causés par le vieillissement de la population sont loin d’être insurmontables.
 
Ils estiment que leurs investissements permettraient aussi l'embauche de 3700 professionnels pour les soins à domicile. «Au lieu de tout mettre sur le dos des femmes proches aidantes et travailleuses, nous proposons de bonifier le réseau public et de miser sur les CLSC», indique Mme David.
 
QS croit qu’il est temps de réinvestir dans le soutien des soins à domicile alors que le Québec tire de l’arrière. À l’heure actuelle, seulement 17% de fonds publics sont investis en soins de longue durée consacrée au soutien à domicile contre 32% au Pays-Bas ou encore 73% au Danemark.

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