La prospérité passe par l’éducation, dit la CSQ

«Si on renforce l’éducation, on renforce la prospérité », croit Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

 

Cette dernière se lançait dimanche dans la campagne électorale, sans toutefois appuyer aucun des partis en lice.

 

La CSQ déplore qu’on parle si peu d’éducation depuis le début de l’exercice et que, sur presque tous les thèmes qui sont abordés, les candidats ne parlent que de compressions des dépenses.

 

La CSQ a par ailleurs noté qu’on n’entend à peu près pas parler de suivi à la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur convoqué par le gouvernement Marois en février 2013. Par exemple, le financement des universités ne devrait pas se faire uniquement « par tête de pipe », a observé en conférence de presse Mme Chabot, qui a par ailleurs souligné la contribution des cégeps à la vitalité des régions.

 

La CSQ juge urgent de faire de l’éducation « une priorité nationale en donnant au réseau les moyens de faire réussir la grande majorité des élèves ». « En matière de formation professionnelle, d’éducation des adultes et de formation continue », la centrale juge essentiel de « dégager les budgets nécessaires pour rendre effectif ce droit à l’éducation ».

 

Or, selon Louise Chabot, « on assiste depuis quatre ans à des compressions d’un peu plus d’un demi-milliard de dollars dans l’éducation », ce qui ne peut, selon elle, qu’entraîner une baisse de services. « Dans les 14 jours qui restent à la campagne, nous voudrions que les partis s’engagent à définir leurs priorités en éducation », a observé Marc Nantel, premier vice-président de la CSQ.

 

Cette dernière compte quelque 200 000 membres, dont 65 % oeuvrent dans le secteur de l’éducation.

 

La centrale syndicale demande par ailleurs à tous les partis de s’engager à tenir « un grand sommet sur la fiscalité afin de trouver le financement nécessaire à la qualité et à l’accessibilité des services publics »,
suscitant du coup « un véritable débat » sur la question.

 

 

Hausser les dépenses

 

 

La CSQ, pour sa part, propose de revoir à la hausse le taux de croissance des dépenses de programmes du gouvernement pour les prochaines années, d’introduire un cinquième palier d’imposition pour les revenus de 250 000 et plus, d’imposer davantage les gains de capitaux et de s’attaquer aux paradis fiscaux.

 

« Depuis 15 ans, on nous propose la même recette : c’est une politique de compression des dépenses. Jamais on ne se demande s’il y a une possibilité d’aller chercher des revenus additionnels pour mieux soutenir nos finances publiques », remarque Louise Chabot.

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