L’ombre de Charest suit Couillard

L’ancien premier ministre Jean Charest, accompagné de l’ex-ministre Raymond Bachand (à gauche), était invité lundi à prononcer une allocution devant la Chambre de commerce française au Canada. Son héritage politique refait surface dans la campagne électorale.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’ancien premier ministre Jean Charest, accompagné de l’ex-ministre Raymond Bachand (à gauche), était invité lundi à prononcer une allocution devant la Chambre de commerce française au Canada. Son héritage politique refait surface dans la campagne électorale.

Tant Pauline Marois que François Legault ont concentré leurs tirs, lundi, sur Philippe Couillard et l’héritage de Jean Charest, que l’actuel chef libéral a dit assumer entièrement.

 

C’est un « triste héritage » qu’a reçu Philippe Couillard de son prédécesseur, a affirmé la chef du Parti québécois, qui a livré ses attaques sur l’enjeu de l’intégrité. Tentant par tous les moyens de se démarquer, le chef de la Coalition avenir Québec a employé, de son côté, des mots crus : il a invité Philippe Couillard à répudier « l’héritage de merde » de Jean Charest, répétant sur tous les tons le mot de Cambronne.

 

À Drummondville, Pauline Marois a reproché à Philippe Couillard de faire de l’intégrité un enjeu du passé. « Le chef libéral voudrait mettre ça derrière lui », a affirmé Pauline Marois. « Il parle d’une bataille du passé comme si la lutte à la corruption est terminée. C’est comme s’il voulait mettre le couvercle sur la marmite. »

 

Pour la chef péquiste, Jean Charest a laissé à Philippe Couillard « un bilan du déni et du refus d’agir ». Elle est revenue sur le quota de financement de 100 000 $ que devaient remplir les ministres libéraux, y compris Philippe Couillard, sur le salaire versé secrètement à Jean Charest pendant dix ans et sur Tony Tomassi, qui a lié l’octroi de permis de garderie au financement du parti.

 

Dénonçant le gouvernement Charest tant pour sa gestion de l’économie que pour son manque d’intégrité, François Legault a invité l’électorat « à y penser deux fois » avant d’élire un gouvernement libéral. « Donnez-vous un coup de pied dans le derrière », a lancé le chef caquiste. « Si vous voulez reconnaître que les neuf années libérales ont donné la merde qu’on a actuellement, bien changez ! Essayez une autre recette ! »

 

Au même moment, Jean Charest a fait une apparition, lundi à Montréal, prononçant une allocution, devant la Chambre de commerce française au Canada, dans laquelle il a vanté les réalisations économiques de l’ancien ministre des Finances, Raymond Bachand. L’ex-premier ministre a ensuite évité les journalistes en s’enfuyant par les cuisines de l’hôtel.

 

La montée du PLQ dans les sondages suscite un mélange d’incompréhension et de colère dans le camp caquiste. « Ça me choque. […] Les Québécois oublient vite », a déploré M. Legault, qui poursuivait sa campagne à Trois-Rivières et Bécancour.

 

« Dépassé » par la perspective de l’élection d’un gouvernement libéral le 7 avril prochain, le chef caquiste a appelé à la raison les électeurs paniqués de voir la campagne électorale se transformer en campagne référendaire. « Philippe Couillard fait peur au monde avec le référendum. Moi, j’aurais le goût que les Québécois recommencent à gagner. J’aurais le goût qu’ils votent positivement », a-t-il affirmé.

 

François Legault a demandé une nouvelle fois lundi au chef du PLQ de préciser ses liens avec l’ancien directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur Porter. « Je ne sais pas quelle sorte de poisson ils allaient prendre ensemble ? », s’est-il interrogé. « Les Québécois ont le droit de savoir. »

 

Pour sa part, Pauline Marois n’a pas voulu mettre en doute l’intégrité du chef libéral. « Tant qu’il n’y a pas eu d’allégation et de démonstration qu’il était en cause, je respecte M. Couillard et ce qu’il est », a-t-elle dit. Elle a aussi refusé d’aller jusqu’à affirmer que le PLQ était corrompu.

 

En matière d’intégrité, le comportement du PQ est irréprochable, a soutenu Pauline Marois quand on lui a rappelé les irrégularités relevées dans le rapport Moisan sur l’utilisation de prête-noms pour le financement du PQ et celles qui ont marqué le financement de sa course à la chefferie. « Jamais je n’accepterai qu’on compare le Parti québécois à l’éthique élastique du Parti libéral du Québec. Le PQ a toujours respecté la Loi sur le financement des partis politiques », s’est-elle défendue.

 

Couillard réplique

 

À Sherbrooke, Philippe Couillard a déploré l’attitude des péquistes « de s’autodéclarer les champions de la pureté. Je m’excuse, mais le rapport Moisan n’était pas sur le PLQ. »

 

Le chef libéral a accusé Pauline Marois de vouloir refaire l’élection de 2012. « Sauf qu’elle est finie, cette campagne. Ces questions ont été posées. Ce qui est sur la table, c’est le bilan du PQ depuis 18 mois », a-t-il dit.

 

Philippe Couillard estime néanmoins que « les questions [sur l’intégrité] sont toujours justifiées ». Mais il refuse de dévoiler quelles questions il souhaite adresser à Pauline Marois sur son intégrité. « J’ai dit que si elle choisissait ce terrain au débat [des chefs], j’aurais des questions. Mais je n’entends pas les poser aujourd’hui. » Il a soutenu que ces questions « ne sont pas prioritaires pour [lui]. Je parle d’emploi et d’économie ».

 

Au sujet de la commission Charbonneau, Philippe Couillard a répété lundi qu’il aurait souhaité qu’elle soit créée plus tôt. « Je pense qu’il aurait été bénéfique de le faire plus tôt », a-t-il dit… avant de suggérer le contraire. « Ceci dit, elle est en place, et son effet bénéfique sera le même. Ce n’est pas le délai de mise en place qui va faire que ce sera moins utile. […] En définitive, il n’y aura pas d’impact sur la qualité. »

 

Lundi, Pauline Marois a promis de présenter, dès sa prise du pouvoir, un projet de loi pour assurer la protection des dénonciateurs d’actes répréhensibles dans les organismes publics. Philippe Couillard s’est montré ouvert à l’idée, mais il a exprimé des réserves. Une protection trop grande pourrait « instaurer un climat de dénonciation permanent », craint-il.

86 commentaires
  • Marcel Bernier - Inscrit 25 mars 2014 03 h 04

    Une énigme demeure...

    Il faudra, un jour, m'expliquer comment il se fait qu'on puisse encore vouloir voter pour un parti qui n'en finit plus de nous prouver, noir sur blanc, qu'il gouverne pour une petite minorité de privilégiés, qui emploit des stratagèmes mafieux pour garnir sa caisse électorale, dont les membres les plus éminents se retrouvent à défiler devant une commission d'enquête sur la corruption, qui s'attaque à la fine fleur de la génération montante à coup de matraque et de gaz lacrimogène et qui n'a, comme projet de société, que le statu quo et l'enrichissement d'un petit nombre au détriment de la population en général.
    Il y a un coût à cette corruption et à ces ravages, et qui paye? Le concitoyen de Chicoutimi, comme celui de Joliette. Il serait temps que mes concitoyens et mes concitoyennes ramènent à la raison ceux et celles qui profitent du régime, qui mettent entre parenthèses les lois du pays, pour faire avancer leurs intérêts particuliers, en élisant le seul parti qui promet de mettre un terme à cette déroute.

    • Gaston Langlais - Inscrit 25 mars 2014 08 h 38

      Bonjour,

      Les sondeurs ne nous disent pas combien de personnes refusent de répondre. Pour toutes sortes de raison, je pense qu'il est de plus en plus difficile de questionner les gens. Rappelons-nous les dernières élections fédérales où jusqu'à la dernière minute le Bloc devait faire élire 54 ou 55 députés alors que c'est le NPD qui a tout balayé. D'un autre côté, je m'inquiète du fait que la corruption est très répandue au Québec et au Canada. Je me suis demandé à plusieurs reprises s'il restait suffisamment de gens honnêtes pour faire le ménage qui s'impose. Devant la force du PLQ qui a été si souvent pointé du doigt, je commence à croire que mes craintes sont fondées.

      Gaston Langlais - Gaspé.

    • Patrick Lépine - Inscrit 25 mars 2014 09 h 29

      Moi je ne vois là-dedans, que les effets des prières du bon maire Tremblay...

      C'est qu'il faut aimer souffrir pour être chrétien. Peut-être que les véritables québécois devraient s'y mettre eux aussi, ceux qui ont encore la foi.

    • André Michaud - Inscrit 25 mars 2014 09 h 51

      Plusieurs ne voteront pas POUR les libéraux mais CONTRE l'éventualité d'un psychodrame référendaire...car un PQ majoritaire serait vu par Mme Marois comme la volonté populaire d'avoir un référendum..

    • Claude Champagne - Inscrit 25 mars 2014 09 h 56

      Le seul gagnant si cela devrait être le score final, c'est l'industrie de la corruption et la grande perdante c'est la démocratie.

    • Maxime Ouellet - Abonné 25 mars 2014 10 h 59

      Cela s'appelle être colonisé M. Bernier.

      Quand vous réussissez à convaincre la population qu'être consulté (référendum) c'est mal, et que vous êtes au porte d'un gouvernement majoritaire sans avoir présenté aucun programme, aucune plateforme (hormis un cadre financier) cela s'appelle l'échec de la démocratie. Les libéraux nous y ont enfermés depuis 2003 et ils ont si bien réussi, que les Québécois ont perdu toute confiance en leurs gouvernements, ce qui fait que la majorité des personnes qui s'intéressent encore à la politique sont ceux qui ont un intérêt financier à le faire (corporations).

      Bienvenue dans le Canada de Couillard, le Canada des corporations et de l'élitisme. Vous assistez à la chute de la démocratie face au cynisme et à l'établissement d'une oligarchie tout à fait semblable à celle qui s'exerce déjà au sud de la frontière.

  • André Ouellet - Abonné 25 mars 2014 04 h 26

    L'ombre de Charest suit Couillard

    Vous n'êtes pas tanné du Partie libéral : scandales, collusions, corruptions. En plus, vous payez pour aller entendre son ancien chef et, qui plus est, il a fui les journalistes. Je changerais le mot ombre par fantôme, car M.Charest apparaît, disparaît et s'évanouit comme un fantôme.

    • Claude Champagne - Inscrit 25 mars 2014 10 h 08

      Comment expliquer à nos jeunes, si le score final donne une victoire aux libéraux. Que la corruption est récompensée, c'est correct de tricher les gens les cautionnent. Dans quelle société vivons-nous, l'argent et le pouvoir, le pouvoir et l'argent.

  • Pierre A. RICHARD - Inscrit 25 mars 2014 04 h 52

    Un mode de scrutin "Préférentiel"

    Pour éviter l'élection d'un parti ou d'un candidat ne rejoingnant pas une majorité d'électeur, comme il fut le cas à plusieurs reprise à Montréal avec la réélection du maire Gérald Tremblay et de son ancienne équipe avec Denis Coderre, que diriez vous d'un mode de scrutin dit "Préférentiel" ou "Alternatif" ? Et détrompez-vous, il ne s'agit pas du mode de scrutin proportionnel dont faisait allusion M. Béland dans un article du Devoir d'hier !

    Voir le lien suivant :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_alternatif

    • Gilles Théberge - Abonné 25 mars 2014 09 h 45

      Merci monsieur Richard pour ce lien sur le vote alternatif, appelé aussi vote préférentiel. C'est très intéressant.

      De toute évidence le système actuel dans lequel nous sommes pratiquement emprisonnés est vraiment insatisfaisant. Il aut certainement que la réflexion se poursuive et que la pression s'organise et s'accentue pour que soit remis en question un modèle qui insatisfait plus qu'il satisfait. La question reste de savoir comment?

      C'est vrai que l'inertie caractérise toujours les système en place parce que ceux qui en profitent controlent l'évolution et l'empêchent parce que justement le statu quo les avantages.

      Je pense que la meilleure chance qu'on a eue c'est quand René Lévesque voulait sincèrement changer les choses mais a reculé devant le refus de son caucus de le suivre sur cette voie.

      D'ailleurs si mon souvenir est bon, Robert Burns qui était chargé du dossier avait été très déçu à l'époque de ne pouvoir mener à terme ce changement majeur dans notre système démocratique.

    • Christian Fleitz - Inscrit 25 mars 2014 10 h 22

      Une solution plus efficace : les élections à deux tours. Le premier sert à exprimer sa première conviction, le deuxième concerne le ''meilleur'' choix possible.

  • Pierre Labelle - Inscrit 25 mars 2014 04 h 55

    Rêve ou réalité!

    M. Couillard est un optimiste; il rêve le jour et dort la nuit. Il ferait peut-être mieux d'arrèter de rêver, 9 années de magouilles, de corruptions et de financement douteux, quand ce n'était pas carrément illégal, tout ça au sein de son PLQ, et aujourd'hui il s'imagine que le tout a été régler le 4 septembre 2012, allons Philippe, un peu de sérieux quand même. Tu ne pensais quand même pas que nous allions oublier les 11 fois que le PLQ a voté contre la mise sur pied d'une commission d'enquète, et aujourd'hui tu viens te péter les bretelles en disant:"c'est nous qui avons créer la commission Charbonneau". Ce que tu omet de dire, c'est que devant la lever de bouclier générale à travers la province, devant la révolte qui commençait à s'installer au sein du caucus de vos députés, ton ancien chef, James, n'avait plus vraiment de choix. Le 4 septembre 2012 n'était qu'une avant première, comme au théâtre, le 7 avril 2014, ce sera la grande première. Pour beaucoup moins que ce que le PLQ a commis, son grand frère le PLC, est au banc des punitions depuis 10 ans. Autre chose que j'aimerais bien que tu nous explique Philippe, comment peut-tu parler d'un nouveau PLQ; ton équipe est composé entre autre de 18 ex ministres qui faisaient partis du cabinet de James, c'est quoi la nouveauté, vous allez jouer à la chaise musicale... M'expliquer également tous et je dis bien tous tes liens avec Porter, pas seulement vos voyages de pêche au saumon, sa nomination au CUSM, par toi si je ne m'abuse, j'aurais tant d'autres questions à te poser, mais la mémoire semble être un de tes points faibles alors... Non Philippe le 7 avril je vais voté pour un gouvernement respectable et déterminer, déterminé à poursuivre leur travail des 18 derniers mois, je vote l'équipe Marois.

    • Michel Blondin - Abonné 25 mars 2014 10 h 20


      @ P Labelle. En accord avec vous. Je suis captif de mes convictions. Mme Marois est douce et n'a pas ce réflexe des propos assassins.

      On attaque même son mari et elle ne dit mot. Charest avait sorti des dents pas à peu près.

      Comme trop de gens qui sont en politique pour des idéaux, elle a appris à composer avec le pragmatisme, mais pas avec les propos pragmatiques de ceux qui veulent le pouvoir à tout prix.

      Celui qui se définit comme sans le pouvoir, "je suis rien", celui-là est fort
      dangereux. IL attaque la jugulaire.

      Malheureusement, nos chefs au PQ sont parfois d'une autre trempe; On les voudrait pour les grandes batailles enivrantes et révolutionnaires, mais pas les batailles de rues. La différence est grande: l'un fait du rêve une réalité accessible alors que l'autre fait gagner les batailles pour le pouvoir de faire des rues ou changer le nom de la rue Dorchester par celui de René Lévesque.

      Alors on fait à moitié l'un et à moitié l'autre. On perd de ne pas allez là ou l'autre peut aller par pragmatique et on gagne rien de plus que de l'espoir déçu depuis 1968. C'est Couillard qui vante le fédéralisme en plein saguenay, wow!

      Ce jeu c'est celui du paradoxe du PQ depuis sa fondation. Une révolution sans en faire une. Changer de pays en restant dans les mêmes bottines.

      Napoléon a dit qu'un grand homme à la tête dans les nuages, les deux pieds sur terre et les mains dans le sang.

      Ici on fait des commissions Gommery ou Charbonneau et on moutonne entre temps. Cependant Madame Marois est intelligente, perspicace et peut mordre quand elle défend l'avenir de sa nation. Je sens que Mme Marois va mettre les poings sur les points. Qu'avons nous a perdre! L'Histoire va retenir quoi! La récréation ça va faire avec Couillard et les libéraux!

      J'ai besoin de me sentir grand à travers le chef comme tous les québécois.

      Moi, je rêve encore et je vote encore comme une teigne.

    • Christian Fleitz - Inscrit 25 mars 2014 10 h 30

      Malheureusement, la raison n'est pas la chose la mieux partagée parmi les hommes et les femmes et on se rend compte que le bon peuple est encore sensible aux ''scorgneugneu'' et autres facéties violentes qui veulent faire prendre la comédie pour de la fermeté morale.
      Par quel ''chemin de Damas'' sont passés les anciens responsables du PLC que l'on retrouve autour de M. Couillard pour que, tout à coup, ils soient brutalement ''frappés'' de la grâce de la moralité, de l'honnêteté et du refus de toutes les magouilles ! Chassez le naturel, il revient au galop !
      Il faudrait que les électeurs s'en souviennent pour établir leurs choix.

    • Rachel Taillon - Inscrite 25 mars 2014 11 h 47

      M. Pierre Labelle ,
      C'est intellectuellement malhonnête de comparer le scandale des commandites à ce qui est "supposé" être arrivé au PLQ , attendez donc que CEIC ait fini ses travaux et que l'UPAC ou Marteau agissent contre des députés en fonction présentement au PLQ pour répandre votre fiel ... et que vous le vouliez ou non la CEIC , l'UPAC et Marteau sont l'oeuvre du PLQ.

      Rachel Taillon

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 25 mars 2014 12 h 55

      Mme Taillon,

      Je suis sidéré par vos propos. D'accord, avant de déclarer coupable dans un système de justice,il faut les preuves et un procès.

      Mais en élection, c'est la confiance qui compte? Vous faites confiance vous? N'est-ce point de l'aveuglement volontaire? Tout ces argent ammassé illégalement est loin, loin d'être retarcé. La Commission Charbeaunneau n'est pas même elle même entrée dans le monde des partis provinciaux.

      Si la justice a besoin de preuves, l'électeur lui, à un moment donné, en a suffisament avec ceertains éléments. Quand des gros donnateurs ont de gros contrats et que les liens sont directs... on n'accorde pas la confiance.

      Les commandites, rappellons-nous aussi que la vérité est sortie beaucoup trop tard. Vous souhaitez faire de même aujourd'hui?

      Les garderies et la Famille Cola, contre tous avis des fonctionnaires, c'est parce que les fonctionnaires sont nuls?

      Les contrats de la RIO, ont siègeait un grand collecteur du PLQ, et ses décisions complètement stupides qui coûtent des fortunes, simple hasard?

      La question qu'il estgrand temps de se poser, c'est pourquoi on trouve ceux qui ramassent l'argent, pourquoi on trouve ceux qui ont des contrats en échange de pots de vins, mais pourquoi il semble que personne n'ai rien pour que par magie, les 2 se rejoignent.

      Car si il n'y a eu aucun ministre d'iimpliqué Mme Taillon, la seule possibilité quu'il reste... c'est que les députés du PLQ ne sont pas ceux qui décident une fois au pouvoir.

  • Michel Lavigne - Inscrit 25 mars 2014 04 h 57

    Et le deal?

    Que dire du ''deal'' avec Blanchette? Pas étonnant que Marois n a pas voulu aborder ce thème lors du débat. Elle aurait été obliger de tourner autour du pot et ne jamais répondre clairement.

    • Claude Champagne - Inscrit 25 mars 2014 08 h 05

      !00 milliards de perdu, volatilisé comme ça sous les "vraies affaires" libéraux. Ils ne répondre jamais clairement.

    • Marie Valois - Inscrite 25 mars 2014 08 h 06

      Désolée, mais le PLQ est corrompu à la moelle. La Commission Charbonneau tente les cerner. Mais c'est du gros gibier! Vous avez lu le blogue jflisee.org
      Intégrité: mes 12 questions à Philippe Couillard?

      Maintenant, des étudiants sont prêts à tricher pour voter PLQ et nous mettre en échec.

      Comme disait Chrétien, à la guerre tous les moyens sont bons. Ça s’appelle du vote stratégique!

      Au Québec, près de 6 millions d’électeurs. Un bloc immuable fédéraliste PLQ représente 1,4 millions en 2012. Il voterait pour une vache rouge et . . . corrompue!!!

      Pendant ce temps « nous » pratiquons la division. CAQ 1,2 millions de votes, QS 263 000, ON 82 000, Parti vert autres 83 000. Plusieurs comtés perdus au profit du PLQ. (Que voulez-vous? dirait encore Chrétien)

      On n'a décidément pas besoin de division. Ces votes réunis représenteraient une force pour notre avenir. Avons-nous fini de nous saborder, bandes de caves? Avons-nous fini d'être si naïfs?

    • Serge Lemay - Inscrit 25 mars 2014 08 h 16

      Le deal avec Blanchette il diffère du deal avec Porter, il différe du deal avec les pharmaceutique, il différe avec le deal pour financer le parti libéral, les libéraux parle de santé d'économie et d'emploi. il faut entendre la santé ce sont mes amis des pharmacie et de la privatisation des cliniques, l'économie c'est on veut que les riches continuent de s'enrichir et que les impôts soient payés par la classe moyenne et non par les riches et par les exploitants des ressources naturelles, l'emploi c'est celui de nos amis que l'on va placer aux postes clés afin de mieux gérer la caisse de dépôt, l'hydro Québec et les régies régionales de la santé comme on l'a toujours. Créer la richesse pour mieux la redistribuer dans les paradis fiscaux ! On veut la majorité avec 40 % pis vous aurez jamais de proportionnelle !

    • Gilles Théberge - Abonné 25 mars 2014 09 h 49

      Qu'en savez-vous du «deal» monsieur Lavigne qui vous permette de l'agiter comme un épouvantail...?

      L'ex président de la FTQ a dégonflé ce ballon devant la Commission Charbonneau. Et pourquoi ce ne serait pas vrai que c'est un ballon? Avez-vous en main des renseignements que l'on ignore...?

      Si vous en avez dites-le nous ça nous intéresse. Mais si vous n'en avez pas qu'est-ce que vous êtes en train de faire exactement?

    • Colette Pagé - Inscrite 25 mars 2014 09 h 54

      Le deal n'en était pas un selon la déclaration faite à la commission Charbonneau par le président de la FTQ. Par la suite la commission n'a pas jugé opportun de faire témoigner Monsieur Blanchet. Alors en raison de la présomption d'innoncence, de grâce cessons d'entretenir canular qui fait le jeu du Parti libéral afin de faire oublier ces 9 années de corruption.

    • Claude Champagne - Inscrit 25 mars 2014 10 h 18

      Laissons la partisanerie de côté et dites-moi, oui ou non le Parti libéral quand ils sont au pouvoir, gouverne pour le parti ou pour le peuple. Après neuf ans de pouvoir, ils ont dépossédé le Québec de ses richesses, la réponse est claire et sans équivoque.