Le PQ s’inquiète pour rien, dit le DGE

Pauline Marois faisait campagne dimanche dans la région de la Mauricie avec notamment le candidat de Maskinongé, Patrick Lahaie. Mme Marois a demandé au directeur général des élections d’assurer l’intégrité du vote pour éviter que le Québec soit «manipulé».
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois faisait campagne dimanche dans la région de la Mauricie avec notamment le candidat de Maskinongé, Patrick Lahaie. Mme Marois a demandé au directeur général des élections d’assurer l’intégrité du vote pour éviter que le Québec soit «manipulé».

Le Parti québécois (PQ) est prêt à tout pour s’assurer de ne perdre aucun vote aux prochaines élections. Après que Le Devoir eut révélé, samedi, qu’un nombre inhabituellement élevé de demandeurs allophones et anglophones tentaient d’obtenir le droit de vote, le directeur général des élections (DGE) a été appelé en renfort pour clarifier la situation. Samedi, le DGE a reconnu que cinq circonscriptions à Montréal et en Estrie étaient problématiques avant de spécifier, dimanche, que les informations lui avaient été communiquées par un parti politique sans vouloir révéler le nom.

 

Selon les informations du Devoir, c’est en fait le PQ qui avait signalé au DGE les cinq circonscriptions problématiques, soient : Sainte-Marie–Saint-Jacques, Saint-François, Saint-Henri–Sainte-Anne, Westmount–Saint-Louis et Sherbrooke. Pourquoi le PQ a-t-il ciblé ces circonscriptions ? Quel était son intérêt ? De quoi s’inquiétait-il ?

 

Le DGE, Jacques Drouin, affirme qu’il n’y avait rien d’anormal. « On nous a parlé d’une grande affluence dans les commissions de révision (de la liste électorale) de certaines circonscriptions par rapport à d’autres, mais quand on les a comparées avec les autres […], il n’y avait pas vraiment de craintes à y avoir », indique-t-il.

 

En effet, selon les chiffres obtenus par Le Devoir, il y avait en 2012, au même moment dans la campagne, 561 demandes d’inscriptions à la liste électorale, alors qu’il y en a 351 cette année dans Sainte-Marie–Saint-Jacques. En fait, il n’y a que dans Saint-Henri–Sainte-Anne, où il y a une légère hausse d’inscriptions cette année (voir tableau).

 

« Quand on regarde la moyenne générale, on n’est pas dans un phénomène de fraude, mais pas du tout », a mentionné le DGE. M. Drouin a par contre reconnu que les membres des commissions de révision électorale pouvaient avoir certaines difficultés à interpréter la « notion de domicile », qui vise à déterminer l’intention d’un électeur qui veut ajouter son nom à la liste à demeurer au Québec.

 

Dimanche, le DGE a donc fait parvenir un document complémentaire aux diverses commissions de révision électorale et aux futurs électeurs pour leur spécifier les documents nécessaires pour prouver qu’ils demeurent au Québec depuis six mois. « Pour que quelqu’un puisse prouver son intention de demeurer au Québec, on peut lui demander si son compte de banque a été changé, s’il a une voiture au Québec, s’il paie ses impôts », donne-t-il en exemple.

 

Dans une lettre qu’il a fait parvenir au Devoir, l’ex-président de la Commission de révision de la liste électorale dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, Mathieu Vandal, maintient néanmoins que le processus d’inscription des nouveaux électeurs demeure « flou ». Vendredi dernier, M. Vandal a d’ailleurs annoncé sa démission après avoir observé un nombre « anormal » d’anglophones et d’allophones, dont la plupart étaient des étudiants provenant du reste du Canada, qui tentaient d’obtenir leur droit de vote. Contrairement à ce qu’affirme le DGE, M. Vandal soutient que les nouvelles mesures pour l’inscription de nouveaux électeurs sont loin de rétablir le « lien de confiance ». « J’atteste qu’il y a certaines choses qui doivent être améliorées. […] Il y a des gens qui n’auraient peut-être pas dû être inscrits, il y a des règles qui auraient dû être resserrées »,affirme-t-il.

 

Face à ces présumées irrégularités électorales, Pauline Marois a indiqué qu’un prochain gouvernement péquiste se pencherait sur l’opportunité de revoir la Loi électorale pour s’assurer que des étudiants des autres provinces ne votent pas aux élections québécoises. Bien qu’elle ait refusé de parler « d’un vol de votes » du reste du Canada, comme l’avait fait le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud un peu plus tôt en matinée, Mme Marois a tout de même jugé « inquiétant qu’on puisse travestir le vote. » La chef péquiste a indiqué que le DGE « pourrait, une fois la révision terminée, utiliser les pouvoirs extraordinaires qu’il a pour aller faire des vérifications encore précises sur certaines inscriptions. »

 

De son côté, le chef du Parti libéral Philippe Couillard ne s’inquiète pas du nombre inhabituel d’anglophones et d’allophones qui chercheraient à obtenir le droit de vote le 7 avril. Le chef libéral s’est dit « rassuré par la présence du DGE [dans le processus] et du fait qu’il va remplir son mandat ». « Ce que je remarque, c’est que le DGE joue son rôle, c’est une institution indépendante qui vérifie l’éligibilité des personnes inscrites.

 

Le chef de la CAQ, François Legault, a pour sa part accusé ses deux adversaires de vouloir « bâtir des drames » à partir des informations selon lesquelles un nombre inusité d’anglophones et d’allophones chercheraient à s’inscrire à la liste électorale.

***

Des étudiants du ROC contre le PQ

Le Devoir s’est rendu à l’Université McGill pour interroger une vingtaine d’étudiants du ROC (Rest of Canada) qui prévoient voter aux élections québécoises du 7 avril. Parmi eux, aucun n’a dit avoir été incité par un groupe à aller voter. La plupart ont choisi de s’inscrire sur les listes de scrutin parce qu’ils s’opposent fermement à la charte de laïcité et à la souveraineté. « On sent que quelque chose se trame, avec les discussions sur la souveraineté. On ne veut pas de référendum », a indiqué Jonas Mutukisma, rencontré à la cafétéria de l’Université. « La charte est la chose la plus folle dont j’ai entendu parler en politique », a poursuivi Adam, étudiant d’origine ontarienne. « J’en ai encore pour au moins un an à étudier ici. Je ferai peut-être une maîtrise. Les projets du Parti québé- cois, s’il est élu, vont donc m’affecter. Je veux voter contre Pauline Marois, contre la charte », a affirmé l’Ontarienne Laura Kim. Presque la totalité des étudiants interrogés prévoit voter pour le Parti libéral du Québec (PLQ). « C’est le parti capable de battre le Parti québécois, donc on vote pour eux », a expliqué le Britanno-Colombien Bogdan Istrate. Quatre étudiants parmi les personnes interrogées prévoient ne pas voter parce qu’ils ne sont pas intéressés par la politique ou ne veulent pas remplir de paperasse.

Avec Robert Dutrisac, Guillaume Bourgault-Côté, Marco Bélair-Cirano

101 commentaires
  • Louka Paradis - Inscrit 24 mars 2014 00 h 26

    Drôle d'odeur...

    Il n'y a pas de fumée sans feu. M. Drouin n'a quà bien faire son travail : s'assurer que les règles démocratiques sont respectées, l'esprit ET la lettre.

    Voter dans une autre province, personnellement, je ne le ferais pas par respect pour la société qui m'accueille, surtout si je profitais de tarifs moindres pour étudier et que j'y obtenais tous les services dont j'ai besoin, dans ma langue de surcroit. Respect et gratitude SVP.

    • André Desgagnes - Inscrit 24 mars 2014 08 h 28

      Ça ne vous dérange pas de voir le ministre de la justice venir (sans vérifications au préalable)discrétiser le système électoral.Après vérification zéro problème.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 mars 2014 08 h 42

      On peut ne pas aimer la loi, et on bien le droit de le dire. Mais on pas le droit de crier a la fraude.

      Là on nous donne comme sujet de vive inquiétude des documents de preuve de résidence sur PDF et des numéros de téléphone qui origine de l’Alberta…

      Mais toutes les entreprises, gouvernements inclus, incitent tout le monde à choisir l’option de facture et documents électroniques, même que certains imposent des frais pour un envoi postal. Alors en quoi un document sur format PDF surprend?

      Et que dire du numéro de téléphone albertain?
      Il semble qu’il y en a qui n’ont pas encore réalisé que l’époque du téléphone filaire est sérieux déclin, qu’une grande partie de la population, et encore plus des jeunes qui sont appelés a être en mouvement, que le téléphonie cellulaire détrône le filaire et qu’un étudiant qui origine d’Alberta ou d’ailleurs au Canada n’a aucune raison de délaisser son fournisseur de service de communication de son lieu d’origine.

      Bien sur un étudiant qui origine du reste du ROC a un profil d’électeur prévisible, et il n’est pas dans l’intérêt du PQ, mais alors c’est la loi qui prévoit que 6 mois de résidence est suffisant pour obtenir le droit de vote qui fait problème au PQ. Mais rien n’indique sérieusement de fraude dans le décor électoral.

      Le clan Marois a besoin d’un scandale provenant du ROC qui mousse l’indignation pour consolider son vote?

    • Claude Champagne - Inscrit 24 mars 2014 08 h 51

      Ça sent mauvais, Si tout est beau "Mme la marquise" pourquoi Vandal a-t-il démissionné?. Couillard applaudi bien sûr cela l'avantage, Legault joue le jeu encore, qu'on s'énerve pas, on verra. "tout est permis pour sauver le Canada". Le silence c'est d'être complice, d'envahir notre démocratie, ceci et une affaire interne, nous tous devons décider nous-mêmes le destin du Québec, au moins je le pensais. Des sondages douteux pour influencer le vote. Tout est permis pour sauver le Canada mais qui va sauvé le Québec?. Une démocratie en santé et de bonne foi, je rêve. Mêmes après les référendums perdus, suspect. La décision ne fait passer le PQ de chiâleux et désespérer, que tout va bien "Mme La Marquise". Mais faut rester tout doux tout doux ce n'est que notre imagination.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 24 mars 2014 09 h 18

      Un nombre inhabituellement élevé de demandeurs allophones et anglophones tentent d’obtenir le droit de vote. Et ce n’est pas parce que la situation est moins pire que l’an passé ou que dans d’autres circonscriptiojns que cela ne pose pas problème.

      Il est inacceptable que des gens qui ne paient pas d’impôts au Québec puissent s’arroger le privilège de voter ( et de voter contre la majorité francophone du Québec)

    • Michel Savard - Inscrit 24 mars 2014 09 h 23

      Madame Paradis, ça ne vous gêne pas, ce matin, d'avoir vu le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud se prêter à cette supercherie montée de toutes pièces par le PQ ?

    • Patrick Lépine - Inscrit 24 mars 2014 09 h 27

      Ho non le PQ n'a pas besoin de scandales originant du ROC, les fédéralistes et le ROC s'enfoncent eux-même sans notre aide. Vous vous rendez certainement compte que ces étudiants semblent adhérer "naturellement" aux principes de corruption de tricherie et de collusion!?

      Ça ça m'inquièterais un peu, surtout venant des milieux élitistes, ça ça veut dire que les gens éduqués ne voient pas de problèmes à tricher, et mentir, il n'en manque pas beaucoup pour voler, piller, et pourquoi pas assassiner?

      De plus ce monsieur Drouin, il a bien conservé son droit de vote lui? Alors!? En quoi est-il "neutre"?

    • Robert Raymond - Inscrit 24 mars 2014 09 h 59

      M. Arès, c'est bien ce que vous nous dites. Il y a sûrement des milliers de francophones dans le ROC qui seraient prêts à voter OUI lors d'un prochain référendum. On en prend bonne note. Pas compliqué non plus, une facture électronique et un numéro de téléphone de n'importe où au Canada. Merci m. Arès.

    • John Patrick - Inscrit 24 mars 2014 10 h 25

      1) Même si cette histoire était vraie, ce qui est loin d'être prouvé, on parlerait ici de tentative, pas de fraude. L'histoire parle du nombre de requêtes rejetées, pas approuvé.. SI c'était vrai, ce que le DGE vient de nier avec des chiffres à l'appui.
      2) SI c'était vrai, ce n'est pas un vol du ROC, mais bien d'individus qui ont pris l'initiative, pas une grosse conspiration des méchants ROC.
      3) On parle d'étudiants de plus de 18 ans ici, souvent à l'université, qui reste au minimum 3 ans... on veut garder des gens éduqués, qui font souvent plus que juste le BAC, mais ils n'ont aucun droit de parole sur les décisions politiques de leurs province? Les règles actuelles donnent déjà de la difficulté aux gens qui "font juste passer" pour voter, c'est justement pour ça que cette "nouvelle" est passé dans les journaux.
      4) Ceci montre qu'encore une fois, cette haine des anglophones et allophones fera en sorte que jamais les Québécois éduqués ne laisseront passer le PQ, sans parler de ce projet référendaires. On ne force pas l'assilimation à coup de bâton, on l'attire et on fait en sorte que ce soit désiré.

  • Carole Dionne - Inscrite 24 mars 2014 01 h 36

    Le PQ cherhce

    Une raison pour sa défaite, s'il y a lieu. Si le PQ perd l'élection, on dira que le PLQ a volé l'élection mais le fond de l'histoire, c'est l'affaire PKP avec son poing dans les airs. Mais comme Mme marois ne veut pas avoir l'odieux de la défaite, on cheche...

    • Claude Champagne - Inscrit 24 mars 2014 08 h 33

      Petit peuple, petite société...

    • Marko Werger - Inscrit 24 mars 2014 09 h 24

      "Le PQ cherhce"

      ce qu'il n'existe pas. C'est la panique totale chez eux !

      Il faut inventer pour y rester, n'est-ce pas ?

    • Patrick Lépine - Inscrit 24 mars 2014 09 h 28

      Et le PLQ et les fédéralistes en général vont lui donner allègrement cette raison, puisqu'ils sont incapables de ne pas tricher, c'est plus fort qu'eux?

    • Louka Paradis - Inscrit 24 mars 2014 09 h 59

      Madame, je vous réfère à la lettre de M. Mathieu Vandal, l’ex-président de la Commission de révision de la liste électorale dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, publiée ce matin même dans Le Devoir et dans laquelle il explique très clairement la situation et les problèmes rencontrés. Vous pourrez mieux comprendre la situation et constater que Mme Marois n'a rien à voir dans cette situation. Sa réacion est normale car en tant que Première Ministre, elle doit s'assurer de la la bonne marche des élections. Bonne lecture !

  • Pierre Valois - Abonné 24 mars 2014 01 h 56

    Des soupçons sur la qualité des enquête du DGE

    Avouons bien simplement que la qualité des enquêtes du DGE laisse grandement perplexes bien des électeurs.

    Comme simple preuve: il n'a fallu que la toute petite équipe de recherchistes de QS pour mettre au jour le système des prêtes-noms chez les firmes d'ingénieurs. Le DGE dormait "sur la switch" comme le dise les Anglais

    Le DGE n'avait rien découvert. Et quand il finit par débusquer quelque chose il mène des enquêtes qui ne dépassent pas le statut d'enqutes d'amateur.

    En fait, le DGE ressemble assez à un dodu gros chat qui ronronne près du foyer, bien au chaud...à deux pas de son auge alors que ses maîtres (les électeurs) croient qu'il arpente grenier et caves pour traquer les rats. Que nous ne fera pas aussi découvrir la Commission Charbonneau?

    Monsieur le DGE, sachez le vol d'un seul vote est une atteinte à la démocratie.

    Réécrivons un proverbe: Qui vole un vote vole une élection. Faites-en donc votre devise et conduisez-vous en conséquence.

    • Claude Champagne - Inscrit 24 mars 2014 08 h 38

      Après seulement deux jours, supposément avoir fait enquête... Pas un geste isolé 5 comtés, s.v.p. arrêté de dire, que la démocratie va bien au Québec Mme La Marquise.

    • Patrick Lépine - Inscrit 24 mars 2014 09 h 31

      J'ai déjà écris au bureau du DGE pour savoir comment il pouvait conserver son droit de vote, tout en étant neutre. Son avocate m'a simplement dit:"c'est écrit dans la loi".

      Comment s'attendre à des enquêtes et actions vigoureuses de sa part s'il a déjà un parti pris, et que ça ne nuit pas à son parti?

    • Louka Paradis - Inscrit 24 mars 2014 09 h 39

      Après les mercenaires de l'information, voici les mercenaires du vote. Où allons-nous comme société démocratique ?

    • Patrick Lépine - Inscrit 24 mars 2014 10 h 00

      Le DGE a toujours son droit de vote, comment peut-on le qualifier de "neutre"?

      Est-ce qu'un arbitre a le droit de compter?

  • Carole Jean - Inscrite 24 mars 2014 03 h 34

    Peut-on s’interroger sur la neutralité partisane du Directeur général des élections, M. Jacques Drouin ?


    M. Jacques Drouin a été proposé par le gouvernement de Jean Charest pour occuper le poste de Directeur général des élections (DGE), poste qu’il occupe depuis le 1er janvier 2011, après que l’Assemblée nationale eut entériné sa nomination.

    La tentative d’un grand nombre d’étudiants étrangers venant d’autres provinces, et vivant temporairement au Québec tout en conservant une résidence permanente dans leur province d’origine, de voter dans l’élection du 7 avril, a projeté le DGE à l’avant-scène de l’actualité.

    En effet, on rapporte que M. Drouin, à l’instar de M. Philippe Couillard, n’est « pas indument préoccupé » qu’un grand nombre d’étudiants étrangers veuillent voter au Québec et pourraient influencer le résultat du vote dans au moins cinq circonscriptions de Montréal. M. Drouin a même rejeté la demande du Parti Québécois d’enquêter. Comme cette élection s’annonce serrée, la passivité du DGE a de quoi surprendre.

    En effet, comment une personne qui a son domicile principal dans une autre province, et qui remplit son rapport d’impôts annuels dans cette autre province, peut-elle avoir le droit de vote dans une élection québécoise, après seulement 6 mois passés au Québec ?

    Selon l’esprit de la loi électorale, il ne suffit pas de résider temporairement au Québec pour être considéré « domicilié » ou d’avoir une résidence permanente ici. Encore faut-il démontré que le Québec est son réel lieu de vie et non pas être seulement de passage. A priori, les étudiants étrangers venant d’autres provinces, dans la grande majorité, ne font que résider temporairement au Québec, le temps des périodes d'études.

    Les Québécois sont tolérants mais ils ne sont pas naïfs au point d’accepter que leur droit sacré d’élire leur gouvernement soit violé par. C’est pourquoi je crois que le DGE se doit d’enquêter sur ce qui pourrait devenir le grand scandale des votes étrangers dans cette élection.

    • Claude Champagne - Inscrit 24 mars 2014 09 h 17

      Merci Carole Jean, les mots me manquent. L'indignation qui m’envahis dépasse les mots qui me sont permis. Votre commentaire c'est tout ce que je pense, il sont ici en visite et vont décider mon Québec pour les prochains 15-20 ans. Pas une autre couleuvre. Je ne pense pas que mes mots écrit ici dépasse inaccessibilité, du Devoir.

    • Patrick Lépine - Inscrit 24 mars 2014 09 h 36

      Une carte de "citoyenneté" québécoise peut-être pour pallier à ces "failles"(pour ne pas dire gouffres!)?

      Cette carte de citoyenneté serait déjà un début de carte d'identité valable pour ceux qui n'ont pas ou ne souhaitent pas de permis de conduire, ou encore de cette "assurance maladie" qui ne fait que pousser les médecins en politique tellement ils semblent au-dessus de leurs affaires.

      Ça sera aussi une bonne base pour un futur passeport québécois!?

    • Rachel Taillon - Inscrite 24 mars 2014 09 h 38

      Connaissez-vous les critères d'admission pour voter au Québec

      1-avoir 18 ans

      2-être Citoyen Canadien

      3-Avoir résidé au Québec pendant les six derniers mois.


      Où est la fraude quand un étudiant d'université venant d'une autre province canadienne et ayant vécu au Québec dans les 6 derniers mois exerce son droit de vote le 7 avril.

      Rachel Taillon

    • Michel Richard - Inscrit 24 mars 2014 10 h 27

      Mme Jean,
      Faites attentionavant d'écrire.
      Vous parlez d'étudiants qui gardent une résidence permanente dans leur province d'origine . . . . mais qu'en savez vous ? Vous parlez de personnes qui paient leurs impôts dans une autre province. Encore une fois qu'en savez vous ?
      Bien certain que si un étudiant arrive ici avec une ou deux valises et conserve ses attaches ailleurs, il ne devrait pas avoir le droit de vote. Par contre, un étudiant qui arrive ici et déménage pour vrai, paie ses impôts ici, prend une carte d'assurance maladie, un permis de conduire etc . . . . et ajoute qu'il ne sait pas ce qu'il fera après ses études . . . . il doit pouvoir voter ! son domicile est ici, c'est la loi.

      Ce qu'il faut retenir, c'est que c'est du cas par cas. Et du cas par cas qui doit être réglé rapidement, parce que la campagne ne dure qu'à peine plus d'un mois.

      Alors c'est pas facile pour le DGE ni pour les directeurs de scrutin. Et c'est sûr qu'il y aura des erreurs: dans les deux sens (des gens qui ne seront pas inscrits quand ils auraient dû l'être et vice-versa).

      Il n'y a pas de scandale ici, il n'y a rien qui ne s'est pas produit mille fois depuis que les élections existent. Il n'y a pas de vol, il n'y a aucune indication de fraude.

  • Patrice Giroux - Inscrit 24 mars 2014 04 h 44

    «Libéralisons» le vote!

    La restriction de l'éligibilité des électeurs « étrangers » est légitime quand au sein même d'une société minoritaire une très grande part de la population aspire à son autodétermination, surtout dans un contexte postcolonial, surtout dans un contexte où depuis 32 ans, le Québec n'a pas voulu signer une constitution «coup d'État». Il n'y a que les États souverains et stables qui peuvent considérer l'éligibilité au vote avec le moins de restrictions. Ce vote ne viendrait jamais remettre en question la souveraineté même de l'État, ce qui n'est pas le cas ici.

    Libéraliser cette éligibilité dans le contexte où cette mouvance existe revient clairement à favoriser l'option au pouvoir dans les règles mêmes du jeu démocratique. Si le DGE suit son manuel, le cas soulève des interrogations qui pourraient facilement le réécrire. Et on doit s'étonner qu'après les événements de 1995, elles ne l'ont pas été.

    Le camp fédéraliste nie à ce point ce droit à l'autodétermination qu'il est bien possible que ces sans-gênes nous ferons nous sentir coupable de limiter cet autre droit, ou quand l'inéligibilité avant 6 mois du résident au vote sera jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême... Cessons de jouer au mouton qui se laisse manger la laine sur le dos et assumons d'être de gros gros gros chiens de garde de la légitimité démocratique qui n'est pas que «libérale».

    • Claude Champagne - Inscrit 24 mars 2014 05 h 26

      M. Giroux, votre commentaire est excellente, nous voulons seulement une démocratie propre et honnête, plus capable d'endurer les tricheurs.

    • Guillaume Houle - Inscrit 24 mars 2014 06 h 09

      Merci M. Giroux,


      Je suis 100% d'accord avec vous. Cessons de se faire diriger par les autres, ça nous prend un gouvernement fort qui modifie la loi électorale pour que nous puissions décider par nous-même, à l'abri des manipulations des voisins.

    • Michel Richard - Inscrit 24 mars 2014 07 h 13

      si une personne est domiciliée au Québec depuis plus de six mois, ce n'est pas un "étranger". Il n'y a aucun lien entre quelque facteur "post-colonial" que ce soit, (ça fait 150 ans que nous ne sommes plus une colonie) aucun lien avec les événements de 1982. Vous dites n'importe quoi, simplement parce que vous voulez enlever le droit de vote à ceux qui ne pensent pas comme vous.

    • Michel Lavigne - Inscrit 24 mars 2014 07 h 47

      En fait, si je vous devine bien, seul les québécois de souche unilingues francophones devraient avoir le droit de voter, le grand ''Nous'' de Pauline Marois. Tout le teste, c'est les ''Autres''.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 24 mars 2014 08 h 15

      Un moyen fort simple de prévenir tous abus seraient la carte d'électeur.

    • Maurice Turcot - Inscrit 24 mars 2014 08 h 21

      Code vestimentaire pour les religieux et maintenant restrictions sur les droits démocratiques... Décidément, une partie de la population québécoise voudrait que notre province devienne de plus en plus fermée et totalitaire... Prête à tous pour atteindre son but. Sauf que si c'est la façon de l'obtenir, encore moins de gens se rallieront au projet de société.

      Le Québec faisant toujours partie du Canada, tous citoyens canadiens ayant plus de six mois de résidence au Québec a le droit de vote. C'est le même droit donné aux québécois qui déménagent dans d'autres provinces.

      C'est triste que le PQ ne voit les étudiants des autres provinces comme étant seulement en transit chez-nous. Ça démontre aucun désir que ces étudiant restent au Québec pour y travailler après leurs études et faire contribuer leur nouveau savoir au bénéfice de notre société. On oublie la crise démographique du québec sur le plan de la croissance naturelle de la population?

    • Xavier Martel - Inscrit 24 mars 2014 08 h 44

      Le PQ a effectivement la fâcheuse habitude de ne pas se regarder dans le miroir après ses défaites. Le jour ou il va le faire, il risque de grandir et de rassembler davantage.

    • Jeannine Laporte - Abonnée 24 mars 2014 09 h 17

      Réécoutez ce qu'a dit le DGE hier. Le 6 mois n'est pas un critère pour avoir droit de vote au Québec. C'est vous qui dites n'importe quoi.