Legault veut « corriger le gâchis » de Marois

François Legault  en campagne électorale il y a quelques jours.
Photo: Le Devoir François Legault  en campagne électorale il y a quelques jours.
Le premier grand rassemblement caquiste de la campagne électorale a fourni à François Legault la base d’une série d’attaques contre Pauline Marois et Philippe Couillard. Il a notamment promis de revoir et d’annuler les promesses préélectorales du gouvernement, pour « corriger le gâchis ».

Au lendemain de la publication d’un sondage Léger/Le Devoir qui place la CAQ lointain troisième dans la course (14 %, contre 37 % pour les libéraux et les péquistes), M. Legault est apparu combatif devant une foule annoncée de 700 personnes. Plus d’une centaine de candidats l’entouraient. « La lutte électorale est très dure, mais souvenez-vous qu’elle ne fait que commencer », a-t-il dit.

En levée de rideau, la présidente de la Coalition avenir Québec (CAQ), Maud Cohen, avait reconnu qu’il « n’y en aura pas de facile, c’est clair ». Mais Mme Cohen a vu dans la remontée in extremis du Canadien de Montréal la veille une preuve que « c’est possible ».

Du « remâché »

Le chef Legault a soutenu qu’il ne voit « que du remâché dans les programmes de nos adversaires. Je vois aussi des faiseurs de pluie de millions et de milliards qu’ils promettent à droite et à gauche pour gagner leurs élections ». Il a promis de « revoir toutes les annonces » préélectorales du gouvernement, et à « annuler ce qui n’est pas prioritaire ». « Nous allons corriger son gâchis ».

« Mme Marois, on apprend à vous connaître, a-t-il lancé. On sait que vous aimez les deals et les mises en scène, mais il y a des limites à renier ses principes pour gagner à tout prix. Votre deal avec Pierre Karl Péladeau est inacceptable. On ne peut pas contrôler la plus grande entreprise de médias au Québec et faire de la politique. Il faut choisir. »

Selon François Legault, Philippe Couillard est pour sa part un homme qui « n’a rien de neuf à proposer ». « Il prie chaque matin pour qu’on ne parle que de la vieille chicane entre le oui et le non. Philippe Couillard, c’est la peur de perdre. »

M. Couillard et Mme Marois sont « deux personnes déterminées à s’occuper des vieilles affaires qui nous empêchent d’avancer depuis plus de 40 ans », a soutenu François Legault. « Je vois des péquistes aveuglés par le rêve d’un référendum, et je vois des libéraux prêts à faire une campagne de peur pour conserver leurs appuis ».

M. Legault a autrement vanté la profondeur de sa plate-forme électorale et le nombre d’idées lancées par la CAQ dans le débat public. « Nos adversaires sont obligés de nous copier pour se donner des semblants de programme », estime-t-il.

C’était là le seul événement d’importance de la journée de M. Legault. Il doit se rendre dans un restaurant en début d’après-midi, et écoutera sa performance à Tout le monde en parle ce soir.

D’autres détails suivront.

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