Québec solidaire veut revoir le régime de redevances minières

«Avec notre régime, ce n’est donc pas un maigre 100 millions qu’on retirerait comme c’est le cas avec le régime du PQ, mais 400 millions que le Québec toucherait», affirme Amir Khadir.
Photo: - Archives Le Devoir «Avec notre régime, ce n’est donc pas un maigre 100 millions qu’on retirerait comme c’est le cas avec le régime du PQ, mais 400 millions que le Québec toucherait», affirme Amir Khadir.
«Notre région est une région maniaco-dépressive qui vit au rythme des minières», se plaît à dire le candidat de Québec solidaire (QS) de Rouyn-Noranda, Guy Leclerc. Samedi matin, QS s’est engagé à mettre sur pied un fonds de diversification économique régional de 200 millions de dollars en puisant à même le régime de redevances minières, que les solidaires souhaitent revoir. 

Lors de son passage en Abitibi-Témiscamingue, le député sortant de Mercier, Amir Khadir, a expliqué que son parti prévoyait mettre en place un nouveau régime qui retirerait une redevance de base de 5 % lorsque le marché des métaux est en baisse. «Dans un contexte comme c’est le cas actuellement, nous exigerons une redevance minimum de 5 %, non pas sur les profits, mais sur la valeur brute [du minerai]», précise M. Khadir.

«En plus de ces redevances de base, nous exigerons aussi 1 % de plus qui serait dédié uniquement à la restauration des sites miniers, ce qui n’est pas fait actuellement», poursuit-il. Dans un contexte de marché en hausse, QS prévoit également créer des paliers de redevances pour capter une partie des richesses extraites du sous-sol québécois.

Sur l'ensemble des redevances recueillies avec leur régime, QS veut que la moitié serve au fonds de diversification régionale qu'ils souhaient créer. «Avec notre régime, ce n’est donc pas un maigre 100 millions qu’on retirerait comme c’est le cas avec le régime du PQ, mais 400 millions que le Québec toucherait», affirme M. Khadir.

D’autres industries

M. Leclerc, qui est un homme d’affaires de la région de l’Abitibi, soutient qu’il est important de développer d’autres industries malgré l’importance des minières dans la région. Au cours des dernières années, la fermeture de mine a causé des crises économiques importantes dans certaines villes de la région. 

«Le Québec doit cesser de mettre toutes ses billes dans les minières. Le fonds de diversification doit servir à bonifier des secteurs d’emplois à long terme comme l’agriculture et la forêt», propose-t-il.

Selon lui, il est urgent de venir en aide aux agriculteurs de la région, qui sont en train de disparaître. M. Leclerc a noté que l’impact est aussi grave qu’une fermeture de mine, sauf qu’il est plus subtil. «Le problème, c’est que les agriculteurs meurent un par un alors que la fermeture des minières cause 200 à 300 pertes d’emploi d’un coup», rapporte-t-il.

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