Devenu la cible, Couillard sort de ses gonds

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard

Bécancour et Longueuil — Alors que le Parti libéral du Québec est maintenant en tête dans les intentions de vote, selon un dernier sondage, Philippe Couillard, exaspéré, a goûté mardi à la médecine de ses adversaires qui ont mis en doute son intégrité et son jugement en raison de ses relations passées avec l’ancien directeur général du Centre universitaire de santé de McGill (CUSM), le Dr Arthur Porter.

 

À une question du Devoir qui cherchait à préciser quand et dans quelles circonstances il avait rencontré Arthur Porter la première fois, Philippe Couillard s’est impatienté. « J’en ai plein le dos ! Je peux vous dire que je ne tolérerai plus toute tentative de me lier par association à ce qui est reproché au Dr Porter dont il aura à répondre devant les tribunaux. Ça suffit ! Je n’endure plus ça », a-t-il lancé avec irritation.

 

Dans son édition de lundi, Le Devoir révélait qu’Arthur Porter, qui dirigeait alors le CUSM, avait violé la Loi sur la santé et les services sociaux en créant en juin 2010 avec M. Couillard la firme de consultation Porter, Couillard et associés inc. sans obtenir l’autorisation de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal.

 

Pour Philippe Couillard, « ce n’est pas un hasard » si cette information surgit à ce moment-ci de la campagne. « On ne sera pas naïf. On est des adultes dans cette salle, c’est le jour de la publication d’un sondage. Le débat approche et on se retrouve devant un foisonnement d’allégations de toutes sortes et de salissage ».

 

Dans un premier temps, Philippe Couillard a dit qu’il éviterait les attaques personnelles. « Si Mme Marois veut s’amuser dans la boue, elle y sera seule », a-t-il dit. Puis, en faisant allusion aux affaires du mari de la chef péquiste, Claude Blanchet, il a laissé planer une menace. « Si on m’attaque directement — je le dis là —, je vais répondre fortement. J’ai tout ce qu’il faut pour répondre et encore plus. […] Le choix demeure celui de Mme Marois. » Oeil pour oeil, dent pour dent.

 

Pourtant, la journée s’annonçait sans nuage pour le chef libéral. Lundi, il avait appris qu’un sondage CROP–La Presse plaçait désormais son parti à la tête dans les intentions de vote. Selon ce sondage, le PLQ recueille 39 % des appuis, une progression de trois points depuis une semaine, tout juste avant l’irruption de Pierre Karl Péladeau. Le Parti québécois se retrouve à 36 %, tandis que la Coalition avenir Québec croupit à 13 % des intentions de vote. Chez les francophones, le PQ domine toujours avec 43 % des appuis, mais le PLQ a réduit l’écart, entrant dans la zone payante avec l’adhésion de 30 % de cet électorat.

 

«Retour en arrière»

 

Pauline Marois a cherché, mardi, à briser l’élan des libéraux en attaquant l’éthique de leur chef.

 

À ses yeux, l’élection du PLQ marquerait un « retour en arrière » pour la classe politique québécoise, à une époque où les moeurs des membres du gouvernement étaient élastiques. « Le passé n’est pas très glorieux. […] En matière d’éthique, j’espère que personne ne souhaite retourner aux affaires libérales qu’on a connues sous Jean Charest », a déclaré la chef péquiste.

 

« Il y a des affaires dans lesquelles [Philippe Couillard] a été impliqué qui posent des problèmes en termes d’éthique. […] Qu’est-ce qui nous amènerait à croire qu’il aurait fondamentalement changé ? » s’est-elle interrogée.

 

La chef péquiste a appelé Philippe Couillard à préciser ses liens d’affaires avec Arthur Porter. Selon elle, « le chef lui-même est sur la sellette » quand vient le temps de parler d’intégrité au sein de l’équipe libérale. Elle a aussi évoqué « l’article Philippe Couillard » du code d’éthique de l’Assemblée nationale qui empêche un ministre de se magasiner un poste alors qu’il est encore en fonction.

 

De son côté, le chef de la CAQ, François Legault a remis en question le jugement de Philippe Couillard. « M. Couillard a manqué de jugement en s’associant avec un d.g. d’hôpital qui devait être dédié à 100 % à sa job, a soutenu François Legault. C’est une question de gros bon sens : le d.g. d’un grand hôpital devrait travailler à temps plein. »

 

Sur sa première rencontre avec Arthur Porter, Philippe Couillard avait donné deux versions dans le passé : la première lors d’un colloque en 2011 alors qu’il avait dit avoir rencontré en 2003 celui qu’il qualifiait de « très bon ami », c’est-à-dire avant que ce dernier ne soit nommé au CUSM, et la deuxième, au moment de la course à la chefferie libérale, en 2013, quand il avait affirmé l’avoir rencontré en 2004 ou 2005, donc après sa nomination. Philippe Couillard a repris mardi cette deuxième version, ajoutant qu’il n’avait rien eu à voir avec la nomination du Dr Porter.

 

Au sujet de la possibilité pour un d.g. d’un grand centre hospitalier de cumuler plusieurs autres fonctions lucratives dans le secteur privé, Philippe Couillard a dit que « le passé est le passé ». À son avis, dans la mesure où la « transparence » est assurée, cela peut être acceptable. Surtout, il faut que la rémunération du d.g. soit « compétitive ». Il croit que les citoyens ne seraient pas « scandalisés » par le fait qu’un d.g. ou un recteur touchent « un salaire très élevé ».


Avec Marco Bélair-Cirino et Guillaume Bourgault-Côté

***

Marois maintient le cap

Malgré la publication de sondages défavorables, Pauline Marois n’entend pas « dévier » de son « plan de match ». Face à la polarisation de l’électorat entre fédéralistes et indépendantistes, la chef du PQ se refuse toujours de promettre de ne pas tenir de référendum sur la souveraineté du Québec dans un prochain mandat. « Nous suivons notre plan de match. Jusqu’à maintenant, je suis très satisfaite », a-t-elle déclaré mardi, à l’occasion de son dernier point de presse avant le débat des chefs. Le PQ propose la tenue d’une vaste « consultation » après le dépôt d’un livre blanc sur l’avenir du Québec. « Notre orientation est très claire, comparativement aux deux autres formations politiques plus importantes, la CAQ et le PLQ, qui s’empêtrent jour après jour dans leurs contradictions », a-t-elle soutenu. Pauline Marois a appelé une nouvelle fois les électeurs à se pencher sur l’équipe et le programme politique proposés par chacun des partis avant le scrutin du 7 avril.

Marco Bélair-Cirino

68 commentaires
  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 19 mars 2014 00 h 33

    Démissionnez...

    Démissionnez M.Couillard si vous n'en pouvez plus. Démissinnez.
    Vous voulez gouverner le Québec je vous rappelle.
    Alors les questions, il faut bien y répondre.

    • Claude Millaire - Abonné 19 mars 2014 01 h 17

      La première semaine du déclenchement des élections,Couillard a été sur le dos de Mme Marois toute la semaine disant qu'elle ne répondait pas aux questions des journalistes.C'est votre tour M.Couillard,répondez aux questions et arrêtez de hausser le ton et de vous plaindre!

    • Mario Leroux - Inscrit 19 mars 2014 05 h 47

      Mme Marois,au 1er jour de la campagne s°est cachée pour ne pas voir les journalistes;on l°a prénommée Mme Harper!

  • Bernard Gervais - Inscrit 19 mars 2014 01 h 04

    S'il n'avait eu rien à se reprocher...

    La question posée par le journaliste du Devoir à Ph. Couillard était pourtant fondée. Mais celui-ci s'est emporté aussitôt. S'il n'avait eu rien à se reprocher au sujet de ses liens avec le Dr Porter, il n'aurait pas réagi de cette façon.

    • Mario Leroux - Inscrit 19 mars 2014 05 h 50

      Il veut parler économie,dette publique;il n°a rien à répondre toujours aux mêmes quertions.Il veut devenir Premier Ministre!

    • Bernard Gervais - Inscrit 19 mars 2014 09 h 57

      @ M. Leroux,

      Vous croyez ça, vous, que Ph. Couillard s'intéresse tant que ça à l'économie et la dette laquelle qui, sous Charest, a augmenté de plus de 80 milliards $ ?

      Pour moi, comme pour bien d'autres, cet homme est revenu en politique d'abord et avant tout pour avoir le titre de PM et mettre ça dans son CV.

    • Jacques Beaudry - Inscrit 19 mars 2014 10 h 03

      @ mario leroux

      ben oui ..parle parle..jase..jase. Y en a qui aiment ça.

    • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 10 h 36

      M. Leroux, je m'excuse vos convictions politiques sont louables mais vous défendez l'indéfendable. Couillard et Porter impossible de les dissocier, ils forment un duo qui a oeuvré illégalement et en attente d'un procès. Porter un jour va revenir pour faire face à la justice et Couillard sera probablement à ses côtés, associé au crime.

    • Mario Leroux - Inscrit 19 mars 2014 11 h 49

      A tous,je vois que les derniers sondages ébranlent le PQ.Il ne s°agissait que de voir PKP vouloir un pays et Mme Marois pas tout de suite.La suite?Défaite du PQ et course à la chefferie pour que M.Péladeau devienne chef du PQ.Il faut être naif pour ne pas voir que deux têtes fortes s°affrontent dans le même parti!Je le répète,cette arrivée de PKP nuit grandement au PQ.PKP=cadeau empoisonné....on se reparle le 8 avril!

    • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 15 h 43

      Nous sommes des Québécois.Ce que cela veut dire d'abord et avant tout, et au besoin exclusivement, c'est que nous sommes attachés à ce seul coin du monde où nous puissions être pleinement nous-mêmes, ce Québec qui, nous le sentons bien, est le seul endroit où il nous soit possible d'être vraiment chez nous. René Lévesque

  • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 04 h 53

    <<Oeil pour oeil, dent pour dent>>

    Déjà plein le dos, ça commence plutôt mal pour le prétendant, il me fait tellement pensé à un autre individu, qui répondait les dents serrées, pendant neuf ans. Il me fait peur, très arrogant, autoritaire. Il veut peu importe sont passés nébuleux, devenir le premier pour se servir, servir qui. Quand nous savons le but de son parti, un parti au service des bailleurs de fonds. C'est quoi son lien avec l'Arabie Saoudite?, quoi la vraie raison de son opposition à la charte? 20 ans dans ce pays,Par Baudouin Dupret Dir.recherches CNRS "Arabie saoudite. C'est le pays qui applique la charia de la manière la plus rigoriste. Elle compose une sorte de constitution – dans le sens "loi suprême" –,mais cela pose problème car la charia n'est pas un corpus d'articles codifiés en vue de faire la loi. Ses prescriptions sont surtout morales, éthiques ou relèvent de la relation de l'homme à dieu. En Arabie saoudite, le mode de fonctionnement du droit. En Arabie saoudite, le mode de fonctionnement du droit et de la justice est semblable à ce qui existait avant le XIXe siècle" Démissionné vous cacher votre passé obscur.

    • Christian Fleitz - Inscrit 19 mars 2014 09 h 05

      La charia remonte à bien avant le XIXème siècle, c'est une conception médiévale de la règle sociale et de la justice. Par ailleurs, montrer autant d'amitiés et d'écoute pour l'un des régimes les plus rétrogrades du monde, c'est pour le moins suspects. Rappelons aussi que le royaume wahhabite est le grand pourvoyeur de fonds des extrémistes musulmans auxquels l'armée canadienne doit ses morts en Afghanistan. L'affaire est à éclaircir, mais l'opposition à la charte de la laïcité pourrait peut-être relever d'une allégeance dont le Québec n'a pas besoin. Ne parlons pas des autres ''affaires'' et de l'inefficacité flagrante de ce monsieur au ministère de la Santé.
      Les sourcils froncés, les yeux exophtalmiés et le verbe haut ne sont pas des arguments politiques ni des réponses aux questions que l'on peut\que l'on doit se poser.

    • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 10 h 50

      Merci M. Fleitz, c'est intrigant ce que j’apprends de la charia, l'islam etc. Grâce merci à Couillard, cela me renseigne à tous les jours.

  • Carole Jean - Inscrite 19 mars 2014 04 h 57

    Tout ce qui compte maintenant, c’est de savoir si le Québec sera dirigé pendant 4 ans par Philippe Couillard et le PLQ, ou non.


    À cause des erreurs de stratégie de Mme Marois et de ses conseillers, les deux prochaines semaines de la campagne seront l’occasion pour les Québécoises et les Québécois de se demander s’ils veulent vraiment être dirigés, au cours des quatre prochaines années, par Philippe Couillard et le PLQ. Car, au rythme où a laissé la polarisation de type référendaire s’imposer entre le PQ et le PLQ, et avec l’effondrement prévisible de la CAQ, il s’agit véritablement de la question la plus vraisemblable à laquelle nous devons répondre.

    En effet, si Mme Marois ne réussit pas à revenir sur les thèmes gagnants de l’adoption d’une Charte des valeurs et de la lutte systématique à la corruption, les deux thèmes majeurs qui auraient dû s’imposer logiquement d’eux-mêmes dans cette campagne électorale, il est fort possible que nous ayons, le 7 avril, ni une charte des valeurs, ni une épuration de nos mœurs politiques, et j’ajouterais à l’attention de ceux qui affectionnent aller se frapper contre un mur, ni d’indépendance du Québec. Ce que nous aurons pour nous gouverner sera le même parti qui a toléré la corruption pendant presque dix ans et un chef perdu dans le décor. Et le Québec conservera sa réputation de contrée mal administrée et affligée par la corruption.

    La perspective n’est guère réjouissante, avouons-le !
    Est-ce vraiment ce que la population du Québec veut ?
    Que faire pour empêcher un pareil désastre appréhendé ?

    • Real Melancon - Inscrit 19 mars 2014 08 h 48

      Désastre appréhendé ? C'est votre opinion, et je la respecte. Mais est-ce que ca sera vraiment un désastre ?

      Le PQ ont eu 18 mois pour prouver ce qu'ils pouvaient faire. Ils nous ont endormi avec la Charte, faites des milliards de promesses (ilot voyageur, anneau glace Québec, nouveaux bureaux pour fonctionnaires coin St-Laurent/St-Catherine), etc... bref pas grand chose de positif.

      Et ca ne sera probablement pas mieux avec le PLQ.

    • Rachel Taillon - Inscrite 19 mars 2014 09 h 37

      Mme Jean
      Le désastre appréhendé est de se retrouver le 8 avril au matin avec un gouvernement péquiste qui fait fuir les investisseurs , insécurise nos jeunes qui ne favorisent aucunement la souveraineté.Ces mêmes jeunes sont souvent plus scolarisés que la génération précédente ils sont pour la plupart bilingues et peuvent de ce fait évoluer partout à l'extériueur du Québec ...Est-cela que nous voulons au Québec?

      Cette perspective est beaucoup plus dramatique à mon avis que l'absence d'une charte des valeurs ou "l'épuration de nos moeurs politiques" qui soit dit en passant est entrain de se faire( l'épuration de nos moeurs politiques) gràce à l'Upac et Marteau qui sont des réalisations des libéraux.

      Il faut à tout prix éviter de retomber dans le tumulte et la division qu'entraîne le spectre d'un référendum au Québec.

      Vous savez très bien Mme Jean que le PQ ne veut pas être élu pour "gouverner " seulement ce parti veut faire la souveraineté peu importe ce qu'en pensent 64 % de la population.

      Rachel Taillon

    • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 10 h 47

      M. Melancon franchement, 18 mois c'est pas mal moins que 108 mois de pouvoir Libéral. Perte approximative de fonds, argent, finance environ 110 milliards (dette, C de Dépôt). En 18 mois pas de chaos social, d'enveloppes brunes, 230 millions de moins en coût MTQ, Projet de loi n°1 : Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics. Et une opposition qui n'avait rien à cirer de travailler avec le gouvernement, pour les faire bien paraître.

    • Roland Berger - Inscrit 19 mars 2014 14 h 12

      A Real Melancon,
      Vous avez omis un détail à vos yeux, il s'agissait d'un gouvernement minoritaire.

    • Real Melancon - Inscrit 19 mars 2014 16 h 09

      J'ajouterais que je ne veux pas défendre le bilan des Libéraux. M.Charest s'est accroché beaucoup trop longtemps au pouvoir.

      Par contre, je suis d'accord avec vous pour l'augmentation de la dette. Mais il faut se poser la question. Ou sont allés tous ces $$ empruntés ? Ils sont allé dans l'économie québécoise. Pendant que le reste de la planète était en récession (2008+) on a presque rien senti au Québec parce que les bidous du Gouvernement nous tenaient à flot.

      Mais va falloir rembourser un jour. Et arrive le Gouvernement Marois qui veut faire les mêmes promesses, mais c'est trop tard. La marge de crédit est au bout. Et les sous engagés (Turcot, viaducs, etc...) ne peuvent promis une seconde fois.

      À moins de continuer à faire des promesses, et de mettre en péril le futur de nos enfants, qui ne verront pas le remboursement de cette dette de leur vivant.

    • Real Melancon - Inscrit 19 mars 2014 16 h 19

      Il ne faut pas oublier que les regles de financements des partis politiques ont changé. Maintenant l'ensemble des contribuables paieront ces chers partis politiques.

      Cette élection coutera 80 millions $$ / 8 millions habitants (incluant tout le monde), donc environ $10 par personne. Mais QS et la CAQ ont pu se payer de belles publicités. Tout le monde est content, non ?

    • Claude Champagne - Inscrit 19 mars 2014 16 h 54

      D'accord M. Melancon pour l'économie, quand le pont de la concorde s'est écroulé, si je me souviens 2005. Un programme de remettre à neuf ou refaire les structures a été mis en place. Oui, cela a moins fait mal à l'économie que le reste planète mais quand même où est passé 40-55 milliards de dettes? La comm. charb est mis sur pied, en parti pour ce volet.

  • Marie Rochette - Abonné 19 mars 2014 05 h 04

    Sondage non probabiliste

    Par Martin Roy

    Il est intéressant de noter que le sondage Crop faisant état d'une remonté des libéraux, dont il est question dans cette article, est non probabiliste tel qu'indiqué en tout bas de page de la presse d'hier.

    L'interprétation d'une "remontée libérale" devrait donc être relativisé en se rappelant ce fait.

    • Robert Eichenberger - Inscrit 19 mars 2014 09 h 03

      Intéressant, surtout que c'est connu que les sondages influencent le vote.

    • Gilles Millette - Inscrit 19 mars 2014 10 h 02

      Très juste ... En tant que sociologue, j'ai toujours considéré que la maison CROP semblait avoir parfois des méthodes un peu "teindues" comme on dit en bon québécois.