Tous avec Péladeau pour le «pays»

Les signataires estiment que Pierre Karl Péladeau peut garder ses actions dans l’empire Québecor malgré les <em>«inquiétudes bien légitimes</em> […] <em>au sujet de l’indépendance des médias».</em>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les signataires estiment que Pierre Karl Péladeau peut garder ses actions dans l’empire Québecor malgré les «inquiétudes bien légitimes […] au sujet de l’indépendance des médias».

Des membres influents du mouvement souverainiste serrent les rangs derrière l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, candidat vedette du Parti québécois (PQ), décrit comme la bougie d’allumage d’un mouvement vers le « pays » à bâtir.

 

Douze personnalités indépendantistes, dont les ex-premiers ministres Jacques Parizeau et Bernard Landry, invitent les souverainistes à se rallier derrière le propriétaire de l’empire Québecor, malgré les craintes pour l’indépendance de la presse soulevées par sa candidature. Elles rejettent aussi les virulentes critiques adressées dans le passé au magnat des médias, qui a déclenché 14 lockouts au cours des dernières années.

 

L’engagement politique de ce membre en vue de la communauté d’affaires envoie un « puissant signal » qui ravive la flamme souverainiste, écrivent les 12 signataires dans une lettre qu’a fait circuler l’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe. Ils appellent à renforcer la vaste coalition de souverainistes de tous les horizons, de gauche comme de droite, mise sur pied par René Lévesque il y a quatre décennies.

 

« Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu un coup de tonnerre comme ça au Québec », résume Lisette Lapointe, ex-députée du Parti québécois élue mairesse de la petite municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard, dans les Laurentides, en novembre dernier.

 

Mme Lapointe — mariée à Jacques Parizeau — a claqué la porte du PQ en juin 2011 avec trois autres députés, plus impatients que Pauline Marois de « bâtir un pays ». Pour elle, l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau redonne vie au rêve souverainiste. Tous les signataires joints par Le Devoir partagent le même enthousiasme.

 

Ils estiment que Pierre Karl Péladeau peut garder ses actions dans l’empire Québecor malgré les « inquiétudes bien légitimes […] au sujet de l’indépendance des médias ». « M. Péladeau a quitté toutes ses fonctions, il s’est engagé à placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard et à respecter les lignes directrices du code d’éthique de l’Assemblée nationale », indique la lettre.

 

Des critiques du passé

 

En entrevue au Devoir, Gilles Duceppe — qui est maintenant chroniqueur invité au Journal de Montréal — a jugé probable qu’obliger Pierre Karl Péladeau à vendre ses actions reviendrait « à faire en sorte que Québecor passe à des mains étrangères, ce qui n’est pas souhaitable ».

 

C’est l’ex-chef bloquiste qui a pris l’initiative de cette lettre, et qui a contacté chacun des signataires. « Je n’ai pas parlé à Pauline Marois depuis quelques mois,dit-il. Ça vient de moi, et c’est mon droit le plus strict de m’exprimer. » Il n’a pas envoyé la lettre à Lucien Bouchard, parce qu’il « s’implique très peu en politique partisane », dit-il.

 

Les signataires de la lettre d’appui à Pierre Karl Péladeau sont tous identifiés à l’aile progressiste du mouvement souverainiste. Lise Payette, Louise Harel, Gérald Larose, Marc Laviolette, Jean Doré, Jean-Paul L’Allier, Jean Garon et Viviane Barbot se rallient ainsi au propriétaire de Québecor, même si plusieurs d’entre eux l’ont vivement critiqué dans le passé.

 

Le syndicaliste Gérald Larose avait ainsi qualifié l’attitude de Québecor de « démente », dans la foulée du lockout de 21 mois au Journal de Montréal, de 2009 à 2011. L’ex-ministre Louise Harel, elle, avait rendu visite aux 253 employés mis en lockout, dès le début du conflit de travail. Et Lise Payette avait renoncé à sa chronique dans le Journal de Montréal pour protester contre l’attitude de Pierre Karl Péladeau face à ses employés. Depuis, elle signe une chronique dans Le Devoir.

 

La souveraineté d’abord

 

« Je ne peux pas être d’accord avec le déclenchement d’un lockout comme seule solution quand il y a une menace de grève », maintient Lise Payette.

 

« Je crois qu’au Parti québécois, il y aura assez de monde autour de lui pour lui faire faire une réflexion à ce sujet,ajoute l’ex-ministre péquiste. M. Péladeau peut apprendre des choses. Il est dans une période d’évolution. Il peut se rendre compte que [le lockout] était une erreur. Je ne désespère pas des gens. »

 

« Au-delà de toutes les querelles, ça reste quelqu’un que je respecte. Même dans nos différends, il a été correct avec moi », ajoute Lise Payette. Après le conflit au Journal de Montréal, Pierre Karl Péladeau l’a invitée à dîner et lui a offert de revenir dans le giron de Québecor. Mme Payette a refusé et a préféré poursuivre sa collaboration avec Le Devoir.

 

Louise Harel, ex-ministre péquiste (notamment de l’Emploi et de la Solidarité) et ex-candidate à la mairie de Montréal, salue aussi l’engagement politique de Pierre Karl Péladeau. « L’ancienne ministre de l’Emploi reste totalement sur ses positions. […]J’ai un préjugé favorable aux travailleurs et je dirais même que j’ai un préjugé favorable aux syndicats. Mais je pense que malgré tout, pour la suite de l’histoire du Québec, l’arrivée de Pierre Karl Péladeau est une bonne nouvelle », dit-elle.

 

Jean Doré, ex-maire de Montréal, se porte lui aussi à la défense du propriétaire de Québecor. Il s’indigne lorsqu’on lui rappelle les craintes entourant l’indépendance des médias de Québecor. « Est-ce qu’on est dans un procès ? Ça m’a horripilé, toutes les intentions malveillantes qu’on lui prête », dit-il.

 

« Pierre Karl Péladeau n’est pas un saint. Le lockout au Journal de Montréal aurait dû être moins long. Mais on doit applaudir le fait qu’il a le courage de s’impliquer en politique. »


Avec Guillaume Bourgault-Côté et Jeanne Corriveau

62 commentaires
  • André - Inscrit 12 mars 2014 00 h 52

    « Après moi le déluge »

    M. Lucien Bouchard qui a toujours son mot à dire sur l’activité politique québécoise se fait plutôt très discret. On pourrait comprendre qu’il est difficile de confronter une si grande amitié avec la famille de son très grand ami disparu Paul Desmarais. C’est ici qu’on va voir si vraiment M. Bouchard est indépendantiste ou pas. On a toujours eu un doute depuis sa démission du PQ.

    Ou encore, serait-il pris dans son propre piège en affirmant, avec toute la superbe et la suffisance qu’on lui connaît, que si, lui, n’a pas réussi à amener le Québec à l’indépendance, il n’y aura personne d’autre pour y arriver. « Après moi le déluge ».

    C’est maintenant, pendant cette campagne électorale, qu’on va connaître les vrais indépendantistes qui ont vraiment à cœur la nation et qui se mobilisent pour que cesse le dénigrement continuel des anglo-saxons sur les Québécois qui durent depuis 1760, qu’on se libère de leur domination et qu’on soit respecté une fois pour toute.

    • Jacques Patenaude - Abonné 12 mars 2014 09 h 16

      Bon, il me semble que cette question a fait assez jasé. Il serait maintenant temps de demander à PKP quels sont ses opinions sur ce qui concerne sur qui ce que sont les enjeux politiques actuels. On sait qu'il est pour l'indépendance mais ça se règlera dans un éventuel référendum. Mais le système de santé publique? le réchauffement climatique? le pétrole? le développement économique, ses positions sur les syndicats. Le filet social, sa vision du rôle de l'État dans la société? etc

  • Gilles Théberge - Abonné 12 mars 2014 01 h 37

    Ça fait du bien!

    Après les cris d'orfraie entendus depuis l'annonce de son arrivée dans l'espace politique, ça fait du bien d'entendre finalement s'exprimer des gens sensés, capables de faire la part des choses à propos de PKP et de son entrée en politique active.

    Appeler chat, le chat, ce n'est pas seulement s'effrayer de l'improbable pour le principe, avoir peur pour avoir peur, et ici on dirait quasiment avoir peur d'avoir peur. Mais peur de quoi au juste?

    Quand je pense à tous ces gens qui vilipendent les syndicats à coeur d'année s'indignent tout à coup de l'arrivée de PKP qui serait selon eux une menace extrême appréhendée et quasiment déclarée à la liberté de la presse et syndicale, mon café se renverse de lui même...

    Et apparemment ça fait bien rigoler les gens de Sun Média, propriété de qui? Hé oui propriété de Québécoir. Sun média rappelons-le qui vomit sur le Québec quand il peut le faire. Grosse influence de PKP.

    Tout comme ça ne semble pas influencer non plus une certaine quantité de chroniquers du journal de Montréal qui sont loin d'être complaisant envers la souveraineté et envers le Parti Québécois.

    Il n'y a pas de ligne éditoriale dans ces journaux de Québécor contrairement à ce que l'on observe dans les journaux de l'Empire Power.

    Appeler chat, le chat, c'est aussi prendre en compte le désastre appréhendé bien réel celui-là de voir s'étioler et se défaire l'empire de feu Pierre Péladeau. Le père avant le fils avait de diverses majières montré que l'on peut être patriote Québécois, riche et puissant. Et le fils maintenant pousse un cran plus loin et décide de s'impliquer sincèrement parmi les siens, au nom des valeurs qui lui ont été transmises pour le bien commun qu'apportera l'indépendance qu'il souhaite à l'ensemble des Québécois.

    Pour faire l'indépendance il faudra que toutes les tendances se rassemblent pour conjuguer leurs forces autrement on n'y arrivera pas. L'arrivée de monsieur Péladeau est la meilleure nouvelle depuis trop longtemps

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 12 mars 2014 08 h 32

      «Grosse influence de PKP». En effet, s'il tolère sans broncher que Sun Media crache sur le Québec, c'est peut-être que la seule influence qu'il lui importe d'exercer, c'est cele qui ramène du cash à la maison.

      Vous avez bien raison de dire qu'il n'y a pas de lignee éditoriale chez Québecor, mise à part celle que lui dictent ses intérêts financiers. Il se soucie comme de la couleur de ses semelles que ses «employés», ses utilisés pensent à gauche, à droite, qu'ils soient fédéralistes ou séparatistes ou pastafaristes si ça leur chante, pourvu que ça amène de l'eau au moulin.

      En somme, c'est un «naturel» de ce PQ mouture moderne dont la chef actuelle est aussi loin de René Lévesque que PKP l'est du bonhomme. Il appartient à cette mouvance pour qui la fin de la Souveraineté justifiee désormais les compromissions les plus gênantes. L'alliance de deux Grandes Idées : la prospérité et la souveraineté. Parlez-en à ceux qui ont déjà payé de leur job la poursuite de la première chez PKP inc. voir s'il leur tarde tant de consentir de nouveaux sacrifices pour la seconde.

      Si c'est comme cela que les péquistes entendent bâtir le pays...

    • Yves Côté - Abonné 12 mars 2014 08 h 46

      Monsieur Théberge, l'ennui est que pour rassembler les indépendantistes, il faudrait que Madame Marois et le PQ fassent preuve du minimum d'ouverture d'esprit nécessaire pour que tous, à droite comme à gauche, les "de souche" comme les autres, les anciens comme les nouveaux, lescroyants comme les athés, les pro-référendum comme les pro-élection, etc. pour que tous, donc, se retrouvent sur un projet de siociété novateur et emballant.
      Ce qui est loin, très loin, d'être prévisible à la lumière des actions et des stratégies actuelles du PQ, sans parler du refus répété de même entendre les arguments de QS et de ON...
      Vive le Québec libre, Monsieur !

    • Loraine King - Abonnée 12 mars 2014 09 h 31

      Pas de ligne éditoriale dans les journaux de Québécor? Pas selon un éditorial de la plume de Pierre-Karl Péladeau lui-même, et je traduis:

      (Soyons clair : cette chaine de journaux a historiquement soutenu et continuera d'appuyer un véritable conservatisme canadien, avec un petit "c"...)


      http://www.torontosun.com/2011/04/26/alls-not-fair

    • Roland Berger - Inscrit 12 mars 2014 10 h 32

      Il était évident jadis, comme il est évident maintenant, que l'indépendance pollitique du Québec ne sera pas sans la participation de la droite financière et de ses valets. Reste aux sociaux-démocrates à courir le risque de pouvoir exercer une certaine influence sur un pays à la Silvio Berlusconi. Quant à la gauche, celle de Québec solidaire, elle a tort de se réjouir de l'arrivée de PKP au PQ. Oui, les masques vont tomber, mais PKP a montré qu'il peut diriger à visage découvert sans broncher.

  • chuck.newfque@gmail.com Cournoyer - Inscrit 12 mars 2014 03 h 13

    son pere

    M peladeau pere disait que la separations etait la seule option.juste a lire the gazette.

  • Carole Jean - Inscrite 12 mars 2014 03 h 13

    Le Parti Québécois n’a pas d’autre choix que de créer une coalition « arc-en-ciel ».


    On dit que la politique est l’art de construire des coalitions.

    S’il est sincère dans sa volonté de faire du Québec un pays, le Parti Québécois doit nécessairement accepter d’être la plus large coalition possible. Il ne peut pas être exclusivement de gauche ou exclusivement de droite. Il doit accepter que le progrès économique et la justice sociale vont de pair.

    Comme un avion qui a besoin de deux ailes pour voler, le PQ a besoin d’avoir dans son sein les deux principales tendances que l’on retrouve dans l’ensemble de la population. M. René Lévesque avait compris cette vérité élémentaire.

    Il faut saluer le sens politique de Mme Marois de l’avoir aussi bien compris. Nul doute que la venue de M. Péladeau en politique est une contribution majeure à la démocratie québécoise.

    • Benoît Landry - Abonné 12 mars 2014 08 h 23

      Si le PQ avait adopté la proportionnelle les alliances se créeraient en respectant les idées des autres , mais le PQ préfère la soumission ou autrement dit il préfère conserver des règles de jeu politique passéistes en exigeant que les divergents se taisent et rentrent dans le rang.

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 mars 2014 08 h 52

      À Benoît Landry. Qu'est-ce que ça vous donne de toujours brasser des vieilles idées et des vieilles rancunes parce que le P.Q. n'a pas répondu à vos désirs? La proportionnelle dans le mode de scrutin viendra en temps et lieu. Sur ce sujet, les experts d'un côté comme de l'autre ne s'entendent pas. L'heure n'est plus au rechignange du passé, mais de s'enligner vers l'avenir. Là nous avons une opportunité unique de reserrer les rangs autour d'un objectif commun: faire du Québec un pays. Une fois le pays fait, les différents partis de gauche comme de droite feront valoir leur thèse et ce sont les citoyens qui décideront. S.v.p. cessons de se chamailler sur des détails de plomberie par que notre petit égo se rebelle et serrons les coudes et ça sera la preuve de notre maturité collective, i.e. qu'au delà de nos différences, nous sommes capables de grandes choses, lorsque la volonté et le coeur s'y mettent. Un peu d'ouverture d'esprit, le pays d'abord et les opinions contraires après. C'est le choix que vous avez: faire cause commune pour un objectif noble celui de se donner un pays, ou continuer à chialer contre tout et rester solitaire dans votre petit coin. Devant l'évidence, le choix est facile à faire. En tout respect pour vos opinions contraires. Gérard Pitre

    • Benoît Landry - Abonné 12 mars 2014 10 h 21

      @ M. Pitre. Vieilles idées ????? c'est vrai que les instances du PQ préfère vivre avec une conception politique du 19e siècle alors c'est normal qu'en apportant des idées modernes que les vieilles idées se sentent brassées...

      Désolé mais je ne m'empêcherai pas d'apporter des idées qui tendent vers la modernité.... L'idée de la constituante dans le programme de Qs permettrait au contraire de rallier beaucoup plus les gens que de leur demander de se taire et de se mettre en rangs. Ça fait plus de 40 ans que le PQ utilise les mêmes stratagies, ce ne sont de vieilles idées ça ?

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 mars 2014 10 h 42

      À Benoit Landry. Je suis à cent pour cent avec l'idée de la constituante et elle devra prendre place un jour ou l'autre. Il y a de forte chance que le libre blanc débouche inévitablement sur une constituante laquelle nous donnerait une constitution pour laquelle nous aurions à voter oui ou non. Ça viendra inévitablement. Mais ce n'est pas en divisant le vote que la constituante viendra plus vite, parce que votre chance de prendre le pouvoir pour finalement la mettre sur pied la constituante, est à des années lumière de nous. Ce qu'il faut c'est un gouvernement majoritaire du P.Q. et une fois élu, que la pressions populaire et toutes les forces indépendantistes forcent le gouvernement à mettre sur pied la dite constituante. À vous seul Q.S et O.N. vous n'y arriverez pas et ça que vous devez l'admettre. Si Q.S était à un cheveu de prendre le pouvoir, je voterais pour vous autres, mais ce n'est pas le cas et je ne suis pas intéressé à perdre mon vote au profit des libéraux. Gérard Pitre

    • Benoît Landry - Abonné 12 mars 2014 11 h 42

      Merci M Pitre , mais pour ce qui est de me rallier au PQ. J'ai vu trop souvent le PQ demander le sabordage d'éventuels alliés pour les intégrer à sa structure pour ensuite mieux les marginaliser et ensuite les noyer totalement dans le même discours étroit.... Le passé du PQ est pour moi garant de son avenir. Combien de fois ce parti a-t-il flashé à gauche pour virer à droite ? Les pressions à l'intérieur de ce parti écrasent les oppositions trop divergentes, et c'est normal qu'un parti offre un programme concis. Il faut donc prendre d'autres moyens pour s'allier



      Notre voix porte mieux quand nous gardons notre droit de parole car quand on la donne , on la perd..... C'est au PQ à s'ouvrir en respectant les autres pas en leur demandant de se soumettre.

      Mme Marois disait vendredi dernier , que nous ne devions pas avoir honte d'être Québécois. Je suis Québécois et je n'ai pas honte de mon opinion, les alliances doivent se faire dans ce respect

  • Pierre Labelle - Inscrit 12 mars 2014 04 h 05

    Un peu d'espoir est encore permit!

    Oui peut-être qu'un jour nous serons tous sous un même chapiteau. Je salue bien bas tous les signataires de cette lettre et en tant qu'indépendantiste depuis plus de 50 ans, j'ose me permettre d'inviter Lucien Bouchard et Pierre-Marc Jonhson à commettre le même geste, à moins qu'ils aient été des souverainistes de passage.... Malgré toutes ces petites crises et crisettes au PQ, ce parti demeure encore le meilleur véhicule pour se donner un pays, et je me sens complètement libre de dire cela, car il y a plus de 30 ans que je ne suis plus membre de ce parti. Nonobstant cela, j'ai toujours été convaincu que ce n'est pas en se divisant que nous allons atteindre cet objectif. Que les détracteurs de PKP commencent par faire leur propre examen de conscience, qu'ils jettent un regard sur leur vie passé, qu'ils cherchent la perfection chez-eux, dans quelque domaine que se soit ils ne la trouveront pas, alors pourquoi l'exiger à "l'autre". Tant qu'aux petits politiciens de passage comme messieurs Couillard et Legault, laissons braire.

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 mars 2014 11 h 34

      « Que les détracteurs de PKP commencent par faire leur propre examen de conscience, qu'ils jettent un regard sur leur vie passé, qu'ils cherchent la perfection chez-eux, dans quelque domaine que se soit ils ne la trouveront pas, alors pourquoi l'exiger à "l'autre". (M. Labelle) »?


      M. Labelle, je suis bien d'accord qu'il ne faut pas demander la perfection chez « l'autre », mais je vous signale que le PQ est passablement éloigné de cet idéal : coupe dans l'aide sociale pour équilibrer nos finances publliques ; indexation des frais de scolarité universitaires (après avoir porté fièrement la carré rouge) ; fort appui pour la construction d'un « bel » amphithéâtre à Québec (combien de centaines de millions déjà? et au profit de qui au juste?) ; appui à l'importation du pétrole sale albertain via un - ou des? - oléoduc(s) ; ajout d'un seul palier d'imposition (et non de deux comme promis) ; construction d'une minicentrale à val-Jalbert pendant qu'on vend notre électricité à perte ; etc.