Philippe Couillard s'engage à contrer l'intimidation

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, s'est entretenu quelques instants avec Gianni Kendall dans une école de combat extrême de Montréal-Nord.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, s'est entretenu quelques instants avec Gianni Kendall dans une école de combat extrême de Montréal-Nord.
Les libéraux font de l'intimidation un thème de campagne électorale. Philippe Couillard a présenté, mercredi, ses engagements pour contrer l'intimidation à Montréal-Nord, dans une école de combat extrême.

S'il est élu, le chef libéral présiderait un grand forum sur cet enjeu dans les 100 premiers jours de son mandat.

Un gouvernement libéral ferait des campagnes de sensibilisation contre l'intimidation et la cyberintimidation. Il formerait également des policiers spécialisés dans ce domaine. Il mettrait aussi sur pied des programmes communautaires pour les jeunes reconnus coupables d'intimidation.

Également, Philippe Couillard veut mieux protéger les victimes de violence conjugale. S'il forme le gouvernement, il procédera à une modification législative pour faire disparaître de tous les documents publics les noms des maisons d'hébergement pour ne pas que celles-ci puissent être retracées et pour ainsi assurer la sécurité des personnes qui s'y trouvent.

Enfin, les libéraux feraient un peu de recyclage. Ils s'engagent à présenter de nouveau un projet de loi sur la maltraitance dans le réseau de la santé et des services sociaux qu'ils avaient déposé en 2013. Ils prévoiraient la mise en place d'un plan complet de lutte à la maltraitance dans les établissements publics et privés, un système de signalement des situations de maltraitance et une protection pour les employés qui rapportent de telles situations.

En 2012, le gouvernement libéral avait fait adopter le projet de loi 56 pour prévenir et combattre l'intimidation dans les écoles. En vertu de cette pièce législative, chaque école doit présenter un plan de de lutte à l'intimidation et à la violence. Dans chaque établissement, un responsable doit être nommé pour coordonner une équipe chargée de lutter contre ces fléaux.

Chaque commission scolaire doit aussi faire état dans son rapport annuel des plaintes reçues en cours d'année.

Par Patrice Bergeron

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7 commentaires
  • Gaston Langlais - Inscrit 12 mars 2014 09 h 14

    Des comités...

    Bonjour,

    À la grande école on disait qu'un chameau était un cheval dessiné par un comité. Ce n'est pas par la création de comités de peureux que les problèmes seront résolus. L'intimidation à l'école existe depuis au moins 150 ans. Il faut un remède de cheval allant jusqu'au renvoi rapide et définitif des agresseurs et leur dénonciation à la justice qui devrait à son tour s'en occuper.

    Gaston Langlais - Gaspé.

  • Francois Cossette - Inscrit 12 mars 2014 09 h 26

    vivement les elections.

    Entre couillard et le bon dieu... je choisis couillard. Mais ou etait-il donc ces 40 dernieres annees ce sauveur, ce de toutes les solutions, ce de toutes les reponses, ce de cette omnipotence universelle. Vivement les elections pour le paradis a la fon de nos jours.... promesse a venir a n'en point doute.

  • André Robert - Abonné 12 mars 2014 09 h 26

    Promesse cent fois faites

    On parle encore d'intimidation dans les écoles comme quelque chose de nouveau et d'innovateur. On en parle depuis au moins 1995, mais on continu de repartir des programmes ou des projets sans les maintenir. L'intimidation ne disparaîtra pas tant que des solutions permanentes ne seront pas prises. Le vide ne tolère pas le vide, comme l'intimidation sera plusresente là où il n'y a rien pour la contrer.
    J'ai fais parie de programme à la grandeur de Montréal pour contrer , ce qu'on appelait à l'époque le taxage ,après une difficile mise sur pied, le programme à cessé faute d'argent. Comme le crime organisé ,il faut des unités permanentes dont le coût est toutefois mois dispendieux.

    André Robert

  • Olivier Marcoux - Inscrit 12 mars 2014 09 h 30

    "Je déteste ce gouvernement" P. Couillard

    M.Couillard qui dit vouloir contrer l'intimidation... celui-la même qui au premier jour de la présente campagne lancait "je déteste ce gouvernement", un gouvernement élu démocratiquement par la population du Québec. Commencez donc par montrer l'exemple en diminuant d'un cran l'agressivité de vos propos avant de dire vouloir contrer l'intimidation et la violence conjugale. Contrer l'intimidation et la violence commence par de bonnes relations et de bonnes paroles et non pas en vomissant, au yeux de tous (jeunes et moins jeunes), sa haine d'un gouvernement élu.

  • Claude Champagne - Inscrit 12 mars 2014 09 h 35

    oops! j'ai comté dans mon filet...

    Bien tant mieux, alors commencez vous-même de cesser d'intimider l'électorat par des menaces de peurs et de catastrophes d'un gouvernement PQ majoritaire.