Promesses faites, promesses tenues

Les candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont fait une promesse, jeudi matin, celle de tenir les leurs.

 

Les députés caquistes sortants Nathalie Roy et François Bonnardel ont par la même occasion tenu à rappeler les promesses non tenues par le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) lorsqu’ils étaient au pouvoir.

 

M. Bonnardel a également qualifié « d’hypocrisie » le fait que Philippe Couillard ait demandé aux autres chefs de divulguer leurs avoirs alors que lui-même avait caché que, lorsqu’il travaillait à l’étranger, son salaire était versé dans un paradis fiscal de Jersey, comme l’a révélé la veille un journaliste de l’émission Enquête à Radio-Canada.

 

« Ça, c’est une belle façon, encore une fois [de constater comment] M. Couillard s’y est pris pour alimenter le cynisme de la population, a jugé M. Bonnardel. C’est un manque d’éthique flagrant de M. Couillard de ne pas avoir dévoilé qu’il avait déjà eu de l’argent dans un paradis fiscal en sachant très bien qu’il avait demandé aux chefs de partis politiques de dévoiler leurs actifs. »

 

« Il savait très bien qu’Enquête allait [diffuser] cette émission hier [mercredi] soir et il a demandé, à 48 heures d’avis, aux chefs de partis politiques [de dévoiler leurs actifs], tout en sachant que les Québécois allaient savoir aujourd’hui [jeudi], que cet homme, qui veut être premier ministre du Québec, avait mis de l’argent dans un compte offshore », a-t-il martelé en prenant toutefois le soin de préciser que ce que Philippe Couillard a fait demeure légal.

 

Engagements

 

Les candidats caquistes ont par ailleurs dressé la liste des promesses brisées par le Parti québécois, qui comprend notamment l’abolition de la taxe santé, le gel des tarifs des services de garde et le gel des tarifs d’électricité. La liste libérale inclut pour sa part l’abolition des agences de santé, la réduction des temps d’attente à l’urgence et la promesse de doter chaque Québécois d’un médecin de famille.

 

Les candidats de la CAQ ont voulu démontrer le sérieux de leurs promesses en signant un engagement solennel symbolique de respecter leurs engagements électoraux, soit ceux de mettre en place une charte de la laïcité, de diminuer les taxes et de ne pas tenir de référendum.

 

« C’est vraiment un engagement solennel de bonne foi, pour démontrer que nous voulons faire de la politique autrement », a expliqué Mme Roy, ajoutant que la CAQ a choisi de faire une « anticampagne », sans promettre « des millions et des milliards partout ».

 

« Ce n’est pas ça que les gens veulent, a-t-elle avancé. Les gens veulent des services, veulent qu’on rétablisse la confiance envers les politiciens, et nous, on dit que les promesses électorales non tenues, on en a soupé. »

1 commentaire
  • Guy Desjardins - Inscrit 28 mars 2014 19 h 58

    Le peuple jugera les faiseurs de promesses.

    Dans mon livre Mme Marois ne respecte pas ses citoyens. Quand tu fais une promesse, si tu veux être crédible, tu la respectes tout simplement. Autre chose, le PQ dans son programme il est écrit que l'article premier est de faire du Québec un Pays en faisant un référendum. Alors le peuple du Québec n'en veut pas de séparation. Pourquoi persiste t'elle à demeurer PM? Son option est caduc à 70%. tant qu'à moi c'est encore une fois de tromper la population de s'y accrocher. Le Parti Québécois n'a plus sa vocation d'être et d'avoir pignon sur rue. Les Québécois aux dernières élections Fédérales ont compris que le Bloc était inutile. Ils ont foutu dehors ce parti qui n'avait plus sa place dans la Province. C'est le même "patern" au Québec, nous n'avons plus besoin du parti Québécois pour nous éblouir et les Québécois(es) prendront note que c'est un parti inutile et périmé. Au tout début il avait une raison d'exister, plus maintenant c'est dépassé. Depuis plusieurs années ce que le Parti Québécois espère c'est tenter de partir des chicannes avec le Fédéral quand ce n'est pas à l'interne et faire fuir les investisseurs. Dans quelques mois nous verrons des chicannes internes, entre les mous et les caribous au Parti Québécois et c'est les citoyens du Québec qui paieront la facture pour leur lutte interne et inutile et l'économie va en prendre un coup encore une fois. C'est à nous d'y voir. Y mettre un terme ou continuer à voter pour un parti que la majorité à plus de 70% rejette. Nous avons le choix le 7 avril. C'est mon avis et peut être drastique mais terminé.